Samir Dilou

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Samir Dilou
Portrait de Samir Dilou
Portrait de Samir Dilou
Fonctions
Ministre des Droits de l'homme et de la Justice transitoire tunisien
24 décembre 201129 janvier 2014
(2 ans, 1 mois et 5 jours)
Président Moncef Marzouki
Premier ministre Hamadi Jebali
Ali Larayedh
Gouvernement Jebali
Larayedh
Prédécesseur Poste créé
Successeur Hafedh Ben Salah (Droits de l'homme et Justice transitionnelle)
Porte-parole du gouvernement tunisien
24 décembre 201129 janvier 2014
(2 ans, 1 mois et 5 jours)
Président Moncef Marzouki
Premier ministre Hamadi Jebali
Ali Larayedh
Gouvernement Jebali
Larayedh
Prédécesseur Taïeb Baccouche
Successeur Nidhal Ouerfelli
Constituant de la circonscription de Bizerte
22 novembre 20119 mai 2012
5 mois et 17 jours
Élection 23 octobre 2011
Législature 2e assemblée constituante tunisienne
Successeur Jamel Bouajaja
Biographie
Date de naissance 1966
Lieu de naissance Tunis, Tunisie
Nationalité tunisienne
Parti politique Ennahdha
Profession Avocat

Samir Dilou (سمير ديلو), né en 1966 à Tunis, est un homme politique et avocat tunisien. Il est ministre des Droits de l'homme et de la Justice transitoire, porte-parole du gouvernement, dans les gouvernements Jebali et Larayedh.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans le quartier tunisois de Lafayette, originaire de Raf Raf[1], il débute ses activités politiques en 1984, dans le contexte des émeutes du pain[2]. Il est alors arrêté et renvoyé du lycée[3],[2]. Il étudie ensuite le droit à Sousse où il est actif au sein de l'Union générale tunisienne des étudiants (UGTE)[2].

Militant[modifier | modifier le code]

Dilou aux côtés de Rached Ghannouchi pendant la campagne électorale.

Il s'engage très tôt dans le mouvement islamiste. Avocat, connu pour défendre les militants accusés d'être islamistes, il est condamné en 1991 à dix ans de prison qu'il purge intégralement, sans aucune remise de peine, ballotté à travers onze centres pénitentiaires[3],[2]. Sa peine est ensuite rallongée de deux mois puis de huit jours[3]. Une fois sorti de prison, il intègre le parti islamiste Ennahdha et son bureau politique comme chargé des relations extérieures[3].

Constituant[modifier | modifier le code]

Il est élu membre de l'assemblée constituante le 23 octobre 2011, comme représentant de la circonscription électorale de Bizerte, à la suite de la victoire de son parti. Dilou prête serment le 22 novembre puis démissionne le 9 mai 2012.

Ministre[modifier | modifier le code]

Il est nommé ministre des Droits de l'homme et de la Justice transitoire, porte-parole du gouvernement, le 24 décembre dans le gouvernement Hamadi Jebali. Il prête serment au palais présidentiel de Carthage, le jour même de sa nomination, et prend ses fonctions le 26 décembre.

Il indique lors d'une interview sur Shems FM que la Tunisie n'est pas encore en démocratie, que le ministère des Droits de l'homme est important et qu'il aura pour priorités le dossier des martyrs et des blessés de la révolution et celui des jeunes immigrés clandestins qui sera traité en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères[4].

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]