Salon des réalités nouvelles

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Le Salon des réalités nouvelles a été fondé à la galerie Charpentier en 1939 par Robert et Sonia Delaunay, avec Nelly van Doesburg[note 1] qui assure le secrétariat, Fredo Sidès qui en est le président et Yvanoé Rambosson[1]. Le salon, qui portait alors le nom de Réalités nouvelles réunissait tous les artistes inobjectifs selon la définition de Robert.

Il devient ensuite le Salon des réalités nouvelles lors de sa deuxième édition en 1946, marquant selon Sonia Delaunay « la fin du rackett (sic) des surréalistes[2]. »

« …fondé par le marchand d’art et collectionneur Fredo Sidès, (…),le salon de 1946 est le prolongement de l’exposition éponyme de 1939 à la galerie Charpentier dont il se veut la renaissance et la réplique[3]. »

À partir de 1956, toutes les tendances de l'abstraction y sont représentées jusqu'aux formes de figurations allusives. C'est l'un des principaux salons fonctionnant depuis la Libération. Il a lieu tous les ans dans la première quinzaine d'avril à Paris depuis 2000

L'expression Réalités nouvelles serait née sous la plume de Guillaume Apollinaire en 1912 pour désigner l'abstraction [4]. Une autre hypothèse avancée par Jean-Louis Ferrier est que Réalités nouvelles est un dérivé de l'expression de Robert Delaunay lui-même qui disait « avoir créé la forme exprimant le mieux notre Réalité Moderne[5]. »

Les lieux d'exposition du Salon à Paris ont été successivement le musée d'art moderne de la ville de Paris (1946-1969), le Parc floral de Vincennes (1971-1978), Musée du Luxembourg, (1979), le Centre d'art de la rue du Louvre (1980-1981), l'espace de Nesle, Paris 6e (1982-1983), le Grand Palais (1984-1993), l'espace Eiffel-Branly (1994-2000), l'espace Auteuil (2001-2003), le Parc floral de Paris (depuis 2004).

Historique[modifier | modifier le code]

Dans les années 1938-1939, Robert Delaunay réunit régulièrement dans son atelier un nombre de jeunes gens intéressés par sa peinture et ses théories. Les réunions ont lieu tous les jeudis. Aux étudiants, se joignent rapidement les amis des Delaunay, peintres et écrivains : Albert Gleizes, André Lhote, Nelly van Deosbourg, Joseph Lacasse, et de nombreux autres[6]. Le salon, réunit tous les artistes inobjectifs selon la définition de Robert Delaunay. Il devient ensuite le Salon des réalités nouvelles lors de sa première édition en 1946.

Dans ses Écrits sur l'art Robert Delaunay présente ainsi ces séances : « Nous traçons les péripéties par lesquelles j'ai passé, du premier cubisme analytique et conformiste, au cubisme plus abstrait où les contrastes des couleurs jouent par le développement déjà[7]. »

En 1946, la première édition de ce salon est faite à l'initiative de Sonia Delaunay[8], Jean Dewasne, Jean Arp, Nelly Van Doesburg et Fredo Sidès dans le but de promouvoir l'art abstrait[9]. « Malgré ses difficultés matérielles, Nicolas de Staël refuse de participer à la première exposition du Salon des réalités nouvelles fondé par Sonia Delaunay, Jean Dewasne, Jean Arp et Fredo Sidès parce que la progression de sa peinture le conduit à s'écarter de l'abstraction la plus stricte[9]. »

Devenu une association qui se substitue à l'association Abstraction-Création comme salon de l'abstraction, il a été animé par les artistes eux-mêmes.

Domitille d'Orgeval donne un historique plus détaillée sur l'histoire du salon des réalités nouvelles de 1946 à 1956 lire le document. Le site de l'IMec donne également une historique succincte [10]

Modalités de Participation[modifier | modifier le code]

Chaque candidat au salon est choisi par un jury sur présentation d'œuvres ou de photos d'œuvres abstraites qu'elles soient allusives, conceptuelles, concrètes, géométriques, gestuelles, haptiques, lyriques, nominalistes , etc.[réf. nécessaire]

Ces dernières années, il y a 350 à 400 artistes par Salon (environ 250 peintres, 90 sculpteurs, 30 graveurs ainsi que des œuvres sur papier - dessin, photographie).

Chaque artiste, peintre, sculpteur expose une œuvre, chaque graveur deux ou trois[11].

Organisation de l'Association[modifier | modifier le code]

Salon des réalités nouvelles 2011, Parc floral de Paris

Le bureau de l'association [12] est composé d'un comité d'honneur Paul-Henri Friquet, Michel Gemignani, Guy Lanoë, Louis Nallard,Mohamed Aksouh d'un président, Olivier Di Pizio, d'un secrétaire général, Chantal Mathieu assisté de Pierre Michelot, de Célia Middlemiss et d'un trésorier, Christian Martinache assisté de Sandrine Mathieu.

Son comité est composé de David Apikian - Jean-Pierre Bertozzi - Roger Bensasson - Joël Besse - Bernard Blaise - Ania Borzobohaty - Jeanne Charton - Sandrine Coignard - Anne Commet - Christophe Cusson - Diane De Cicco - Robert Delafosse - Remi Favier - Jean-Marc Ehanno - Laurence Garnesson - Héloise Guyard - Jean-François Guzranyi - Jenny Hollocou - Vanina Lange - Erik Levesque - Pascal Mahou - Roland Orépük - Paola Palmero - Jacques Rieu - Paul Samsovici - Jun Sato - Satoru Sato - André Stempfel - Bogumilla Strojna - Thierry Thomen - Joël Trolliet - Richard Van der Aa[13].

Domitille d’Orgeval en est l'archiviste.

Artistes ayant exposé au Salon[modifier | modifier le code]

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(Liste à compléter) : Liste constituée d'après les catalogues des Réalités Nouvelles de 1939 à aujourd'hui déposés à L'IMEC[14]

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Archives[modifier | modifier le code]

Une des particularités du Salon des Réalités Nouvelles est d'avoir toujours organisé ses archives constituées de lettres, de questionnaires, de catalogues et de nombreux documents photographiques concernant les dix mille (environ) artistes et leurs œuvres qui y ont participé, les relations avec les conservateurs de musée de 1939 à aujourd'hui. Cette vaste documentation est aujourd'hui déposée à l'IMEC à Caen[17].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. pianiste née à La Haye en 1899, morte à Meudon en 1975, elle était l'épouse de Theo van Doesburg, elle a participé à l'expérience Dadaiste. On trouvera plus de détails sur sa biographie en néerlandais Nelly van Doesburg

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Damase, (1991), p. 172
  2. Jacques Damase, Sonia Delaunay (1978), p. 120
  3. fondation du salon des réalités nouvelles
  4. selon René Massat Catalogue Réalités Nouvelles 1953 p. 3 "Apollinaire, dés 1912, pour définir les créations de cet art, proposa le nom de Réalités Nouvelles "puisqu'elles sont autant qu'il est possible, en dehors et à côté des aspects du monde" et [1]
  5. Jean-Louis Ferrier, Yann Le Pichon (1988), p. 131
  6. Pierre Francastel(1958), p. 213
  7. Pierre Francastel(1958), p.216
  8. Georges Le Rider et al. (1977), p. 19
  9. a et b Journal des années Staël du 29 avril 1947 cité par Ameline et al. (2003), p. 41
  10. lire l'historique de L'IMEC
  11. http://www.realitesnouvelles.org/association/candidatures.php
  12. http://www.realitesnouvelles.org/association/bureau.php
  13. en 2014 suivant http://www.realitesnouvelles.org/association/bureau.php
  14. La présente liste est issue des catalogues édités chaque année depuis 1947 et déposés à 'IMEC (Caen/Paris), à la Bibliothèque Kandinsky de Beaubourg, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, au Musée de Grenoble et au Musée de Nantes ou ils sont consultables par le public
  15. En 1956 le salon prend alors le nom de "Réalités Nouvelles-Nouvelles Réalités", les statuts sont modifiés. Les membres de CoBrA sont invités à exposer.
  16. Johannes Gachnang (1998), p. 226
  17. http://realitesnouvelles.blogspot.fr/2011/12/les-archives-des-rn-sont-limec.html

Liens externes[modifier | modifier le code]