Salomon Franck

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Salomon Franck

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Naissance 6 mars 1659
Weimar
Décès 11 juillet 1725 (à 66 ans)
Weimar
Collaborations Johann Sebastian Bach

Salomon Franck (6 mars 165911 juillet 1725) est un juriste, scientifique et poète allemand. Il est le librettiste des cantates les plus connues de Johann Sebastian Bach[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Franck est né à Weimar. Après avoir étudié la loi et la théologie à Iéna, il obtient un poste dans le gouvernement à Zwickau, Arnstadt, Iéna et Weimar, où il mourra[1]. Des écrits stipulent qu'en 1702 Franck était secrétaire du haut consistoire, gérant la collection numismatique et les archives de la bibliothèque de la cour du duc de Saxe-Weimar, William Ernest.

Franck avait déjà écrit plusieurs cantates profanes avant son association avec Johann Sebastian Bach, par exemple Himmelsflammende Wunschopfer qui a été chantée dans le château de Weimar en 1697. Franck a également écrit de nombreux textes sacrés. Sa cantate sacrée la plus ancienne connue était écrit avec la forme ancienne, avec des vers de la bible et des chansons strophiques. En 1711 il utilise pour la première fois la nouvelle forme introduite par Erdmann Neumeister[3].

En 1717, Franck publie un recueil de textes sacrés intitulé Evangelische Sonn- und Festtages Andachten auf Hochfürstliche Gnädigste Verordnung zur Fürstlich Sächsischen Weimarischen Hof-Capell-Music in Geistlichen Arien erwecket von Salomon Francken, Fürstlich Sächsischen Gesamten Ober-Consistorial-Secretario in Weimar. Weimar und Jena bey Johann Felix Bielcken. 1717.

Collaboration avec Bach[modifier | modifier le code]

Il écrit le texte de la plus ancienne cantate profane de Bach (1713), Was mir behagt, ist nur die muntre Jagd (BWV 208) dans laquelle, selon les coutumes de l’époque, il s’appuie sur des personnages mythologiques[1]. La cantate est composée pour le trente-unième anniversaire du Duc Christian de Saxe-Weissenfels.

LA date à laquelle il commence sa collaboration avec Bach n’est pas connue car l’auteur des textes de certaines cantates n'est pas connu. Cependant leur collaboration est particulièrement active à partir de 1714 quand le compositeur devient Konzertmeister à Weimar et commence la composition mensuelles de cantates pour la Schlosskirche. Bach adopte la nouvelle formes des cantates composant des récitatifs et des arias da capo. En 1717 le compositeur quitte Weimar mais il continue à mettre en musique les textes de Franck des années plus tard alors qu'il vit à Leipzig.

Les cantates de Bach utilisant les textes de Franck sont les BWV 31, BWV 70a, BWV 72, BWV 80, BWV 132, BWV 147, BWV 152, BWV 155, BWV 161, BWV 163, BWV 164, BWV 165, BWV 168, BWV 182, BWV 185 et BWV 186[4]. Franck a également probablement écrit les textes des cantates BWV 12, BWV 172 et BWV 21.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Madrigalische Seelen-Lust über das heilige Leiden unsers Erlösers (1697)
  • Cycle de cantates pour le Calendrier liturgique 1714/1715 : Evangelisches Andachts-Opffer
  • Cycle de cantates pour le Calendrier liturgique 1715/1716 : Evangelische Seelen-Lust
  • Cycle de cantates pour le Calendrier liturgique 1716/1717 : Evangelische Sonn- und Fest-Tages-Andachten
  • Heliconische Ehren-, Liebes- und Trauer-Fackeln, Weimar, Iéna (1718)

Textes mis en musique par Johann Sebastian Bach[modifier | modifier le code]

Textes probablement de Salomon Franck (1714)[modifier | modifier le code]

Tiré d'Evangelisches Andachts-Opffer (1715)[modifier | modifier le code]

Tiré d'Evangelische Sonn- und Fest-Tages-Andachten (1717)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) J. C. J. Day, « The texts of Bach's Church cantatas: some observations », German Life and Letters, vol. 13, no 2,‎ 1960, p. 137–144
  2. (de) Christoph Wolff, Die Welt der Bach-Kantaten, 3 Bände Sonderausgabe, Stuttgart et Cassel, Metzler/Bärenreiter,‎ 2006 (ISBN 3-476-02127-0)
  3. (en) Geoffrey Turner, Singing The Word: The Cantatas of J S Bach, vol. 87, New Blackfriars, chap. 1008, p. 144–154
  4. (it) Luigi Ferdinando Tagliavini, « Studi sui testi delle Cantate sacre di J. S. Bach », pubblicazioni della Facoltà di Lettere e Filosofia, Università di Padova, Padova & Kassel, vol. XXXI,‎ 1956,, xv-291

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Ian F. Finlay, « Bach's Secular Cantata Texts », Music & Letters, vol. 31, no 3,‎ juillet 1950, p. 189–195
  • (de)Alfred Dürr: Die Kantaten Johann Sebastian Bachs, dtv/Bärenreiter, München und Kassel, 6. Auflage, 1995
  • (de)Christoph Wolff (Hrsg.): Die Welt der Bach-Kantaten, Metzler/Bärenreiter, Stuttgart und Kassel, 3 Bände Sonderausgabe 2006 ISBN 3-476-02127-0
  • (it) Luigi Ferdinando Tagliavini, « Studi sui testi delle Cantate sacre di J. S. Bach », pubblicazioni della Facoltà di Lettere e Filosofia, Università di Padova, Padova & Kassel, vol. XXXI,‎ 1956,, xv-291
  • (en) Geoffrey Turner, Singing The Word: The Cantatas of J S Bach, vol. 87, New Blackfriars, chap. 1008, p. 144–154
  • (en) J. C. J. Day, « The texts of Bach's Church cantatas: some observations », German Life and Letters, vol. 13, no 2,‎ 1960, p. 137–144
  • (de) Harald Streck, Die Verskunst in den poetischen Texten zu den Kantaten J. S. Bachs, Universität Hamburg,‎ 1971