Sakaida Kakiemon

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Éléphant Kakiémon, vers 1660-1690, British Museum

Sakaida Kakiemon (酒井田柿右衛門), ou Sakaida Kizaemon (naissance en 1615 ou 1596[1]. selon les sources, décédé en 1653 ou 1666[1] selon les sources) est un potier japonais éponyme du style "Kakiémon". Il travaille en collaboration avec Higashijima Tokue, et créé les premières porcelaines émaillées du Japon[2]. La tradition est maintenue jusqu'à aujourd’hui´hui par les descendants de Sakaida Kakiemon, actuellement par Sakaida Shibunosuke, 12e descendant de Kakiemon[2].

Sakaida Kakiemon débute sa production de porcelaine après la chute de la dynastie Ming en Chine et l´interruption des exports de porcelaine chinoise vers l´Europe. Sakaida Kakiemon aurait appris la technique d´émaillage de la porcelaine auprès d´un artisan chinois à Nagasaki en 1643[3]. Il est également le premier japonais à pratiquer l´émaillage de type glaçure (en appliquant l´émail au-dessus de la glaçure, une technique développée dans la Chine de Kangxi[3]. Il redéfinit également la méthode de production de glaçure blanche translucide[1].

Les premiers articles sont produits en 1643, avec des pigments chinois[1]. Ils sont également appelés ko-Imari, car ils sont envoyés en Europe depuis le port d´Imari[1]. Les pièces Kakiémon sont amplement exportées en Europe par les Pays-Bas jusqu'à ce que l´industrie chinoise se rétablisse avec la stabilisation de la dynastie Qing, et que les néerlandais réorientent leurs commandes vers la Chine, qui avait commencé à produire des imitations des articles japonais, alors désignés « Imari choinois »[3].

La porcelaine de Chantilly ainsi que la porcelaine de Saxe se sont largement inspirées du style Kakiémon[1].

Les porcelaines Kakiémon disparaissent presque complètement à la fin du XVIIIe siècle, mais les descendants de Sakaida Kakiemon les font revivre auXXe siècle[1]. Les collections européennes les plus importantes de Kakiémon sont celles du château de Hampton Court à Londres, et du Zwinger de Dresde[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Le Japon: Dictionnaire et civilisation par Louis Frédéric. La version anglaise est consultable en ligne: voir p.455
  2. a et b (en) Japan: Its History, Arts and Literature. Volume 8, Frank Brinkley p.112
  3. a, b et c (en) Blanc de Chine: the great porcelain of Dehua par Robert H. Blumenfield p.202