Rosalie de Palerme

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Rosalie de Palerme
Image illustrative de l'article Rosalie de Palerme
L'extase de sainte Rosalie de Palerme, Theodoor Boeyermans (1620-1678), Palais des beaux-arts de Lille
Sainte
Naissance 1130
Décès 1160  (à 30 ans)
Monte Pellegrino, Sicile, Italie
Vénéré à Palerme
Vénéré par Église catholique romaine
Fête 4 septembre
Célébration de sainte Rosalie à Palerme

Rosalie de Palerme (en italien Santa Rosalia) - (1130-1160) est la patronne de la ville de Palerme en Italie et de la ville de El Hatillo au Venezuela.

Hagiographie[modifier | modifier le code]

La grotte de sainte Rosalie

Selon la légende, Rosalie est née en 1130, au sein d'une noble famille sicilienne. Elle était la fille de Sinibald, seigneur de Quisquina et de Rosa, parente de Roger II de Sicile, roi de Sicile, et descendante de la famille de Charlemagne. C'était une jeune fille très pieuse, qui se retira, à l'âge de 14 ans, dans une grotte du monte Pellegrino où elle passa les dernières années de sa vie, buvant l'eau d'une source et se nourrissant de ce que la nature lui offrait alentour. Elle mourut en 1160.

« La Sainte Vierge lui apparut et lui conseilla de se retirer du monde. Rosalie, à quatorze ans, quitta le palais de son père sans avertir personne, n'emportant qu'un crucifix et des instruments de pénitence. Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa quelques années, partageant son temps entre l’oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l’eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des Anges, et le Sauveur Lui-même venait parfois S’entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu’elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d’autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc et une vigne très ancienne, qu’on croit avoir été plantée par elle[1].

Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu’elle serait bientôt découverte, si elle ne changeait de demeure ; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d’objets qu’elle avait avec elle et suivit ses guides célestes ; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino, où ils lui indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix-huit dernières années de sa vie. »

En 1624, la peste se déclara à Palerme, et sainte Rosalie apparut d’abord à une femme malade, puis à un chasseur auquel elle indiqua où se trouvaient ses reliques. Elle lui ordonna de transporter ses restes à Palerme et d’organiser une grande procession en les transportant dans les rues de la cité[2].

Le chasseur gravit la montagne, et retrouva les restes de la sainte là où elle le lui avait dit. Il fit ce qu’elle lui avait recommandé, et dès la fin de la procession, la peste cessa. Après ce miracle, sainte Rosalie fut vénérée comme la sainte patronne de Palerme et un sanctuaire fut érigé à l’endroit où ses restes avaient été retrouvés.

Source historique[modifier | modifier le code]

Introduite à la cour normande à l’âge de 18 ans, elle devient demoiselle de la reine Marguerite de Navarre et épouse Guillaume I. La ruine de sa famille fut la conséquence d’une conspiration contre le trône par la noblesse, à la tête de laquelle était l’amiral Matteo Bonello seigneur de Caccamo, qui fut réprimée cruellement par le souverain après le meurtre de son ministre Maione de Bari, et auquel Sinibaldo, le père de Rosalie, participa. Le comte fut tué et la famille privée de tous ses biens et Rosalie, une fois domptée la révolte en 1161, se consacre définitivement à Jésus [3]...

Vénération[modifier | modifier le code]

La procession de sainte Rosalie à Bivona

Depuis, une grande fête appelée Festino a toujours lieu le 15 juillet, (les Palermitains consacrent trois journées jusqu’au 15 juillet, au remerciement de la sainte pour le danger ainsi évité). Une statue de Rosalie est portée sur un char depuis le palais des Normands au long des rues le soir du 14 juillet, jour de la fête populaire et civile. Ensuite le soir du 15 juillet une procession religieuse avec la châsse de la Sainte (gardée dans la cathédrale de Palerme) descend le Corso Vittorio Emmanuele précédé des bannières des multiples sociétés pieuses. Mais le 4 septembre, jour de sa fête, la tradition veut que les fidèles montent pieds nus depuis la ville jusqu'au mont Pellegrino. En Calabre, son culte est attesté dès le XII° siècle[4]. Copatronne de la Province de Vibo Valentia.

Citation[modifier | modifier le code]

L’église Sainte-Rosalie à El Hatillo au Venezuela

De Gérard de Nerval dans Les Chimères:

Sainte napolitaine aux mains pleines de feux,
Rose au cœur violet, fleur de sainte Gudule,
As-tu trouvé ta croix dans le désert des cieux ?

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sainte-Rosalie est une ancienne ville du Québec, elle a été annexé à Saint-Hyacinthe en 2002.

L'église Sainte Rosalie à Paris porte le nom de la sainte.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vie de l’abbé Jaud
  2. [1] Peste: entre épidemies et sociétés Par Michel Signoli, D. Chevé, A. Pascal p360
  3. le sanctuaire de sainte Rosalie
  4. Giovanni RUSSO santa Rosalia e la Calabria, Mondello, Palermo, 1991, p.22-26

Sources[modifier | modifier le code]