Sainte-Menehould

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Sainte-Menehould
l'Hotel de Ville
l'Hotel de Ville
Blason de Sainte-Menehould
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Sainte-Menehould
(chef-lieu)
Canton Sainte-Menehould
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Sainte-Menehould
Maire
Mandat
Bertrand Courot
2014-2020
Code postal 51800
Code commune 51507
Démographie
Population
municipale
4 390 hab. (2011)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 27″ N 4° 53′ 53″ E / 49.0908333333, 4.8980555555649° 05′ 27″ Nord 4° 53′ 53″ Est / 49.0908333333, 4.89805555556  
Altitude Min. 132 m – Max. 261 m
Superficie 57,11 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-sainte-menehould.fr/

Sainte-Menehould ([sɛ̃tmənu ][B 1] ou [sɛ̃tmenu ][réf. nécessaire], voire [sɛ̃tmeneuld ][réf. nécessaire]) est une commune française, située à l'est du département de la Marne en région Champagne-Ardenne. Cette petite sous-préfecture d'environ 4 600 habitants est la capitale de l'Argonne, dont la forêt se situe en grande partie sur le territoire de la commune.

Composé de zones assez peuplées et de vides démographiques, le vaste territoire de la commune est majoritairement forestier et se situe dans les vallées de l'Aisne et de la Biesme. La ville est desservie par la ligne de chemin de fer de Châlons-en-Champagne à Verdun, ainsi que par des routes départementales plus ou moins importantes et l'autoroute A4.

Les origines de la ville sont incertaines. La butte de Gaize est probablement un lieu de culte païen dès l'Antiquité, avant d'accueillir un château. Une ville se forme dès le Ve siècle sur les bords de l'Auve et se développe grâce aux ressources de la forêt défrichée et de l'agriculture. La ville, souvent située en zone frontalière, subit de nombreuses guerres et sièges. Elle passe sous le contrôle des comtes de Champagne à la fin du XIIe siècle, puis de la couronne de France à la fin du siècle suivant. Elle accueille ensuite des reliques de la sainte dont elle porte le nom, Ménehould.

Incendiée en 1719 puis reconstruite, elle conserve donc un important patrimoine architectural de XVIIIe siècle. Lors de la Révolution française, c'est dans cette ville qu'est reconnu Louis XVI, qui est ensuite poursuivi, notamment par Jean-Baptiste Drouet, et rattrapé à Varennes, non loin de là.

La ville souffre beaucoup des guerres de 1870 mais surtout de 1914-1918, qui dévaste la région. Elle connaît entre 1945 et 1975 un développement démographique faible mais régulier, ainsi qu'une industrie assez importante, puis une légère baisse de population durant les trente dernières années.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Sainte-Menehould parmi les chefs-lieux d'arrondissement de la Marne
Localisation de Sainte-Menehould parmi les sous-préfectures de la Marne

Sainte-Menehould se situe à l'extrême est de la Marne et est limitrophe avec la Meuse[G 1]. Elle est traversée par l'axe Châlons-en-Champagne - Verdun, 42 km la séparent du premier[1] et 37 km du second[2]. Elle est également située à 66 km à l'est de Reims[3] et 41 km au nord de Bar-le-Duc[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sainte-Menehould est limitrophe de huit autres communes situées dans les départements de la Marne à l'ouest et de la Meuse à l'est[G 1]:

Rose des vents Florent-en-Argonne (Marne) Le Neufour (Meuse) Rose des vents
Chaudefontaine (Marne) N Les Islettes (Meuse)
O    Sainte-Menehould    E
S
Argers (Marne)
Verrières (Marne)
Châtrices (Marne) Futeau (Meuse)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte de Sainte-Menehould présentant le réseau hydrographique
Carte de Sainte-Menehould présentant le réseau hydrographique.
  •      Cours d'eau
  •      Limites communales
  •      Forêts
  •      Zones construites

L'Aisne traverse la partie ouest de Sainte-Menehould, et notamment son centre, et coule du sud au nord. Plusieurs de ses affluents et sous-affluents arrosent également la commune et coulent d'est en ouest, prenant leur source dans la forêt d'Argonne, comme le ruisseau du Sougniat et son tributaire le ruisseau de la Mairesse. L'Auve, autre affluent de l'Aisne mais coulant d'ouest en est, rejoint celle-ci au niveau de Sainte-Menehould[G 1].

À l'est de la commune, selon un schéma similaire, coule la Biesme, qui rejoint l'Aisne plus au nord. Cependant, les affluents de la Biesme traversant la commune coulent d'ouest en est et sont bien plus courts en raison de la plus forte déclivité de ce côté de la forêt d'Argonne[G 1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La centre ville est bâti au pied des buttes de Gaize, abritant le château, et du Châtelet, un peu plus à l'ouest. Elle était auparavant entouré de marais formés par la vallée de l'Aisne. Les affluents de celle-ci forment de nombreuses petites vallées dans la forêt de l'Argonne, dans l'est du territoire de la commune. C'est sur la ligne de crête boisée séparant les vallées de l'Aisne et de la Biesme que se situe le point culminant de la commune, à 261 mètres d'altitude. De l'autre côté, se sont des rivières plus courtes et pentues qui se jettent dans la Biesme, limite communale[G 1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type « tempéré océanique humide » (Cfb) d'après la Classification de Köppen. Un climat océanique dégradé qui se traduit un temps doux et humide[5] mais où les hivers peuvent aussi se révéler rudes et les été fort chauds[6]. La station météorologique la plus proche, celle de Saint-Dizier, a ainsi enregistré une température minimale de −22,5 °C en 1956 et un record de chaleur de 40,4 °C durant la canicule de l'été 2003[7].

Données climatiques à Saint-Dizier
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,2 0,3 2,6 4,3 8,6 11,5 13,5 13,3 10,3 7,2 3 1,4 15,3
Température maximale moyenne (°C) 5,9 7,5 11,4 14,7 19,3 22,2 24,9 24,8 20,7 15,6 9,6 6,9 6,4
Ensoleillement (h) 65 83 130 159 208 208 226 236 158 107 59 43 1 682
Précipitations (mm) 74 63 67 57 72 73 72 64 74 79 75 88 857
Source : Station météorologique de Saint-Dizier, située à 139 m d'altitude. Chiffres Météo-France[8].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Saint-Dizier[7] 1 682 857 24 25 54
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Carte de Sainte-Menehould présentant les différents quartiers
Carte de Sainte-Menehould présentant les différents quartiers.
  •      Limites communales
  •      Zones construites

La commune présente un habitat très groupé, avec de nombreuses constructions à proximité du centre-ville et le long d'un axe est-ouest, c'est-à-dire à l'ouest et au centre du territoire. Cette centralité et linéarité résidentielles s'opposent à un vide d'habitations dans la forêt d'Argonne, mais aussi au sud, au nord et à l'est du territoire communal[G 1].

Autour du centre surplombé par la butte de Gaize s'étendent les quartiers Sainte-Catherine à l'ouest et du Romarin au sud. Les quartiers des Vertes Voyes puis de la Grange aux Bois prolongent l'habitat vers l'est[G 1]. Le premier de ces quartiers résulte d'une expansion récente de l'urbanisation vers l'est et abrite le lycée et un habitat pavillonnaire, tandis que le second provient d'un peuplement plus ancien puisqu'il s'agit d'un village fusionné dans la commune de Sainte Menehould à la fin du XVIIIe siècle[C 1]. La Grange aux Bois, avec une altitude de 218 mètres, correspond au point culminant de l'habitat ménéhildien, et accueille à ce titre le château d'eau[G 1].

Transports[modifier | modifier le code]

Carte de Sainte-Menehould présentant les différentes voies de communication
Carte de Sainte-Menehould présentant les différentes voies de communication.
  •      Cours d'eau
  •      Limites communales
  •      Forêts
  •      Zones construites
  •      Routes
  •      Autoroute A4
  •      Voie de chemin de fer

Routes[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'autoroute A4 qui relie d'est en ouest Paris, Reims à Metz et Strasbourg. La sortie no 29 dessert la commune et l'aire de repos des Fontaines d'Olive se situe dans la forêt d'Argonne, à l'est du territoire. La route départementale 982E2 permet de rejoindre l'autoroute[G 1].

La commune est également traversée, toujours suivant cet axe est-ouest par l'ancienne route nationale 3, déclassée en route départementale 3, qui mène à Dommartin-Dampierre et Châlons-en-Champagne à l'ouest ainsi qu'à Clermont-en-Argonne à l'est. La route départementale 63 suit quant à elle l'axe nord-sud, reliant la ville à Moiremont au nord et Verrières et sud. Sainte-Menehould est également reliée aux villages voisins de Chaudefontaine et Élise-Daucourt par la route départementale 982 et d'Argers et Florent-en-Argonne par la route départementale 85[G 1].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare de Sainte-Menehould se situe sur la ligne de Châlons-en-Champagne à Verdun. Elle est desservie par des TER Champagne-Ardenne[9]. Le trajet jusqu'à Châlons-en-Champagne dure environ 50 minutes.

La commune est également desservie par les bus du réseau départemental de la Marne, la ligne 43 la reliant à Châlons-en-Champagne par Auve et Courtisols[10]. Le trajet jusqu'à Châlons-en-Champagne dure environ 75 minutes.

Un réseau urbain de bus assure quelques liaisons entre les différents quartiers[O 1].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Les aéroports les plus proches sont l'aéroport de Châlons - Écury-sur-Coole et celui de Vatry.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Adrien de Valois, repris par de nombreux historiens[Note 1] avance l'hypothèse selon laquelle Sainte-Menehould correspondrait à Auxuenna, une étape sur la route militaire des Romains, à l'endroit où celle-ci traverse l'Aisne[H 1]. Claude Buirette réfute cette hypothèse dans son Histoire de la ville de Sainte-Ménehould et de ses environs et démontre d'après divers écrits qu'Auxuenna correspond à l'actuelle Vienne-la-Ville, au nord de Sainte-Menehould[H 2]. Cependant, le chemin traverserait ou passerait non loin du territoire actuel de la commune puisqu'une partie de l'itinéraire se situerait « dans la contrée de bois appelée la Grange-aux-Bois »[H 2].

Un rocher au milieu d'une plaine : les débuts de l'occupation du lieu[modifier | modifier le code]

Les origines de la ville sont incertaines ; la situation de ce rocher, seul relief au milieu d'une plaine marécageuse, en fit probablement un lieu de culte païen avant la christianisation[H 3]. Celui-ci était peut-être dédié à Isis ou plus probablement à Diane[H 4]. Ensuite, la position militairement favorable de cette butte, permit la construction d'une forteresse, appelée Château-d'Aisne (Castrum Axonae)[Note 2], puis d'un village sur les bords de l'Auve, en amont du confluent avec l'Aisne[H 5]. Au Ve siècle, Ménehould y séjourna, et serait parvenue à enrayer une épidémie qui dévastait la région[H 6]. C'est à cette époque que fut fondé l'hôpital ou hospice[H 7].

Au Moyen Âge : la cité se développe[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, Sainte-Menehould appartenait au Pertois et était enclavée dans le comté d'Astenai[H 8]. C'était également la principale ville de la province de l'Argonne, qui connaissait un développement considérable, avec un développement de l'agriculture et donc un déboisement de la forêt aux alentours[H 9]. En 575, à la suite des divisions entre les enfants de Clotaire, la ville subit la guerre et les pillages ; le château la surplombant fut endommagé[H 10]. Près d'un siècle plus tard, Dreux ou Drogon, fils de Pépin de Herstal, reconstruisit le château, le fortifia, érigea un grand donjon ; la ville fut également dotée de petites fortifications[H 11]. En 741, le prince Grippon ou Griffon fut emprisonné dans le château[H 12].

En 853, les habitants obtinrent l'autorisation d'ériger une église dont ils voulaient qu'elle soit située au centre de la ville, plus peuplé, sur les bords de l'Auve, mais qui fut construite à l'extrémité de la butte accueillant le château[H 13]. Cette église subsista jusqu'au XIVe siècle[H 13] ; cependant, il fut nécessaire d'en construire une nouvelle au bourg à la fin du IXe siècle[H 14]. En 986, Louis V et sa mère la reine traversèrent la ville sans s'arrêter[H 15].

En 1038, le comte Valéran, lieutenant de Gozelon, duc de Lorraine, assiégea Sainte-Menehould, qui appartenait au comte de Rethel, allié de Eudes, comte de Champagne[H 16]. Les agresseurs étaient peu nombreux ; les habitants se réfugièrent dans le château munis de vivres assez nombreux[H 16]. Le cinquième jour du siège, un habitant blessa grièvement Valéran à l'aide d'une flèche tirée du sommet des remparts, et le siège fut levé[H 17].

À la fin du XIe siècle, Sainte-Menehould appartenait au comte de Manassès[H 18]. Mais en 1065, les habitants préférèrent se soumettre à Théodoric[Lequel ?] plutôt que de soutenir un siège[H 19]. Ils échappèrent ainsi aux sacs de la ville et du château, comme ce fut le cas à Sampigny[H 18]. Durant cette fin de XIe siècle et au cours du XIIe siècle, il y eut dans le bailliage de Sainte-Menehould de nombreuses fondations de monastères[H 20].

Le temps des croisades[modifier | modifier le code]

Durant la deuxième croisade, vers 1143[Note 3], de nombreux seigneurs s'absentèrent de leurs terres pour participer aux combats, ainsi qu'Adalberon, évêque de Verdun[H 21]. Albert Pichot, surnommé « le Bâtard », gouverneur de Sainte-Menehould, profita de ces absences pour piller avec Robert de Conflans les villages entre Verdun et Sainte-Menehould[H 21]. L'évêque Adalberon, arrivé à Rome, fut renvoyé sur son domaine par le pape Célestin II pour y ramener l'ordre[H 22]. Aidé de ceux de ses vassaux qui étaient encore présents ainsi que d'habitants excédés, il piégea Albert Pichot dans un défilé et le fit prisonnier[H 22]. Son butin fut récupéré et il fut emmené à Verdun, sa libération aurait été ensuite une des clauses du traité signé avec son allié Robert de Conflans[H 22].

Albert Pichot s'associa ensuite avec le comte de Chartres pour piller le diocèse de Châlons[H 23]. Vers 1180, bien que commençant à être âgé, il rassemble une petite armée et s'élança vers Verdun[H 24]. Le nouvel évêque, Arnould de Chiny, l'attaqua avec ses alliés, le repoussa jusqu'à Sainte-Menehould et fit le siège du château[H 24]. Mais il fut tué par un trait d'arbalète tiré depuis le château la 14 août 1181, ce qui entraîna la levée du siège, comme en 1038[H 25].

Propriété des comtes de Champagne depuis la fin du XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Sainte-Menehould devint propriété des comtes de Champagne à la fin du XIIe siècle [H 26]. En 1201, la régente Blanche de Champagne accorda plusieurs libertés aux habitants de Sainte-Menehould, qui avaient auparavant un statut proche de celui de serf, créa un poste de prévôt et quatre postes d'échevins, élus par les bourgeois[H 27]. En 1208, elle fit rénover la ville et lui donna une charte[H 28]. Elle renforce les fortifications du château de la butte[11].

Sainte-Menehould fut peu de temps après dévastée par des épidémies de peste et de lèpre, maladies ramenées par les croisades du XIIe siècle[H 29]. Mais ce ne fut pas la seule nouveauté venue de l'Orient : vers 1250, la vigne fit son apparition dans la ville et fructifia rapidement[H 30].

Possession du royaume de France à la fin du XIIe siècle[modifier | modifier le code]

À la suite d'un mariage puis aux décès de divers souverains, Sainte-Menehould fut rattachée à la couronne de France en 1284 ou 1285[H 31]. À la fin, il y eut un conflit territorial entre le roi de France et le comte de Bar, qui contestait la Biesme comme limite entre ses possessions et le royaume de France[H 32]. En 1342, un grenier à sel fut implanté dans la ville, qui devint rapidement l'un des plus importants de Champagne[H 33]. La peste fit son retour en 1347, éliminant le tiers de la population de Sainte-Menehould[H 34]. Grâce au roi Charles V, la ville fut enfin pavée en 1372, ce qui aida à faire face aux inondations[H 35].

Le 14 octobre 1379, des reliques de sainte Ménehould sont transférées à l'église de Sainte-Menehould[H 36]. En cette fin de XIVe siècle, la ville est coincée entre deux rochers et des marais, ce qui gêne son développement[H 37]. Charles VI permit à la ville d'être fortifiée en 1398, car elle était souvent dévastée en raison de sa position frontalière avec les territoires allemands[H 38]. Mais il chassa également la population juive de son royaume, et celle de Sainte-Menehould se réfugia à Metz, son départ provoquant une baisse de l'économie ménéhildienne pendant plusieurs années[H 38].

Dans les dernières années du règne de Charles VI et les premières de celui de Charles VII, la Champagne fut dévastée par les guerres entre français et Anglais[H 39]. La ville tomba facilement aux mains de ceux-ci en 1428, la ville étant sans armes et sans troupes face à 3 000 assaillants[H 39]. Près du tiers des habitants quitta la ville mais ils furent contraints d'y revenir, n'ayant aucun refuge[H 39]. Sainte-Menehould fut reprise sans difficulté par le duc de Richemond en 1435, soit douze ans plus tard[H 40]. Celui-ci administra ensuite la région, chassant de nombreux brigands[H 41].

Le bailliage de Sainte-Menehould, s'il il y en eut un, aurait été créé à la fin du XVIe siècle[H 42]. En 1514, Claude Toignel, gouverneur de Sainte-Menehould, vendit sa grange et sa maison situées à l'est du territoire, en forêt d'Argonne, à deux cultivateurs sous réserve qu'ils construisissent deux maisons dans ce « coupe-gorge »[H 43]. Ce hameau devint la Grange-aux-Bois, actuel quartier de la ville[H 43].

En 1545, François Ier demande à Martin du Bellay et à Girolamo Marini, commissaire-général des fortifications de Champagne, de renforcer les fortifications de la butte[H 44]. Il fait ceindre d'eau la ville, la citadelle et les ouvrages avancés, creuser un canal dans lequel il fait couler l'Aisne. Aux trois anciennes portes de la ville, il en fait construire trois autres pour le château. Marini a surtout renforcer le rocher du château où il a fait construire six puissants bastions. Il a démoli une chapelle pour construire un cavalier dominant la ville. Un sous-ingénieur du nom de Mundos a dirigé le creusement de larges fossés autour de bastions du château. Ces anciens fossés, comblés aujourd'hui, ont pris le nom de Fossés-Mundos. François Ier a visité Sainte-Menehould en 1546 après être passé par Vitry-le-François. Le roi y a inspecté les travaux avant d'aller visiter les villes de la frontière, dont Villefranche-sur-Meuse.


Époque moderne[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Drouet

Le 18 juin 1632, Mazarin - admis avec les ambassadeurs étrangers à suivre Louis XIII en Lorraine - reçoit la tonsure à Sainte-Menehould. C'est son ami le nonce Bichi qui lui coupe symboliquement quelques mèches de cheveux[12]. La ville fut assiégée deux fois lors de la Fronde : en novembre 1652, les Frondeurs (parmi eux, Vauban, cadet au régiment de Condé) assiégèrent et prirent la ville ; le 25 novembre 1653, l’armée royale (avec Vauban encore, qui s’était rallié au roi) reprit la ville[B 2] sous la direction du chevalier de Clerville[B 3]. Louis XIV, qui participa au siège, est accueilli triomphalement par la population le 27, il assista au Te Deum dans l'église Notre-Dame du Château[B 4].

Une grande partie de la ville fut détruite en 1719 par un incendie[B 5]. Elle fut reconstruite dans un style remarquable, en brique et gaize alternés, avec toit à la Mansard, à l’exemple de l’Hôtel de Ville, dont la première pierre fut posée en 1730.

Sainte-Menehould est également connue comme la ville où le roi Louis XVI de France a été reconnu lors de sa tentative de fuite. À la demande de la municipalité, Jean-Baptiste Drouet et Jean-Chrisosthome Guillaume[B 6] se lancent à la poursuite des voitures et font arrêter le roi à Varennes-en-Argonne le 21 juin 1791.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Le sixième régiment de Cuirassiers, basé à Sainte-Menehould depuis le XVIIe siècle, quitte le Quartier Valmy le 31 juillet 1914 pour prendre position. Il est composé de 33 officiers, 48 sous-officiers, 600 cuirassiers et presque 700 chevaux. Le 1er août 1914, la mobilisation générale est décrétée. La commune est occupée par l'armée allemande juste avant la bataille de la Marne, le 4 septembre 1914. Les premières troupes ennemies à entrer en ville sont des uhlans. Sainte-Menehould est désertée par une partie de la population. Les maisons abandonnées sont pillées, et la ville doit ravitailler les occupants. Le 15 septembre, à la suite d'une contre-offensive, les Allemands quittent la ville qui devient « ville de guerre ». À partir du mois de janvier 1915, Sainte-Menehould est le poste de commandement de la IIIe armée du général Sarrail. La ville subit son premier bombardement au canon le 26 avril 1915. Par la suite, des avions et des zeppelins prennent le relais. En septembre 1915, l'offensive en Champagne éloigne le front[O 2].

Durant cette guerre, Sainte-Menehould n'est pas un lieu de combats. Le cimetière militaire qui y est hébergé accueille 5 400 tombes, occupées par des combattants tués en Argonne ou morts des suites de leurs blessures dans les hôpitaux de la ville : l'Hospice, les écoles. L'hôpital d'évacuation HOE 37 gère cinquante lieux (bâtiments et tentes)[O 2].

Sainte-Menehould est également dans cette période un nœud ferroviaire important. Sa gare assure la liaison vers le sud (direction de Revigny-sur-Ornain) et est un point de passage de la ligne « stratégique » à double voie Châlons-sur-Marne - Verdun. Des travaux permettent à cet axe de contourner la ville. Les aménagements effectués lors de cette période dans la gare de Sainte-Menehould (quais et voies de garage) sont encore visibles au début du XXIe siècle[O 2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Orthographe du nom[modifier | modifier le code]

L'orthographe du nom de la ville selon l'Insee est sans accent[I 1], alors que le site de la ville écrit « Ménehould »[O 3]. Les gens du cru prononcent « Menou » ou plus rarement « Sainte-Menou ». Ses habitants sont appelés les « Ménehildiens »[13].

Anciens noms[modifier | modifier le code]

Claude Buirette prouve que Sainte-Menehould ne correspond pas à l'ancienne étape romaine d'Auxuenna[H 2]. Dom Le Long puis Buirette de Verrières avancent que Sainte-Menehould portait au début du Moyen Âge le nom d'Astenai[H 45]. Buirette montre à l'aide de la chronique de Signi (939) que la ville ne fut que le siège de l'archidiaconé d'Astenai et ne portait pas ce nom[H 46]. La ville porta le nom de Stadunum qui signifie "halte au mont" à cause des différentes voies y menant. À l'époque gallo-romaine, en particulier à l'époque de la Ménehould, la ville est dénommée Château-sur-Aisne ou Châteauneuf-sur-Aisne Emile Baillon, Sainte Ménehould et ses environs, 1957}. La ville porta sans doute le nom de Sante-Menheould (Sanctá-Menehilde)[H 47].

Sous la Révolution française, la commune porta le nom de Montagne-sur-Aisne[C 1].

Sainte Ménehould[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ménehould.

Le nom de la ville rend hommage à Ménehould, sainte du Ve siècle originaire de la région. Née à Perthes, elle vécut avec ses sœurs dans de petites communautés de vie évangélique, se consacrant à la prière et au service des malades. Elle mourut à Bienville où elle fut inhumée en 490. Grâce à sa réputation de sainteté, elle devint patronne de plusieurs églises et donna son nom à la capitale de l’Argonne, où fut transférée une importante relique de la sainte en 1379[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Sainte-Menehould est marquée à droite au niveau des résultats électoraux depuis 2002.

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, les électeurs ménéhildiens votèrent[Note 4] à 23,80 % pour Jacques Chirac (19,88 % au niveau national), à 19,55 % pour Jean-Marie Le Pen (16,86 % au niveau national) et à 15,67 % pour Lionel Jospin (16,18 % au niveau national). Au second tour, Jacques Chirac recueillit 80,90 % des suffrages exprimés face à Jean-Marie Le Pen, moins que les 82,21 % au niveau national[M 1],[M 2].

Lors du premier tour des élections législatives de 2002, les électeurs ménéhildiens votèrent à 51,52 % pour Bruno Bourg Broc (UMP) (50,72 % dans la circonscription), et à 25,54 % pour Gérard Berthiot (22,56 % dans la circonscription), le premier des deux étant donc élu dès le premier tour [M 3],[M 4].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy obtint 34,87 % des voix ménéhildiennes (31,18 % sur le plan national), Ségolène Royal 19,88 % des voix (25,87 % sur le plan national), François Bayrou 16,58 % (18,57 %) et Jean-Marie Le Pen 15,67 % (10,44 %). Au second tour, l'écart entre les candidats fut bien plus marqué que sur le plan national puisque Nicolas Sarkozy obtint 62,38 % des voix à Sainte-Menehould et 53,06 % sur tout le territoire[M 5],[M 6].

Lors du premier tour des élections législatives de 2007, les électeurs ménéhildiens votèrent à 41,78 % pour Benoist Apparu (UMP) (42,36 % dans la circonscription) et à 25,54 % pour Gérard Berthiot (27,65 % dans la circonscription). Au second tour, Benoist Apparu obtint 59,45 % des voix face à Gérard Berthiot (58,94 % dans la circonscription)[M 7],[M 8].

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sainte-Menehould abrite le siège de la Communauté de communes de la Région de Sainte-Menehould, qui regroupe vingt-deux communes et dont le président est Bertrand Courot, maire de Sainte-Menehould.

Cantons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Canton de Sainte-Menehould.

Sainte-Menehould est le chef-lieu d'un canton regroupant vingt-sept communes. Le conseiller général est, depuis 2011, Olivier Aimont.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie de Sainte-Menehould.

La commune de La Grange-aux-Bois a été rattachée à Sainte Menehould entre 1790 et 1794[C 1].

La population légale de Sainte-Menehould au 1er janvier 2008 étant de 5 231 habitants[M 9], le conseil municipal est composé de 27 membres, dont le maire[M 10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Maucler   mort à Sainte-Menehould en 1878
1803   Christophe Athanase Joseph Philémon de Mauraige   écuyer, chevalier
Receveur des Contributions directes, Premier Consul-maire (par Bonaparte en 1803)
Ancien Trèsorier de France en la Généralité de Chalons en Champagne sous l'ancien Régime
1815 1837 Claude-Apollon Robinet    
    Camille Margaine Gauche républicaine Député (1871-1888) puis sénateur (1888-1893)
  1937 M. Pou­gnant Radical-socialiste  
1937 1945 Gaston Vatier Radical-socialiste  
1945 1959 Alix Buache Radical-socialiste  
1959 1976 Robert Lancelot Divers droite Conseiller général
1976 1977 Jean-Louis Pierre dit Méry    
1977   Robert Gautier PS Conseiller général
2001 en cours Bertrand Courot [M 11] UMP Conseiller général jusqu'en 2011
Les données manquantes sont à compléter.

Logotype[modifier | modifier le code]

Logo Sainte-Menehould.png Le logotype de la ville reprend le nom écrit avec un accent (Sainte-Ménehould), en trois couleurs (orange, deux teintes bleutées).

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Sécurité[modifier | modifier le code]

Sainte-Menehould est le siège d'une compagnie et d'une brigade de gendarmerie[M 12].

Justice[modifier | modifier le code]

Sainte-Menehould relève des juridictions des tribunaux d'instance et de grande instance de Châlons-en-Champagne, dans le ressort de la cour d'appel de Reims[M 13].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Sainte-Menehould est jumelée avec la ville allemande de Bruchsal depuis 1965[O 4].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 390 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 5],[Note 6].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 168 3 394 3 565 3 881 3 906 3 962 4 131 4 133 4 347
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 968 4 135 4 170 3 108 4 286 4 644 4 442 5 298 5 317
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 990 4 992 5 030 4 110 4 617 4 234 4 430 4 028 3 981
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 270 5 392 5 772 5 667 5 177 4 979 4 662 4 390 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population est plus vieille que celle de la Marne. En effet, les 75 ans et plus représentent à Sainte-Menehould 8,4 % de la population chez les hommes (5,7 % dans la Marne) et 16 % chez les femmes (8,8 % dans la Marne), tandis que les moins de 30 ans représentent 34,5 % de la population chez les hommes (41 % dans le Marne) et 29,9 % chez les femmes (37,2 % dans la Marne).

Pyramide des âges à Sainte-Menehould en 2007 en pourcentage[I 2].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
3,2 
7,9 
75 à 89 ans
12,8 
16,4 
60 à 74 ans
16,6 
22,4 
45 à 59 ans
19,9 
18,3 
30 à 44 ans
17,6 
17,0 
15 à 29 ans
15,1 
17,5 
0 à 14 ans
14,8 
Pyramide des âges du département de la Marne en 2007 en pourcentage [I 3].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
5,4 
75 à 89 ans
8,7 
11,6 
60 à 74 ans
12,7 
20,6 
45 à 59 ans
20,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
21,8 
15 à 29 ans
20,1 
19,2 
0 à 14 ans
17,1 

Enseignement et éducation[modifier | modifier le code]

Il existe à Sainte-Menehould deux écoles primaires et deux écoles maternelles[17]. La ville accueille également deux établissements publics d'enseignement secondaire : le collège Jean-Baptiste Drouet, qui accueillait 564 élèves lors de l'année scolaire 2009-2010[18],[19], et le lycée professionnel de l'Argonne, dont l'effectif était de 127 élèves durant la même année scolaire[20],[21].

La ville dispose d'un conseil municipal de jeunes[A 1].

Santé[modifier | modifier le code]

L'ancien hôpital de Sainte-Menehould.

La ville dispose d'un centre hospitalier[22]. Celui-ci accueille des services d'urgences, une antenne du SMUR, de radiologie et de pharmacie, ainsi que des unités de soins et une maison de retraite[23].

Sports[modifier | modifier le code]

La forêt d'Argonne accueille des sentiers de randonnées pédestres et cyclable[24] Sainte-Menehould est le point de départ du Trail de l'Argonne, qui se déroule en grande partie dans la forêt de la commune. Trois parcours de 12, 24 et 55 kilomètres composent l'épreuve 2011[25]. La ville dispose par ailleurs de quatre terrains de football, de deux gymnases et d'un complexe sportif[O 5]. Un complexe sportif et une base kayak sont en projet pour un coût respectif de 7,5 millions et 400 000 euros[A 2]. Sainte-Menehould accueille également un club hippique depuis 1962[26].

Médias[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Sainte-Menehould a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[27].

La ville édite également un bulletin municipal[O 6].

Le journal régional L'Union traite régulièrement de Sainte-Menehould[A 3].

La ville apparait dans la saison 16, épisode 5, de l'émission américaine "The Amazing Race" où les concurrents doivent se rendre dans la boulangerie "Defontaine" afin d'y récupérer une baguette contenant un indice permettant d'avancer dans le jeu.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse de Sainte-Menehould regroupe quatorze communes de l'Argonne, au sien du diocèse de Châlons-en-Champagne[28]. Deux églises assurent le culte catholique à Sainte-Menehould[29].

Économie[modifier | modifier le code]

Commerce et industrie[modifier | modifier le code]

La poste.

La ville dispose d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Châlons-en-Champagne.

Les principales industries de la ville sont Cebal (groupe Alcan), qui fabrique des emballages plastiques et emploie 418 personnes ; JPS connectic, qui fabrique des connecteurs et emploie 109 personnes ; et enfin Cotuplas (groupe Alcan), qui fabrique des machines et emploie 87 personnes[30].

La ville dispose d'une zone industrielle de 26 hectares, à proximité de la voie de chemin de fer, et d'une zone d'activités de 13 hectares jouxtant la sortie d'autoroute[O 7].

La ville de Sainte-Menehould accueille plusieurs centaines d'entreprises, dont près d'une centaine de commerces[31].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les principales attractions touristiques sont le patrimoine de la ville et la forêt de l'Argonne. Sainte-Ménehould abrite l'office de tourisme du Pays d'Argonne [32]. La commune dispose d'un hôtel 0 étoile et de deux hôtels 2 étoiles, ainsi que d'un camping de 50 emplacements[I 4]. Il est possible de visiter la ville à pédalo grâce au bras de l'Aisne qui entoure la butte de Gaize[O 8]

Les résidences secondaires représentent une faible part des logements (1,3 % au recensement de 2007) et sont pour la plupart anciennes (66,7 % d'entre elles ont été construites avant 1949), le mouvement de construction n'ayant cessé de s'essouffler depuis cette date[I 4].

Emploi et revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2007, Sainte-Menehould comptait 1 985 actifs, ce qui représentait 71,6 % de la population de plus de 15 ans. Le taux de chômage a augmenté entre 1999 et 2007, passant de 5,8 % à 7,0 %. Les femmes étaient les plus touchées par le chômage (11,6 % en 1999, 11,4 % en 2007), tandis que le taux de chômage moindre des hommes augmentait, passant de 6,3 % en 1999 à 8,6 % en 2007. L'emploi y était très majoritairement salarié puisque seuls 8,8 % des habitants ayant un emploi n'étaient pas salariés. Les femmes étaient les plus touchées par les temps partiels[I 4].

Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2007[I 4]

Branche d'activité Emplois ou statut Part
Agriculteurs exploitants 32 1,1 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 188 6,6 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures 233 18,2 %
Professions intermédiaires 674 23,6 %
Employés 824 28,9 %
Ouvriers 903 31,6 %
Sources des données : INSEE (recensement 2007)

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 507 €, ce qui plaçait Sainte-Menehould au 20 994e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[I 5].

La commune fait partie de la zone d'Indication Géographique Protégée (IGP) « Volailles de la Champagne »[M 14].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Ancienne Caisse d'Epargne, place du général Leclerc

La ville ayant été en grande partie détruite par un incendie en 1719, il existe de nombreux édifices du XVIIIe siècle. De nombreux bâtiments et lieux de Sainte-Menehould sont classés monuments historiques ou disposent d'une notice sur la base Mérimée : la place d'Austerlitz, la façade et les toitures des bâtiments la jouxtant[P 1] ; des immeubles de la place du Général-Leclerc[P 2] ; l'ancienne usine pharmaceutique Géraudel, devenue école[P 3] ; l'usine de chaussures fermée en 1975[P 4] ; les vestiges de la sucrerie[P 5] ; l'hôtel de ville[P 6] ; le château et son église[P 7] ; le monument aux morts de la Première Guerre mondiale[P 8] ; l'ancienne verrerie[P 9] ; l'ancienne tuilerie[P 10] ; la faïencerie du XVIIIe siècle[P 11],[P 12].

La ville abrite également une nécropole nationale où sont inhumés les restes de 5 700 soldats français tués au cours des Première et Seconde Guerre mondiale[33]

Patrimoine culturel et artistique[modifier | modifier le code]

Tetsuo Harada, fontaine des Vertes Voyes.

La ville de Sainte-Menehould accueille un important patrimoine culturel et artistique dans ses deux églises. Dans l'église du Notre Dame du Château se situent deux bustes d'homme et de femme, datés du XIVe siècle[P 13] ainsi qu'un orgue des XVIIe et XVIIIe siècles[P 14] et enfin une dalle funéraire du XVe siècle[P 15]. Dans l'église Saint Charles se situent un chandelier pascal[P 16] ; une console en bois[P 17] ; un autel et une statue de la Vierge[P 18] ; un tableau représentant probablement Louis XIII, Richelieu et sainte Ménehould avec la ville en fond[P 19] ; un autre du martyre de saint Laurent[P 20].

La ville abrite également les statues Dom Pérignon, dans le Jard, œuvre de Nicolas Agarbiceanu (1908-1991), et de sainte Ménehould sur la butte du château, œuvre du sculpteur Henri Charlier réalisée en 1920 ; ainsi que la fontaine des Vertes Voyes, réalisée par Tetsuo Harada et la fontaine Wallace. Le musée de Sainte-Menehould a rouvert depuis octobre 2011 et présente l'aspect historique et urbanistique de la ville ainsi qu'une collection de Beaux-Arts (sculptures, peintures des XVIIe-XVIIIe siècles, dont le Cycle de la Vie de Moïse, d'Henri Mauperché), d'arts décoratifs (mobilier XVIIIe et céramique de la manufacture du Bois d'Epense, dite des Islettes) et de sciences naturelles. Une extension contemporaine a été ajoutée au bâtiment du XVIIIe siècle pour accueillir une cyberbase et une médiathèque[O 9].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La ville a obtenu trois fleurs du concours des villes et villages fleuris[34].

La zone Natura 2000 « Étangs d'Argonne » se situe partiellement sur le territoire de la commune[M 15] De plus, trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) sont situées partiellement sur le territoire de la commune : « Étangs de la Champagne humide » ; « Bois de Rohais et étang de Florent-en-Argonne » et « Massif forestier d'Argonne »[35],[36],[37].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Pieds de porc panés façon Sainte-Menehould.

Sur les autres projets Wikimedia :

Les pieds de porc « à la Sainte-Menehould » sont longtemps bouillis puis panés. La cuisson prolongée plusieurs dizaines d'heures rend les os mous et consommables, bien que peu goûteux et d'aspect crayeux. La recette existait déjà au temps de Charles VII, à qui l'on servit le plat lorsqu'il visita la ville en 1435. Une légende locale veut que Louis XVI fut arrêté à Varennes pour s'être attardé à en manger lors de l'arrêt de sa voiture à Sainte-Menehould. Alexandre Dumas contribua beaucoup à la célébrité de cette spécialité locale en en donnant une description enthousiaste dans son Grand dictionnaire de la cuisine.

Dans Le Système du docteur Goudron et du professeur Plume, d'Edgar Allan Poe, est citée sans plus de détail une spécialité de veau dite « à la Sainte-Menehould »[B 7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Collin de Sussy
Portrait par Henri François Riesner
  • Sainte Ménehould, née à Perthes aux temps mérovingiens et morte à Bienville en 490.
  • Dom Pérignon, né à Sainte-Menehould en 1639 et mort à l'abbaye Saint-Pierre d'Hautvillers en 1715, inventeur du processus de champagnisation ;
  • Louis de Châtillon, né à Sainte-Menehould en 1689 et mort à Paris en 1734, peintre sur émail et à gouache, graveur sur cuivre ;
  • Jean-Baptiste Collin de Sussy, né à Sainte-Menehould en 1750 et mort à Paris en 1826, comte et ministre de Napoléon Ier ;
  • Athanase Christophe Joseph Philèmon de Mauraige, né à Maubeuge en 1756 et mort dans la même ville en 1823, chevalier, écuyer, messire, Trésorier de France à Lille de 1780 à 1783, avocat au parlement, Trésorier de France et avocat du roi pour les domaines à Sainte-Menehould à partir de 1783, un des administrateurs de la ville durant la période révolutionnaire, nommé receveur particulier des contributions directes par Napoléon Bonaparte pour la ville, ayant épousé Mlle de Sommevesle, puis Mlle Morin (familles de Champagne. Info : Guilhem de Mauraige Ingénieur du patrimoine ;
  • Jean-Baptiste Drouet, né à Sainte-Menehould en 1763 et mort à Mâcon en (1763-1824), révolutionnaire, fit arrêter, avec Jean-Chrisosthome Guillaume (1769-1840), Louis XVI à Varennes ;député à la convention il arréta Charlotte Corday.Premier sous-préfet de Sainte-Ménehould.
  • Camille Margaine, né à Sainte-Menehould en 1829 et mort à Paris en 1893, homme politique ;
  • Auguste-Arthur Géraudel, né à Futeau en 1841 et mort en 1906, pharmacien ayant débuté à Sainte-Menehould, créateur des Pastilles Géraudel ;
  • Clémence de Pibrac, née à Sainte-Menehould en 1869 et morte en 1938, de son vrai nom Clémence Justine Procureur, reine de Paris à la Belle Époque ;
  • Alfred Margaine, né à Sainte-Menehould en 1870 et mort à Rochecorbon en 1953), homme politique fils de Camille Margaine ;
  • Michel Crozier, né à Sainte-Menehould en 1922, sociologue ;
  • Philippe Manœuvre, né à Sainte-Menehould en 1954, journaliste, animateur de télévision et de radio et scénariste de bande dessinée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Ménehould

Les armes de Sainte-Ménehould se blasonnent :
« D'azur à une porte de ville donjonnée d'argent maçonnée ajourée et ouverte de sable, les deux tours d’angle essorées en dôme d’or, la porte chargée d'un lion d’or, armé et lampassé de gueules, issant du seuil et tenant dans sa patte dextre une épée en barre aussi d’argent ; les trois tours sommées chacune d’une aigle essorante du même. »

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dom Jacques Martin (Histoire des Gaules), Dom Cajot (Antiquités de Metz), Baillet, Dom Calmet (Histoire de Lorraine), Longeval (Histoire Gallicene), ou encore Buzen de la Martinière.
  2. Ou encore Château-sur-Aisne (Castellum supra Axonam)
  3. L'Histoire de la ville de Sainte-Ménehould et de ses environs, de Claude Buirette, indique qu'Albert Pichot fut fait prisonnier en 1143, ce qui ne correspond pas aux dates de la deuxième croisade (de 1147 à 1149). Le livre a été écrit au XIXe siècle, un décalage de quelques années sept siècles plus tôt remet donc peu en cause sa fiabilité générale.
  4. Les données exprimées en pourcentages se rapportent aux votes exprimés.
  5. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  6. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire de la ville de Sainte-Ménehould et de ses environs[modifier | modifier le code]

  • Claude Buirette, Histoire de la ville de Sainte-Ménehould et de ses environs, éditions Poignée-Darnauld, Sainte-Menehould, 1837, 644 pages, lire en ligne.
  1. Page 2.
  2. a, b et c Page 4.
  3. Pages 32 et 33.
  4. Page 34.
  5. Page 35.
  6. Page 38.
  7. Page 39.
  8. Page 42.
  9. Page 43.
  10. Page 44.
  11. Pages 47 et 48.
  12. Page 50.
  13. a et b Page 54.
  14. Page 57.
  15. Page 60.
  16. a et b Page 61.
  17. Page 62.
  18. a et b Page 64.
  19. Page 63.
  20. Page 68.
  21. a et b Page 77.
  22. a, b et c Page 78.
  23. Pages 79 et 80.
  24. a et b Page 80.
  25. Page 81.
  26. Page 82.
  27. Page 97.
  28. Page 100.
  29. Pages 105 et 106.
  30. Page 119.
  31. Pages 125 et 126.
  32. Page 127.
  33. Page 150.
  34. Page 146.
  35. Page 152.
  36. Page 153.
  37. Page 164.
  38. a et b Page 165.
  39. a, b et c Page 168.
  40. Page 169.
  41. Page 170.
  42. Page 178.
  43. a et b Page 180.
  44. Page 187.
  45. Pages 10 et 12.
  46. Page 10.
  47. Page 17.

Références bibliographiques diverses[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,‎ 1994 (lire en ligne), p. 102 et 104.
  2. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, page 164.
  3. Anne Blanchard, « Louis Nicolas de Clerville», in Actes du colloque « Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant », Brest, 16-19 mai 1993, publié dans Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant, Paris, Association Vauban, 2000, page 122 (également publié dans Les cahiers de Montpellier, numéro 38, tome II/1998, Histoire et Défense, Université Paul-Valéry).
  4. Jean-Paul Barbier, Ils sont passés à Châlons, 2003.
  5. Dr. Valentin, « Échevinage de la ville de Vitry-le-François », dans Société des Sciences et Arts de Vitry-le-François, Mémoires, Vitry-le-François,‎ 11 mai 1865, 290 p. (ISSN 11628804, lire en ligne), p. 200
  6. Jean-Chrisosthome comme l'écrit le curé de Sainte-Menehould (Arch. dépt. Marne 2 E 563/6), et tous les actes d'archives. Jean-Paul Barbier Jean-Chrisosthome Guillaume le deuxième homme de Varennes, Études Marnaises de la SACSAM 2010.
  7. Edgar Allan Poe, Histoires grotesques et sérieuses, traduit de l'anglais par Charles Baudelaire, Michel Lévy frères, Paris, 1871, extrait sur Wikisource.

Articles de presse[modifier | modifier le code]

  1. Installation du conseil municipal Place aux jeunes !, in L'Union, 18 décembre 2010, consulté le 22 décembre 2010.
  2. Stéphanie Verger, Construction d'une base kayak, d'un complexe sportif, rénovations à l'Aiglonne Menou : les fonds et la forme, in L'Union, 28 octobre 2010.
  3. Articles de l'Union sur Sainte-Menehould, consulté le 31 octobre 2010.

Sites officiels[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

L'Institut national de la statistique et des études économiques fournit des données précises sur la population, l'emploi, l'économie, le logement des communes françaises à partir des différents recensements. Le dernier en date est celui de 2007, celui de 1999 sert de comparaison. À l'échelle d'une commune de 4 000 habitants, les données sont assez complètes et fiables.

  1. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées inseepop.
  2. « Evolution et structure de la population à Sainte-Menehould en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 19 septembre 2010)
  3. « Résultats du recensement de la population de la Marne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 19 septembre 2010)
  4. a, b, c et d Sainte-Menehould - Chiffres clés sur le site de l'Insee, consulté le 25octobre 2010.
  5. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 4 mai 2010)

Ville de Sainte-Menehould[modifier | modifier le code]

Le site officiel de la ville fournit de nombreuses informations, qui sont à considérer avec prudence en raison du caractère promotionnel qu'elles peuvent revêtir.

  1. Les transports urbains, consulté le 31 octobre 2010.
  2. a, b et c L'Histoire, consulté le 24 janvier 2011.
  3. Site officiel de la ville de Sainte-Menehould, consulté le 9 octobre 2010
  4. Le jumelage, consulté le 8 octobre 2010.
  5. Équipements sportifs, consulté le 29 octobre 2010.
  6. Le journal municipal, consulté le 31 octobre 2010.
  7. Les Parcs d'activités de Sainte-Menehould, consulté le 30 octobre 2010.
  8. Pédalo, consulté le 4 novembre 2010.
  9. Musée-Médiathèque : un nouvel espace s'ouvre à vous., consulté le 31 octobre 2010.

Géoportail[modifier | modifier le code]

Les données recueillies par l'Institut national de l'information géographique et forestière sont accessibles via le site Géoportail. Il est possible de consulter différentes couches : carte, photos satellite, cadastre…

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Carte topographique au 1/32 000 de Sainte-Menehould », sur Géoportail - Le portail des territoires et des citoyens (site de l'IGN) (consulté le 19 septembre 2010)

Cassini[modifier | modifier le code]

Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui est le site de l'École des hautes études en sciences sociales qui met en scène l'évolution du territoire français à partir de la carte de Cassini et de données actuelles. Il présente les différents toponymes qu'a eu la ville, l'évolution de sa population, des données territoriales.

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Sites ministériels et gouvernementaux[modifier | modifier le code]

Le site du Ministère de l'Intérieur donne accès aux résultats électoraux à l'échelle communale depuis 1998. D'autres sites ministériels et gouvernementaux donnent accès aux comptes des communes, à la carte judiciaire. Les informations sont donc a priori très fiables.

  1. Résultats électoraux à Sainte-Menehould sur le site du Ministère de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, consultés le 1er septembre 2010, en ligne.
  2. Résultats électoraux en France sur le site du Ministère de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, consultés le 1er septembre 2010, en ligne.
  3. Résultats électoraux à Sainte-Menehould sur le site du Ministère de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, consultés le 1er septembre 2010, en ligne.
  4. Résultats électoraux de la quatrième circonscription de la Marne sur le site du Ministère de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, consultés le 1er septembre 2010, en ligne.
  5. Résultats électoraux à Sainte-Menehould sur le site du Ministère de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, consultés le 1er septembre 2010, en ligne.
  6. Résultats électoraux en France sur le site du Ministère de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, consultés le 1er septembre 2010, en ligne.
  7. Résultats électoraux à Sainte-Menehould sur le site du Ministère de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, consultés le 1er septembre 2010, en ligne.
  8. Résultats électoraux de la quatrième circonscription de la Marne sur le site du Ministère de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, consultés le 1er septembre 2010, en ligne.
  9. Les comptes de Sainte-Menehould en 2008 sur le site officiel des comptes des communes, consulté le 10 octobre 2010.
  10. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  11. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  12. Les brigades de la compagnie de Sainte-Ménehould sur le site de l'État dans la Marne, consulté le 14 octobre 2010.
  13. Ministère de la Justice, carte judiciaire, en ligne, consultée le 8 octobre 2010.
  14. Volailles de Champagne sur le site de l'INAO, consulté le 5 novembre 2010.
  15. Etangs d'Argonne sur le site de Natura 2000, consulté le 5 novembre 2010.

Bases Mérimée et Palissy[modifier | modifier le code]

Les bases Mérimée et Palissy donnent accès aux inventaires des patrimoines architectural et mobilier. De nombreuses informations sont ainsi disponibles sur les monuments et les objets de la ville.

  1. « Notice no PA00078843 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. « Notice no PA00078844 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « Notice no IA51000145 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. « Notice no IA51000263 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. « Notice no IA51000144 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. « Notice no PA00078842 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. « Notice no PA00078841 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. « Notice no IA51000525 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Notice no IA51000283 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Notice no IA51000266 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Notice no IA51000143 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Notice no PA51000013 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Notice no PM51001312 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  14. « Notice no PM51001003 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  15. « Notice no PM51000996 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  16. « Notice no PM51001001 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. « Notice no PM51001000 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. « Notice no PM51000999 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  19. « Notice no PM51000998 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  20. « Notice no PM51000997 », base Palissy, ministère français de la Culture.

Autres références en ligne[modifier | modifier le code]

  1. Orthodromie entre "Sainte-Menehould" et "Châlons-en-Champagne" sur le site lion1906.com, consulté le 22 décembre 2010.
  2. Orthodromie entre "Sainte-Menehould" et "Verdun" sur le site lion1906.com, consulté le 22 décembre 2010.
  3. Orthodromie entre "Sainte-Menehould" et "Reims" sur le site lion1906.com, consulté le 22 décembre 2010.
  4. Orthodromie entre "Sainte-Menehould" et "Bar-le-Duc" sur le site lion1906.com, consulté le 22 décembre 2010.
  5. « La dégradation climatique », sur France 5 (consulté le 24 septembre 2010)
  6. « Le climat champenois », sur Champagne J. Dumangin (consulté le 24 septembre 2010)
  7. a et b « Données climatiques de Saint-Dizier », sur L'Internaute (consulté le 24 septembre 2010)
  8. Météo-France, « Normales à Saint-Dizier » (consulté le 24 septembre 2010)
  9. Fiche horaire TER de Châlons à Verdun, valable du 4 juillet au 11 décembre 2010, consulté le 24 septembre 2010.
  10. Fiche horaire des bus départementaux, valable du 30 août 2010 au 2 juillet 2011, consulté le 24 septembre 2010.
  11. Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du patrimoine Champagne Ardenne, p. 326, Hachette, Paris, 1997 (ISBN 978-2-01-0209871)
  12. Simone Bertière in Mazarin, Ed. de Fallois, p. 103
  13. Sainte-Menehould sur habitants.fr, consulté le 9 octobre 2010]
  14. Sainte Ménehould sur Nominis, consulté le 7 octobre 2010.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  17. Liste des écoles de la Marne sur le site de l'académie de Reims, consulté le 13 octobre 2010.
  18. Fiche du collège Jean-Baptiste Drouet sur le site de l'académie de Reims, consulté le 10 octobre 2010.
  19. Site officiel du collège Jean-Baptiste Drouet.
  20. Fiche du lycée professionnel de l'Argonne sur le site de l'académie de Reims, consulté le 10 octobre 2010.
  21. Site officiel du lycée professionnel de l'Argonne.
  22. Identification de l'établissement sur ARH Champagne-Ardenne, consulté le 13 octobre 2010.
  23. Les services sur le site du Centre Hospitalier de l'Argonne, consulté le 13 octobre 2010.
  24. Argonn'r, Randonnées dans la forêt d'Argonne à VTT, consulté le 1er novembre 2010.
  25. Site officiel du Trail du Pays d'Argonne, consulté le 24 octobre 2010.
  26. Club Hippique d'Argonne, consulté le 1er novembre 2010.
  27. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  28. Paroisse Sainte-Menehould sur le site du diocèse de Châlons-en-Champagne, consulté le 11 octobre 2010.
  29. Vie religieuse sur le site du diocèse de Châlons-en-Champagne, consulté le 11 octobre 2010.
  30. Champagne centrale : économie et chiffres - Arrondissement de Sainte-Menehould sur le site de la Chambre de commerce et d'industrie de Châlons-en-Champagne, consulté le 30 octobre 2010.
  31. Entreprises de Sainte-Menehould sur L'Internaute, consulté le 31 octobre 2010.
  32. Site officiel de l'office de tourisme du Pays d'Argonne, consulté le 25 octobre 2010.
  33. La nécropole nationale de Sainte-Ménehould (Marne) sur crdp-reims.fr, consulté le 6 novembre 2010.
  34. Palmarès des communes labellisées de la Marne, consulté le 14 novembre 2010.
  35. Etangs de la Champagne humide sur le site de l'Inventaire National du Patrimoine Naturel, consulté le 5 novembre 2010.
  36. Bois de Rohais et étang de Florent-en-Argonne sur le site de l'Inventaire National du Patrimoine Naturel, consulté le 5 novembre 2010.
  37. Massif forestier d'Argonne sur le site de l'Inventaire National du Patrimoine Naturel, consulté le 5 novembre 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]