Sainte-Lheurine

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Sainte-Lheurine
Le village de Sainte-Lheurine.
Le village de Sainte-Lheurine.
Blason de Sainte-Lheurine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Jonzac
Canton Archiac
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Saintonge
Maire
Mandat
Jean-Pierre Mariau
2014-2020
Code postal 17520
Code commune 17355
Démographie
Gentilé Sainte-Lheurinois
Population
municipale
515 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 56″ N 0° 21′ 51″ O / 45.5322222222, -0.36416666666745° 31′ 56″ Nord 0° 21′ 51″ Ouest / 45.5322222222, -0.364166666667  
Altitude Min. 36 m – Max. 109 m
Superficie 17,78 km2
Localisation

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Sainte-Lheurine est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Sainte-Lheurinois et les Sainte-Lheurinoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Lheurine se situe dans le sud du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Lheurine
Jarnac-Champagne Germignac Saint-Palais-du-Né
(Charente)
Neuillac Sainte-Lheurine Archiac
Moings Arthenac

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux cours d'eau traversent la commune, le Noblat et le Villier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit le Cruchaud, une nécropole préhistorique qui a livré au XIXe siècle quelques objets a été sondée en 1998. Il pourrait s'agir d'un lieu d'inhumation de la civilisation de Peu-Richard ou des Matignons (entre 2 000 et 3 000 av. J.-C.). Des traces d'enclos et de vases de verre gallo-romains ont été découvertes aux Billionnelles et aux Maines. La Fontaine proche du hameau d'Herbeaud, qui avait la réputation d'être miraculeuse, a inspiré quelques lignes à Agrippa d'Aubigné, dans lesquelles l'écrivain se moque de ses prétendues vertus.

La seigneurie de Sainte-Lheurine qui relevait d'Archiac a appartenu aux Poussard et du Chilleau. La paroisse comptait plusieurs logis nobles à la Motte, la Laigne et à Cruc. Au cours de la Révolution, lors de la Terreur et de la réaction anti-catholique, Sainte-Lheurine a choisi le nom de Lheurine-la-Montagne. Le village comptait 1 084 habitants en 1826.

De nos jours, Sainte-Lheurine est l'une des communes les plus viticoles du canton d'Archiac[3]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Nom rév. Lheurine-la-Montagne
  • An II 1793, Lheurine
  • Bull. des Lois 1801, Sainte-L'Heurine, puis Sainte-Lheurine

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à l’écusson d’argent chargé d’une croisette de sable, accompagné de trois étoiles de dix rais d’or.
Commentaires : Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Pierre Mariau DVD Viticulteur retraité
2001 2008 Jean-Pierre Mariau DVD Viticulteur retraité
2008 en cours Jean-Pierre Mariau DVD Viticulteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Les habitants[modifier | modifier le code]

Les habitants de Sainte-Lheurine se nomment les Saint-Lheurinois.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 515 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
782 806 808 791 885 836 835 826 845
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
867 877 865 843 819 710 645 592 551
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
540 603 580 561 549 535 539 493 521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
569 549 510 473 476 455 460 515 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Origine du nom de la commune[modifier | modifier le code]

  • De Sanca Leverina, vierge et martyre de Grande-Bretagne au Ve siècle.

Église Sainte-Lheurine[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Lheurine.

L'église Sainte-Lheurine s'apparente à celle de Saint-Martin d'Arthenac : en effet, elle présente une façade asymétrique due à un agrandissement latéral de l'édifice caractéristique du XVe au début du XVIe siècle. Le monument, de dimensions imposantes, est situé sur une colline et domine la plaine alentour.

Seul le mur sud conserve des éléments romans, notamment des fenêtres étroites en plein cintre. Le clocher carré à niveau unique porte que chaque face à deux fenêtres jumelées, séparées par un pilastre à nervures. À l'intérieur, la nef est voûtée sur croisée d'ogives du XVe siècle tandis que le carré du clocher et le chevet ont été voûtés au XIXe siècle.

La nef et le carré sont séparés par un arc Renaissance. Une main, peut-être d'origine médiévale, est gravée sur le mur sud de la nef. La cloche date de 1753.

Ancienne croix[modifier | modifier le code]

L'origine de nom de la Pierre-Percée est inconnu. Il inspira toutefois vers 1760 Simon Bouchet, Olivier Benoît, Pierre Biné et Jean Pelletan qui creusèrent une pierre bientôt surmontée d'une croix aujourd'hui disparue et qu'ils dressèrent au bord du chemin. La tradition locale veut que les jeunes gens qui passent par le trou se marient dans l'année.

Moulin à vent d'Artus[modifier | modifier le code]

L'ancien moulin à vent d'Artus est en pierre de taille. C'est seulement au XIXe siècle que ce type de maçonnerie est apparu. Des moulins plus anciens et endommagés ont souvent été réparés en partie avec cette technique. L'escalier traditionnel en bois a également souvent été remplacé par un escalier en pierre accroché au mur. Ici, la construction de la "tonnelle" sur trois niveaux est d'un seul jet. Le point de vue sur le vignoble et la campagne environnante offert par le site a justifié l'installation de tables d'orientation au pied du moulin.

  • Référence : archives départementales et "Le patrimoine des communes de Charente-Maritime", édition Flohic.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Archives départementales et "Le patrimoine des communes de Charente-Maritime", édition Flohic.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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