Sainte-Gemmes-d'Andigné

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Sainte-Gemmes-d'Andigné
Vue de l'église au centre du bourg.
Vue de l'église au centre du bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Segré
Canton Segré
Intercommunalité C.C. du Canton de Segré
Maire
Mandat
Jean-Claude Taulnay
2014-2020
Code postal 49500
Code commune 49277
Démographie
Gentilé Gemmois, Gemmoise
Population
municipale
1 486 hab. (2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 32″ N 0° 53′ 00″ O / 47.6755555556, -0.88333333333347° 40′ 32″ Nord 0° 53′ 00″ Ouest / 47.6755555556, -0.883333333333  
Altitude 32 m (min. : 22 m) (max. : 62 m)
Superficie 25,34 km2
Localisation

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Sainte-Gemmes-d'Andigné

Sainte-Gemmes-d'Andigné est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune angevine du Segréen, Sainte-Gemmes-d'Andigné se situe au sud de Segré, sur la route D183, Chazé sur Argos, et aux abords de la route D181, Le Bourg d'Iré - Segré[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Mont-Joli[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Due à l'architecte Alfred Tessier, l’église de Sainte-Gemmes-d’Andigné est un édifice d'inspiration néogothique dont la réalisation est particulièrement soignée. Outre sa belle silhouette élancée et son intéressante architecture intérieure, elle contient d’originaux vitraux (restaurés en 1986 et 1987), trois grandes toiles marouflées sur le mur, peintes par Paul Audfray entre 1923 et 1928 (l'ensemble formant la composition d'un monument aux morts de la Première Guerre mondiale), un grand maître-autel et tout un ensemble de mobilier lui aussi de style néogothique qui témoignage de la ferveur religieuse de cette époque.

Sa première pierre fut bénite et posée le 19 avril 1865 par Mgr Angebault, ainsi que le rappelle une inscription à gauche du porche central, Jean-Vincent Rabeau étant maire de la commune et Louis Villette curé de la paroisse.

Célestin Port, dans son fameux Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire, ne manqua pas de signaler, en 1878, ce « bel édifice à flèche de pierre élancée, qui remplace depuis 1865 la vieille église trop étroite dont partie remontait au XIIè s ». Dans ses Notes sur la ville de Segré et son arrondissement, Émile Milon en donnait la description suivante en 1888 : « L'église, qui dut servir de chapelle à l'abbaye, en même temps que d'église paroissiale, a été remplacée en 1865 par le magnifique édifice, en style ogival du XIIIe siècle, que l'on voit aujourd'hui. Le clocher, à base carrée formant porche, est décoré, à chacun de ses angles, d'élégants clochetons reliés par une jolie balustrade ajourée. Il est surmonté d'une fort belle flèche en pierre. Les pilastres des collatéraux sont également surmontés de petits clochetons, que des arcs unissent au corps principal de l'édifice. L'intérieur se compose de trois nefs, soutenues par de hautes et élégantes colonnes, à l'extrémité desquelles sont l'abside et les absidioles, aux dimensions trop exiguës. Il est éclairé par de nombreuses et gracieuses fenêtres, à double meneaux de pierre et rosace, garnies de vitraux, dont quelques-uns, ceux de l'abside et des absidioles notamment, sont de très belle facture. On y remarque, en outre, son chemin de croix, la chaire et les stalles du chœur ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Claude Taulnay[3]   Journaliste
1989 2001 Madeleine Gaudin    
1971 1989 Henri Rossignol    
1953 1971 Georges Menan    
1945 1953 Constant Rouillère    
24 avril 1932 1945 Joseph Peteul   Meunier
1919 10 mars 1932 Comte Geoffroy d'Andigné Conservateur Conseiller général (1908), Député (1924)
1884 1919 Henri de La Salmonière    
1882 1884 Louis Peteul    
1878 1882 Henri de La Salmonière    
1870 1878 Comte Fortuné d'Andigné    
1862 1870 J.-Vincent Rabeau    
9 août 1859 15 décembre 1861 Guillaume Roussier    
1846 1859 Charles-François-Marie-Fortuné d'Andigné    
6 septembre 1840 20 novembre 1845 Pierre Meignan    
27 août 1837 1840 Pierre-Joseph Boreau de Roincé    
26 août 1830 1837 Etienne Aubert    
12 janvier 1822 8 août 1830 Charles-François d'Andigné de la Chétardière    
2 janvier 1808 1822 Marquis Paul-Marie-Céleste d'Andigné de la Blanchaie, baron de Segré Libéral Député (1827), Président du Conseil général, Pair de France (1837)
1er messidor an VIII 1808 Mathurin    
germinal an V 1800 Gastinais    
1792 1797 P. Lanier    
1789 1792 François Charron   Curé de la paroisse
1788 1789 Leclerc de la Ferrière   Syndic de la municipalité
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Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Canton de Segré[4], elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 486 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 119 1 275 1 372 1 408 1 180 1 342 1 313 1 320 1 352
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 412 1 348 1 300 1 241 1 311 1 373 1 279 1 304 1 286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 262 1 209 1 235 1 121 1 087 1 105 1 055 1 068 1 001
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 164 1 223 1 253 1 243 1 271 1 311 1 447 1 498 1 486
2011 - - - - - - - -
1 486 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,1 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 21,2 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 11,4 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 29,5 %).
Pyramide des âges à Sainte-Gemmes-d'Andigné en 2008 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,6 
90  ans ou +
3,7 
6,6 
75 à 89 ans
11,7 
13,0 
60 à 74 ans
14,1 
19,0 
45 à 59 ans
18,7 
17,6 
30 à 44 ans
21,0 
19,0 
15 à 29 ans
11,4 
23,1 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 109 établissements présents sur la commune à fin 2010, 29 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 5 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 48 % de celui du commerce et des services et 7 % du secteur de l'administration et de la santé[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Sainte-Gemmes-d'Andigné.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail Sainte-Gemmes-d'Andigné (49), consulté le 21 octobre 2012
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Réélection 2014 : « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la Préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  4. Insee, Composition de l'EPCI du du Canton de Segré (244900593), consulté le 17 septembre 2013
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Sainte-Gemmes-d'Andigné en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 octobre 2012)
  7. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 octobre 2012)
  8. Insee, Statistiques locales du territoire de Sainte-Gemmes-d'Andigné (49), consultées le 9 mai 2013
  9. « Château de la Blanchaie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Château de la Chetardière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Château de Dieusie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Église paroissiale Sainte-Gemmes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Libération, Démolition d’églises : Sainte-Gemmes-d’Andigné, le village qui résiste, selon AFP, consulté le 13 août 2013
  14. « Logis de la Pezellière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Prieuré dit l'Abbaye », base Mérimée, ministère français de la Culture