Sainte-Félicité (L'Islet)

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Sainte-Félicité
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Chaudière-Appalaches
Comté ou équivalent L'Islet
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Alphé St-Pierre
2013-2017
Constitution 1er janvier 1950
Démographie
Gentilé Félicitois, Félicitoise
Population 436 hab. (2006)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 00″ N 69° 56′ 00″ O / 46.950005, -69.93333846° 57′ 00″ Nord 69° 56′ 00″ Ouest / 46.950005, -69.933338  
Superficie 9 582 ha = 95,820 km2
Divers
Code géographique 17025
Localisation

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Sainte-Félicité

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Sainte-Félicité

Sainte-Félicité est une municipalité québécoise (Canada) située dans la municipalité régionale de comté de L'Islet et la région administrative de Chaudière-Appalaches.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1er janvier 1950 : Érection de la municipalité de Sainte-Félicité.

Géographie, lieux historiques et événements[modifier | modifier le code]

Sainte-Félicité est située à 160 km de Québec dans la portion nord-est de la région de Chaudière-Appalaches, dans le secteur "Côte-du-sud". C'est un village des montagnes appalachiennes, près de la frontière américaine, à mi-chemin entre Saint-Marcel et Sainte-Perpétue, au nord de Saint-Adalbert et de Saint-Pamphile.

Plusieurs rivières y coulent, dont le Grand Calder, la Grande rivière Noire, la rivière à la Truite, la rivière Gobey ainsi que le Ruisseau Froid qui alimente le lac du Curé au centre du village. Dans la partie Ouest de la municipalité, entre la rivière Grand Calder et la route de l'Équerre, on retrouve la vallée du « Cona Brook » qui referme un marécage d'un kilomètre de long, nommé Grande-Savane.

L'exploitation forestière est la principale activité des lieux, l'agriculture ayant presque disparu. Cependant, dans la partie Ouest et Sud-ouest, on retrouve plusieurs carrières et sablières en exploitation. On y retrouve un paysage agroforestier typique de l'arrière-pays situé dans le rang Taché. Celui-ci, ouvert en 1845, est le plus vieil endroit de la paroisse avec son école de rang, des vieux bâtiments agricoles et une croix de chemin. Ces monuments se trouvent dans la partie ouest du rang, nommée la Côte des Bois. Mis à part ces bâtiments anciens, on y retrouve un Sacré-Cœur, érigé en 1950 par Pierre Gagnon, qui était appuyé financièrement par les gens du « Ch'min Taché » pour commémorer l'endroit où auraient dû, au commencement, être construits l'église et le village. Parmi les autres endroits à mentionner, il y a le « P'tit Canot » situé toujours sur la Côte des Bois, qui est considéré dans la culture populaire comme étant le symbole de la jeunesse et de la musique du folklore québécois, il est considéré aussi par les habitants comme étant une source de résistance aux ordres du curé. La Forêt de Blanche-Neige , qui est derrière l'église et le parc du Lac du Curé, est une réserve écologique où se trouvent un sentier pédestre et des jeux d'hébertisme construits en 2007. Le Cimetière des Pins se situe quelque part dans le rang Saint-Camille, au sud du village. Il est un endroit renfermant, sous une repousse de feuillus, sur près d'un kilomètre de long, les restes d'énormes pins blancs abattus par un feu de forêt au début du siècle et qui représentent bien la forêt à laquelle les pionniers ont dû fait face lors de la colonisation du XIXe et du XXe siècle.
On peut aussi remarquer plusieurs ruines de moulins à scie le long de la rivière Grand Calder, qui servait de route pour les draveurs entre le rang Taché, le rang Saint-Isidore (aujourd'hui la route 216) et le rang Saint-Camille. Dans la partie Est du rang Saint-Camille, se trouve la Maison de la Colonisation, qui est une habitation de type colonial du milieu du XXe siècle. Elle ne fut jamais habitée, car elle fut construite pour répondre à l’exigence du ministère de la colonisation pour qu'un colon puisse acquérir une terre à bois. Au côté de l'habitation, se trouve un camp en bois rond, pièce sur pièce. identique aux premières habitations des pionniers.

Le parc du Lac du Curé rénové en 2008, est l'espace de villégiature de la municipalité, où l'on retrouve une statue du sculpteur Clermont Gagnon, érigée en 2010 en l'honneur de Joseph Pelletier, communément appelé « Joe » qui fut un grand « violoneux » de l'histoire de Sainte-Félicité. Le lac du Curé fut aménagé après l'incendie de la vieille église en 1949. Construit pour être le réservoir d'eau du village, il fut nommé ainsi en l'honneur du curé-fondateur Charles Dumais. Au mois de juin de chaque année, pendant le Festival Fleurdelisé, le lys versicolore, emblème floral du Québec, fait son apparition sur les berges du lac. Annuellement, pour la Fête nationale du Québec, on y célèbre le Festival Fleurdelisé de Sainte-Félicité du 23 au 26 juin, avec des activités familiales et des spectacles, qui ont pour but de valoriser la culture, l'histoire et le patriotisme québécois.

Histoire[modifier | modifier le code]

La municipalité elle-même a vu le jour récemment, créée en 1950, à partir du territoire de la paroisse du même nom érigée en 1945 par le curé Charles Dumais. Son nom lui a été donné à cause de sa proximité avec Sainte-Perpétue. En effet, sainte Perpétue, une dame noble, fut martyrisée avec sainte Félicité, une esclave chrétienne, sous les yeux de l'Empereur romain Septime Sévère à Carthage en l'an 203. L'écrivain de l'époque Tertullien a d'ailleurs écrit les Actes de Perpétue et Félicité.

Mais c'est en 1845, que le peuplement humain de cette vallée appalachienne eut lieu. Les premières familles à s'installer furent les Bois et les Gagnon dans le rang Taché. Ces familles étaient originaires de Saint-Jean-Port-Joli et de ses environs qui est appelé « Les Bas » dans le langage populaire des Félicitois. Ils quittèrent leur terres familiales pour aller se construire un nouveau royaume dans les montagnes car les terres agricoles de leurs régions natales ne leur étaient plus accessibles. La terre appalachienne n'était pas une terre propice à l'agriculture. Avec l'ouverture de la route Elgin qui joint Saint-Jean-Port-Joli à la frontière américaine, un flot d'immigration s'empara des lots bordant le « Ch'min Taché ». De nombreuses familles vinrent rejoindre les quelques colons installés dans leur habitations de fortunes, la véritable naissance de Sainte-Félicité-de-L'Islet venait d'avoir lieu.

Au début du XXe siècle, le nombre d'habitants ne cessait de grimper, si bien que l'on créa le rang St-Isidore au Sud du « Ch'min Taché ». À cette époque, suite à la création des paroisses de Sainte-Perpétue et de Saint-Pamphile, les habitants de ces rangs qui formaient à cette époque le comté Garneau, étaient sous la juridiction de ces deux paroisses. Ce n'est qu'en 1940, que les habitants du « Ch'min Taché » se regroupèrent pour demander la création d'une paroisse qui regrouperait les rangs Taché et Isidore. Le premier instigateur de cette volonté fut Alfred Gagnon qui céda volontairement une partie de ses champs pour ériger la nouvelle église. Les gens du « Ch'min Taché » mirent la main à la pâte en creusant les fondations et en coupant le bois pour la construction de leurs église. Cependant le choix de l'emplacement du futur village n'était pas unanime au sein des habitants du comté Garneau, certains colons du rang Saint-Isidore firent pression auprès du cardinal Jean-Marie-Rodrigue Villeneuve de Québec, pour que celui-ci revienne sur sa décision et octroie l'emplacement du futur village sur le rang Saint-Isidore. Il céda à leur demande et ordonna l'emplacement de la future église à sa place actuelle. Devant cette décision, un habitant du rang Taché cessa ces pratiques envers la religion catholique et se tourna vers le protestantisme.

C'est en 1945 que l'église et le presbytère de Sainte-Félicité-de-L'Islet virent le jour. Le curé Charles Dumais, se retrouva devant une paroisse divisée entre deux camps et deux rangs. Pendant ce temps plus au sud le rang Saint-Camille venait d'être ouvert à la colonisation et plusieurs colons venant de Saint-Pamphile vinrent s'installer. En juillet 1949, l'église fut incendiée, dans des conditions plus que nébuleuses, ce qui a laissé la porte grande ouverte aux légendes. La reconstruction de la nouvelle église et la création de la municipalité en 1950 apaisèrent les conflits internes et unirent les habitants sous une même bannière.

Au tournant des années 60, l'électricité, le téléphone et la télévision firent leur apparition, on ferma les écoles de rang pour construire une école centrale au village. Celle-ci fut elle aussi incendiée en 1976 et reconstruite la même année. C'est durant cette même année qu'eurent lieu les premières Fêtes du Patrimoine qui deviendront le Festival Fleurdelisé en 1990. Au cours des années 1980 et 1990 les services publics se multiplièrent, les marchés-généraux devinrent des dépanneurs et des épiceries, une quincaillerie, un salon de coiffure, un restaurant, un garage et une PME d'empaquetage de copeaux de bois firent leurs apparitions. En 1995, pour célébrer les 50 ans du village, on transforma l'ancienne chapelle, en une salle de loisir et un bureau municipal. Au cours des années 2000, l'exode de la jeunesse rurale et le vieillissement se firent sentir sur l'avenir du village. La menace de fermeture de l'école primaire, poussa un groupe de citoyens à monter aux barricades pour empêcher la décision de la commission scolaire de s'appliquer et ils réussirent à faire reculer les autorités, cependant cette bataille ouvrit sérieusement la porte à la réflexion sur l'avenir de ce village né du labeur des ancêtres et qui à présent comme bien d'autres est menacé de disparition. La population de Sainte-Félicité décline lentement depuis 1961, moment où elle était évaluée à 811 âmes. C'est devant cette triste constatation, qu'un jeune étudiant du nom de Samuel St-Pierre, décida en 2007, d'aller à la conquête de la parole des gens de son royaume, sous forme d'un documentaire, dans la même optique que le cinéaste Pierre Perrault, il a conservé une partie de l'histoire grâce à l'image et ce pour la suite du monde.[réf. nécessaire]


Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rose des vents
Saint-Marcel N Sainte-Perpétue
O    Sainte-Félicité    E
S
Saint-Adalbert Saint-Pamphile

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]