Sainte-Catherine-de-Fierbois

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Sainte-Catherine-de-Fierbois
La mairie dans l'ancienne aumônerie, monument historique
La mairie dans l'ancienne aumônerie, monument historique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité Communauté de communes de Sainte-Maure-de-Touraine
Maire
Mandat
Vincent Popelier
2008-2014
Code postal 37800
Code commune 37212
Démographie
Population
municipale
676 hab. (2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 30″ N 0° 39′ 16″ E / 47.1583333333, 0.654444444444 ()47° 09′ 30″ Nord 0° 39′ 16″ Est / 47.1583333333, 0.654444444444 ()  
Altitude Min. 92 m – Max. 129 m
Superficie 15,49 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saintecatherinedefierbois.fr

Sainte-Catherine-de-Fierbois est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre.

Croix de chemin à l'entrée du village
Lavoir

Géographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Il a existé un antique sanctuaire à côté d'un antique village. Charles Martel serait venu s'y s'agenouiller après sa victoire sur les Maures, encore appelés Sarrasins. Jeanne d'Arc reçut la mission de récupérer l'épée personnelle de Charles Martel offerte et laissée là par l'ancêtre de Charlemagne. Tel est l'héritage que l'église locale n'a cessé d'affirmer dès sa restauration, timidement à partir des années 1850, et surtout plus fortement après la guerre de 1870-71.
  • Sainte-Catherine-de-Fierbois devint succursale de Sainte-Maure le 21 mars 1516 et les oppositions repoussèrent au 12 mars 1540 l’arrêt confirmatif du Parlement de Paris, qui fixa les limites de la nouvelle communauté taillable.
  • L’érection en cure indépendante se fit par Décret de l’Archevêque de Tours du 17 décembre 1704, les limites de la paroisse étant conformes à l’actuel rôle des tailles (Archives Départementales d'Indre-et-Loire-G 16).
  • Par la loi du 28 mars 1832, Sainte-Catherine-de-Fierbois passa du canton de Ligueil, arrondissement de Loches, au canton de Sainte-Maure-de-Touraine, arrondissement de Chinon.
  • Délimitation réalisée de Sainte-Catherine-de-Fierbois d’avec Sainte-Maure-de-Touraine, par Ordonnance Royale du 6 juillet 1832 : Sainte-Catherine-de-Fierbois cède à Sainte-Maure-de-Touraine un territoire de 5 ha 25 a, à la Richardière, contenant une maison (A.N.-F 2 II Indre-et-Loire 3).
  • Par Arrêté Préfectoral du 19 décembre 1963, la commune de Saint-Épain cède à celle de Sainte-Catherine-de-Fierbois 6 ha 74 a à l’Est de la Route Nationale no 10, comprenant le lavoir municipal de Sainte-Catherine-de-Fierbois et la Haraudière.

La chapelle[modifier | modifier le code]

La légende raconte que Charles Martel, en 732, après avoir remporté la bataille de Poitiers, aurait exterminé les dernières troupes dans les bois qui avoisinaient alors Sainte-Maure.

Pour remercier Dieu de cette victoire décisive sur les Maures, Charles-Martel aurait fait construire en ce lieu sauvage appelé Fierbois (ferus bocus) une petite chapelle, dédicacée à sainte Catherine d'Alexandrie, patronne des soldats. En ex-voto de purification, il y déposa, derrière l'autel, son épée. Cette histoire de dépôt n’apparaît en fait qu’après l’épopée de Jeanne d'Arc[1].

Le premier manuscrit citant Sainte-Catherine-de-Fierbois est un ouvrage du XVe siècle : Vie de sainte Catherine dans lequel est relaté le premier miracle de cette dernière[2].

« L'an mil trois cent soixante et quinze, le pèlerinage de Madame sainte Catherine appelé Fierbois, étant en la paroisse de Sainte-Maure, au diocèse de Tours en Touraine, fut trouvé par un prud'homme dudit lieu que l'on appelle Jean Godefroy. Ce Jean Godefroy, habitant audit lieu de Fierbois, était alors en telle maladie qu'il fut sept ans sans pouvoir s'aider de membres qu'il eut… Or il revint à ce bonhomme que, naguère, il y avait eu une chapelle de Madame Sainte Catherine et en un lieu qui était plein de grands bois, de buissons et de ronces. Et il n'y avait aucun qui put y avoir accès. Il lui vint une idée pieuse et lui fut avis que, s'il faisait une neuvaine en ce lieu, sont état s'amenderait. Et il fit tant que, par ses valets, à force de cognées et instruments de fer, il fit faire une sente par laquelle il fut porté audit lieu. Et tantôt qu'il fut devant ladite chapelle, avant que sa neuvaine fût achevée, il vit bien et clair, et fut sain et guéri de tous ses membres. Et encore est-il à cette heure en un aussi bon état qu'il fut jamais. Grâces en soient rendues à Dieu et à Madame Sainte Catherine. »

À cette époque, la France est ravagée par la guerre de Cent Ans, et l’Église catholique divisée par le Grand Schisme d'Occident (il y a jusqu'à trois papes simultanément), et dans sa détresse, le peuple se tourne vers le merveilleux.

En ces temps de troubles, où des bandes de voleurs, de brigands et d'ennemis anglais sillonnaient le pays, beaucoup de chevaliers, paysans et voyageurs qui tombaient entre leurs mains se recommandaient à cette sainte et faisaient vœu d'aller en pèlerinage à sa chapelle, s'ils recouvraient la liberté. Sainte Catherine, qui était déjà patronne des vierges et des soldats (c’était l’équivalent féminin de saint Michel), devient également patronne des enfermés. Son sanctuaire de Fierbois, le seul qui ne se trouve pas dans une partie du royaume contrôlée par les Anglais, devient un but important de pèlerinage[3]

À partir de ce moment-là, le bruit des miracles qui s'opéraient à Fierbois se répandit rapidement et attira, dès lors, une foule de malades et de pèlerins[4].

L'aumônerie[modifier | modifier le code]

Pour recevoir les pèlerins qui affluèrent dès lors à Saint-Catherine, Jean le Meingre, dit Boucicaut, qui en était seigneur voulut y bâtir vers 1400 un hôpital.

Cette aumônerie consistait en un bâtiment situé dans le bourg, composé d'une chapelle dédiée à saint Jacques de Compostelle[5], de trois chambres (dortoir) dont une pour les pauvres avec « cour, jardin et pré, et trente-deux arpents de terre sur Saint-Épain ». Elle avait été fondée grâce au consentement de Jehan de Craon, ainsi qu'on le voit par la charte ainsi conçue:

« À tous ceux qui ces présentes lettres verront, Jehan de Craon, chevalier, seigneur de Moncontour, Sainte-Maure, Montbazon, etc. savoir faisont que, comme Messire Jehan le Meingre dit Boucicaut, comte de Beaufort et d'Arles, vicomte de Tourrienne et de Valerne, maréchal de France, ému de dévotion a fondé et fait construire et édifier un hôpital et aumônerie pour héberger les pauvres et faire accomplir les œuvres de miséricorde en l'honneur de Dieu en notre ville de Sainte-Catherine-de-Fierbois, étant en notre barronie et châtellenie, laquelle chose ne pouvait se faire sans avoir sur ce notre congé et licence.
Savoir faisons que : "Pour l'honneur et révérence de Dieu", et considérant la bonne volonté et affection de Messire Jehan le Meingre de Boucicaut voulons, octroyons et consentons que lesdits héritages et places ci-dessus déclarés soient et demeurent toujours unis perpétuellement. Donné en notre castel de Montbazon sous notre scel et seing manuel, en témoin de la vérité et mémoire perpétuelle, le 10e jour du mois d'août de l'an de grâce 1415 : Jehan de Craon ».

Jeanne d'Arc et Sainte-Catherine[modifier | modifier le code]

Vitrail commémorant Jeanne d'Arc et Sainte-Catherine

Jeanne d'Arc, fille de paysans de Domrémy, se fait conduire par Robert de Baudricourt auprès du Dauphin (futur Charles VII).

Elle part de Vaucouleurs le 23 février escortée de six hommes, et arrive le 4 mars 1429 à Sainte-Catherine-de-Fierbois, portant alors des habits masculins. Elle est hébergée dans l'aumônerie construite par Boucicaut et fait rédiger une lettre au Dauphin qu'elle fait porter par deux hommes de son escorte et alla, à Fierbois, prier devant la statue de sainte Catherine qui trônait dans la chapelle dédiée à son nom. Le lendemain elle assiste à trois messes dans cette même chapelle. Ayant reçu réponse à son courrier, elle se met en route pour Chinon le 6 mars.

Une fois reconnue comme l’envoyée du Seigneur, elle se rend à Tours pour y récupérer l'armure confectionnée pour elle, et quand on lui propose une épée, elle la refuse avançant que « ses voix » lui avaient révélé l'existence d'une autre épée et donné l'ordre d'aller la chercher pour sa mission, enterrée derrière l'autel de la chapelle de Sainte-Catherine-de-Fierbois et reconnaissable à cinq croix gravées sur la lame (épée de Charles Martel). Voici ce que l'on peut lire à ce propos dans les minutes de son procès :

« …Tandis que j'étais à Tours, j'envoyai chercher une épée qui se trouvait dans l'église Sainte-Catherine-de-Fierbois derrière l'autel.
— Comment saviez-vous que cette épée fût là ?
— Cette épée était en terre, toute rouillée et la garde était ornée de cinq croix. Je sus qu'elle se trouvait là par mes voix, et l'homme qui l'alla chercher ne l'avait jamais vue. J'écrivis aux ecclésiastiques dudit lieu qu'ils voulussent bien m'envoyer cette épée, et ils me l’envoyèrent. Elle n'était pas trop enfoncée en terre, derrière l'autel comme il me semble. Aussitôt après que l'épée eût été trouvée, les ecclésiastiques dudit lieu la frottèrent, et aussitôt la rouille tomba sans difficulté. Ce fut l'armurier de Tours qui l'alla chercher. Les prêtres de Fierbois me firent don d'un fourreau, et les habitants de Tours d'un autre. On fit donc faire deux fourreaux, l'un de velours vermeil, et l'autre de drap d'or. Et moi j'en fis faire un troisième de cuir solide… »

La paroisse[modifier | modifier le code]

La statue de Jeanne d'Arc devant l'église

Après l'incendie de la chapelle en 1440, le cardinal Hélie de Bourdeilles, archevêque de Tours, fit construire l'église actuelle, sur l'emplacement de l'ancienne chapelle, vers 1450. Elle fut achevée grâce aux largesses de Charles VII.

Vers le milieu de XVIe siècle, la dévotion pour sainte Catherine est encore populaire, et pour protéger l'église et les reliques qu'elle recèle, par lettre patente du roi du 2 janvier 1545, Louis de Rohan, seigneur de Sainte-Maure fut autorisé à clore le bourg de Sainte-Catherine de murailles et de fossés (disparus depuis), ce qui lui permit de prendre le nom de ville.

Très tôt les paroissiens de Sainte-Catherine voulurent s'émanciper de la tutelle de Sainte-Maure. La première demande date de 1464 au pape Pie II qui l'accueillit favorablement et y délégua un chanoine pour commencer un procès d'information de commodo et incommodo. L'affaire traîna à cause des guerres et en 1516 le pape Léon X se prononça enfin pour déclarer Sainte-Catherine succursale et paroisse. Mais Sainte-Maure fit opposition et, par un jugement rendu le 6 février 1519, les habitants de Sainte-Catherine furent déboutés de leur demande.

En 1686, une nouvelle demande échouera, en particulier à la suite des différends qui opposèrent le pape Innocent XI et Louis XIV au sujet de la régale et surtout de la fameuse Déclaration des Quatre articles de 1682. Il faudra attendre jusqu'en avril 1704 pour qu'enfin Sainte-Catherine devienne une cure à part entière.

Durant l'époque de la Révolution, l'église fut pillée, le mobilier vendu, les vitraux brisés et les très belles sculptures plus ou moins endommagées.

Au début du XIXe siècle, l'église est dans un état lamentable et les premières réparations se font aux frais des habitants et surtout de M. de Commacre, ancien seigneur de la paroisse. La sacristie est reconstruite.
En 1848, à la demande de l'abbé Maubois, curé de la paroisse, le commissaire du gouvernement à Tours, alla visiter l'église en compagnie de l'abbé Bourassé, président de la société archéologique de Touraine et de deux architectes dont M. Chateignier qui fit un double rapport, l'un signalant l'état de chaque partie de l'église, l'autre, les réparations nécessaires. Son travail fut approuvé par le comité des monuments historiques, dont le président, M. Prosper Mérimée alla lui-même inspecter l'édifice, qu'il fit alors classer monument historique.

Le 6 juin 1851, le préfet d'Indre-et-Loire, communiquait à Mgr Morlot, archevêque de Tours, les pièces relatives à « une demande de secours adressée à l'État ». Le 5 juillet Mgr Morlot retourna le dossier avec devis et plans en y joignant une lettre pour le ministre de l'Intérieur :

« L'église de Sainte-Catherine-de-Fierbois… est un des plus admirables édifices de l'art chrétien de la fin du XVe siècle, auquel se rattachent les plus précieux souvenirs de notre histoire nationale. Mais il devient urgent de restaurer promptement ce monument qui est depuis longtemps dans un état déplorable, et dont la ruine serait certaine si l’on n’entreprenait pas bientôt les travaux de réparation… Il est évident que le projet dont il s'agit ne pourrait jamais être mis en exécution si le gouvernement n'accordait pas un secours proportionné aux besoins… ».

L'aide de l'État fut en partie accordée et les travaux commencèrent, dirigé par M. Chateigner. En 1853 les fonds venant à manquer, on eut secours à une souscription et plus tard, en 1856, à une loterie dont le lot principal fut offert par l'empereur Napoléon III. Les travaux se terminèrent en 1859.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Catherine-de-Fierbois

Les armes de Sainte-Catherine-de-Fierbois se blasonnent ainsi :

D'azur à l'épée d'argent garnie d'or, surmontée d'une couronne fermée du même et accostée de deux fleurs de lys aussi d'or[6].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2008 Régis de Lussac SE directeur de camping
mars 2008 en cours Vincent Popelier SE Gérant bureau d'étude paysagiste

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 676 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
507 509 543 582 556 618 610 640 694
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
699 667 635 596 562 570 570 574 570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
618 620 657 551 542 514 510 511 506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
436 499 529 484 539 611 648 658 676
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Catherine

Vue de l'extérieur, l'église présente une croix latine parfaitement orientée et son caractère architectural est du plus pur style gothique flamboyant. Longue de 34 m et large de 12 m, elle fut construite sur l'emplacement de l'ancienne chapelle (brûlée en 1440) et l'on peut voir en entrant, sur la droite, l'emplacement où fut retrouvée l'épée de Jeanne d'Arc. Elle est surmontée d'un campanile de 41 m de haut.

Le transept fait 26 m de longueur et est composé de deux chapelles. Celle de droite est dédiée à sainte Catherine d'Alexandrie et l'on peut y voir un autel du XVe siècle formé de sept panneaux de style ogival flamboyant (vendu durant la révolution, il fut retrouvé au XIXe siècle dans un moulin voisin). On peut y admirer aussi un magnifique confessionnal en style gothique Tudor (XIXe siècle) dû au ciseau de l'ébéniste Chaffiot. L'autre chapelle est consacrée à la Vierge Marie.

En regardant le chœur, on voit à droite la porte de la sacristie surmontée des armes de Boucicaut et de Jeanne d'Arc. En face, la chapelle seigneuriale, construite au XIXe siècle.

Le maître-autel est l'œuvre du même ébéniste qui fit le confessionnal.

L'église est décorée d'une dizaine de vitraux.

La maison du Dauphin[modifier | modifier le code]

Elle porte ce nom parce qu'il est dit que Charles VII y a logé. Elle fut construite en 1478 par le sire d'Estouteville, seigneur de Sainte-Maure.

Elle se distingue par quatre fenêtres à croisillons et par une porte basse en accolade. Les gables ornementés de crochets portent à leur base deux dragons ailés. De chaque côté de la porte sont deux écussons, dont l'un aux armes de France (mi-partie), et le deuxième tellement mutilé qu'il est impossible de le définir. Elle a été entièrement restaurée en 2007.

La mairie[modifier | modifier le code]

La mairie occupe presque entièrement l'ancienne aumônerie, monument historique, fondée par le maréchal Boucicaut (aux environs de 1400), dont la façade a été restaurée dernièrement. L'ancienne chapelle dédiée à saint Jacques de Compostelle, servit ensuite de presbytère, et est occupée actuellement par la bibliothèque municipale. On y voit encore une petite statue de Sainte Catherine dans le contre-fort qui borde la route.

Télévision[modifier | modifier le code]

En mai 2006, les hélicoptères du jeu de France 3 La Carte aux Trésors se sont posés sur la commune (stade et rue de Bossée). Des habitants ont servi de chauffeurs pour les deux candidats du jeu. L'émission, dont c'était le 100e numéro, a été diffusée le mardi à 20 h 55.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le roi Louis XI a effectué un pèlerinage vers Sainte-Catherine-de-Fierbois, le 15 décembre 1471[9].
  • Le caricaturiste Jules Baric (1825-1905) est natif de Sainte-Catherine-de-Fierbois. Une rue porte son nom.
  • L'archiviste-paléographe et historien André Vaquier (1886-1976) est né à Sainte-Catherine-de-Fierbois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pour la partie histoire, abbé J.B. Fourrault, Sainte-Catherine-de-Fierbois – Ses monuments et souvenirs de Jeanne d'Arc, Tours, 1887

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Suzanne Citron, Le mythe national : l’histoire de France en question, Paris : coédition Les Éditions ouvrières/Édition et documentation internationale, 1991. (ISBN 2-85139-100-3 et 2-7082-2875-7), p. 134
  2. En 1858, l'abbé Bourassé, chanoine de l'église métropolitaine de Tours, publia, d'après ce manuscrit, un recueil des Miracles de Madame sainte Catherine de Fierbois en Touraine qui en compta jusqu'à 234
  3. Suzanne Citron, Le mythe national : l’histoire de France en question, Paris : coédition Les Éditions ouvrières/Édition et documentation internationale, 1991. ISBN 2-85139-100-3, ISBN 2-7082-2875-7, p. 133-134
  4. Site Histoire Passion Témoignages de miraculés, XIVe et XVe siècles, texte recueilli par Yves Chauvin
  5. À cette époque, le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle faisait partie des quatre grands pèlerinages du monde chrétien avec Jérusalem, Rome, et Saint-Martin de Tours).
  6. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI "itinéraire", Librairie Renouard, Paris 1909