Sainte-Cécile-d'Andorge

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Sainte-Cécile-d'Andorge
L'église paroissiale
L'église paroissiale
Blason de Sainte-Cécile-d'Andorge
Blason
Sainte-Cécile-d'Andorge
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton La Grand-Combe
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Grand'Combien
Maire
Mandat
Jacques Pépin
2014-2020
Code postal 30110
Code commune 30239
Démographie
Population
municipale
575 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 10″ N 3° 58′ 37″ E / 44.2528, 3.976944° 15′ 10″ Nord 3° 58′ 37″ Est / 44.2528, 3.9769  
Altitude Min. 200 m – Max. 835 m
Superficie 19,09 km2
Localisation

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Sainte-Cécile-d'Andorge

Sainte-Cécile-d'Andorge est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Cécile, commune du Gard, est limitrophe de la Lozère : c'est la rivière de l'Andorge dont elle emprunte le nom qui délimite les deux départements.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte Cécile d'Andorge est située au nord de l'ancienne ville minière de La Grand-Combe dans la "Vallée Longue", la vallée cévenole du Gardon d'Alès, qui commence aux sources en Lozère et qui s'achève dans la plaine d'Alès. Deux barrages y ont été construits : le barrage de Sainte Cécile en 1967 pour lutter contre les crues naturelles jugées dévastatrices, faisant suite au barrage des Camboux construit lui en 1957 afin d'alimenter en électricité la centrale thermique du Fesc, qui alimentait elle-même en énergie les puits des mines de La Grand-Combe.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Collet-de-Dèze (Lozère) Chamborigaud La Vernarède Rose des vents
Saint-Julien-des-Points (Lozère) N Portes
O    Sainte-Cécile-d'Andorge    E
S
Branoux-les-Taillades La Grand-Combe

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques vestiges préhistoriques sous forme de tumuli et de gravures préhistoriques notamment au hameau des Ponchets.

La commune avec son habitat dispersé datant du XIIIe siècle et ses mas en schiste est encore préservée de l'urbanisation. Le clocher à tour de son église date du XIIe siècle [réf. souhaitée].

Cette commune située en pays protestant est restée fidèle au catholicisme durant la guerre des Camisards (1702 - 1705), ce qui lui a valu un épisode tragique. Le 11 octobre 1703 le village de Sainte Cécile d’Andorge et celui de Saint-Julien-des-Points sont incendiés par Rolland et Jouanny : 800 à 900 camisards se vengent contre le village papiste de Sainte-Cécile-d’Andorge épargné par la dévastation des Hautes Cévennes le mois précédent. Les habitants se réfugient dans leur église transformée en forteresse. Neuf habitants qui n’ont pu atteindre à temps l’église sont tués, les autres seront sauvés. Quelques jours plus tard, l'abbé Vidal, curé de Sainte-Cécile mènera une expédition punitive et meurtrière contre la paroisse voisine de Blannaves entièrement réformée. L'historien Robert Sauzet relate ces évènements dans un ouvrage qui fait place à la minorité religieuse des catholiques intitulée LES CÉVENNES CATHOLIQUES.Histoire d'une fidélité. XVIe-XXe siècle''

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Andorge-le-Gardon[1].

Durant la révolution industrielle, la commune profite du voisinage de deux compagnies houillères importantes, la Compagnie de Portes et Sénéchas, et celle de la Grand-Combe ARCHIVES NATIONALES – Paris F/12/6728 à 6832, F/12/13136 et 13137et F/14/8229 à 8234 : Compagnie des mines de la Grande-Combe (1854-1859). Soc. an. de l’éclairage au gaz, des hauts fourneaux de Marseille et des mines de Portes et Sénéchas (1855-1860). Plusieurs chemins de fer vont la traverser (et la désenclaver) dont celui de Paulin Talabot : le PLM, future ligne des Cévennes, passe en effet dès 1867 dans la commune dont la gare accueille durant leurs excursions cévenoles deux amoureux célèbres, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre comme le raconte la première dans "les mémoires d'une jeune fille rangée".

Aujourd'hui la commune qui compte près de 560 habitants contre 470 il y a vingt ans, s'est tournée résolument vers le tourisme. Elle participe à la restauration partielle d'un autre chemin de fer, l'ancien CFD qui reliait Sainte-Cécile-d'Andorge à Florac (1909-1968) au sein d'une association intercommunale "le TAC" (train de l'Andorge en Cévennes) et de la future voie verte appelée dans un premier temps "Transcévenole" puis maintenant "Ligne verte".

Un chemin de fer atypique traverse aussi le territoire de la commune. Les plans inclinés de Portes et Sénéchas qui reliaient les mines de La Vernarède à la gare terminus de la Levade, à La Grand-Combe, fut construit en 1859 par le financier Jules Mirès (1809-1871) alors propriétaire de la Compagnie de Portes. Ce roulage minier qui fonctionna de 1859 à 1867 utilisait la gravité. Dans le système "bis automoteur" conçu et développé par l'ingénieur Paul-Adrien Bourdaloue dans la région de La Grand-Combe, les wagons pleins qui descendent font remonter les wagons vides grâce à un système de câbles. Ainsi étaient en partie solutionnées les difficultés de transport liées au relief cévenol Les plans inclinés des Pinèdes par Laurent Aiglon, éditions Cévennes magazine, numéros 1065-1036), 2000.))

La municipalité a fait restaurer en 2003-2004 les ouvrages d'art qui composaient ce système original et en a fait des sentiers de randonnée (la tour des Pinèdes et la tour du Simonet). La tour du Simonet accueille des expositions temporaires sous le nom d'écogalerie d'art du Simonet.

Les habitants de Sainte-Cécile-d'Andorge portent le sobriquet collectif de "cambaluts", en occitan "ceux qui ont de longues jambes". Ces derniers auraient en effet développé une agilité particulière en raison du relief accidenté et des nombreux cours d'eau qu'il devaient souvent franchir à gué André Bernardy, éditions ateliers Henri Peladan, Uzès,1962)).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Cécile-d'Andorge Blason D'or au pal losangé d'argent et de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 2001 Gérard Bernon    
mars 2001 en cours Jacques Pepin    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 575 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 597 603 697 672 670 690 682 869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904 1 039 1 425 994 1 075 1 050 1 180 1 159 1 186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 191 1 094 1 038 1 009 926 819 853 874 852
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
773 620 499 476 483 490 543 575 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011