Saint-Synode

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Siège du Saint-Synode de l'Empire russe à Saint-Pétersbourg.

Dans les Églises orthodoxes, le Saint-Synode — ou « concile » permanent — est l’institution collégiale au sommet de la hiérarchie religieuse.

Dans l'Église russe[modifier | modifier le code]

En 1721, suite aux réformes religieuses du tsar Pierre le Grand, le Saint-Synode est devenu le principal organe d'administration de l'Église orthodoxe russe, privée de patriarche. Composé d'évêques, de prêtres et du haut-procureur (ober-prokuror) nommé par l'empereur, il devait diriger les affaires ecclésiales d'une façon collégiale. Pobiedonostsev en fut un des procureurs généraux les plus célèbres à partir de 1880.

En rétablissant la fonction du patriarche en 1917, l'Église orthodoxe russe a conservé le Saint-Synode. Il administre désormais l'Église russe dans la période entre les conciles épiscopaux (réunis tous les quatre ans) et par délégation de ceux-ci. Il comprend aujourd'hui le patriarche, sept membres permanents (métropolites) et cinq membres tournants choisis dans le reste de l'épiscopat.

Le Saint-Synode est notamment chargé de désigner les nouveaux évêques, de nommer les recteurs des séminaires et des académies de théologie, de pourvoir à la nomination des supérieurs monastiques. Le Synode est secondé dans son travail par plusieurs départements synodaux dont : le département des relations extérieures, le département pour la mission, les éditions synodales, etc.

Dans l'Église grecque[modifier | modifier le code]

La première autre Église orthodoxe à avoir imité l’organisation ecclésiastique russe est celle de Grèce. Les assemblées nationales helléniques de 1822 et de 1827 entament le processus d’autonomisation de l’Église grecque par rapport au Patriarcat œcuménique de Constantinople, encore placé sous domination ottomane. En 1833, le Parlement hellénique rejette formellement l’autorité du Patriarche de Constantinople et met en place un Saint-Synode sur le modèle russe. Après bien des querelles, le Patriarche finit par reconnaître le Saint-Synode grec en 1850.

En 1852, une loi définit les droits et le rôle du Saint-Synode. Elle place Athènes sous la direction d’un Métropolite. Quatre autres évêques sont nommés au Saint-Synode pour un an par le gouvernement grec. Ses délibérations sont contrôlées par un commissaire royal, nommé par le gouvernement à l’image de l’oberprocuror russe, et aucun acte du Synode ne peut être validé sans son assentiment. Le Synode comporte également des secrétaires, des écrivains et d’autres fonctionnaires nommés par l’État. Le Saint-Synode est la plus haute autorité de l’Église grecque et prend la place, dans la liturgie, du Patriarche œcuménique.

Après la proclamation de la République hellénique en 1924, le contrôle royal du Saint-Synode est naturellement abandonné. Le métropolite d’Athènes est élevé au rang d’archevêque en 1932 et le Chef de l’Église commence à être nommé dans la liturgie.

Aujourd’hui, tous les évêques diocésains de Grèce ont le statut de métropolite et le Saint-Synode est composé de l’archevêque primat et de douze évêques. Il s’occupe des questions ecclésiastiques et des détails liés à l’administration de l’Église.

Dans l'Église serbe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]