Saint Ké-Collédoc

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L'ancienne Bretagne, comprenait la Grande-Bretagne, l'Irlande et la Bretagne Armorique.

Saint Ké, sant Ke, sant Quay, saint Kea  (en), est un saint ermite breton, originaire de Bretagne insulaire ou d'Irlande, autrefois très populaire et auquel on dédiait sous des noms variés, nombre d' églises et de chapelles, de villages et de places. D'après de nombreux hagiographes, « Ké » et « Colledoc » sont un seul et même saint du fait de l'alliance des deux prénoms dans les nom de paroisses médiévaux, tel « Kécoledoci » formé à partir de Ké et de Colledoc[1].

Les récits qui nous sont parvenus[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

baptistère de l'église du Vieux Kéa d'où est parti saint Ké
  • Ce prénom de « Collédoc » ou « Coletoc » puis Colezeuc ( « Rivallon, fils de Colezoc » : On trouve le prénom breton « Colezoc », à Quimper[2] et à Quimperlé[3] signifiait en gallois et bas breton « chéri de », « choyé », coleddog en gallois, ou Coleddawg. (Dans les Mabinogion[4], « Koleddawg, fils de Gwynn Gt'reint ») et comme aujourd'hui « Kolezec »[5],[6],[7].
  • « Ke, Kad » signifie combat en langue celtique.
  • « Kenan » signifie en breton et gallois, « petit chien » (de Bret./Gall. ki/ci "chien" [ken-/cyn- en noms composés] + la suffixe diminutif -an) et en irlandais et gaélique « endurant »[8],[9].

Autres formes[modifier | modifier le code]

De Ké :

  • Kenan ou Keenan liturg. Kenanus, ce qui signifie « petit Ké »,
  • Kenan Kollodok,
  • Quay,
  • Qué ou Queo,
  • Kae et Keao,
  • Key,
  • Kyle en celtique,
  • Che en cornouailles[10],
  • Kea en gallois,
  • Kay,
  • Key,
  • Keu,
  • Cai,
  • Ked,
  • Cornelia,
  • Cyanan, Cynan
  • Cianan,
  • Kinanus,
  • Kenana,
  • Kelid,
  • Kelly,
  • Kyle[11].
  • Quénan qui donnera « Guénan »[12]
  • Tygwy : St Ké serait aussi st « Tegwy » ou « Tygwy » de Llandygwy(dd) , le fils de Ste Tenoi[13],[14].

De Colledoc :

  • Coletoc, 900[15]
  • Colledog
  • Colédoc, 1175[16]
  • Kolodoc'h
  • Kycladoc, Kekaladoc
  • Collodan, breton
  • Koledog,
  • Colledeug
  • Colezoc ? 1218[1]
  • Collezeuc (s.XVI)[1]
  • Kokolodok

Il a été confondu également avec St Clether (en) ou Cleder.

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon Albert Le Grand, qui rapporte sa Vita dans les Vies des Saints de Bretagne, Collodoc naquit au début du VIe siècle au nord du Pays de Galles. Son père s'appelait Ludun, et sa mère Tagu [ou bien, Tenoi, sainte celtique][17]. Certains le relient à la ville de Landkey dans le Devon qui lui devrait son nom[18].

Ses sources[modifier | modifier le code]

Il existerait donc plusieurs saints de ce nom venus en France et la confusion entre eux fut faite avec un autre Saint Kenan, venu en Gaule à Tours. mort dans le Finistère. Sa vie fut écrite par Saint Albert Le Grand dominicain de Morlaix d'après un manuscrit d'un chanoine de Cléder appelé Maurice transmis à Albert le Grand par le marquis Sébastien de Rosmadec ainsi qu'il l'écrit à la fin de la vie de Saint Ké. Dom Lobineau remit en cause cette hagiographie. La découverte d'un manuscrit anglais du XVIe siècle, « Beunan Ké », montre que cette Vie de Saint Kenan écrite par Saint Albert était pourtant devenue populaire. Ké est aussi un personnage de la légende du Roi Arthur de de la Table Ronde, et dans la vie de Saint Ké, se mélangent sans doute éléments historiques, hagiographiques, puis légendaires.

Le manuscrit[modifier | modifier le code]

Albert-Le-Grand utilise comme source principale une vie du Saint en latin écrite par un certain Maurice, vicaire de Cléder, « gardée es archives de l'église, et à moi communiquée, dit-il, par M. Sébastien, marquis de Rosmadec[19], comte de la Chapelle, baron de Molac, etc., fondateur de ladite paroisse à cause de sa maison de Kergournadec'h, appartenant à sa femme » . Les Kergournadec'h descendaient d'un jeune homme de Cléder qui dit-on accompagna le saint breton saint Paul lorsqu'il s'avança jusqu'à l'antre du dragon de l'île de Batz pour le chasser dans la mer[20]. (On trouve sur la commune de Cleder les ruines du Château de Kergounadec'h.)

Le récit de Saint Albert[modifier | modifier le code]

Saint Ké évêque[modifier | modifier le code]

Saint Ké serait devenu évêque, en Angleterre, ou en Irlande près de Dublin : et se mit à distribuer sa fortune aux pauvres en aumônes, puis se destitua de sa charge pour devenir ermite en la province de Cambrie : il supplia Dieu de lui manifester sa volonté : « Étant en la ferveur de son oraison, il lui fut révélé qu'il se munit d'une clochette fabriquée par un fondeur appelé Gildas [21](à la façon des ermites de ce temps-là [22]), — et marchant jusqu'à un lieu nommé Ros-Ené, au Pays de Galles où il édifierait un petit ermitage, et s'y tiendrait jusqu'à ce que Dieu lui commanderait autrement : et pour l'advertir de ce lieu, sa clochette sonnerait d'elle-mesme, lorsqu'il y serait arrivé ». Il marcha en compagnie de quelques frères dont saint Kérien et d'après une tradition locale de Cléder, Saint Péran. Au lieu-dit « grève de Saint Ké » (Krestenn-Ké en breton), il fit sourdre une fontaine miraculeuse qui guérit ensuite de très nombreux malades. Cette cloche de St Ké était autrefois conservée à Douarnenez.

Saint Ké construit un ermitage, puis un monastère, puis part en Bretagne.

Un cerf.

Liste des ermitages de Saint Ké[modifier | modifier le code]

Description de l'ermitage[modifier | modifier le code]

«  Ils passèrent ce bras de mer et entrèrent en une épaisse forêt, où la cloche que le saint portait commença à sonner, ce qui lui fit connaître que c'était le lieu où il se devait arrêter, dont il remercia Dieu; et, ayant défriché ce lieu, il y édifia une petite chapelle et, auprès, de petites cellules pour soi et ses frères, avec lesquels il vaquait, jour et nuit, à prières et oraisons, se sustentant du labeur de leurs mains et des aumônes qu'on leur donnait. »

Le merveilleux : Le Champ du cerf[modifier | modifier le code]

«  Il y avait, prés de ce lieu, un beau Château, nommé Gudrun, dans lequel demeuroit un Prince, nommé Theodoric, homme perdu et déterminé, lequel, chassant, un jour, en la forêt de Rosené, poursuivit un cerf jusques en l'ermitage du saint, où il s'était jetté et caché; et, entrant de furie dedans, il s'enquit qu'était devenu le cerf; S. Ké ne voulut le lui dire, dont il entra en telle colère, qu'il fit amener en son câteau des bœufs et une vache qui avoient été donnez au saint et dont il se servait pour tirer à sa charrue; mais, le lendemain, il se présenta au Saint pareil nombre de cerfs, qui se laissèrent attacher à la charrue et achevèrent de charruer son champ, lequel, en mémoire de cette merveille, fut nommé, en Breton Walois, « Guestel Gnervet », c'est-à-dire, le Champ des Cerfs, Sa, depuis, ces animaux servirent domestiquement S. Ké et ses frères en cet ermitage. . »

Certains pensent qu'il s'agit de serfs[23].

Fontaine de Saint Ké[modifier | modifier le code]

«  Théodoric ayant veu de ses propres yeux ces cerfs, attelez à la charrue, faire l'office des bœufs qu'il avait ravis au serviteur de Dieu, n'en fut en rien émeu;et, lors que le saint l'alla prier de les lui rendre, il le frappa au visage, si rudement, qu'il lui fit tomber une dent de la bouche, ce qu'il porta patiemment et alla se laver la bouche en la fontaine de son ermitage, dont l'eau, bue avec foi et confiance en l'intercession du Saint, a retenu la vertu de guerir du mal des dents, et, encore à présent, les Walois (quoi qu'hérétiques) y ont recours. »

Premier monastère[modifier | modifier le code]

«  Quant au cruel Theodoric, Dieu le punit des excès qu'il avoit commis à l'endroit de S. Ké, car il fut frappé d'une dangereuse maladie, qui lui ouvrit les yeux et le fit rentrer en soi-même; il fit appeler saint Ké, lui demanda humblement pardon, restitua les bœufs et amplifia son ermitage de douze arpents de terre, quoi fait, le saint pria pour lui, et il fut guéri; mais, quelque temps après, étant à la chasse, il tomba de cheval et se rompit le col. Ayant reçu le don de Théodoric, il bâtit un monastère, assez ample, au lieu de son ermitage, et y reçut un bon nombre de religieux, et puis se resolut de passer la mer et d'aller en la Bretagne Armorique. »

Saint Ké à la cour du Roi Arthur[modifier | modifier le code]

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II aborda à la côte du pays de Léon, avec quelques compagnons. Ils se retirèrent au lieu où est maintenant l'église de Cléder, et y bâtirent un petit monastère. Peu de temps après, saint Quai repassa en l'île de Bretagne, avec le roi Arthur le Preux, qui était alors dans la Bretagne armoricaine, pendant que son épouse, Guenièvre la Belle, le trahissait avec son neveu Mordret : Ké fut alors député pour prier le roi de lui pardonner mais en vain[24].

«  Le Prince Modredus, se doutant bien qu'il serait attaqué de son oncle, avait fait alliance avec Cheldric, Duc des Saxons, auquel il avait promis l'Écosse, pourvu qu'il lui envoyat du secours contre son oncle Arthur. Cette alliance, faite par le tyran avec les barbares et idolatres, mit les Prélats en grande perplexité, pour le danger manifeste que courait la religion chrétienne, ce qui leur fit essayer à accorder les Princes; et connaissant la sainteté de saint Ké, ils le mandèrent venir devers eux et l'envoyèrent, accompagné de six autres évêques, vers le Roi Arthur, pour le disposer à la paix et à pardonner au Prince Modredus, moyennant quelque raisonnable réparation; mais, avant que cela se peut conclure, l'armée Saxonne, composée de 800. voiles, parut à la côte de l'île, et nonobstant la valeureuse résistance d'Arthur, jetta quatre-vingt mille hommes à terre, auxquels le Prince Modredus se joignit. S. Ké, voyant ne pouvoir rien profiter en cette négociation, et ne pouvant voir la ruine et desolation de son pays, s'en retourna en Bretagne Armorique,  »

C'est la bataille de Camlan où périt le roi Arthur et ses preux.

Il revint dans la Bretagne-Armorique. En s'y rendant, il visita et consola la reine Guenièvre en la ville de Winnton, où elle s'était retirée, et lui persuada de consacrer à Dieu le reste de sa vie : ce qu'elle fit, en se retirant dans un monastère. Il passe à Saint-Quay-Portrieux où il fait sourdre une fontaine miraculeuse. Saint Ké (Quai) revint alors à Cléder, et y mourut, vers l'année 495 le premier samedi d'octobre, après avoir enterré son ami ermite et compagnon saint Querrien. Il y fut enseveli.

Homonymie ?[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs « Saint Kenan », entre lesquels régnait une certaine confusion, chez les hagiographes ; Certains, de ces trois Kenan, n'en font qu'un seul : Saint Ké serait né en Irlande, et serait évêque de Duleck, avant d'arriver à Cleder[25]. Saint Kénan de Plouguernau aurait pour mère Tagu. Saint Ké serait saint Tegwy et aurait pour mère sainte Tenoi[4]. Il est aussi souvent confondu avec saint Collodan.

St Kenan, évêque irlandais de Duleek[modifier | modifier le code]

Le véritable St Kenan de Cleder semblerait né dans le pays de Galles en Angleterre. Un second Kenan, missionnaire irlandais, naquit et vécut à Duleek près de Dublin : car y a un ou plusieurs Saint Kenan que les hagiographes confondent à l'exception de Saint Albert [23] Selon une autre source, en effet, saint Kenan venait du Connacht, un auteur irlandais dit que Saint Kenan fut baptisé par Saint Patrick (dont il aurait écrit la biographie) et il aurait été élève du fameux Nathy d'Achonry : il traversa la mer et devint disciple de Saint Gildas. Ce saint Kenan dont parle Usher fut moine dans l'abbaye de Saint-Martin de Tours et élève de Saint Kéran : « KENAN, ou Ciànaiu (saint), Kennanus, premier évêque de Damleag, aujourd'hui DulEek en Irlande, avait été disciple de saint Martin de Tours, peut-être en même temps que saint Patrick. Ils furent ensuite élevés l'un et l'autre à l'épiscopat, et saint Kenan fit bâtir en pierres sa cathédrale ; ce qui fit donner à la ville où il avait fixé son siège le nom de Damleag, c'est-à-dire « maison de pierres », parce que les autres églises de l'île n'étaient alors qu'en bois. Cette ville prit, plus tard le nom de Duleek, et son siège épiscopal fut réuni, dans le celui de Méath. Saint Kénan mourut dans un âge très avancé, vingt ans après saint Patrice — fête le 24 novembre » [26] Ou bien, une autre version rapporte que Ké serait donc né non au Pays de Galles mais en Irlande au temps de Saint Patrick et aurait été un des 50 enfants que le roi Leogaire O'Neill aurait pris en otage lors de sa conquête de l'Irlande. Ce Kenan aurait évangélisé la Lagénie et la Connacie.

Il s'agit probablement de deux Kenan différents mais certains hagiographes confondent la vie de ces deux saints[27]. Saint Quinocus serait ainsi "Saint Kénan, Quay, Que, Colodocus né en Irlande et évêque de Duleck" fêté le 12 septembre selon les Petits Bollandistes et identifié par leurs soins[28]comme le saint Ke de Cléder[29]. D'autre part, Kenanus est l'ancien nom de Kells, patrie du monachisme irlandais[30].

Kenan de Plouguernau[modifier | modifier le code]

Un troisième Kenan aurait été prêtre du côté de Plouguerneau au temps de Saint Jaoua est fêté le 25 février.

Kenan de Glastonbury[modifier | modifier le code]

Selon Doble, qui a établi la topographie du saint, Saint Ké venait avec un compagnon appelé Saint Fily de l'abbaye de Glastonbury qui possède certaines de ses reliques, monastère où aurait été conservé le Saint Graal : on se rapproche de la légende du Roi Arthur : il serait parti ensuite évangéliser le Devon et la Cornouailles[31],[32].

Un manuscrit retrouvé : « Beuwnan Ké »[modifier | modifier le code]

Un manuscrit copié au XVIe siècle vers 1500, Bewnans Ke (en), relate la vie de Saint Kea (en) ) comme la Vita d'Albert Le Grand[33]. Ce manuscrit fut étudié par Oliver Padel  (en). Dans cette pièce, Saint Ké est lié à l'Angleterre : Devon, Wales, et à la Cornouailles[34]. L'original de vingt folios date probablement du XVe siècle, (actuellement Manus.NLW MS 23849D.), ressemble à la Vita de Saint Albert, d'après le manuscrit breton, écrite au XVIIe siècle ou bien eut les mêmes sources; il est conservé dans la Bibliothèque nationale du Pays de Galles (National Library of Wales [35] ) ; il fut retrouvé dans les papiers du professeur J. E. Caerwyn Williams (1912-99), de la Bibliothèque Nationale de Galles-Llyfrgell Genedlaethol Cymru en 2000- 2002. Il est écrit en vers, formant des stances, mais le texte est incomplet. La première partie raconte la légende de Saint Ké, mais le tyran s'appelle Teudar (ou Teuwdar), la seconde sa présence à la cour du Roi Arthur. Cette partie est à relier à l' Historia Regum Britanniae (History of the Kings of Britain) de Geoffrey of Monmouth. Elle confirme la version de Saint Albert Le Grand de la présence de Saint Ké à la Cour du Roi Arthur. Selon Gilbert Doble[36], elle aurait été rédigée en Cornwall par un chanoine de Glasney, à Penryn, à l'usage de la paroisse de Kea[37].

Toponyme[modifier | modifier le code]

En Angleterre[modifier | modifier le code]

Il y aurait au moins 1163 traces de dédicaces d'églises à St Ké/Key en France et en Angleterre (Cornouailles)[38]. sans compter les lieux et les villes[39].

1. Vieux Kéa  (en)

Ancienne chapelle de Saint Kéa en Cornouailles

Dans le Pays de Galles on trouve le village et la paroisse [40] de Saint Kea (en), nom anglais éponyme de Saint Ké, et le Vieux Kea ou Old Kea (en) à 3 km de Truro, c'est là que Dodge localisait la vie de Saint Ké[41].

2. Landegea est le doublon de Kéa : Ce qui signifie, « l'Église de Saint Ké »[42]. Il s'agirait de Langegu, le port du Vieux Kéa : D'après la Vie de st Ké par saint Albert, Saint Ké embarque à « Landegu » pour la France :

«  Nous voyons sur ce bras de mer « un port appelé Landegu » [43] . Ce port est évidemment « Old Kea » ( « l'ancien Kea » ), car les registres des évèques d'Exeter nous apprennent que Landegea ( = le « Monastère de Kea ») était au Moyen Âge le nom du lieu où se dresse encore, au milieu des arbres, sur le bord de la rivière de Truro, la tour de la vieille églisse de Kea. On peut lire encore ce nom sur une carte de Cornwall datant du XVIIe siècle (celle de Thomas Martin).  »

— Revue de Saint-Brieuc

3. Landkey  (en) dans le Devon.

Autre toponyme anglais, Landkey  (en) dans le Devon[38]. Du celtique « Lan », enclos, espace circonscrit, mot aussi courant en breton qu'en anglo-saxon : « Lann », paroisse, église, habitations, ermitage, monastère ou « Lann » (land), pays, contrée (de saint Kéa)[44].

4. Liandygai  (en) près de Gwynedd (Caernarfonshire) et de Bangor, serait le lieu du premier ermitage de Ké.

5. Lantokai (Lan-T-Ké) se situait à Street (Somerset) : ermitage de saint Ké.

En France[modifier | modifier le code]

Cleder[modifier | modifier le code]

Selon la Vita de Saint Albert, Saint Ké, prit congé de ses confrères, et leur nomma un Supérieur pour tenir sa place, puis s'alla embarquer au port de Landegu, et envoya de ses disciples chez un riche marchand lui demander, par aumône, quelque peu de pain, pour aider à leur voyage. Cet homme, se moquant d'eux leur dit : « Allez mes amis, voila une grosse berne de bled sur mon aire, si vous la pouvez emporter tout entière je vous la donne », ils s'en retournèrent avec cette réponse vers saint Ké, qui ne répondit que : Meulomp Doue, ne gollomquet on esperance a fiziomp en he providance (Louons Dieu ne perdons pas espoir et fions nous à la Providence); ils n'étoient encore loin du rivage que cette bern de bled parut sur l'eau et suivit leur navire jusqu'à la côte de Léon, où le Saint et ses confrères ayant mouillé l'ancre mirent pied à terre et se retirèrent au lieu où est à présent l'église parrochiale de Cléder, où il bâtit un petit monastère (environ l'an 472) auquel il remit des reliques qu'il avoit apportées de son pays et le livre des Evangiles qu'il avoit écrit de sa main. Après un voyage en Grande-Bretagne, le Saint retourna à Cléder, et y ayant enterré son condisciple l'ermite Kerianus (saint Querrien), il tomba lui-même malade et mourut le 1° samedi d'octobre environ et fut enterré dans l'oratoire de son ermitage.


On perdit la localisation de la sépulture de Saint Ké, lorsqu'un jour, un cléderois nommé « Britalensis », vit en rêve un ange lui commandant de fouiller le côté droit du cimetière, et là il y trouverait, lui dit-il, sept corps, et celui duquel jaillirait une « source » vive souterraine serait celui de Saint Ké, et ajouta-t-il, il y aura un tremblement de terre lorsqu'on le trouvera. On fouilla donc et c'est ce qui arriva : on mit le corps du saint dans un nouveau sépulcre, il se produisit de nombreuses guérisons, dans une petite chapelle en un coin du cimetière de Cleder, qui fut démolie vers 1787 de la même dimension que la suivante qui servit reliquaire, et plus tard de chapelle pour y célébrer les offices et on reconnaîtrait encore la place qu'occupait le tombeau du saint lorsqu'en creusant des tombes dans le cimetière, on y rencontra cette source abondante, et l'on assurait, de plus, que les cercueils, malgré l'humidité, se conservaient très longtemps. Une autre source jaillissait de dessous l'église[45],[46].

Plage de Groac'h à Cleder

« Il y a, ajoute saint Albert, en l'une et l'autre Bretagne, plusieurs églises et chapelles dédiées à ce saint prélat, dont le sépulcre se voit en une petite chapelle à lui dédiée, en un coin du cimetière de Cléder. ». On trouve une fontaine de Saint Ké à Cleder[47]. Il aurait donné son nom à la ville de Cléder : « Indiqué Parrochia de Cleder en 1282, cette localité tire son nom de celui du saint breton Cléder à qui Saint-Clether, il était considéré comme le fils du roi gallois Brychan venant lui-même de Cornwall. » où il est aussi vénéré sous le nom de Qué, il a une fontaine et une statue qui le représente en évêque, et il y aurait laissé un évangile écrit de sa propre main[48].

«  S. Ké arriva enfin à Cleder ; et, y ayant enterré son condisciple l'ermite Kerianus, il tomba lui-même malade; et, ayant dévotement reçu les sacrements, il rendit l'esprit à son Créateur, le premier samedi d'octobre, environ l'an 495, et fut enterré dans l'oratoire de son ermitage, lequel ayant été ruiné par le malheur des guerres, la mémoire du lieu de sa sépulture se perdit et fut ignorée plusieurs années  »


Selon une légende Ké avait semé du blé avec succès et on appella la ville Ké-Leder, c'est-à-dire Ké le semeur[49]. Le mot celtique « coledd », colon et cultivateur, qui a donné colo expliquerait aussi cela[44].

Saint-Quay[modifier | modifier le code]

Église Saint Quay de Saint-Quay-Perros

Il donna aussi son nom aux villes de Saint-Quay-Portrieux (« Colledoci » et « Kécoledoci » pour Kéquoloedoci [38]) et Saint-Quay-Perros ( « Sancto Ké » )[50] près de Lannion : la légende prétend qu’au Ve siècle l'ermite Sant-Ke débarqua au lieu-dit la Grève Gicquel à Saint-Quay-Portrieux dans une auge de pierre, sans aviron, sans voile, sans vivres. Parvenu, non sans mal, dans l'anse de Kertugal, il fut brutalement accueilli par des lavandières qui prirent peur à sa vue, convaincues qu'il s'agissait d'un démon. Armées de branches de genêt, elles le battirent et le laissèrent pour mort. Le saint homme pria alors la Vierge de lui venir en aide. Elle lui apparut et fit jaillir sous ses flancs une source qui soigna ses blessures. Elle le guida ensuite à l’abri d’une ronce gigantesque pour qu'il se repose. Le lendemain, les femmes qui l'avaient battu implorèrent son pardon. La Fontaine Saint-Quay se dresse depuis à l'emplacement d'où jaillit la source, et la Chapelle « Notre-Dame de la Ronce » (détruite en 1875), trônait à l'endroit où Saint-Ké s'était reposé. Située « boulevard du Littoral », à l'angle du chemin qui mène à la grève où débarqua Saint Quay, un « petit édifice en granit de forme pyramidale » abrite comme à Cléder la « Fontaine de Saint-Quay »[51] : son eau de cette source avait pensait-on des vertus guérissantes. Il est dit aussi que depuis le genêt ne pousse plus sur la commune de Saint-Quay-Portrieux. Saint-Quay-Perros est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Pleumeur-Bodou. La paroisse de Saint-Quay-Perros (ancien diocèse de Tréguier) est citée dans le procès de canonisation de Saint-Yves en 1330 sous l’appellation « parrochia de Sancto Ke, Trecorensis dicesis »[52].

Languenan[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Ke ou Kenan, surnommé Collédoc[53] Saint Ké est aussi sous le nom de Collodan Patron de Plogoff (église paroissiale de Saint Collodan) mais pas pour tous les hagiographes, J. Loth distingue Collodan et Collodoc comme deux saints distincts[1] ; une église actuellement Saint Guénolé portait aussi jadis le nom de sant Collodan sur l'île de Sein. Le nom Kenan a aussi donné Saint-Quenan de Plouguerneau et Guenan dans Pleguenan et apparaît dans Languenan, paroisse du diocèse actuel de Saint-Brieuc (paroisse du diocèse actuel de Saint-Brieuc, Lan-Kenan, église de Saint-Kenan). Coat-Quenan, Enez-venan, Trehénan, Lesvenan, Kervenann près de Sizun. Il pourrait cependant s'agir d'un autre St Kenan, de la Paroisse de Plouguerneau, sous St Jaouen[54].

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Église Saint-Collodan de Plogoff (Saint-Kea)
  • Plogoff, église Saint-Collodan. Avec une inscription sur un vitrail : « Comment S. Colodoc venant de Grande-Bretagne en Armorique s'établit à Cléden ». Une statue le représente[55] et une fontaine de Saint-Ké existe à proximité, plus connue désormais sous le nom de "fontaine de Saint-Guénolé"[56].
  • Ker Goleuzec, pour « Coleuzec », Crozon.
  • L'ancienne église paroissiale de l'Île-de-Sein était consacrée à saint Collodan[57].

Pardon[modifier | modifier le code]

Un pardon se déroule chaque 3e dimanche de juillet à Cléder à Leslaou (fontaine St Ké), avec l'association Kermargar-Saint-Ké et le 12 septembre le Pardon de St Collodan et Fiacre à Plogoff. Il était autrefois fêté le 5/7 novembre et actuellement le 7/8 octobre (date incertaine). À Cléder, Saint Ké, 1er dimanche de juillet. Invoqué pour les bestiaux.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Patron de Cléder, primitif de Lan-Guenan, de Plouguerneau, de Saint-Quay-Perros, de Saint-Quay-de-Port.

  • Chapelles à Glomel, à L'Hermitage, à Plélo, Ploèzal, à Saint-Guéno, à Plogoff.
  • Honoré à Saint-Michel-Glomel, à Saint-Brieuc qui possède un de ses os dans sa cathédrale.
  • En ermite, une bêche à la main, à Plouguerneau.
  • Costume sacerdotal, lisant dans un livre auquel une cloche est suspendue, un cerf accroupi à ses pieds ; chapelle de N.-D. d'Espérance.
  • En chasuble et mitré, tenant à la main gauche un rouleau à moitié déployé, une clochette déposée à ses pieds, prêchant ; statue du XVe siècle, à Cléder[58].
  • La clochette de Saint Ké faite par le fondeur Gildas aurait été conservée selon source à Douarnenez[4].

Gwerz de Saint Ké[modifier | modifier le code]

Albert Le Grand rapporte à la vin de sa Vie de Saint Ké, une gwerz de ce saint en breton[43], dont aucune traduction ne semble avoir été faite. Ce poème date de 1600 environ[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d J. Loth, Le nom des saints bretons, Revue celtique, Vo. 29, 1908, tome XXIX.
  2. Cart. de Quimper
  3. Cartulaire de Quimperlé.
  4. a, b et c J. Loth
  5. René Kerviler, Loth. Chrest. brjzt. cité dans « Répertoire général de bio-bibliographie bretonne » Volume 10 p. 199
  6. « Cléder - Kleder » sur l'Encyclopedie Marikel [1].
  7. Collo : D'un mot breton qui signifie « porté sur les genoux », col, cou, sein mais en portugais.
  8. The Enduring One de racine « cían ») ou encore l'Homme aux cheveux blancs (Vieil irlandais cennand)
  9. Dictionary of Patron Saints' Names de Thomas W. Sheehan.
  10. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Sant_Ke
  11. « Tous les prénoms » de Jean-Maurice Barbé : La Vie de Saint Kénan surnommé Collédoc
  12. Patronyme « GUENAN, et Botguénan, Pontguénan; voir le nom de saint KENAN, attesté dans Saint-Quenan (Plouguernau, F.), dans Languenan (IetV.), Pleuguenan (ancien év. de Dol). La tradition l'assimile avec saint Ké ou Kenan, surnommé Colledoc, patron de Cleder, qui est une ancienne enclave du diocèse de Dol. Sources : J. Loth, Les noms de saints bretons, p. 21. » Généalogistes du Finistère cgf-forum.
  13. The lives of the British saints the saints of Wales and Cornwall and such Irish saints as have dedications in Britain, S. Baring-Gould, M.A., a John Fisher, B.D. 1907, Society of cymmrodorion, C. J. Clark, Londres. [lire en ligne]
  14. Revue Celtique p.  25 et 384 [lire en ligne] La « Revue Celtique »le seul ouvrage à donner cette assimilation entre les deux saints Ké et Tygwy, confesseur et fils de Tenoi, ce qui la rend vraiment très incertaine.
  15. Cartulaire de Redon, 900/
  16. Cartulaire de Quimper, 1175/
  17. https://archive.org/stream/revueceltique50pari#page/384/mode/2up/search/+Kea
  18. Bénédictins Monks, Book of Saints 2003
  19. Jeton de Sébastien marquis de Rosmadec de Molac et de Renée Budes de Guébriant - sd
  20. Source M. Peyron, cité par le site Mémoire de Bretagne: Cleder, son étymologie, son histoire.
  21. Il s'agit sans doute de saint Gildas Le Sage, Abbé de Rhuys, auquel Brigitte de Kildare demanda une clochette.
  22. Tel saint Antoine Le Grand qu'on représente toujours avec une clochette.
  23. a, b et c Albert Le Grand, Vie de Saint Ké, page 678 note 3
  24. Saint Ké est l'homonyme du Sénéchal du Roi Artur dans la Légende arthurienne. Henry Jenner, note sur St Kea, et Sir Kay
  25. Revue de Bretagne, de Vendée et d'Anjou : « Topologie des Paroisses du Léon », Page 47.[lire en ligne]
  26. Lire aussi :Les Côtes du Nord: histoire et géographie de toutes les villes et communes... Par Benjamin-Philibert Jollivet
  27. (An ecclesiastical history of Ireland: from the first introduction..., Volume 1 Par John Lanigan page 343 et 345)
  28. Les petits bollandistes vies des saints de l'Ancien et du Nouveau Testament d'après le Père Giry, Volume 11
  29. [2] Vies des bienheureux et des saints de Bretagne par Malo Joseph de Garaby
  30. voir aussi : Annales de la Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Saint-Malo.
  31. Source et bibliographie.
  32. La critique de l'hagiographie de Saint Albert par dom Lobineau : « Nous ne sommes point assez persuadés que ce Maurice, vicaire de Cléder, qui au rapport du P. Albert Le Grand a composé en latin la vie de saint Colledoc, qu'il confond avec saint Ké, ait eu d'autres mémoires que le roman de Lancelot du Lac, avec une imagination hardie et féconde ; pour oser nous en fier à lui et rapporter sur sa parole toutes les fables grossières dont il lui a plu de faire un tissu qui n'a pas la moindre ombre de vraisemblance. Nous entrevoyons seulement, à travers tant de faussetés, que saint Colledoc a pu naître dans la Cambrie, y avoir été élevé à l'épiscopat, avoir renoncé à sa dignité pour se retirer dans le lieu de Rosené, être passé en Bretagne à la fin du Ve siècle comme tant d'autres saints de l'isle, y avoir demeuré quelques années à Cléder, y avoir enterré son condisciple l'ermite saint Kerrian, y être mort lui-même un premier samedi d'octobre, et y avoir été mis en terre dans le cimetière, d'où il aura depuis été levé pour être placé dans un lieu plus honorable. « Nous passerons aussi à l'auteur que les reliques de ce saint ont pu être transférée, toutes ou en parties, à son premier monastère de Rosené ; nous lui accorderons môme que le père du saint s'appelait Ludun et sa mère Tagu qu'ils étaient, tous deux nobles et riches. Mais tout le reste de sa narration ne mérite pas l'attention du public. On nous assure qu'il y a plusieurs églises et chapelles dans l'une et l'autre Bretagne dédiées & saint Colledoc et que son sépulcre se voit dans une petite chapelle qui porte son nom qui est dans un coin du cimetière de Cléder. » Vies des SS. de Bret. p. 27, 28.
  33. Beunans Ke (The Life Of St Ke)
  34. Source : National Library of Wales
  35. Le manuscrit de « Beunanns Ké » NLW MS 23849D
  36. Gilbert Hunter Doble , Un Saint Cornwall dans les Côtes-du-Nord, Saint Quay (Ké), A. Prud'homme, 1929 , 24 pages
  37. Saint Kea au Pays de Galles
  38. a, b et c Saints' Cults in the Celtic World p. 113
  39. En Angleterre, dédié à Saint Ké, « To-Ce-  : Landegea, Old Kea, Liandygai (Carnarvonshire/Gwynedd), Landkey (Devon), Lantokai (Somerset, now Leigh-on-Street »... in : English Place-Name Society, Journal p. 42, 1996.
  40. English Church Dedications: With a Survey of Cornwall and Devon par Nicholas Orme p. 89 [lire en ligne]
  41. http://www.stkea.org.uk/oldkeahistory.htm
  42. Charles Henderson, The Cornish Church Guide and Parochial History of Cornwall , Bradford, 1964, p. 89
  43. a et b Vie de saint Ké
  44. a et b Bullet, Mémoires sur la langue celtique, lan et lann, p.  69-70
  45. [Source http://www.infobretagne.com/cleder.htm Bretagne Mystérieuse Cleder, étymologie et histoire ]
  46. Le pardon de Saint Ké
  47. http://www.goelo.fr/patrimoine.php?numero=388 et http://fr.topic-topos.com/fontaine-saint-ke-cleder
  48. http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-pierre-et-saint-paul-cleder
  49. Source : Commune de Cléder, cf. Liens externes.
  50. http://binicaise.unblog.fr/bretagne/cotes-darmor/promenades-en-bretagne-1/saint-quay-portrieux/
  51. http://amicaledumoulin.com/marandel/s403521978.siteweb-initial.fr/la-fontaine-saint-ké/index.html
  52. « Saint-Quay-Perros, autrefois paroisse à part entière, est depuis 1841 (ordonnance du 29 juin 1841) une succursale de la paroisse de Perros. Son nom actuel de Saint-Quay-Perros (anciennement Saint-Quay) date officiellement de 1921 (décret du 28 décembre 1921), pour être distinguée de la commune de Saint-Quay-Portrieux. On rencontre les appellations suivantes : « Sancto Ké » (en 1330), eccl. de « Sancto Que » (fin XIVe siècle), « Saint-Qué » (en 1426, Archives de Loire-Atlantiques, B2980), « Sainct Ke » (en 1481), « Sainct Que » (en 1486), « Sainct Quay » (en 1596) et « Saint-Quay » (au XVIIIe siècle). » Étymologie et Histoire de Saint-Quay-Perros
  53. M. J. Loth de l'Institut, Les noms des Saints Bretons, in-8°, Paris, 1910, page 21
  54. Sources : Revue de Bretagne, de Vendée & d'Anjou, Volumes 45-46 Par Société des bibliophiles bretons et de l'histoire de Bretagne, Nantes et Généalogistes bretons patronyme PONTGUEGAN J. Loth, Les noms de saints bretons, p. 21.
  55. http://fr.topic-topos.com/saint-collodan-plogoff
  56. http://fr.topic-topos.com/fontaine-saint-guenole-meilars-confort
  57. Histoire de l'Île-de-Sein, consultable http://www.mairie-iledesein.com/docs_pdf/Sein_livre1_MB.pdf
  58. Essai d'iconographie et d'hagiographie bretonne de Joachim Gaultier du Mottay

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Le Grand, Vie de saint Ké ou Kenan, surnommé Colodoc
  • Dom Lobineau, Vie de Saint Kenan ou Collédoc
  • Joseph Loth, Les noms des saints bretons, Champion, 1910.
  • Gilbert H. Doble, The saints of Cornwall; part three; Saint Kea and Saint Fili, patrons of Kea and Philleigh, 1964
  • Un saint de Cornwall dans les Côtes-du-Nord, St. Quay (Ké), dans Mémoires de l`Association bretonne, 1929.
  • St Ké : A reluctant Arthurian, Linda Gowans, Folklore 101, 1990, sur JUSTOR.
  • [lire en ligne] Saint Cynan (Kénan) Baring-Gould, S. (Sabine), 1834-1924 : The lives of the British Saints : the Saints of Wales and Cornwall and such Irish Saints as have dedications i n Britain (1907), page 224.
  • Bewnans Ke/The Life of St Kea: Critical Edition with Translation (Exeter Medieval Texts & Studies) (Exeter Medieval Texts and Studies) by Graham Thomas & Nicholas Williams (Author), Graham C.G. Thomas & Nicholas J.A. Williams (Editor)
  • O. J. Padel, Saint Ké : les voyages d'un saint, de son culte et de ses reliques, Britannia Monastica, juillet 2007, tome 11. CIRDoMoC.
  • [Celtic culture: a historical encyclopedia : Life of Saint Ké lire en ligne]
  • [lire en ligne] The saints of Cornwall par Nicholas Orme : Saint Kea.
  • Jean Charles Payen, La Légende arthurienne et la Normandie: (hommage à Renée Bansard), Éditions Charles Corlet, 1983, 239 pages.
  • Karen Jankulak, « SS. Kea et Fili », in: Saints' Cults in the Celtic World publié par Steve Boardman, p. 111-113, « Adjacent Saints Dedications and Early Celtic History » [lire en ligne]