Saint-Herblain

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Saint-Herblain
L'hôtel de ville.
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Blason de Saint-Herblain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Chef-lieu de deux cantons
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Bertrand Affilé
2014-2020
Code postal 44800
Code commune 44162
Démographie
Gentilé Herblinois
Population
municipale
43 082 hab. (2011)
Densité 1 435 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 44″ N 1° 38′ 59″ O / 47.2122222222, -1.6497222222247° 12′ 44″ Nord 1° 38′ 59″ Ouest / 47.2122222222, -1.64972222222  
Altitude Min. 1 m – Max. 64 m
Superficie 30,02 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Saint-Herblain est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire), dans la banlieue ouest de Nantes. Avec 43 082 habitants en 2011, il s'agit de la troisième commune du département par sa population.

Peuplée dès le Néolithique, la ville est marquée par sa proximité avec Nantes, dont les notables acquièrent les terres herblinoises pour accéder à un titre de noblesse ou disposer d'une résidence de villégiature. Commune rurale jusqu'à la fin des années 1950, Saint-Herblain connaît une brusque expansion démographique dans les années 1960 qui en fait une ville champignon. Après une phase difficile due au décalage entre le nombre d'habitants et les infrastructures en développement, la ville a su développer un secteur économique lui permettant d'être un des moteurs de l'agglomération nantaise. La politique d'urbanisation tente de lier des territoires communaux développés anarchiquement.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Carte de la Loire-Atlantique représentant le découpage par commune ; Saint-Herblain en rouge, se trouve au centre.
Situation de la commune de Saint-Herblain dans le département de la Loire-Atlantique.

La ville est située un peu au nord de la Loire, immédiatement à l'ouest de Nantes. Le centre-ville de Saint-Herblain se trouve à 7 km de celui de Nantes.

La commune se trouve sur le Sillon de Bretagne, une ligne de crête appartenant au Massif armoricain. Les communes limitrophes sont Nantes, Indre, Couëron, Sautron et Orvault.

Géologie[modifier | modifier le code]

Saint-Herblain est située dans le Massif armoricain et dans le bassin de la Loire. Le territoire de la commune se trouve sur le Sillon de Bretagne, accident géologique et topographique formé lors du plissement hercynien, d'une longueur de 350 kilomètres entre la pointe du Raz et le nord de la commune de Montaigu[PLU 1].

Le sous-sol de la commune est ainsi constitué d’une saillie granitique orientée nord-ouest - sud-est. Ce granite a été soumis à une forte cataclase (broyage des minéraux et création d’une schistosité). En conséquence, l'arête du Sillon est bordée au sud-ouest par une bande de myolinites et d’ultra-myolinites (granite écrasé). Ces dépôts sont délimités par deux failles dues aux mouvements tectoniques ayant abouti à la création du Sillon[PLU 1].

Cette bande granitique est entourée de roches métamorphiques de type gneiss et micaschistes. Des dépôts éoliens ont recouvert la région lors de la dernière glaciation au quaternaire. L'érosion a considérablement évacué ces dépôts, qui constituent cependant la couche superficielle sur les plateaux au nord de la commune. Il s'agit de sables et de limons, dont la couche n'excède pas un mètre de profondeur[PLU 1].

Enfin, la Loire a déposé au cours du temps des alluvions fluvio-marines (vases et sables) qui constituent la rive qui délimite le sud de la commune. L'homme a contribué à la constitution de cette zone, en procédant à des remblaiements de terrains[PLU 1].

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune, de forme d'un quasi-rectangle orienté nord-est - sud-ouest, est structuré par des ensembles naturels orientés nord-ouest - sud-est : le Sillon de Bretagne qui culmine à 64 mètres, la vallée de la Chézine qui est creusée dans la faille du Sillon, un plateau descendant vers la Loire parcouru de petits cours d'eau qui se jettent dans la Loire (entre autres le Drillet et la Patissière). La Loire coule d'est en ouest au sud de la commune, ses rives en sont le point le plus bas à un mètre d'altitude[PLU 2].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Loire-Atlantique.

Le climat de la Loire-Atlantique est de type océanique, la pénétration des masses d'air en provenance de l'océan Atlantique est facilitée par l’estuaire de la Loire et l’absence de relief notable. Les principales caractéristiques en sont des températures estivales moyennes et des hivers doux. Les précipitations, d'une moyenne de 800 millimètres par an entre 1971 et 2000, atteignent leur maximum en automne-hiver et leur minimum en été. Elles sont fréquentes mais peu intenses en toutes saisons. Les vents sont orientés principalement en provenance du sud-ouest (20,7 %) et du nord-est (15,3 %), avec des vitesses relativement faibles. Il y a peu de jours de grand vent[PLU 3].

Les données concernant le climat de Saint-Herblain qui suivent sont extraites d'une source basant le site de relevé des données météorologiques aux coordonnées 47°09'N - 1°37'O[1], ce qui correspond à la position de l'aéroport Nantes Atlantique situé sur la commune de Bouguenais, sur la rive opposée de la Loire.

Climatologie de Bouguenais sur la période 1961 - 1990 :
Températures moyennes
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,8 4 5,9 9 11,9 13,9 13,5 11,8 8,9 5,1 3 7,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,2 8,1 10,4 13,6 16,9 19,1 18,7 16,8 13,1 8,6 6 11,9
Température maximale moyenne (°C) 8,8 10 12,7 15,2 18,9 22,4 24,6 24,8 22 17,2 12,3 9,2 16,5
Source : Météo-France (1970-2010)


Lors de la canicule européenne de 2003, Saint-Herblain a été relativement moins exposée que les régions les plus touchées de France, comme l'indiquent les relevés de température de Météo France sur la période[2].

Ensoleillement, humidité, précipitations
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Ensoleillement (h) 72 99 148 187 211 239 267 239 191 140 91 70 1 956
Précipitations (mm) 86,6 70,2 69,1 49,9 64,1 45 46,4 44,8 62,2 79,2 86,9 84,1 788,5
Nombre de jours avec précipitations 12,8 11 11,1 8,9 11 7,7 6,7 7 8,4 10,4 11,1 11,5 117,6
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 6,1 4,8 4,9 3,6 4,5 2,9 2,7 3,1 3,9 5 6,2 6,1 53,7
Humidité relative (%) 88 84 80 77 78 76 75 76 80 86 88 89 81
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990[1]


Voies de communications et transport[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Boulevard périphérique de Nantes au niveau de Saint-Herblain.

La commune est principalement desservie à l'Est par cinq portes du périphérique (A811) (du Sud au Nord, portes de l'Estuaire (no 30), de Saint-Herblain (no 31), d'Ar Mor (no 32), de la Chézine (no 33), de Sautron (no 34)), au centre par la « route de la Baule » (RN444 et VC201) avec deux sorties à Saint-Herblain Ouest dans la partie en 2 fois 2 voies et une succession de ronds-points à l'Est (dans la partie plus intégrée dans la ville), et au Nord par la « route de Vannes » (RD965)[PLU 4].

La voirie, dont l'orientation principale est orthogonale est-ouest et nord-sud, structure bien le réseau viaire. Il y a peu de quartiers isolés, ce qui assure une bonne continuité du réseau. La porte d'Ar-Mor est un point de circulation difficile[PLU 4]. L'activité économique, notamment tertiaire et industrielle, génère un important flux de poids lourds. La concentration de l'implantation des entreprises dans des zones d'activités situées à proximité des accès à des voies adaptées à un trafic dense évite une présence trop importante de camions dans les zones résidentielles[PLU 5].

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les rails du tramway, sur le boulevard Salvador-Allende, en direction de la station Frachon et de la zone commerciale Atlantis.

La commune possède son propre arrêt, la gare de Basse-Indre - Saint-Herblain, située dans un secteur dont l'accès est peu aisé. La gare était desservie par le transport express régional (TER) au rythme de douze allers-retours en semaine ordinaire. Le temps nécessaire pour parvenir au centre de Nantes est de dix minutes environ[PLU 6].

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Transports urbains[modifier | modifier le code]

La Société d'économie mixte des transports en commun de l'agglomération nantaise (Semitan) est chargée de gérer les transports en commun de la commune de Saint-Herblain[3].

  • Deux lignes de tramway relient la commune au reste de l'agglomération en passant par le centre de Nantes :
    • la ligne 1 compte, outre le terminus ouest François Mitterrand, cinq stations sur le territoire de la commune de Saint-Herblain. Elle dessert notamment le centre commercial Atlantis ;
    • la ligne 3 possède sur son territoire, les dernières stations de sa partie nord : Sillon de Bretagne (desservant l'immeuble homonyme) et son terminus Marcel Paul, situé à proximité du boulevard homonyme.
  • Seize lignes de bus de la Semitan traversent Saint-Herblain :
    • ligne 11 Mendès France-Bellevue - Jules Verne ;
    • ligne 23 Mendès France-Bellevue - Haluchère ;
    • ligne 45 Mendès France-Bellevue - Mellinet ;
    • ligne 54 Commerce - Marcel Paul ;
    • ligne 56 Hermeland - Malakoff ;
    • ligne 59 Mendès France-Bellevue - Beauséjour ;
    • ligne 73 Mairie de Saint-Herblain - Rivière ;
    • ligne 74 Neustrie - Mendès France-Bellevue ;
    • ligne 79 Orvault-Morlière - Les Anges
    • ligne 80 Beauséjour - Launay ;
    • ligne 81 Gare maritime - Mendès France-Bellevue ;
    • ligne 84 Hermeland - Sinière ;
    • ligne 87 Les Anges-Launay - Beauséjour ;
    • ligne 93 Bobby Sands - Hôpital Laennec ;
    • ligne 90 Beauséjour - Sautron ;
    • ligne 91 Couëron Bac-Bougon - Mendès France-Bellevue.

En 2007, certains secteurs de Saint-Herblain ne sont pas desservis par le réseau de la TAN (au-delà de 300 mètres autour d'un arrêt de bus, 500 mètres autour d'un arrêt de tramway). Il s'agit de la zone d'activités de la Rivaudière, de la Bourderie et du secteur Nord-Ouest du bourg (Beauregard). À l'ouest de la commune, « les villages » ne sont pas desservis par les transports en commun[PLU 6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Bâti ancien[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la commune, de type rural, connaît une croissance démographique modeste. Saint-Herblain se limite au bourg situé sur la route départementale RD 17 et centré autour de son église. Des fermes, hameaux et villages se situent sur les terres agricoles et le long des axes routiers structurants. En 2010, certains de ces agglomérats existent encore, sous forme de bâti ancien restauré comme l’Orvasserie, la Pelousière, Moulin Hérel, la Solvardière, etc. ou encore sous forme de villages tels la Chasseloire, l’Orevière, la Bretinais, etc.[PLU 7].

Zone d'urbanisation avant 1960[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, le développement urbain prend la forme d'opérations modestes. Le long du boulevard du Massacre, la partie la plus ancienne du quartier du Tillay, qui jouxte Nantes, est composée de pavillons et petits collectifs. « Les cinq villages » est le nom initial de la partie la plus récente du Tillay, achevée fin 1989. Le quartier, qui s’étend sur 180 hectares et compte environ 3 000 logements, s'étend jusqu'à la Bégraisière, sur le versant Sud de la coulée verte du val de Chézine, dans un environnement verdoyant[PLU 7].

Près des quartiers de Beauséjour et de la Baraudière, entre la route de Vannes et le versant Nord du val de Chézine, l’urbanisation gagne du terrain par la réalisation de petites opérations pavillonnaires qui vont en s'amplifiant (Bouvardière, Thébaudières, Naudières, partie haute du Massacre, etc.)[PLU 7].

Zones d'habitats de l'explosion démographique[modifier | modifier le code]

La commune est profondément modifiée après la construction du premier grand ensemble à Bellevue achevé en 1977. Établi à cheval sur les communes de Nantes et de Saint-Herblain, il est constitué d’immeubles collectifs assez élevés. Après 1977 il est volontairement procédé à l’implantation de pavillons et de petits collectifs. La place du marché (Denis Forestier) est créé, ainsi que des espaces verts mais ces opérations d'humanisation se heurtent à la densité et de la hauteur du bâti. Le Nord du quartier (Preux et la Crémetterie) a connu une urbanisation de conception différente, moins massive. Devant les difficultés économiques et sociales qui apparaissent, des démarches particulières de réhabilitation et de développement sont lancées à Bellevue, notamment une Opération de Renouvellement Urbain (O.R.U.)[PLU 7].

Au Nord-Est de la commune, le long de la route de Vannes, la ZUP du Sillon de Bretagne a été créée en 1971, autour d’un « immeuble ville » de près de 900 logements. Le bâtiment en forme de tripode s’élevant jusqu’à 20 étages a par la suite été transformé dans les années 1980 pour accueillir des bureaux. En 2007, le Sillon fait l’objet d’un projet de renouvellement urbain[PLU 7]. La Ville projette une couture urbaine pour cette zone isolée, en urbanisant la partie Nord-Est du Sillon dans le secteur de Bagatelle. Le but est de lier les quartiers Nord et Est de la commune[PLU 8].

Le bourg[modifier | modifier le code]

Le bourg ne s’est modifié qu'après le milieu des années 1980, au cours de nombreuses opérations de lotissements destinés à l’habitat individuel. Les opérations d’urbanisme les plus récentes, peu denses, se sont réalisées dans cette zone, notamment à la suite de l'arrivée de l'extension du tramway[PLU 8]. Le quartier du Moulin Hérel, desservi par la ligne 1 du tramway de Nantes au terminus François Mitterrand, s’étend sur 8,8 hectares est une zone liant Bellevue, Atlantis, la zone industrielle et le cours Hermeland[PLU 9]. La ZAC de la Solvardière abrite des activités de services, des équipements et une zone d'habitat collectifs, pavillonnaire groupé ou individuel sur 40 hectares. À l’Ouest, le long de la RD 75, le lotissement de la Gagnerie des Pluchets organisé autour du ruisseau de la Johardière est composé de logements individuels, y compris sur de vastes parcelles[PLU 9].

Les zones industrielles et commerciales[modifier | modifier le code]

Organisée et structurée par de grands axes routiers, la commune accueille dans les années 1980 et 1990 de vastes implantations industrielles et commerciales qui peu à peu en font un pôle d’activité majeur de l’agglomération nantaise. La plus ancienne activité s’organise autour de la Loire avec une zone industrielle lourde, la Zone Industrielle de la Loire (ZILO). C'est le long de la route de Vannes durant les années 1970 que les premières enseignes commerciales s'implantent, et le phénomène se reproduit pour toutes les grandes voies traversant la commune. Le projet urbanistique le plus important est la création d’Atlantis, centre commercial et culturel de la ville situé le long de la RD 201. Les projets de développement du secteur tertiaire les plus récents sont situés le long du périphérique nantais[PLU 9].

Politique d'urbanisation[modifier | modifier le code]

Le développement urbain massif et anarchique a constitué une entrave à la cohésion communale. À la fin des années 1980, la municipalité décide la création du cours Hermeland, qui s’étend sur 150 hectares, quasi exclusivement propriété communale, et qui relie le val de Chézine à la carrière de Pontpierre, pour rejoindre la zone humide de la Pelousière[PLU 9]. Ce cours est un espace vert aménagé sur lequel on trouve la médiathèque, la salle de la Carrière et le Zénith. La commune choisit de travailler sur l'urbanisme du bourg pour poursuivre l'effort de cohésion de son territoire[PLU 10].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, l'Insee dénombre près de 19 604 logements sur l'ensemble du territoire communal, soit 1 241 de plus qu'en 1999. 18 818 sont des résidences principales (96,0 %) et 131 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels (0,7 %). La proportion de logements vacants (3,3 %) est resté stable depuis 1990, leur nombre atteignant 654 en 2007[4].

L'Insee recense 691 habitations principales construites avant 1949 (soit 3,7 %), 9 813 entre 1949 et 1974 (52,3 %), 5 054 l'ont été entre 1975 et 1989 (27,0 %), et 3 189 entre 1990 et 2004 (17,0 %)[4].

Le prix moyen de l'immobilier à la vente est de l'ordre de 2 121,88 €/mètre2 en 1999[5] très inférieur à celui relevé dans l'ensemble du département : 3 104,01 €/mètre2[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Saint-Herblain vient de la francisation du nom latin du moine Hermeland, Hermelandus, associé au sanctus indiquant la présence d'un sanctuaire. On relève la graphie Saint-Erblein en 1407, puis Saint-Erblen en 1516[C 1]. Saint-Herblain est nommée Sant-Ervlan en langue bretonne et Saent-Erbelaen en gallo.

Le quartier de Preux, qui recèle les vestiges d'habitation les plus anciens de la commune, devrait son nom à la présence d'une nécropole mérovingienne, « Preux » dérivant peut-être de « petra » (pierre, rocher, montagne)[C 2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de Nantes.

Peu de traces du passé de la commune subsistent, Saint-Herblain n'est devenue une ville importante qu'à la fin du XXe siècle[PLU 11].

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Des fouilles récentes attestent de la présence de l'Homme sur la commune pendant le Néolithique[7],[PLU 11]. Ces mêmes fouilles ont permis de révéler que le site du village de Preux recelait les vestiges d'une villa gallo-romaine, où on produisait des fruits et des céréales, entre la deuxième partie du Ie siècle et le Ve siècle[C 2].

En 2005, lors de la construction du Zénith, sur la Zac Ar Mor, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir un monument funéraire daté de l’âge du bronze (1900-1700 avant notre ère)[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers le VIIe siècle une nécropole mérovingienne est installée dans les fondations de la villa[C 2]. paroisse de Saint-Herblain a été fondée vers 675 par saint Hermeland[7], franc d'origine aristocratique devenu moine de l'abbaye de Fontenelle (aujourd'hui Saint-Wandrille), à l'appel de l'évêque de Nantes Pasquier[C 1]. Hermeland fonde un abbaye sur l'île d'Antrum, c'est-à-dire l'« île de l'antre » (qui deviendra Indre). Le moine, une fois par an, se retire dans son ermitage à Antricinum, l'« île du petit antre », devenue « Aindrette[PLU 11] » (plus tard Indret, ermitage qui aurait été fondé par saint Martin de Vertou[F 1]). L'abbaye devient un important foyer d'évangélisation ; elle dispose de terres qui vont donner les noms des paroisses de Saint-Herblon et Saint-Erblon[C 1]. Des miracles sont attribués à Hermeland, qui meurt vers 720. Devenu saint local, son culte sera plus tard utilisé par les ordres des franciscains et des dominicains[C 3], et Hermeland sera le patron de six paroisses : Indre, Indret, Bouaye, Guenrouët, Saint-Herblain et Saint-Herblon. Le monastère est démoli après le sac de Nantes par les Vikings en 843[PLU 11].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

À partir du XVe siècle la famille de la Musse dispose de terre à Chantenay et Couëron. En 1572 un de ses membres, Bonaventure Chauvin, obtient que ses terres deviennent châtellenie, et il acquiert les terres de la paroisse de Saint-Herblain. Jean Blanchard, seigneur de l'Essongère (terre anoblie en 1614[C 4]) et maire de Nantes en 1611 et 1612, rachète la seigneurie herblinoise en 1623[C 3]. En 1644 il obtient l'élévation de sa châtellenie en baronnie. Son fils parvient à faire du bois de la Musse un marquisat en 1660. Les seigneurs de la Musse exercent le droit de justice, leur juridiction couvrant Saint-Herblain, Couëron et Chantenay. Ils sont suzerains en droit de nombreux fiefs sur ces paroisses, et ont le droit de traiter les affaires criminelles. Cette position judiciaire leur permet de souvent tenter de grignoter des avantages pour récupérer des revenus[C 5].

Des domaines sont acquis par des fonctionnaires royaux, tels André Boussineau, receveur des dîmes de Bretagne, qui achète la Pâtissière en 1662[C 4], ou Pierre de la Lande qui acquiert la Bégraisière au milieu du XVIIIe siècle. L'enrichissement de bourgeois de Nantes conduit ceux-ci à vouloir acquérir des titres de noblesse, et la possession de terres en est une condition. C'est une des raisons des nombreuses acquisition de terres à Saint-Herblain à partir du XVe siècle[C 6].

Façade du château, au murs clairs et au toit d'ardoise noire.
Château de la Gournerie

En 1678 Charles Maillard, sieur du Plessis, écuyer et avocat à la cour, propriétaire à Saint-Philbert de Grand-lieu, choisit d'acquérir une terre plus proche de Nantes. Il achète La Béhière de Saint-Herblain et la Sionnière, qui lui permettent de bénéficier de revenus agricoles (culture, élevage et vignes) et fonciers, et de s'adonner à la chasse. En 1743 son fils agrandit le patrimoine familial en achetant le château de la Gournerie[C 4].

La société herblinoise est alors quasi-exclusivement rurale. Les terres appartiennent souvent à de riches nantais qui en tirent des revenus[C 7]. Les fermiers n'ont pour eux qu'un petit lopin de terre, et rares sont ceux qui tirent un revenu supplémentaire de la vente de leurs produits sur les marchés nantais. Une autre activité dévolue aux familles pauvres de Saint-Herblain est le placement en nourrice d'enfants de familles aisées ou d'orphelins pris en charge par l'administration. Cette activité se prolonge jusqu'au XIXe siècle. Le rapport entre Nantes et Saint-Herblain s'apparente à une colonisation[C 8].

De la Révolution à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la rédaction des cahiers de doléances de Saint-Herblain en 1789, la remise en cause de ces droits féodaux est mise en avant, ainsi que la réclamation de l'égalité devant l'impôt[C 9]. Après la Révolution les domaines restent des villégiatures pour notables nantais[C 10]. Seulement six des vingt-quatre maires de la commune de 1800 à 1944 sont herblinois[C 11]. De 1882 à 1944, la famille Maillard de la Gournerie est à la tête de la mairie pendant 60 années sur 62[C 12].

Pendant la Première Guerre mondiale un camp de prisonniers allemands employés dans l'industrie à Chantenay et à la Roche-Maurice voit le jour. Après la fin du conflit, la ville de Nantes achète le site pour créer une cité ouvrière en 1921, la cité Blanchard. Les Herblinois s'émeuvent de la volonté manifeste de sa grande voisine de se débarrasser de ses indésirables, la ville de Nantes ayant fait installer par la police deux roulottes sans roues aux Bourderies pour y loger des déshérités. Cette situation perdure jusqu'en 1978 lorsque la ville de Saint-Herblain rachète la cité[C 13].

Parallèlement à l'apparent immobilisme symbolisé par la personnalité du maire et à l'économie rurale, une mutation démographique s'opère : entre 1921 et 1946, la commune passe de 2 500 à 5 506 habitants[C 14]. L'accroissement de la population nantaise touche Saint-Herblain, notamment le long de la route de Vannes. Le premier lotissement collectif s'appelle la Magnolière[C 15]. La Seconde Guerre mondiale, durant laquelle la commune est touchée par les bombardements sur Nantes le 16 septembre 1943 qui détruisent notamment les vitraux de l'église Saint-Hermeland[F 2], met un terme à cet élan d'urbanisation[C 15].

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1948 les terrains appartenant aux Chantiers de la Loire dans le quartier de la Crémetterie sont mis à disposition à la ville de Nantes. Celle-ci y crée des baraquements en bois pour loger les sans-abris ou les personnes déplacées des quartiers en reconstruction, notamment le quartier du Marchix détruit par les bombardements de 1943 (emplacement ultérieur de la Tour Bretagne). Cette zone est cédée administrativement à la ville de Nantes en 1950, et sera restituée à Saint-Herblain en 1960[C 16].

L'expansion urbaine de la commune de Nantes atteint le village de la Durantière situé sur son territoire et jouxtant les terres agricoles de Saint-Herblain. Dès lors l'urbanisation déborde la limite administrative de Nantes en plusieurs endroits à l'est de Saint-Herblain[C 16]. Mais une impulsion nouvelle va être donnée par l'État. C'est l'époque des grandes décision étatiques pour faire face au baby-boom. En 1958, deux ans après la décision gouvernementale concernant la création de la région des Pays de la Loire et l'extraction de la Loire-Atlantique de la Bretagne, les ZUP sont mises en chantier, sans concertation locale[C 17]. Le quartier Bellevue est créé, comprenant 7 000 logements collectifs et 500 individuels. Sur les 156 hectares du projet, 97 se trouvent à Saint-Herblain[C 18]. La construction s'effectue en 1969 et 1974[C 19]. Entre 1970 et 1974 le Sillon de Bretagne est construit, énorme bâtiment de 900 logements, 28 étages dans sa partie centrale qui mesure 85 mètres de haut, pour une longueur de 425 mètres. Ce seul édifice regroupe un dixième de la population de la ville, soit 4 000 habitants[C 20].

La configuration de la commune au début du XXIe siècle est issue de cette période, où les décisions sont prises au niveau du « Grand Nantes », Saint-Herblain ayant été consacrée à l'hébergement de masse, tandis que Carquefou se voit attribuer avec Nantes une zone d'activités économiques[C 21]. La population passe entre 1968 et 1975 de 17 724 à 40 255 habitants, les habitants des quartiers Bellevue et la Crémetterie en représentant les trois-quarts[C 22]. Depuis, la tâche des municipalités successives est d'unifier une ville grandie trop vite. Les développements marquants depuis les années 1980 sont la création de la zone commerciale Atlantis en 1988[C 23], et la construction du Zénith de Nantes-Métropole en 2006[C 24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Herblain se situe dans la troisième circonscription de la Loire-Atlantique, dans l'arrondissement de Nantes, et fait partie de la région des Pays de la Loire. La commune est chef-lieu de deux cantons :

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les électeurs herblinois votent très majoritairement à gauche ainsi que le laissent apparaître les résultats des consultations électorales depuis 2005.

Le référendum de 2005 appelle à se prononcer par oui ou par non sur la question : « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? ». À Saint-Herblain le « non » comptabilise 49,17 % des voix[10] inférieur au résultat national (54,67 %)[11], pour un taux d'abstention atteignant 29,89 %[10], légèrement inférieur à celui de la France entière (30,63 %)[11].

Le décompte des votes du 1er tour de l'élection présidentielle 2007 a révélé à Saint-Herblain un taux d'abstention de 14,35 %[12], inférieur au taux national (16,23 %)[13]. Les électeurs herblinois ont principalement voté pour S. Royal 37,58 %, N. Sarkozy 23,52 %, F. Bayrou 20,03 %, J.-M. Le Pen 5,60 % et O. Besancenot 4,76 %[12]. Mme Royal obtient 12 % de plus, M. Sarkozy 7,5 % de moins qu'au niveau national (respectivement 25,87 % et 31,18 %)[13]. Cette tendance se confirme au second tour, car pour une abstention (15,26 %) équivalente à celle du pays entier (16,03 %), Saint-Herblain vote très majoritairement pour Mme Royal (60,43 %), nettement devant M. Sarkozy (39,57 %)[12], choix très différent de celui de l'ensemble du pays (respectivement 46,94 % et 53,06 %)[13].

Le député de la troisième circonscription de la Loire-Atlantique, dont Saint-Herblain fait partie, est M. Jean-Marc Ayrault (PS) qui, lors des élections législatives de 2007, arrive nettement en tête des votes herblinois devant son opposante Mme Sophie Jozan (UMP) avec 48,96 % contre 28,02 % au premier tour et 65,24 % contre 34,76 % au second tour. L'abstention a été respectivement de 38,76 % et 42,16 %. Au premier tour, seuls deux autres candidats dépassent les 4 % : M. Éric Ménard (UDF-Modem) 6,39 % et Mme Catherine Choquet (Les Verts) 4,66 %[14].

Lors des élections cantonales 2004 et 2008, les Herblinois ont choisi majoritairement les candidats de gauche dans les deux cantons sur lesquels la commune de Saint-Herblain est répartie.
Dans le canton de Saint-Herblain-Est M. Bernard Gagnet (PS) a été élu conseiller général en mars 2004 avec 67,72 % des voix devant M. J.-Yves Bocher (UDF), 32,28 %.
Dans le canton de Saint-Herblain-Ouest-Indre, la conseillère est Mme M. Martin (PS), élue au second tour, 68,64 % des Herblinois lui accordant leur voix contre 31,36 % à M. E. Citte (UDF). Au premier tour, dans la partie herblinoise du canton, Mme M. Martin obtient 42,23 % des voix (suivent M. E. Citte (22,55 %), M. P. Treguier (Les Verts, 21,10 %), M. S. Plissoneau (PC, 7,87 %) et M. L.-A. De Bejarry (FN, 6,25 %)[15].

Pour les Européennes 2009 on décompte à Saint-Herblain la même abstention que pour la France entière (59,59 %[16] contre 59,37 %[17]). Les listes ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages sont : B. Vergnaud (PS, 23,13 %), Y. Jadot (Verts, 22,28 %), C. Béchu (Maj Prés., 20,97 %), les autres listes recueillant chacune moins de 8 % des voix[16].

M. J. Auxiette (La Gauche en action), président de région sortant, obtient sur la commune 41,19 % des voix au premier tour de l'élection régionale 2010, devant M. C. Béchu (Maj. prés., 20,71 %), M. J.-P. Magnen (Europe Écologie, 17,66 %), M. M. Gicquel (La Gauche vraiment, 6,25 %) et Mme Brigitte Neveux (FN, 6,25 %) et trois autres listes sous la barre des 5 %. Au second tour, la liste de M. Auxiette a recueilli à Saint-Herblain 70,17 % des voix, contre 29,83 % à la liste de M. Béchu[18].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Saint-Herblain compte 43 élus au conseil municipal, le maire Bertrand Affilé est entouré de 15 adjoints, le conseil municipal est répartie en 32 sièges pour la majorité d'union de la gauche « Avec vous Saint-Herblain » (PS, PC, Esha/Les Verts, UDB, PRG), 8 sièges pour le groupe « Voir autrement Saint-Herblain » (lié à l'UMP), 2 sièges pour le groupe « Ensemble réveillons Saint-Herblain » (lié à l'UDI) et un siège pour le groupe « Saint-Herblain à gauche toute[19] ».

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Ayrault, maire de Saint-Herblain de 1977 à 1989.
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs[C 12]
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1807 Pierre Loyer    
1807 1826 Jean-Baptiste Guitton    
1826 1827 Charles de la Vallée de Pimodan    
1827 août 1830 Hipolyte de Regnon    
août 1830 septembre 1830 Jean-Baptiste Gémon    
septembre 1830 mai 1833 Henri Toche    
juin 1833 novembre 1833 Émile Wack    
novembre 1833 1834 François Goillandeau    
1834 1835 Paul Devin    
1835 1838 Pierre Lechat    
janvier 1839 août 1839 Jean Dumoulin    
août 1839 1840 Jean Durance    
1840 1844 Ferdinand Boutiller    
1844 mars 1848 Julien Maisonneuve    
mars 1848 mai 1848 Ferdinand Boutiller    
mai 1848 août 1848 Paul Devin    
août 1848 1849 Ferdinand Boutiller    
1849 mars 1851 Paul Devin    
mars 1851 avril 1851 François Boutin    
avril 1851 mai 1852 François Varsavaux de Hemlée    
juin 1852 novembre 1852 Charles Thébaud    
novembre 1852 1865 Jean-Louis Berthelot    
1865 1882 Alexandre Turpin    
1882 1908 Humbert Maillard de la Gournerie    
1908 1909 Joseph de Sallier Dupin    
1909 1911 Humbert Maillard de la Gournerie    
1911 janvier 1944 Eugène Maillard de la Gournerie    
janvier 1944 juin 1944 Pierre Biard    
juin 1944 septembre 1944 Henri Viot    
1944 1959 Alfred Corlay    
1959 1977 Michel Chauty RPR représentant de commerce
sénateur de la Loire-Atlantique (1965-1992)
1977 1989 Jean-Marc Ayrault PS professeur d'allemand
conseiller général de la Loire-Atlantique (1976-1982)
député de la Loire-Atlantique (1986-2012)
1989 2014 Charles Gautier [Note 1] PS ingénieur agronome
conseiller général de la Loire-Atlantique (1982-2001)
sénateur de la Loire-Atlantique (2001-2011)
2014 en cours Bertrand Affilé PS professeur de sciences économiques et sociales
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Taux et produits des impôts locaux à Saint-Herblain en 2009[20]
Taxe Taux appliqué (part communale) Recettes dégagées en 2009 et en €
Taxe d'habitation (TH) 27,09 % 12 083 000
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 23,52 % 14 585 000
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 107,94 % 186 000
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 0

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[20]

Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[20]

Sécurité, instances judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

En 2001, Saint-Herblain comptait quatre policiers municipaux[21].

La Compagnie républicaine de sécurité (CRS) numéro 42 est implantée à Saint-Herblain. Le commandement du groupement de gendarmerie départementale pour la Loire-Atlantique est basé à Saint-Herblain, où se trouve également un commissariat de police.

La commune dépend de la cour d'appel de Rennes, du tribunal de grande instance et d'instance ainsi que du tribunal de commerce et du conseil de prud'hommes de Nantes[22]. Elle dépend également de la cour administrative d'appel de Nantes[23].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Herblain fait partie de la communauté de communes Nantes Métropole. En 2010, le maire de Saint-Herblain en est le vice-président. Sept délégués (dont un de l'opposition municipale) l'accompagnent pour représenter les Herblinois dans l'intercommunalité[24],[19].

Les compétences de Nantes Métropole couvrent[24] :

  • le développement et l'aménagement économique, social et culturel de l’espace communautaire ;
  • l'aménagement de l’espace communautaire ;
  • la création ou l'aménagement et l'entretien de voiries, signalisation, parcs de stationnement ;
  • l'équilibre social de l’habitat sur le territoire communautaire ;
  • la politique de la ville ;
  • la gestion des services d’intérêts collectifs : assainissement et eau ;
  • la protection et la mise en valeur de l’environnement, et la politique du cadre de vie.

Jumelages[modifier | modifier le code]

En 2010, la ville est jumelée avec[25] :

La ville a également des pactes d'amitié avec[25] :

Enfin la ville parraine[25] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2008, après Nantes, Saint-Herblain est la commune la plus peuplée de la Communauté urbaine de Nantes Métropole.

Selon le classement établi par l’Insee, Saint-Herblain est une commune urbaine, une des 24 communes de l’unité urbaine de Nantes[27] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Nantes[28] et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 43 082 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 1 830 2 302 2 192 2 388 2 279 2 375 2 267 2 410
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 449 2 482 2 607 2 578 2 611 2 569 2 603 2 683 2 508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 535 2 589 2 664 2 874 3 345 3 981 4 678 5 506 7 636
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 990 17 568 39 867 41 958 42 774 43 728 43 901 43 082 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2004[30]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[31].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,3 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,1 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Saint-Herblain en 2009 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,7 
75 à 89 ans
8,8 
13,0 
60 à 74 ans
15,7 
19,5 
45 à 59 ans
21,2 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,3 
15 à 29 ans
17,2 
21,1 
0 à 14 ans
17,0 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[32]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Herblain dépend de l'Académie de Nantes.

La mairie est chargée du fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires des groupes scolaires de l'Angevinière, Jacqueline-Auriol, Beauregard, de la Bernardière, des Buzardières, René-Guy-Cadou, de Condorcet, de la Crémetterie, Françoise-Giroud, de la Gourmette, des Grands-Bois, de la Harlière, du Joli-Mai, de la Rabotière, de la Sensive et du Soleil-Levant[33]. La commune compte également des écoles liées à l'enseignement catholique, les écoles maternelles et élémentaires Saint-Dominique et Sainte-Marie (construite en 1855) et l'école élémentaire Saint-Hermeland (construite à la fin du XIXe siècle)[33].

Le Conseil général de la Loire-Atlantique gère les bâtiments des collèges[33] Anne de Bretagne[34], Ernest Renan[35], Gutenberg[36] et du Hérault[37]. Le collège Diwan de Haute-Bretagne (Loire-Atlantique et Ille-et-Vilaine) a ouvert en septembre 2008 à Saint-Herblain et propose un enseignement bilingue breton-français[38],[39]. À la rentrée 2013, 44 élèves étaient scolarisés au collège Diwan [40].L'institut Saint-Dominique abrite un collège privé[41].

Il n'y a qu'un lycée public sur le territoire de la commune, le lycée d'enseignement agricole Jules Rieffel[42] qui abrite un centre de formation par alternance (CFA) géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire[43]. La plupart des jeunes Herblinois se rendent dans les communes voisines pour étudier, dans les lycées Carcouët (Nantes), Nicolas Apert (Orvault) et Camus (Nantes)[33]. Il y a deux lycées privés, l'institut Saint-Dominique[44] qui est un lycée privé de l'enseignement catholique et le lycée Jeanne Bernard-Bel air[45].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune héberge l'hôpital Nord Laënnec, second site médico-chirurgical du CHU de Nantes. Il est situé sur un terrain de 49 hectares. L'architecture du bâtiment est cruciforme. L'hôpital a été mis en service en 1984. L'établissement dispose en 2010 de 489 lits et places de court séjour, médicaux et chirurgicaux[46].

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La Communauté urbaine de Nantes est chargée de la collecte des déchets et du tri sélectif depuis le 1er janvier 2001[47].

La mairie de Saint-Herblain a adopté un plan d'action basé sur l'Agenda 21 qui met en œuvre des mesures pour[48] :

  • former les responsables ;
  • promouvoir un plan climat communal ;
  • promouvoir la diversité sociale et culturelle ;
  • préserver et mieux partager les ressources, préserver la biodiversité, les ressources naturelles, le patrimoine.

La Ville a signé en juin 2007 la charte proposée par Nantes Métropole conduisant à l’élimination progressive de l’usage des pesticides. Dans ce but, une gestion différenciée est graduellement mise en place à Saint-Herblain et s’applique depuis le mois d’avril 2010 à l’ensemble de la commune. L'entretien des espaces verts, classifiés selon un « code qualité » spécifique en fonction de son utilisation : espaces verts de prestige (code 1), espaces verts traditionnels (code 2), espaces verts rustiques (code 3) et espaces naturels (code 4)[49]. Cette démarche doit favoriser le développement de la flore et de la faune locales pour rétablir les équilibres biologiques et la protection de la biodiversité[50].

Manifestations culturelles et festives[modifier | modifier le code]

Après la brusque croissance de la ville au début des années 1960, les municipalités successives ont fait de la culture un axe fédérateur. Les centres sociaux apparaissent au Bourg en 1963, à la Crémetterie en 1965, suivi la même année de la première MJC du département à Beauséjour. Puis au début des années 1970 sont construits les centres de la Bernardière et du Sillon[C 25]. En 1970 le maire Michel Chauty lance un projet de théâtre assurant des spectacles et l'animation culturelle du quartier Bellevue : le Théâtre Parabole, installé dans une structure aluminium démontable. Faute de moyens, le projet tourne court[C 26]. En 1973 les centre sociaux sont regroupés au sein de l'office des centres sociaux[C 27]. Avec l'arrivée de Jean-Marc-Ayrault à la Mairie en 1977, les centres sociaux deviennent socio-culturels[C 28]. Le nouveau maire accroît leur champ d'action (bibliothèque, école de musique) et leur rôle centralisateur[C 27]. L'école de musique est créée en 1978, elle devient municipale en 1981 et agréée par le ministère de la Culture en 1982[C 29]. 1978 est également l'année de la création du Festival de la marionnette traditionnelle. En 1984 le CRDC est créé, il lance l'initiative du Festival de la Gournerie en 1986, de dimension nationale[C 30]. Trop onéreux pour la commune, sa dernière édition a lieu en 1995[C 31]. En 1988 Jean Nouvel signe la construction de l'espace culturel d'Atlantis (baptisé ensuite Onyx), salle de spectacle de 558 places[C 32]. Un Festival de danse y est lancé en 1997, et en 1998 le lieu obtient le label « scène conventionnée danse[C 33] ».

En décembre 1991 le centre socioculturel de la Crémetterie est rebaptisé centre du Soleil levant et initie un nouveau festival : les Hivernales, qui articule diverses formes de spectacles autour d'un thème fédérateur[C 34].

Le festival Jours de fête, créé en 1994[C 35], a pris le relai du festival de la Gournerie. Il a lieu en septembre et propose des spectacles de danse, théâtre, musique, théâtre de rue, théâtre d'objets ainsi que des animations ludiques[51].

Les Rencontres théâtrales jeunes et le festival rock les Renc'artistes sont destinés aux jeunes artistes herblinois. Créé en 1999, Soleils bleus est un festival de jazz[C 24].

L'offre de spectacles dans la commune s'est amplifiée avec l'inauguration à Saint-Herblain le 2 décembre 2006 de la plus grande salle de concert de l'Ouest de la France (6 800 places assises, capacité maximum 11 000 personnes), le Zénith de Nantes Métropole.

Sports[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Stade du val de Chézine

En 1964 une seule salle de sport existe, celle du Bourg. Lorsque la deuxième salle ouvre au Hérault mai en 1970, la population atteint presque les 24 000 habitants. Joli mai suit en 1972, puis Ernest Renan en 1974 (avec une piscine). La création d'établissements scolaires permet le développement des structures sportives[C 36]. En 1978 ouvrent les gymnases de la Bernardière et de la Bourgonnière, et un terrain de jeu est aménagé aux Thébaudières[C 37]. En 1982 le complexe Léo Lagrange ouvre avec une salle de 250 places en gradins, deux courts de tennis, un stand de tir à l'arc[C 38]. Dans les années 1990 il est procédé à l'agrandissement du gymnase de la Sensive et à la construction d'une halle de tennis au Hérault. La piscine de la Bourgonnière est ouverte en 1993[C 39]. Une salle omnisports de 1 500 spectateurs, ouverte en 1994, est la première réalisation du complexe sportif du Vrignaud[C 40]. En 2004 l'ensemble est achevé, comportant six autres salles dédiées au tennis de table, aux arts martiaux, à la boxe, à l'haltérophilie, à l'escrime et au tir à l'arc, ainsi que six terrains de tennis dont deux couverts[C 41]. La ville compte en 2010 treize gymnases, quatre terrains de football, un terrain de rugby et deux piscines[52].

Clubs et épreuves[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne les clubs, la plus ancienne association est l'Union fraternelle de Saint-Herblain (UFSH) fondée en 1921. La même année l'Union sportive de Saint-Herblain (USSH) voit le jour. En 1954 l'amicale laïque de la Crémetterie promeut le basket, puis en 1964 l'AS Gagnerie est fondée, en 1970 c'est l'association sportive de la rue de Morlaix (basket), en 1972 le Comité de liaison de la Rabotière[C 42]. L'Office municipal des sports (OMS) est créé en 1977[C 37].

Le cross de la Gournerie, organisé par l'Association sportive herblinoise, connaît sa première édition en 1977. Doublé d'un cyclo-cross animé par l'USSH un an plus tard, le cross de la Gournerie est inscrit au calendrier régional par la Fédération française d'athlétisme en 1985[C 43].

L'USSH est à l'origine du Tour de la Loire-Atlantique cycliste fondé en 1980[C 43]. En 1991 Saint-Herblain accueille l'arrivée d'une étape du Tour de France. Le parc de la Chézine devient le lieu du cyclo-cross dans la ville et l'USSH organise la finale de la Coupe d'Europe en 1990 et la manche finale de la Coupe du monde de cyclo-cross en 1994[C 44]. Ainsi que les Championnats de France de cyclo-cross en 1992.

Créé en 1984, le Moto-tout-terrain herblinois (MTTH) organise en 1985 la première démonstration de moto-cross de la ville à la Gournerie, puis la même année le premier moto-cross sur le site du Tougas. Un nouveau circuit est créé en 1993 dans la même zone, il s'agit alors du seul terrain de moto-cross de la région ouvert en permanence[C 45].

L'Association sportive de Preux développe depuis 1985 le handisport. Licenciée dans le club depuis 1990 en handi-tennis, Arlette Racineux obtient deux médailles de bronze aux Jeux paralympiques de Barcelone en 1992 et d'Atlanta en 1996[C 46].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est principalement dominée par le groupe Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Presse-Océan. Des journaux locaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés. On peut citer l'hebdomadaire gratuit Wik, Pulsomatic (agenda des sorties).

Deux chaînes locales se partageant un canal émettent sur la région nantaise[53] : TéléNantes et Nantes 7. Pour les informations locales, la chaîne France 3 émet un décrochage local avec France 3 Ouest, qui propose des émissions régionales France 3 Pays de la Loire (journaux télévisés 12/13 et 19/20, émissions telles La Voix est libre, etc.) et une édition Estuaire.

Il existe plusieurs radios locales basées dans l'agglomération nantaise[54] :

C'est à partir d'un immeuble herblinois que les premières émissions de radio numérique sont diffusées en mai 2010.C'est de là qu'en 1978 des radios pirates nantaises avaient pu émettre[55].

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Herblinois disposent sur le territoire de leur commune de lieux de cultes catholique, protestant et bouddhiste, mais pas de lieux de culte israélite et musulman.

Le culte catholique est célébré dans l'église Saint-Hermeland dans le bourg de Saint-Herblain. Celle-ci fait partie de la paroisse « Saint Hermeland de Saint-Herblain et Indre » dans la zone pastorale Nantes Sud, rattachée au diocèse de Nantes[56].

Une église protestante est présente à Saint-Herblain : l'église « Amour Foi Espérance »[57].

La pagode Van Hanh, consacrée au culte bouddhiste, est installée sur la commune[58].

Équipements ou services[modifier | modifier le code]

Le cinéma Lutetia est installé dans un patronage bâti en 1936 et 1937. La salle de spectacle qui sert aux projections peut accueillir 288 spectateurs et peut être utilisée pour des spectacles théâtraux[F 3].

La médiathèque Hermeland est située dans le parc de la Bégraisière, au sein du cour Hermeland. La commune dispose d'un réseau de sept médiathèques (trois ludothèques et quatre médiathèques). La dernière, la médiathèque Gao-Xingjian a ouvert en mars 2013 au pied du Sillon de Bretagne.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 286 €, ce qui plaçait Saint-Herblain au 11 531e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[59].

Emploi[modifier | modifier le code]

Activité et chômage[modifier | modifier le code]

Année Population Actifs (15/64 ans) Actifs occupés Taux d'activité (%) Taux de chômage (%)
1999 43 728 29 617 20 910 70,6 10,0
2007 43 516 28 625 20 755 72,5 7,9
Source : Données statistiques sur l'emploi (Insee 2007)[4]

Répartition par catégorie socioprofessionnelle[modifier | modifier le code]

Ce tableau synthétise la répartition de la population active de 15 à 64 ans ayant un emploi selon la catégorie socioprofessionnelle[4].

Branche d'activité Emplois ou statut en 2007 Part Emplois ou statut en 1999 Part
Ensemble 18 447 100,0 % 18 001 100,0 %
Agriculteurs exploitants 18 0,1 % 12 0,1 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 675 3,6 % 676 3,8 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures 2 625 14,2 % 2 080 11,6 %
Professions intermédiaires 5 191 28,1 % 5 112 28,4 %
Employés 6 074 32,9 % 6 089 33,8 %
Ouvriers 3 863 20,9 % 4 032 22,4 %
Sources des données : Insee.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Si la première usine de Saint-Herblain s'implante en 1861, il faut attendre 1903 pour voir une nouvelle installation. Il s'agit d'un dépôt d'hydrocarbures. Saint-Herblain semble vouée à ce type d'activité, situées le long de la Loire. Les municipalités successives sont réticentes à l'installation industrielle[C 47]. Quelques habitants travaillent comme ouvriers dans les communes voisines, par exemple aux Forges de Basse-Indre, et vivent dans les cités ouvrières la Haute-Chaussée et la Bourgonnière, au Sud du bourg[C 48]. À partir des années 1950 les prairies inondables du Tougas, proches de la voie ferrée Nantes-Saint-Nazaire, sont remblayée pour accueillir des entreprises de l'industrie lourde[C 49]. Au début des années 1960 une zone industrielle de 55 hectares est créée le long de l'axe Nantes-Saint-Nazaire, où s'installent notamment Kretz-Chantelle, fermée en 1995, JIF-Waterman, Frigécrème[C 50]. En 1967 à côté du Sillon de Bretagne s'installe le premier hypermarché de l'agglomération nantaise, sous l'enseigne Record. En 1978 sont mises en vente les parcelles qui vont aboutir à la création de l'espace commercial Atlantis[C 51].

La zone Atlantis est un espace commercial majeur dont le point de départ est l'hypermarché E.Leclerc. L'enseigne choisit pour la première fois d'associer dans son bâtiment une galerie marchande qui regroupe en 1988 trente commerçants. Richard Rogers, architecte du Centre Pompidou à Paris, réalise parallèlement le bâtiment d'Usine Center[C 23], remplacé par Décathlon en 1996[C 52]. Deux multiplexes cinématographiques s'implantent sur le site à la même époque, puis en 2002 vient le tour du géant Ikea, qui possède en commun avec Leclerc une galerie marchande de 80 boutiques. Cette année-là, Atlantis reçoit 30 000 visiteurs par jour en basse saison et 250 000 en période de pointe[C 53]. En 2003, 8 000 emplois sont recensés sur le secteur[C 54].

La ZILO des bords de Loire garde depuis le XIXe siècle sa vocation d'accueil de l'industrie lourde[PLU 12]. Depuis 1991 la ZAC de la Lorie accueille des industries de logistique et de transport. Europarc, créée au milieu des années 1990, accueille des entreprises de prestation de service et de sous-traitance liées aux hautes technologies. En 2003 la création de Ouest gros permet l'implantation d'un centre de gros à l'Ouest de l'agglomération nantaise[C 55]. Les ZAC d'Ar Mor et des Moulinets sont des zones à vocation tertiaire. BioOuest Laënnec, proche de l'hôpital, accueille des activités liées à la biotechnologie[PLU 13].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Lena Louarn (Office de la langue bretonne), et les élus Charles Gautier (PS) et Michel François (UDB) lors de la signature de la charte « Ya d’ar brezhoneg ».

Le nom de la commune en breton est Sant-Ervlan. L'association Kentelioù an noz offre des cours et des stages en breton depuis 2001[60]. La commune accueille depuis 2008 le Centre culturel Yezhoù ha Sevenadur (Langues et Culture) qui héberge notamment le Centre de ressources culturelles celtiques (KDSK, Kreizen Dafar Sevenadurel Keltiek)[61] et le premier collège Diwan de la Loire-Atlantique, qui a ouvert ses portes à la rentrée 2008 (voir Enseignement).

Saint-Herblain est la 100e ville à adhérer à la charte « Ya d’ar brezhoneg » (oui au breton) proposée par l'Office de la langue bretonne ; elle est la deuxième de Loire-Atlantique après Pornic. Après délibération et accord du conseil municipal le 3 avril 2009, le sénateur-maire de Saint-Herblain Charles Gautier (PS) et le conseiller municipal Michel François (UDB) ont signé le 15 mai 2009 à l'hôtel de ville avec Lena Louarn, présidente de l'Office de la langue bretonne, la charte pour mettre en place des actions concrètes en faveur du breton. Celles-ci concernent notamment la mise en place de panneaux bilingues aux entrées et sorties de la commune, la participation à la promotion des cours de breton pour adultes, le recensement de la demande parentale en vue de l'ouverture d'une filière primaire bilingue sur la commune et une présence plus grande des livres en breton dans les bibliothèques municipales[62],[63],[64].

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

La Direction de l’espace public et de l’environnement de Saint-Herblain est chargée de gérer et entretenir 430 hectares d’espaces verts. Cinq grands parcs : la Gournerie, Val-de-Chézine, Bégraissière, Bois-Joli et Pontpierre, qui représentent 153 hectares. Des zones vertes de proximité sont réparties dans les différents quartiers de la ville et couvrent 62 hectares. La ville a aménagé 23 kilomètres de sentiers pédestres[65].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le manoir de la Paclais est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 14 mai 1949[66]. Datant du XVe siècle, il est bâti en équerre autour d'une tourelle d'angle[F 2].

Le château de La Gournerie date, pour sa partie la plus ancienne, du XVIIe siècle. En 1620, Jean de Bruc, avocat au conseil du roi et procureur des États de Bretagne, en termine la construction ; sur le corps central de la façade une sculpture représente deux lions encadrant deux blasons différents. La chapelle de La Gournerie est construite en 1625. Le sénéchal de Guérande Jean de La Bouëxière le rachète en 1691, puis c'est Charles Maillard de La Souchais, conseiller et maître de la Chambre des comptes de Bretagne, qui en fait l'acquisition en 1744. Il construit la partie la plus récente du château, et la famille prend le nom de Maillard de La Gournerie. Le fils, Eugène, est le premier comte Maillard de La Gournerie et restaure la propriété entre 1865 et 1870. Humbert, fils d'Eugène et maire de Saint-Herblain de 1882 à 1911, fait aménager la chapelle en caveau pour la famille ; le blason de La Maillardais est représenté sur le vitrail et celui de La Gournerie est sculpté au-dessus de la porte[F 4].

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Installé dans la vallée de la Chézine, le château de l'Essongère a été bâti au XVIe siècle. Ses restaurations successives ont permis qu'il soit encore habitable au début du XXIe siècle. À proximité se trouve une ferme, construite aux XVIe et XVIIe siècles, qui dispose d'un vieux pressoir à long fût[F 5]. Il fut la propriété, de 1936 à 1946, d'Yvonne Pouzin, première femme médecin des hôpitaux en France et de son mari l'écrivain Joseph Malègue (décédé en 1940).

Le château de la Bégraissière, construit en pierre, est daté de 1622. Côté ouest sa façade présente une tour hexagonale[F 4]. Au XVIe siècle apparaît le château de la Garotterie. Construit en pierre et tuffeau il est rebâti aux XVIIe et XVIIIe siècles, seule la chapelle d'origine est préservée. Entre 1835 et 1837 le trésorier des hospices de Nantes Louis-François de Tollenare se fait construire une résidence d'été, le château de Pontpierre. C'est en 1840 que le château de la Patissière est édifié, à l'endroit où se dressait un château médiéval[F 6]. De cette époque n'est conservé que le colombier, preuve de l'existence d'une seigneurie. La Patissière compte aussi un moulin du XVIIIe siècle qui n'a cessé de fonctionner qu'en 1952. Le manoir de Plaisance, bâtie au XIXe siècle, est entre 1842 et 1844 la demeure temporaire de Jules Sandeau[F 7]. L'hôtel de ville, œuvre de l'architecte Joëssel en 1936, a la particularité d'avoir quatre façades d'aspect différent l'une de l'autre[F 8].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Tillay est construite au XIVe siècle. Bâtie en pierre, elle est située au milieu d'un parc clos par des murs de trois mètres de hauteur. Un porche en pierre taillée y est présent, son linteau cintré porte les insignes de la cordelière[F 9].

L'église Saint-Hermeland du XVe siècle, modifiée à la fin du XIXe siècle, est inscrite au titre des Monuments historiques le 21 décembre 1925[67]. La forme du bâtiment est une croix latine. L'édifice originel est de style gothique, des éléments ont été ajoutés au XVIIIe et XIXe siècles. Le clocher repose sur les colonnes du transept nord, sa flèche a huit pans. La voûte en berceau polychrome en bois de chêne date du XVe siècle ; sa décoration à base de têtes de dragons lui donne un aspect fantastique. Le confessionnal, le maître-autel, l'autel de la Vierge en bois et la statue de saint Hermeland sont du XIXe siècle. La niche où est encastrée la statue d'Hermeland contient des reliques du saint[F 10]. Les vitraux de couleurs bleus, détruits lors du bombardement du 16 septembre 1943, sont reconstitués sur la base de fragments à partir de 1987[F 2]. Une croix en granit, pierre et tuffeau datant du XVe siècle est située au sud de l'église[F 9].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux trois annelets d'or entrelacés, au chef d'hermine.
Commentaires : Les trois annelets symbolisent la solidarité entre les trois quartiers existant à l'époque de la création du blason (1980). Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par M. Murail (délibération municipale du 14 mars 1980), enregistré le 3 octobre 1980.

Devise[modifier | modifier le code]

Vivons notre ville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liste alphabétique, non exhaustive.

  • Famille Barrin
  • Jean Bouchaud (1891-1977), artiste peintre natif de la commune et décédé à Nantes.
  • Alfred Riom (1842-1908), industriel et homme politique français, maire de Nantes de 1892 à 1896, est propriétaire de la Pâtissière au XIXe siècle et conseiller général du sixième canton de la Loire-Atlantique, dans lequel se trouvait alors Saint-Herblain[C 10].
  • Jules Sandeau (1811-1883), romancier et auteur dramatique français, vit entre 1842 et 1844 au manoir de Plaisance.
  • Mathieu Vidard

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Cavé et Xavier Quimbre, Saint-Herblain, parcours d'une ville en mouvement, Saint-Herblain, Cheminements - Ville de Saint-Herblain,‎ 2006, 141 p. (ISBN 978-2-84478-502-2) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, t. 2, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, coll. « Le patrimoine des communes de France »,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 978-2-84234-040-7, LCCN 00357670), p. 1091-1099, Saint-Herblain Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Marie-Laure Guennoc, Topoétique, un état des lieux insolites de Saint-Herblain, Saint-Herblain, L'Agence (Agence de développement culturel de Saint-Herblain),‎ 2003, 143 p. (notice BnF no FRBNF41272602)
  • Marie-Dominique Pot (préf. Jean-Marc Ayrault), Naître et renaître, mille ans d'histoire : Saint-Herblain, Nantes, ACL,‎ 1986, 252 p. (ISBN 978-2-86723-014-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1995, 2001 et 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Roger Cavé et Xavier Quimbre, Saint-Herblain, parcours d'une ville en mouvement,‎ 2006 (Voir en bibliographie).
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