Saint Cadou

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Sculpture représentant Saint-Cado (Belz)

Cado(u) ou Cadoc ou Catuod ou Catoc ou Cazout ou Cadochus est un saint chrétien légendaire, fêté le 21 septembre[1]. Il serait né en 522 dans le Glamorgan (ou Powys) au Pays de Galles, et est mort assassiné dans sa cathédrale par les Barbares.

Sens et origine du nom[modifier | modifier le code]

Cadou ou Cado est la forme familière et diminutive de Catuog. D'après Albert Deshayes [2] ce nom se compose des termes cat et bod qui, en vieux breton, avaient les sens respectifs de "combat" et de "contentement, faveur, satisfaction", ce qui peut se traduire par "satisfaction au combat".

Historique[modifier | modifier le code]

Saint Cadou serait le neveu de Pétroc de Bodmin, honoré à Lopérec (Finistère), et le fils de saint Gwynllyw roi de Glywysing et de sainte Gladys. Sa vie latine a été écrite au XIe siècle à Llancarfan.

Cadou refuse de prendre la tête de l'armée de son père, préférant combattre pour Jésus-Christ. Il est le fondateur de l'abbaye de Llancarfan, puis il traverse la Manche pour venir dans le pays de Vannes. Il voyagea en Palestine, rencontre le pape pour ensuite devenir évêque de Bénévent en Italie.

Ce saint est connu au Pays de Galles pour avoir fondé l'abbaye de Llancarfan (Lancarvan). Sous le nom de saint Cadoc, il est un des saints gallois les plus importants, car c'est dans son abbaye qu'ont été formés de nombreux saints celtiques dont saint Brandan et saint Malo.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Des chapelles lui sont dédiées à Auray, Belz, Locoal-Mendon, Saint-Caradec-Trégomel dans le Morbihan, à Ploumilliau, Carnoët dans les Côtes-d'Armor ainsi qu'à Gouesnac'h, Sizun, Bannalec et Moëlan-sur-Mer dans le Finistère ou Guérande en Loire-Atlantique et le nom se trouve dans la composition d'une trentaine de noms de lieu.

Dans les chapelles bretonnes, il est invoqué pour guérir la surdité (à Belz), ou encore les écrouelles (fontaine Saint Cado de Ploumillau).


Légende[modifier | modifier le code]

Une chanson traditionnelle bretonne, reprise dans le Barzaz Breiz[3], attribue à Cado la conversion de Merlin au christianisme.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Nominis : Saint Cadoc
  2. Lettre de Albert Deshayes à l'association Foen Izella en 2005.
  3. Théodore Hersard de la Villemarqué, Le Barzaz Breiz, Chant X, quatrième fragment.