Saint-Vincent-de-Cosse

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Saint-Vincent-de-Cosse
Le château de Panassou à Saint-Vincent-de-Cosse.
Le château de Panassou à Saint-Vincent-de-Cosse.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Saint-Cyprien
Intercommunalité Communauté de communes Sarlat-Périgord noir
Maire
Mandat
Jean-Marie Chaumel
2014-2020
Code postal 24220
Code commune 24510
Démographie
Population
municipale
357 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 35″ N 1° 07′ 11″ E / 44.8430555556, 1.1197222222244° 50′ 35″ Nord 1° 07′ 11″ Est / 44.8430555556, 1.11972222222  
Altitude Min. 59 m – Max. 265 m
Superficie 7,19 km2
Localisation

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Un des points central du village : le château d'Ayguevive, localisé en contrebas de la colline.
Le chateau de Beynac visible à travers les perspectives des champs de maïs de Saint-Vincent-De-Cosse.
Le Château des Milandes perçu depuis les coteaux de Saint-Vincent-De-Cosse.
Le château de Monrecours vu depuis le site de l'ancienne gare de Saint-Vincent-De-Cosse.

Saint-Vincent-de-Cosse est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine. S'étendant sur une superficie de 7,19km², le village représente la partie la commune la plus naturellement préservée de la Communauté de Communes du Périgord Noir (CCPN), organisée autour du pôle urbain de Sarlat-La-Canéda. Le village est situé au cœur du Périgord Noir -nom dérivé du Gaulois «  Petru  » signifiant le chiffre quatre et «  Corri  », troupes-, proche du site de Lascaux et les Eyzies, ainsi qu'à proximité de Beynac auquel Saint Vincent de Cosse était rattaché il y a bien longtemps. Le village est également situé non loin des Milandes, Castelnaud-Fayrac ainsi que La Roque Gageac.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est implantée à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Sarlat. Le village est le moins urbanisé de la Communauté de Communes du Périgord Noir (CCPN), nous y trouvons une faible densité d'occupation de 50 habitants par kilomètre carré. D'après le recensement de 2011, nous y dénombrons plus précisément 357 habitants. S'y trouvent une ancienne école bâtie en 1864 (aujourd'hui fermée) et une mairie construite en 1880.

Le sol même du village est fertile, pierreux, calcaire et argilo-calcaire. La tradition paysanne et agricole occupe une place importante dans cette plaine de riches cultures et alluvions : blé, genièvre, vin, prairies naturelles, friches, champs de mais, de blé, seigle et froment, champignons dont des truffes, pommiers, cerisiers, pruniers, noyers ... et une multitude d'animaux  : bœufs, ânes, brebis, porcs, chevaux, vaches, chats, chiens...

Placé sous le patronage de Saint-Vincent, patron de la Vigne, l'enjeu du village est aujourd'hui de multiplier les hectares de ceps de vignes qui déclinent depuis le 19e siècle (de 110ha en 1832 à 27ha en 1964).

Les terres sont surélevées à l'abri des crues. Dans la partie haute du village, nous trouvons des bois touffus de chênaies et châtaigneraies, des cyprès isolés et amandiers. Au centre du village, siège la source d'Ayguevive et sa fontaine, autrefois nommée «  La Doux  » dérivé du terme celtique «  borvo  », signifiant la divinité Gauloise des Eaux. Plusieurs groupements humains figurent dans les «  hameaux  » nommés  : Le Pech, Ravaillac, Malegat, Des Molières, Bord, Roudet, Larrit (où se trouvent d'anciens vestiges de villages romains) et Coustaty (Le Village de l'Empereur romain Constantin qui préfigurait un pole rural de grande importance dans le Périgord à l'époque Gallo-Romaine).  

La Plaine de Saint-Vincent-De-Cosse, au niveau du secteur d'Enveaux.

 

La rivière de la Dordogne au niveau du secteur d'Enveaux.

La Dordogne est la rivière abondante, fertile en limons et végétation aquatique, qui coule paisiblement au Sud de ce village. La rivière se dénommait autrefois «  fluvius dordoniaie  » ou «  la Grande Eau  » et est aujourd'hui classée Réserve Mondiale de Biosphère depuis 2012.  

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Vincent-de-Cosse
Bézenac Beynac-et-Cazenac
Saint-Vincent-de-Cosse
Allas-les-Mines Castelnaud-la-Chapelle

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence à saint Vincent, diacre espagnol martyrisé en l'an 304[1], saint patron des vignerons. La seconde partie du nom « Cosse » dérive de l'occitan còs latinisé en cossa et signifiant « hauteur »[1], le lieu étant situé au pied du coteau en rive droite de la Dordogne. En occitan, la commune porte le nom de Sent Vincenç de Còssa[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire communal a été occupé à l'époque gallo-romaine, comme le montrent les fouilles effectuées au lieu-dit Coustaty[1]. La première mention écrite connue du lieu, datant de l'an 1365 sous la forme latine Sanctus Vincentius de Cossa, se réfère à l'église édifiée à l'époque romane[1]. Plus récent, le château de Panassou, en limite de Bézenac, date de la Renaissance[1].

La commune porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Montagne-Regénérée[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Vincent-de-Cosse s'est dotée d'une carte communale en 2006. Un projet de plan local d'urbanisme est à l'étude depuis janvier 2013.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, la commune a adhéré à la communauté de communes du Périgord noir.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001[4] (réélu en mars 2014) en cours Jean-Marie Chaumel UMP Commercial

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Vincent-de-Cosse depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Saint-Vincent-de-Cosse[5]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2011, Saint-Vincent-de-Cosse comptait 357 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
491 414 445 517 526 603 604 610 541
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
583 581 588 586 572 597 611 585 541
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
513 503 488 438 428 417 432 404 391
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
360 319 278 314 302 351 371 357 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 371-372.
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 8 avril 2014.
  3. a et b « Notice communale de Saint-Vincent-de-Cosse », sur la base Ehess-Cassini (consulté le 4 juillet 2012)
  4. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 1er septembre 2014.
  5. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 8 avril 2014)
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Château de Panassou », base Mérimée, ministère français de la Culture consultée le 17 mars 2011.