Saint-Victor-l'Abbaye

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Saint-Victor-l'Abbaye
Image illustrative de l'article Saint-Victor-l'Abbaye
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Tôtes
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Rivières
Maire
Mandat
Jacques Lagnel
2014-2020
Code postal 76890
Code commune 76656
Démographie
Population
municipale
733 hab. (2011)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 29″ N 1° 07′ 16″ E / 49.6747222222, 1.12111111111 ()49° 40′ 29″ Nord 1° 07′ 16″ Est / 49.6747222222, 1.12111111111 ()  
Altitude Min. 115 m – Max. 166 m
Superficie 8,43 km2
Localisation

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Saint-Victor-l'Abbaye est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village s'est organisé autour de son ancienne abbaye, dont l'église est construite à proximité d'une motte gallo-romaine. En 1051, un clerc du nom de Tromor ou Tormord (cacographie pour Tormod, nom de personne normand d'origine norroise Thormodr. Cf. Trémauville et Tourmauville) fait don de sa propriété comprenant l'église, des dîmes et un patronage à l'abbaye saint-Ouen de Rouen.

Au cours du concile de 1074, Roger de Mortemer, seigneur de Saint-Victor, obtient de Jean d'Avranches, archevêque de Rouen, de pouvoir ériger le nouveau prieuré en abbaye. Son fils Raoul de Mortemer participe à la bataille de Hastings aux côtés de Guillaume le Conquérant, il est l'ancêtre des Mortimer de Grande-Bretagne.

L'abbaye connaît un essor important et multiplie ses succursales dans les vallées de la Scie et de la Saâne.

Mais la position fortifiée de l'abbaye en fait aussi une place privilégiée au cours des guerres de Religion et des troubles de la Ligue. En 1589, le sieur Vincent se fortifie dans l'abbaye avec plusieurs compagnies de ligueurs et met le pays en coupe réglée. Les différents assauts qui suivent pour essayer de déloger les ligueurs contribuent à l'appauvrissement de l'abbaye bénédictine dont la décadence commence après le départ des ligueurs. Le nombre des religieux diminue progressivement et l'abbaye décline. Aux alentours de 1690, elle cesse d'exister mais n'est pas sécularisée. La ruine de l'abbaye se poursuit jusqu'à la Révolution où ses biens sont saisis et vendus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1816   Jérôme Petit de l'Étang    
mars 1989 juin 1995 Jean Leneveu    
mars 2001 mars 2014 Claude Picard    
mars 2014 en cours Jacques Lagnel   Retraité de l'industrie
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 733 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
574 582 600 538 637 653 618 581 602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
620 620 589 570 540 532 560 526 525
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
481 502 506 470 502 475 417 458 465
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
537 558 573 575 569 624 627 733 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Victor

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gustave Flaubert a vécu dans une maison à Saint-Maclou-de-Folleville, à côté de Saint-Victor-l'Abbaye[réf. nécessaire]. Dans le roman, le mari de madame Bovary va acheter ses cigares chez le buraliste de la commune.

Guillaume de la Rivière fit un don à l'abbaye de Saint-Victor-en-Caux en 1179.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]