Saint-Sulpice-la-Pointe

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Saint-Sulpice-la-Pointe
Vue aérienne de Saint-Sulpice-la-Pointe depuis un Aquila AT01 en 2010.
Vue aérienne de Saint-Sulpice-la-Pointe depuis un Aquila AT01 en 2010.
Blason de Saint-Sulpice-la-Pointe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement de Castres
Canton canton de Lavaur
Intercommunalité Communauté de communes Tarn et Agout
Maire
Mandat
Dominique Rondi-Sarrat
2014-2020
Code postal 81370
Code commune 81271
Démographie
Gentilé Saint-Sulpiciens
Population
municipale
8 213 hab. (2011)
Densité 342 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 30″ N 1° 41′ 14″ E / 43.775, 1.68722222222 ()43° 46′ 30″ Nord 1° 41′ 14″ Est / 43.775, 1.68722222222 ()  
Altitude 112 m (min. : 95 m) (max. : 195 m)
Superficie 23,99 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-saint-sulpice-81.fr

Saint-Sulpice-la-Pointe, anciennement appelée Saint-Sulpice et en occitan Sant Sulpici La Punta, est une commune française située dans le département du Tarn, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Saint-Sulpiciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située sur le Tarn au confluent avec l'Agout. La commune se trouve au nord-est de Toulouse à 32 km, au sud-ouest d'Albi à 46 km et au sud-est de Montauban à 48 km. C'est une commune limitrophe avec le département de la Haute-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Sulpice
Mézens Rabastens Coufouleux
Buzet-sur-Tarn Saint-Sulpice Saint-Lieux-lès-Lavaur
Roquesérière Azas Lugan

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Ruisseau de Passe, Ruisseau de Sieurac, l'Agout à leurs confluence avec le Tarn.

Climat[modifier | modifier le code]

Une crue très importante s'est produite à Saint-Sulpice les 3 et 4 mars 1930. Cette crue gonfle aussi les eaux de la Garonne provoquant la destruction de 3 000 maisons et la mort de 200 personnes. Toute la région est touchée[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 3 296, alors qu'il était de 2 041 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 92,9 % étaient des résidences principales, 1,7 % des résidences secondaires et 5,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 81,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 18,3 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 65,7 %, quasiment stable par rapport à 1999 (64,7 %)[a 3].

L'équipement automobile des 3 062 ménages était le suivant : 77,9 % avaient un emplacement réservé au stationnement (contre 70,7 %), 90,6 % avaient au moins une voiture (contre 84,5), 49,1 % avaient au moins deux voitures (contre 36,8)[a 4].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune était Saint-Sulpice jusqu'au 5 novembre 2013[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Sulpice fait partie des premières Bastides Albigeoises. C’est en quatre ans que la Bastide de Saint-Sulpice fut construite de 1243 à 1247.

Cette Bastide est une bastide de plaine, sa finalité est politique et non défensive. Elle respecte un modèle architectural spécifique : les rues sont rectilignes, les gâches ordonnées ; sa place à couvert a disparu pour permettre la construction de l’église (à l’origine elle était hors les murs). Ce plan d'urbanisation vise à faciliter les activités commerciales et la surveillance des espaces publics (rues et places). Cette organisation de l'espace urbain fut très utilisé jusqu’au XIVe siècle. Le négoce et une certaine indépendance, ont permis le développement de la ville à travers les siècles.

Camp d'internement de Saint-Sulpice[modifier | modifier le code]

Plan du camp 1940-1946.

D'octobre 1939 à avril 1940, au lieu-dit Les Pescayres, sur un terrain réquisitionné de 3,5 ha, un camp est construit dans le but d'abriter d'éventuels réfugiés. À la fin de la drôle de guerre, le camp est amené à accueillir 1 500 réfugiés belges qui sont répartis dans des familles du Tarn.
En octobre 1940, le ministre de l'Intérieur (à l'époque, Marcel Peyrouton) décide de transformer les installations existantes en « camp d'indésirables ». À compter de décembre 1940, des travaux de clôturage sont effectués . Le camp est composé de 20 baraquements en bois, d'une cuisine, d'un réfectoire, de lavoirs et de sanitaires. Il accueille le 28 janvier 1941, un premier contingent de 258 « communistes, syndicalistes, anarchistes et autres indésirables (Allemands chrétiens déchus de leur nationalité, individus accusés de fraude économique ou de travailler pour un service de renseignements étranger) » suivi, le 8 février, de 800 détenus dont 293 personnes extraites du camp d'Oraison qui ferme.
Après l'internement des « suspects au niveau national » on interne des Soviétiques puis des Juifs étrangers à partir de 1942[3]. Avec l'instauration du STO, les effectifs du camp sont quelque peu « dégraissés » au cours des années 1943 et 1944[4]. Du 29 janvier 1941 au 23 août 1944 4 600 personnes ont séjourné au camp de Saint-Sulpice. Après la Libération, des collaborateurs ou présumés tels seront internés (ou assignés à résidence) dans le camp. Il est évacué en décembre 1944 puis en janvier 1945 1 100 Allemands, dont 800 femmes, en provenance de Strasbourg y sont internés. Le camp est dissous le 1er février 1946. Le 1er mars 1946 le ministère de l'Intérieur cède gratuitement le camp au ministère de la Justice qui en fait d'abord un centre pénitentiaire « prison asile Pescayre » puis un centre de semi-liberté et enfin un centre de détention régional[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 5 000 et 9 999 au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1965 André Milhes    
1965 mars 1981 Georges Spénale    
mars 1981 mars 1989 Denis Poulet    
mars 1989 mars 2014 Bernard Soulet Centre-gauche  
mars 2014 en cours Dominique Rondi-Sarrat[7] Gauche  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Sulpice-la-Pointe relève du tribunal d'instance de Castres, du tribunal de grande instance de Castres, de la cour d'appel de Toulouse, du tribunal pour enfants de Castres, du conseil de prud'hommes de Castres, du tribunal de commerce de Castres, du tribunal administratif de Toulouse et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[8].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 25 mars 2013, Saint-Sulpice-la-Pointe n'est jumelée avec aucune commune[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 213 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 030 985 1 156 1 266 1 430 1 462 1 508 1 547 1 622
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 674 1 642 1 758 1 978 2 219 2 286 2 482 2 417 2 454
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 439 2 476 2 459 2 372 2 431 2 489 2 290 2 769 2 843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 535 2 841 3 342 3 877 4 354 4 801 6 402 7 378 7 921
2011 - - - - - - - -
8 213 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Sulpice-la-Pointe est située dans l'académie de Toulouse.

La ville administre deux écoles maternelles et trois écoles élémentaires communales[12].

La commune dispose également d'une école élémentaire privée[12].

Le département gère deux collèges[13].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La municipalité a sa propre programmation, avec les concerts jeune public 4 dimanches par an. Le Festival "Artistes en Herbe" dont la première a eu lieu en 2014 comprend 3 évènements, dans le théâtre de verdure les 3 derniers vendredi du mois de juillet. L'Association Algorithme organise 10 concerts de septembre à juin un vendredi par mois. L'association le Pin des Arts organise également une dizaine de manifestations, plutôt axée sur le répertoire classique. L'association un Air d'Irlande organise une grande manifestation au printemps avec de nombreux concerts, et un concert à l'automne L'association ABC Bien, organise un festival du rire le second week-end du mois de novembre La MJC organise un carnaval au mois de mars auquel sont associées toutes les écoles, des instant's d'art périodiquement proposés à la population ( danse, musique...) toute la journée, certains dimanches, participe au festival Occitania, en organisant un mini stage de danse, l'après midi et un bal occitan, le troisième ou le quatrième samedi d'octobre.

La compagnie du 4 est en résidence et propose des pièces de théâtre originales chaque année. L'harmonie Saint-Sulpicienne accompagne de nombreux évènements (commémorations, voeux du maire...) La troupe Atlantis propose des sons et lumières. Les fêtes générales de Saint-Sulpice ont lieu le premier week-end du mois d'août. Il y a aussi une fête foraine, au mois d'Avril.


Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • RCS XV, équipe de rugby à XV.
  • ASTUSS est une association de skaters et riders, sur Saint-Sulpice-la-Pointe.
  • Les Pieds Carrés, association d'un nouveau genre qui développe la pratique de sports collectifs loisirs en mettant l'accent sur le fair play et l'esprit d'équipe.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 090 €, ce qui plaçait Saint-Sulpice au 9 053e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[14].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 4 965 personnes, parmi lesquelles on comptait 77,5 % d'actifs dont 70,8 % ayant un emploi et 6,7 % de chômeurs[a 5].

On comptait 2 601 emplois dans la commune, contre 1 511 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 3 524, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 73,8 %, ce qui signifie que la commune offre moins d'un emploi par habitant actif[a 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Saint-Sulpice-la-Pointe comptait 612 établissements : 37 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 55 dans l'industrie, 74 dans la construction, 344 dans le commerce-transports-services divers et 102 étaient relatifs au secteur administratif[a 7].

En 2011, 59 entreprises ont été créées à Saint-Sulpice-la-Pointe[a 8] dont 38 par des autoentrepreneurs[a 9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Sulpice

Les armes de Saint-Sulpice se blasonnent ainsi : D'azur à une cloche d'argent bataillée de sable, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. LOG T9 - Équipement automobile des ménages.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
  • Autres
  1. Spécial météo à Toulouse, L'express, n°2948, semaine du 3 au 9 janvier 2008, Les crues les plus dévastatrices, p.II.
  2. Décret no 2008-1 2013-986 du 5 novembre 2013 portant changement du nom de communes
  3. la seconde guerre mondiale dans le département du Tarn dir.Sylvie Desachy, Archives départementales 2001 p.154 (ISBN 2-86081-010-2)
  4. http://books.google.fr/books?id=pGcwpgGT6XwC&lpg=PA51&ots=T-MG5FEKP1&dq=Saint-Sulpice-la%20Pointe%20camp&hl=fr&pg=PA51#v=onepage&q=Saint-Sulpice-la%20Pointe%20camp&f=false Mémorial de la déportation: Haute-Savoie, 1940-1945, Michel Germain, 1999.
  5. Sylvie Desachy op.cit. p.156.
  6. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  7. Le Tarn libre, 11 avril 2014, p. 40
  8. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 25 mars 2013).
  9. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 25 mars 2013).
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  12. a et b « Tarn (81), Saint-Sulpice, écoles », sur le site du ministère de l’Éducation nationale (consulté le 25 mars 2013).
  13. « Tarn (81), Saint-Sulpice, collèges », sur le site du ministère de l’Éducation nationale (consulté le 25 mars 2013).
  14. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).