Saint-Sauveur (Oise)

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Saint-Sauveur
La mairie, rue Aristide-Briand.
La mairie, rue Aristide-Briand.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Compiègne-Sud-Est
Intercommunalité Agglomération de la région de Compiègne
Maire
Mandat
Jean-Claude Granier
2014-2020
Code postal 60320
Code commune 60597
Démographie
Population
municipale
1 564 hab. (2011)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 09″ N 2° 47′ 02″ E / 49.3191666667, 2.7838888888949° 19′ 09″ Nord 2° 47′ 02″ Est / 49.3191666667, 2.78388888889  
Altitude Min. 33 m – Max. 133 m
Superficie 16,5 km2
Localisation

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Saint-Sauveur

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Saint-Sauveur

Saint-Sauveur est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur est situé dans la partie sud-ouest de la forêt de Compiègne, à environ 15 km du centre-ville de Compiègne. Sa proximité avec la forêt en fait un village rural très calme et accueillant où les possibilités de promenades sont infinies. À l'extrême-est du village, le relief devient plus accidenté pour laisser place à une colline souvent surnommée montagne de Saint-Sauveur (bien que ne dépassant pas 120 m d'altitude). Du haut de ce dénivelé, on bénéficie d'une vue panoramqique du village en contrebas.

Communes limitrophes de Saint-Sauveur (Oise)[1]
Lacroix-Saint-Ouen Saint-Jean-aux-Bois
Verberie Saint-Sauveur (Oise)[1] Orrouy
Saintines Béthisy-Saint-Pierre

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Occupation romaine.
  • C'est après la victoire des Français sur les Anglais à Giromesnil (ou Géromesnil) le jour de la Sainte Trinité 1359, que Hugues de Sézanne fit vœu de reconstruire l'église consacrée à Saint-Sauveur en l'honneur du jour de la victoire et que la localité prit le nom de son église.
  • Dépendait de la baronnie de Saintines.
  • Autrefois axé sur la culture du chanvre.
  • Depuis 1765, et jusqu'à la fin du XXe siècle, l'activité principale a été l'industrie du bois et la brosserie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2001 Françoise Courtalhac SE  
mars 2001   Jean-Claude Granier SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 564 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620 727 634 641 758 759 781 811 787
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
780 809 827 843 842 910 874 877 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
953 1 003 999 957 971 939 954 967 1 018
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 044 1 137 1 181 1 515 1 649 1 606 1 604 1 585 1 562
2011 - - - - - - - -
1 564 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 20,1 %).
Pyramide des âges à Saint-Sauveur en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,8 
4,7 
75 à 89 ans
7,8 
13,7 
60 à 74 ans
11,5 
23,3 
45 à 59 ans
21,4 
23,3 
30 à 44 ans
23,2 
15,7 
15 à 29 ans
14,7 
19,2 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Église de la Trinité.

Saint-Sauveur ne compte qu’un seul monument historique sur son territoire.

  • Église de la Trinité, rue Aristide-Briand (inscrite monument historique par arrêté du 27 janvier 1948[5]) : Avec une façade occidentale orientée vers le sud-nord-ouest, elle se compose d'une nef de quatre travées ; de deux bas-côtés de deux travées au nord et au sud des deux dernières travées de la nef ; d'un transept ; d'un chœur de deux travées se terminant par un chevet à pans coupés ; et d'un clocher se dressant au nord des deux premières travées de la nef. L'église remonte au XIIIe siècle, mais seul le clocher avec ses contreforts à ressauts et sa flèche octogonale en pierre cernée de quatre clochetons rappelle cette époque. En effet, l'église a été en grande partie reconstruite en 1459, suivant un vœu fait par Hugues de Sézanne en 1359. Le transept et le chœur sont issus de cette reconstruction et se présentent dans un style particulièrement sobre, avec des fenêtres à deux lancettes à têtes trilobées, surmontées par un oculus en forme de mouchette, annonçant le style gothique flamboyant. Ce dernier apparaît sur la façade occidentale, et plus particulièrement sur les deux contreforts de la nef couronnés par des pinacles et agrémentés de niches à statues dont seul reste le dais ; sur le réseau de la fenêtre au-dessus du portail ; et sur le portail lui-même. Sous un arc de décharge en tiers-point et un tympan nu, s'ouvrent deux portes en anse de panier, dont le trumeau central a disparu. D'autres remaniements sont intervenus au XVIe siècle et portent sur les bas-côtés, qui reçoivent des contreforts amortis par un chaperon et des baies au remplage Renaissance standard, et les croisillons, qui reçoivent latéralement des fenêtres du même type. Au sud, le transept présente une vaste baie au remplage à quatre arcatures plein cintre surmontées par de multiples rayons. Les vitraux datent en partie de 1543 et représentent la Prédestination de Notre-Dame au milieu de symboles litaniques ; la Vierge à l'Enfant ; saint Michel terrassant le dragon ; et une sainte martyre tenant de la main droite une palme, et de la main gauche un livre. Les travées voûtées de la nef possèdent de belles clés de voûte pendantes, mais une partie de l'église n'est pas voûtée[6],[7].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Ancien temple protestant.
  • Ancien temple protestant, rue Aristide-Briand.
  • Château du Soupiseau, manoir situé à l'ouest du village.
  • Les restes d'antiques fours de potiers romains étaient encore visibles dans les années 50. L'exploitation forestière et les saccages les ont fait disparaitre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bonnet-Laborderie et François Callais, Entre rivière et forêts, la communauté compiégnoise : Saint-Sauveur, Beauvais, G.E.M.O.B., coll. « Villes d'art de l'Oise et de la Picardie »,‎ 2005, 192 p. (ISSN 1255-0078), p. 89-92

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Saint-Sauveur (Oise) sur Géoportail.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Évolution et structure de la population à Saint-Sauveur en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  4. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  5. « Notice no PA00114875 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Compiègne, arrondissement de Compiègne (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1850, 264 p. (lire en ligne), p. 169
  7. Eugène Müller, Courses archéologiques autour de Compiègne, Compiègne, Progrès de l’Oise,‎ 1904, 84 p. (lire en ligne [PDF]), p. 242.