Saint-Sauveur (Oise)

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Saint-Sauveur
La mairie, rue Aristide-Briand.
La mairie, rue Aristide-Briand.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Compiègne-2
Intercommunalité Agglomération de la région de Compiègne
Maire
Mandat
Jean-Claude Granier
2014-2020
Code postal 60320
Code commune 60597
Démographie
Gentilé Saint-Salvatoriens, Saint-Salvatoriennes
Population
municipale
1 578 hab. (2012)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 09″ N 2° 47′ 02″ E / 49.3191666667, 2.7838888888949° 19′ 09″ Nord 2° 47′ 02″ Est / 49.3191666667, 2.78388888889  
Altitude Min. 33 m – Max. 133 m
Superficie 16,5 km2
Localisation

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Saint-Sauveur

Saint-Sauveur est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur est situé dans la partie sud-ouest de la forêt de Compiègne, à environ 15 km du centre-ville de Compiègne. Sa proximité avec la forêt en fait un village rural très calme et accueillant où les possibilités de promenades sont infinies. À l'extrême-est du village, le relief devient plus accidenté pour laisser place à une colline souvent surnommée montagne de Saint-Sauveur (bien que ne dépassant pas 120 m d'altitude). Du haut de ce dénivelé, on bénéficie d'une vue panoramqique du village en contrebas.

Communes limitrophes de Saint-Sauveur (Oise)[3]
Lacroix-Saint-Ouen Saint-Jean-aux-Bois
Verberie Saint-Sauveur (Oise)[1] Orrouy
Saintines Béthisy-Saint-Pierre

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Sauveur-Géroménil[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Occupation romaine.
  • C'est après la victoire des Français sur les Anglais à Giromesnil (ou Géromesnil) le jour de la Sainte Trinité 1359, que Hugues de Sézanne fit vœu de reconstruire l'église consacrée à Saint-Sauveur en l'honneur du jour de la victoire et que la localité prit le nom de son église.
  • Dépendait de la baronnie de Saintines.
  • Autrefois axé sur la culture du chanvre.
  • Depuis 1765, et jusqu'à la fin du XXe siècle, l'activité principale a été l'industrie du bois et la brosserie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2001 Françoise Courtalhac    
mars 2001 en cours
(au 4 octobre 2014)
Jean-Claude Granier   Réélu pour le mandat 2014-2020[5]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 578 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620 727 634 641 758 759 781 811 787
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
780 809 827 843 842 910 874 877 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
953 1 003 999 957 971 939 954 967 1 018
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 044 1 137 1 181 1 515 1 649 1 606 1 604 1 585 1 562
2012 - - - - - - - -
1 578 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 20,1 %).
Pyramide des âges à Saint-Sauveur en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,8 
4,7 
75 à 89 ans
7,8 
13,7 
60 à 74 ans
11,5 
23,3 
45 à 59 ans
21,4 
23,3 
30 à 44 ans
23,2 
15,7 
15 à 29 ans
14,7 
19,2 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Église de la Sainte-Trinité.

Saint-Sauveur ne compte qu’un seul monument historique sur son territoire.

  • Église de la Sainte-Trinité, rue Aristide-Briand (inscrite monument historique par arrêté du 27 janvier 1948[8]) : Elle remplace une église médiévale dédiée à Saint-Michel, vétuste déjà quand les troupes de Hugues de Cézanne battent les Anglais près de Verberie le jour de la Sainte-Trinité de 1359. Le capitaine fait alors le vœu de bâtir une nouvelle église placée sous ce vocable, mais le projet n'est finalement mis en exécution qu'à partir de la fin du XVe siècle au plus tôt. C'est ce qu'indique clairement le style gothique flamboyant de l'église, et les influences de la Renaissance perceptibles dans le transept et les bas-côtés de la nef. Le gros-œuvre est probablement terminé en 1543, date qui se lit sur les remarquables vestiges de vitraux conservés dans le chœur. Le voûtement ne prend fin qu'en 1559, mais l'église reste à vrai dire inachevée, car les deux premières travées de la nef n'ont jamais été voûtées, et sont dépourvues de bas-côtés au sud. Hormis ce défaut et un manque d'élégance du clocher et de la façade, l'église de la Sainte-Trinité est une construction soignée, notamment à l'intérieur, qui fait preuve de recherche stylistique. L'extérieur est sobre, mais d'une belle régularité[9]

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Ancien temple protestant.
  • Ancien temple protestant, rue Aristide-Briand.
  • Château du Soupiseau, manoir situé à l'ouest du village.
  • Les restes d'antiques fours de potiers romains étaient encore visibles dans les années 50. L'exploitation forestière et les saccages les ont fait disparaitre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bonnet-Laborderie et François Callais, Entre rivière et forêts, la communauté compiégnoise : Saint-Sauveur, Beauvais, G.E.M.O.B., coll. « Villes d'art de l'Oise et de la Picardie »,‎ , 192 p. (ISSN 1255-0078), p. 89-92

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Saint-Sauveur (Oise) sur Géoportail.
  2. Communes limitrophes de Saint-Sauveur (Oise) sur Géoportail.
  3. Communes limitrophes de Saint-Sauveur (Oise) sur Géoportail.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. « Saint-Sauveur », Cartes de France (consulté le 4 octobre 2014)
  6. « Évolution et structure de la population à Saint-Sauveur en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 novembre 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 novembre 2010)
  8. « Notice no PA00114875 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Philippe Bonnet-Laborderie et François Callais, Entre rivière et forêts, la communauté compiégnoise : Saint-Sauveur, Beauvais, G.E.M.O.B., coll. « Villes d'art de l'Oise et de la Picardie »,‎ , 192 p. (ISSN 1255-0078), p. 89-92.