Saint-Sauveur (Dordogne)

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Saint-Sauveur
La mairie de Saint-Sauveur
La mairie de Saint-Sauveur
Blason de Saint-Sauveur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Bergerac-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération bergeracoise
Maire
Mandat
Daniel Joiret
2014-2020
Code postal 24520
Code commune 24499
Démographie
Gentilé Salvadoriens
Population
municipale
789 hab. (2011)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 06″ N 0° 35′ 11″ E / 44.86833333, 0.58638888944° 52′ 06″ Nord 0° 35′ 11″ Est / 44.86833333, 0.586388889  
Altitude Min. 50 m – Max. 141 m
Superficie 9,31 km2
Localisation

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Saint-Sauveur

Saint-Sauveur (nom officiel[1]), ou Saint-Sauveur-de-Bergerac (nom local), est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.

Ses habitants se nomment les Salvadoriens[2].

Panneau d'entrée dans le village.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Caudeau en limite de Lamonzie-Montastruc et de Saint-Sauveur.

En Périgord pourpre et dans l'unité urbaine de Bergerac, la commune de Saint-Sauveur, située en rive droite de la Dordogne, n'est cependant pas bordée par elle, séparée de son cours par une bande de terre d'environ 200 à 300 mètres de large appartenant à la commune de Mouleydier[3]. Au nord, le territoire communal est limité par le Caudeau, un petit affluent de la Dordogne.

Les hauteurs de la commune comprises entre les vallées de la Dordogne et du Caudeau sont essentiellement composées de terrains éocènes[4]. L'altitude minimale, 50 mètres, se situe au nord-ouest, là où le bras sud du Caudeau, appelé Vieux Caudeau[5], quitte la commune pour servir de limite entre celles de Lembras et Creysse. L'altitude maximale, avec 141 mètres, est atteinte en deux endroits, de part et d'autre de la route départementale 32 et du lieu-dit Piquecaillou, 600 mètres au nord et 1 200 mètres au nord-ouest du village de Saint-Sauveur[3].

Le village de Saint-Sauveur, traversé par la route départementale 21, est situé, en distances orthodromiques, huit kilomètres à l'est-nord-est de Bergerac et douze kilomètres à l'ouest-nord-ouest de Lalinde.

La commune est également desservie au nord par la route départementale (RD) 21E1, en limite sud par la RD 21E2, et du sud-ouest au nord-est par la RD 32.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Sauveur
Lembras Lamonzie-Montastruc Liorac-sur-Louyre
Saint-Sauveur
Creysse Mouleydier

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur est le nom mystique de Jésus-Christ[6].

En occitan, la commune porte le nom de Sent Salvador[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

En plusieurs lieux du territoire communal ont été révélées des traces d'occupation humaine au Paléolithique[8].

La première mention écrite connue du village remonte au XVIe siècle sous la forme latine Sanctus Salvator de la Mongia, se référant au village proche de La Mongie, situé au nord. Au XVIIIe siècle apparaît le nom de Saint-Sauveur de Clairans, par rapport à Clairans, à l'est[8].

La commune de Saint-Sauveur a été créée en 1790, en même temps que la plupart des autres communes françaises.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Sauveur a, dès 1790, été rattachée au canton de Liorac qui dépendait du district de Bergerac. En 1800, le canton de Liorac est supprimé, de même que les districts, et la commune est rattachée au canton de Bergerac dépendant de l'arrondissement de Bergerac[9]. En 1973, le canton de Bergerac est scindé en deux et Saint-Sauveur est désormais rattachée au canton de Bergerac-2.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

En 2002, Saint-Sauveur intègre dès sa création la communauté de communes des Trois Vallées du Bergeracois. Cette structure intercommunale fusionne avec deux autres pour former au 1er janvier 2013 la communauté d'agglomération bergeracoise.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
février 1790   Tournier   Curé
juin 1790   Basset    
An II An III Burete    
An IV An V Tournier    
  An V Chiquot    
  An VI Burete    
An VI 1812 Chiquot    
1813 1815 Sirven    
1815 1815 Chiquot    
1815 1825 De Sirven    
1825 1826 Basset    
1826 1831 Maine de Biran    
1831 1836 Mirabel    
1837 1838 Maine de Biran    
1839 1844 Valeton    
1844 décembre 1851 Charpenet[Note 1]    
janvier 1852 septembre 1855 Jean Ravinet[Note 2]    
septembre 1855 février 1863 Ludovic de Royère[Note 2]    
février 1863 (1922 ou 1923) Ludovic (Daude-)Lagrave   Avocat
janvier 1923 1952 Edmond Daude-Lagrave   Médecin
décembre 1952 mai 1953 Gaston Chort    
mai 1953 mars 1959 Georges Maury    
mars 1959 mars 1977 Pierre Morand-Monteil    
mars 1977 mars 2001 Alphonse Delplanque    
mars 2001 (réélu en mars 2014) en cours Daniel Joiret PS Retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2013, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Sauveur depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Saint-Sauveur[11]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2011, Saint-Sauveur comptait 789 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
425 366 419 451 393 446 444 460 437
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
449 420 412 380 371 408 384 359 336
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
338 338 334 254 251 255 265 250 279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
284 334 420 529 605 606 733 769 789
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2012, Saint-Sauveur est organisée en regroupement pédagogique intercommunal (RPI)[14] avec la commune de Lamonzie-Montastruc au niveau des classes de maternelle et de primaire. La commune assure les classes de cours élémentaire et de cours moyen, les classes de maternelle et de cours préparatoire s'effectuant à Lamonzie-Montastruc[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) de Saint-Sauveur s'élève à 272 personnes[16]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans y est de 84 %, ce qui place la commune au-dessus de la moyenne nationale (82,2 %). On y dénombre 30 chômeurs (11 % des actifs, taux inférieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 44,8 % d'actifs, 18,5 % de retraités, 22,6 % de jeunes scolarisés et 14,2 % d'autres personnes sans activité[16].

Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités y est équivalent (18,5 % pour 18,2 %) et le pourcentage de jeunes scolarisés y est inférieur (22,6 % contre 25 %).

En 2008[17], la population active totale représente 357 personnes, soit 46,4 % de la population. Le nombre de chômeurs s'est abaissé (25) et le taux de chômage de la population active s'établit à 7 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2009, la commune compte 49 établissements dont 23 au niveau des commerces, transports et services , 14 dans l'agriculture, la sylviculture et la pêche, et 4 dans la construction[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La forêt de Liorac, à l'est du territoire communal.

La commune présente deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) :

  • à la pointe nord-est du territoire communal, une ZNIEFF de type II : la forêt de Liorac[21],[22].
  • sur 37 hectares au nord de la route départementale 32, entre les lieux-dits le Fournicou et les Grands Bois, une ZNIEFF de type I : la station botanique du Fournicou, site sur lequel se rencontre une fougère plutôt endémique des zones montagnardes[23],[24], le polystic à aiguillons (Polystichum aculeatum)[25].

Par ailleurs, le château de Grateloup et ses environs représentent sur plus de 12 hectares, un site inscrit[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Face à l'église, une plaque à la mémoire de Maine de Biran
  • Maine de Biran (1766-1824), philosophe, vécut en partie au château de Grateloup. Il fut inhumé à Paris mais ses restes furent rapatriés en 1866 à Saint-Sauveur, dans le tombeau de la famille[26].
  • Henri Sicard (1914-1992), est un homme politique, né à Saint-Sauveur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Sauveur (Dordogne) Blason Parti, au 1er d'or à trois bandes d'azur ; au chef de gueules chargé d'une porte couverte donjonnée de deux tours d'or et ouverte de gueules, au 2e de gueules au dragon d'or lampassé d'argent mis en pal ; au chef aussi de gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or[27].
À dextre, les armes de Maine de Biran surmontées en chef de l'emblème héraldique de l'entrée de sa gentilhommière au château de Grateloup.
À senestre, le « Coulobre », dragon terrassé selon la légende par saint Front ; surmonté en chef de la croix occitane.
Détails Blason validé par le conseil municipal de la commune en 1993[27].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Suspendu de ses fonctions.
  2. a et b Démissionnaire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Code officiel géographique de Saint-Sauveur sur le site de l'Insee, consulté le 12 mai 2012.
  2. Annuaire des maires de la Dordogne 2009, p. 286.
  3. a et b Carte IGN 1836 E
  4. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, p. 19, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501-4761-5)
  5. Feuille B01 du cadastre de Saint-Sauveur. Consulté le 30 mars 2010.
  6. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e édition, Librairie Guénégaud, 1re édition en 1963, (ISBN 2-85023-076-6), p. 627
  7. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 5 avril 2014.
  8. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 368.
  9. Notice communale de Saint-Sauveur sur le site Ldh/EHESS/Cassini, consulté le 28 mars 2012.
  10. Site des villes et villages fleuris, consulté le 24 janvier 2014.
  11. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 5 avril 2014)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  14. École primaire publique à Saint-Sauveur sur le site de l'académie de Bordeaux, consulté le 10 mai 2012.
  15. Agenda 2012 de la communauté de communes des Trois Vallées du Bergeracois, p. 18, 20.
  16. a et b Données INSEE compulsées par le journal du Net- Emploi à Saint-Sauveur. Consulté le 30 mars 2010.
  17. Insee Chiffres-clés - Emploi -Population active. Consulté le 2 avril mars 2012.
  18. Chiffres clés - Caractéristiques des entreprises et des établissements sur le site de l'Insee, consulté le 4 avril 2012.
  19. « Château de Grateloup », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 29 mars 2010.
  20. a et b Château de Grateloup et ses abords sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 30 mars 2010.
  21. [PDF] DIREN Aquitaine - La forêt de Liorac. Consulté le 30 mars 2010
  22. Carte de la ZNIEFF 2607 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 30 mars 2010
  23. [PDF] DIREN Aquitaine - Station botanique du Fournicou. Consulté le 30 mars 2010
  24. Carte de la ZNIEFF 27350000 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 30 mars 2010
  25. Station botanique du Fournicou sur le site de l'INPN. Consulté le 30 mars 2010
  26. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, p. 629-633, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4)
  27. a et b Saint-Sauveur sur le site du Pays de Bergerac, consulté le 11 mai 2012