Saint-Sauveur (Côte-d'Or)

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Saint-Sauveur
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Pontailler-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Pontailler
Maire
Mandat
Jean-Louis Domatti
2014-2020
Code postal 21270
Code commune 21571
Démographie
Population
municipale
247 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 32″ N 5° 24′ 54″ E / 47.3588888889, 5.415 ()47° 21′ 32″ Nord 5° 24′ 54″ Est / 47.3588888889, 5.415 ()  
Altitude Min. 188 m – Max. 211 m
Superficie 9,38 km2
Localisation

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Saint-Sauveur

Saint-Sauveur est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cheuge Jancigny Rose des vents
Montmançon N Talmay
O    Saint-Sauveur    E
S
Drambon Maxilly-sur-Saône

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Sauveur ou Saint-Sauveur-sur-Vingeanne commence avec la fondation dès l'an 870, sur les terres de Talmay (qui appartenaient alors à l'abbaye de Bèze), dans un lieu appelé Alpha, d'un petit monastère en l'honneur du saint Sauveur.

Au XIIIe siècle, le seigneur de Talmay, Guillaume II de Pontailler (ca 1200-1271), donna "à perpétuité" au prieuré de Saint-Sauveur l'usage de tous les bois de la paroisse. Ce droit, obtenu en échange de propriétés qui appartenaient au prieuré, fut inscrit dans une charte datée de juin 1236. En 1253, Guillaume II reconnut tenir en fief du duc de Bourgogne, Hugues IV, la garde du prieuré de Saint-Sauveur et des propriétés que celui-ci possédait à Maxilly-sur-Saône et Heuilley-sur-Saône. Cette reconnaissance était très importante car elle signifiait que la paroisse de Saint-Sauveur faisait partie du duché de Bourgogne, alors que Talmay, dont Guillaume II était le seigneur et où se trouvait son château, était fief de l'évêché de Langres, donc hors duché. D'ailleurs en 1234, Guillaume II avait fait reconnaitre par le duc Hugues IV et le comte de Bourgogne Othon III, son inféodation totale à l'évêque de Langres pour ses terres de Talmay. En 1277, le fils de Guillaume II, Guy Ier de Pontailler, obtint du duc de Bourgogne, Robert II, confirmation de la garde du prieuré de Saint-Sauveur, assurant aux moines le droit de se réfugier dans l'enceinte de son château en temps de guerre. Une ancienne coutume voulait qu'à la mort du Seigneur de Talmay, son corps reposa vingt-quatre heures dans la chapelle des Pontailler destinée à cet usage, avant de le transporter vers sa sépulture définitive.

Dès que le nombre d'habitants fut suffisant, la paroisse fut créée. Le prieur céda alors un bas-côté de son église pour servir de lieu de culte aux habitants. Les habitants de Saint-Sauveur-sur-Vingeanne vénèrent sainte Ursule (et ses compagnes vierges et martyres) comme sainte patronne.

Fin août 1636, le passage des troupes de Gallas et Mercy allait totalement ruiner le prieuré alors que l'église ne fut que partiellement endommagée. Le village fut alors déserté.

Le prieuré de Saint-Sauveur qui avait possédé des terres à Heuilley-sur-Saône aux XIIIe-XIVe siècles et qui avait des droits sur la dîme payée par les habitants de cette paroisse, renonça, par charte datée du 10 octobre 1690, à ces droits et les abandonna en totalité au bénéfice du curé d'Heuilley, François Griveault. Cet abandon de droit sur la dîme fut formellement confirmé en 1725 lorsque le curé Jacques Jobart remplaça le curé Griveault à Heuilley-sur-Saône.

En 1776, le prieuré disparut définitivement et les habitants s'approprièrent l'église vide de moines. Jean-Baptiste Pacot, curé de Saint-Sauveur de 1760 à 1791, avait le projet de faire construire une nouvelle église plus petite mais le dernier prieur Nicolas Seguin se chargeant des frais de réparation, celle-ci fut conservée, au grand plaisir de la population très attachée au lieu. Le sol pavé de briques fut réhaussé, couvert de dalles et mis à niveau avec le cimetière. Le chœur primitif fut tronqué.

Lors de la Révolution française, le nom de la commune fut temporairement changé pour celui d'Alpha[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur
Blason de Saint-Sauveur Blason D'azur à l'épée haute d'argent à dextre et à la clé du même à senestre, accompagnées en chef d'une fleur de lis d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean Fourcault    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 247 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
385 370 386 367 382 383 326 332 335
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
339 334 298 303 294 290 262 255 241
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
238 211 225 208 207 194 190 219 179
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
148 120 140 171 206 179 173 238 247
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

- église Sainte-Trinité et Sainte-Ursule (XIIIe-XVe siècles) de l'ancien prieuré bénédictin. (Statue de sainte Ursule protégeant ses compagnes sous son manteau, en pierre polychrome, XVIe siècle (classée)[4]/ Boiseries du chœur du XVe siècle - classées)[5]

- château (XIXe siècle)

- pompe (1862)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]