Saint-Sauveur-d'Émalleville

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Saint-Sauveur-d'Émalleville
Blason de Saint-Sauveur-d'Émalleville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Saint-Romain-de-Colbosc
Intercommunalité Communauté de communes de la campagne de Caux
Maire
Mandat
Hervé Décultot
2014-2020
Code postal 76110
Code commune 76650
Démographie
Gentilé Saint-Sauveurais
Population
municipale
1 191 hab. (2012)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 46″ N 0° 17′ 59″ E / 49.6128, 0.299749° 36′ 46″ Nord 0° 17′ 59″ Est / 49.6128, 0.2997  
Altitude Min. 104 m – Max. 137 m
Superficie 7,48 km2
Localisation

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Saint-Sauveur-d'Émalleville

Saint-Sauveur-d'Émalleville est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Village formé de la fusion de Saint-Sauveur-la-Campagne et d'Émalleville, en 1824.

Au IXe siècle des auteurs supposent que le village de Saint Sauveur la Campagne n’est autre que celui de Villa Campagnia in pago Caletensi nommé dans le récit des miracles de Saint Wandrille. On raconte qu’une tisserande de ce pays, ayant travaillé le jour de la fête Saint Wandrille qui était alors chômée, se blessa à la main, mais fut guérie miraculeusement après un pèlerinage fait en l’honneur du saint personnage.

Vers l’an 1200, le chapitre de la cathédrale donne l’église de St Sauveur au prieuré de Graville moyennant une rente annuelle de 10 livres. Cette rente fut payée au chapitre jusqu’à la fin de l’ancien régime, et maintenue au même chiffre malgré la réduction de la valeur des monnaies durant cet espace de six siècles. Dans le pouillé d’Eude RIGAUD, Sanctus Salvador de Campagnia figure comme prieuré dépendant de Graville et non comme paroisse.

En 1305 des assises sont tenues à Caniel pour le patronage de Saint Sauveur la Campaigne, contre HAY Thomas, écuyer, le samedi après la Saint André.

Le 08 mars 1371 par contrat passé devant les tabellions de Rouen, HAY Guillaume, chevalier, sieur de Saint Sauveur, donne pour Dieu et en aumône à YON Jean 20 livres de rente pour avoir les saints ordres.

Un armorial du XVIe siècle porte : « Le sire de Sainct Sauveur la Campagne, son surnom et cri : HAY, est de bon lignage et bonne ancesserie. Feust sa mère de SAINTE BEUFVE, son ayeule de Bloseeville, sa bisayeule de Barville et sa suselle fille et héritière de Chastel sur Saille ; et sont ses armes : d’argent à 3 angennes de sable ».

En 1391, est cité à l’Echiquier HAY Guillaume, chevalier seigneur de St Sauveur la Campagne, en 1392 HAY Jean de Montivilliers et en 1397 HAY Thomas écuyer fils dudit Guillaume, capital du chastel de Clères en 1418.

En 1458 FRETEL Guillaume écuyer donne ses fiefs d’Epouville et de Blésimare à FRETEL Marguerite, née de son union avec DE VILLEQUIER Marguerite. FRETEL Marguerite épousa, avant 1474, BRACHET Mathurin chevalier seigneur de Montagu le Blanc.

Le 28 janvier 1478 mariage de PESTEL Hector seigneur de Saint Sauveur la Campagne et de HERSUINTE Marie. Le dit PESTEL fut chevalier de l’ordre du roi en 1488. Il épousa en secondes noces DE FRETEL Marie dont il n’eut pas d’enfant. PESTEL Pierre épousa le 02 décembre 1493 l’héritière de Blésimare.

En 1478 un sorcier de la paroisse est consulté par la femme de QUESNAYE Jean, de Sorquainville, village distant de cinq lieues. Elle désirait savoir qui lui avait volé une pièce de toile en métier. Informé du fait, l’archevêque la menaça de prison et d’ex-communication en cas de récidive.

En 1503 PIEDECOQ Michel tient à Saint Sauveur le huitième de fief de Houppeville. En 1470 PIEDECOQ Nicolas avait été taxé à 23 livres en la sergenterie de Montivilliers, et son fils Jean porté en 1490 sur les rôles des enfants d’anoblis. Houppeville relevait de la seigneurie de Mirville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Catherine Briard    
mars 2008 juillet 2009 Gérard Leriche    
juillet 2009 en cours Hervé Décultot    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 191 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
304 300 298 353 531 583 572 543 564
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
548 542 577 553 542 517 480 471 414
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
438 434 425 402 412 388 397 428 401
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
364 321 428 782 862 968 1 141 1 190 1 191
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Sauveur - XIIIe et XVIIIe siècles
  • Église Sainte-Anne (à Émalleville) - XIIe-XIIIe-XVIIIe siècles - Dans l'église, on peut voir le blason des Martel qui furent seigneurs du lieu. Ce blason était constitué de 3 marteaux (que l'on retrouve dans le blason de la commune).
  • Château d'Émalleville

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Sauveur-d'Émalleville

Les armes de la commune de Saint-Sauveur-d'Émalleville se blasonnent ainsi :
D’or aux trois marteaux de gueules, au chef dentelé d’azur chargé d’un lion léopardé d’argent. [3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Leterc, Saint-Sauveur-d'Émalleville,‎ , 235 p. (ISBN 2867435625)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]