Saint-Sauves-d'Auvergne

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Saint-Sauves-d'Auvergne
Le bourg.
Le bourg.
Blason de Saint-Sauves-d'Auvergne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Blason département fr Puy-de-Dôme.svg Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Tauves
Intercommunalité Sancy-Artense Communauté
Maire
Mandat
David Sauvat
2014-2020
Code postal 63950
Code commune 63397
Démographie
Gentilé Saint-Sauviens
Population
municipale
1 133 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 26″ N 2° 41′ 19″ E / 45.6072222222, 2.6886111111145° 36′ 26″ Nord 2° 41′ 19″ Est / 45.6072222222, 2.68861111111  
Altitude Min. 710 m – Max. 1 328 m
Superficie 49,86 km2
Localisation

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Saint-Sauves-d'Auvergne

Saint-Sauves-d'Auvergne est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne.

Ses habitants sont appelés les Saint-Sauviens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette localité rurale se situe dans la haute vallée de la Dordogne à proximité des célèbres stations thermales de La Bourboule et du Mont-Dore dans le Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne. Elle est à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Clermont-Ferrand.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Sauves-d'Auvergne est limitrophe de huit autres communes.

Communes limitrophes de Saint-Sauves-d'Auvergne
Saint-Sulpice Saint-Julien-Puy-Lavèze Laqueuille
Avèze Saint-Sauves-d'Auvergne Murat-le-Quaire
Tauves La Tour d'Auvergne La Bourboule

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès l'époque gallo-romaine, le site de Saint-Sauves est occupé avec la découverte d'objets d'argile cuite aux XIXe et début XXe siècles à l'ouest du bourg (Les Perties). Au IVe siècle, Saint-Sauves connaît une ère de christianisation. Au temps des invasions barbares, le bourg de Saint-Sauves est fortifié et constitue déjà un lieu d'asile.

Au Moyen Âge, Saint-Sauves est un fief appartenant à la famille des La Tour-d'Auvergne . Des châteaux sont construits à Méjanesse, Châteauneuf et Choriol (aujourd’hui disparus). Pendant la Guerre de Cent Ans, le bourg, situé près de la voie stratégique Clermont-Aurillac, souffre des privations et des pillages de troupes de passage.

Sous l'Ancien Régime, le territoire de la paroisse de Saint-Sauves, rattaché à la sénéchaussée de Riom puis de Clermont, est partagé entre les seigneuries de Granges (Tauves), du Planchat, de Murat et de Bains (Le Mont-Dore).

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le prêtre réfractaire Jean Brugière est arrêté le 28 germinal An II pour être présenté au tribunal révolutionnaire de Besse. Il sera condamné à mort le 12 floréal An II par le tribunal criminel du Puy de Dôme et guillotiné le jour même à Clermont-Ferrand. À cette époque, Saint-Sauves est dénommé Sauve-Libre[1].

Le bourg et des villages environnants sont ravagés par plusieurs incendies tout au long du XVIIIe siècle et XIXe siècle.

Pendant la guerre de 1914-1918 périssent 118 Saint-Sauviens. Un habitant est tué lors de la guerre du Rif en 1925, 9 pendant la guerre de 1939-1945, un en Indochine en 1949 et un en Algérie en 1958.

C'est en 1936 que le nom de Saint-Sauves est individualisé en Saint-Sauves-d'Auvergne[1].

Au cours de la guerre de 1939-1945, de jeunes habitants, réfractaires au Service du travail obligatoire, rejoignent le maquis de la zone III FFI dirigée par le docteur de Bourg-Lastic, Willy Mabrut alias « Tonton », vers 1943 et 1944 et forment le maquis de Saint-Genès-Champespe en juin 1944.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 2001 Pierre Bertrand SE  
2001 2008 Jean-Claude Souchal SE  
2008 2014 Claude Brut PS  
mars 2014 en cours David Sauvat[2]   Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 133 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 782 2 353 1 983 1 686 2 225 2 131 2 069 2 024 2 295
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 164 2 124 2 010 2 235 2 245 2 322 2 409 2 374 2 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 109 2 005 1 851 1 636 1 700 1 750 1 718 1 504 1 347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 368 1 311 1 143 1 091 1 030 1 052 1 129 1 140 1 133
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Verrou glaciaire de Saint-Sauves (vallée de la Dordogne et rocher de Châteauneuf classés ZNIEFF)
  • Villages abandonnés de Cheix (Méjanesse) et des Renardières (époque médiévale)
  • Église de style néo-roman (XIIe ‑ XIXe siècles)
  • Ancien porche de l'église (époque Renaissance)
  • Tilleul dit « de Sully » (XVIIe siècle)
  • Pont sur la Dordogne (XVIIIe siècle)
  • Pierre provenant de la forteresse de la Bastille (conservée dans l'ancienne mairie)
  • Monument aux morts du sculpteur clermontois Jean Camus (1920)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Fête du couronnement de la Rosière depuis 1914 (week-end suivant le 15 août)
  • Exposition des œuvres de peintres locaux d'avril à octobre
  • Centre national et international de musique et d'accordéon Jacques-Mornet (lieu-dit Les Ludines)
  • Village fleuri - 1 fleur

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Saint-Sauves-d'Auvergne sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 24 juillet 2012.
  2. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 4 juillet 2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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