Saint-Saturnin (Cher)

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Saint-Saturnin
Mairie de Saint-Saturnin un jour de fête.
Mairie de Saint-Saturnin un jour de fête.
Blason de Saint-Saturnin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Châteaumeillant
Intercommunalité Communauté de communes Boischaut-Marche
Maire
Mandat
Gérard Durand
2014-2020
Code postal 18370
Code commune 18234
Démographie
Population
municipale
420 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 30″ N 2° 14′ 19″ E / 46.5083333333, 2.2386111111146° 30′ 30″ Nord 2° 14′ 19″ Est / 46.5083333333, 2.23861111111  
Altitude Min. 282 m – Max. 442 m
Superficie 39,04 km2
Localisation

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Saint-Saturnin

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Saint-Saturnin

Saint-Saturnin est une commune française, située dans le département du Cher en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à l'extrême sud du département du Cher et fait déjà partie de la région naturelle de la Marche, qui relève du Massif central et non du Bassin parisien. Elle est limitrophe, à l'ouest, du département de l'Indre.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Châteaumeillant Saint-Maur Rose des vents
Lignerolles N Sidiailles
O    Saint-Saturnin    E
S
Saint-Priest-la-Marche Préveranges

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude s'élève régulièrement du nord au sud de la commune, en direction du Magnoux (sur la commune de Préveranges), point culminant du département du Cher et de la région Centre, à 504 m. L'altitude est d'environ 370 m au bourg de Saint-Saturnin.

La commune est traversée par plusieurs ruisseaux :

  • le ruisseau de Sept Fonds (nom d'un village sur la commune de Saint-Jeanvrin) prend sa source au nord-ouest, près du village de Montcourtioux ; il coule vers le nord, se mélange avec d'autres ruisseaux, qui alimentent la Sinaise, affluent de l'Arnon et sous-affluent du Cher ;
  • le Portefeuille (avec ses affluents de rive droite, le Côtet et l'Augerolle), affluent de l'Arnon, prend sa source à Saint-Saturnin et coule vers le nord ;
  • le Jot et, plus au sud, l'Oye, naissent sur la commune, coulent vers l'est et se jettent dans la Joyeuse, qui se jette elle-même dans l'Arnon au niveau de la retenue de Sidiailles ;
  • la Taissonne coule d'abord du sud au nord et forme une partie de la limite départementale avec l'Indre ; elle oblique ensuite vers l'ouest et se jette dans l'Indre.

La ligne de partage des eaux entre le bassin du Cher et celui de l'Indre traverse donc la commune. Plusieurs de ces ruisseaux forment par endroits des étangs.

La partie méridionale de la forêt de Maritet se trouve sur Saint-Saturnin, tandis que la partie septentrionale est sur Châteaumeillant. Des espaces boisés se trouvent aussi à la limite orientale de la commune, au-delà de Bagneux (bois de Bombardon). Ces zones boisées couvrent un sol où dominent les grès argileux du Trias.

Le paysage est un paysage de bocage dense ; on constate cependant une régression des « bouchures » (désignation des haies en berrichon) dans certaines zones. Les terres sont consacrées à l'élevage de bovins et d'ovins plus qu'à l'agriculture.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Les routes de Châteaumeillant à Boussac (Creuse) et de Culan à Sainte-Sévère-sur-Indre se croisent à Saint-Saturnin.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le bourg, autour de l'église et de la mairie, est de taille réduite ; l'habitat est dispersé, avec des villages importants et de nombreux hameaux :

  • au nord, Montcourtioux, Vinabineau et Chantafret ;
  • à l'est, Augerolle, Bagneux, Bombardon et Chanfrenon ;
  • au sud, le Moulin Foulet, le Petit et le Grand Mallet ;
  • à l'ouest, Taissonne, le Bois Rond, Chevelu, le Bourdeau (village partagé avec Lignerolles, dans l'Indre).

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, le terroir de Saint-Saturnin était traversé par un segment de la voie romaine de Poitiers à Clermont-Ferrand par Néris-les-Bains, entre Châteaumeillant et Saint-Maur au nord-ouest et Sidiailles à l'est, ainsi que par une voie qui s'en détachait en direction du sud vers Boussac[1].

Une enceinte de forme à peu près carrée, de 110 m de côté, avec vallum et porte au milieu de la face orientale, était encore visible au XIXe siècle près du village de Bagneux ; sa datation est incertaine[2].

Le toponyme de Sanctus Saturninus est attesté au XIIIe siècle. Il rappelle le souvenir de Saturnin de Toulouse. L'église dépend alors de l'abbaye de Déols.

La paroisse de Saint-Saturnin appartient pour l'essentiel à la seigneurie, puis comté de Châteaumeillant.

Au cours de la Révolution française, la commune prit temporairement le nom de Bombardon[3] qui est le nom d'un de ses villages.

Au XIXe siècle, la commune se développe considérablement et la population dépasse les 1 800 habitants à la fin du siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Saturnin (Cher).svg

Les armoiries de Saint-Saturnin[4] se blasonnent ainsi :

Écartelé : au 1er de gueules à la croix alésée d'or, au 2e d'azur au cygne d'argent, au 3e d'azur à deux poissons d'argent nageant contre-nageant l'un sur l'autre, au 4e de gueules à l'arbre de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 27 septembre 2014)
Gérard Durand[5]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 420 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 095 977 991 1 132 1 185 1 245 1 288 1 321 1 441
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 407 1 432 1 463 1 476 1 534 1 650 1 747 1 714 1 842
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 713 1 727 1 707 1 534 1 482 1 455 1 347 1 135 1 032
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
931 830 683 605 513 466 433 428 420
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Saturnin, dans l'état relevé par Buhot de Kersers[8] à la fin du XIXe siècle.
Statue de Notre Dame des Aydes, église de Saint-Saturnin (Cher).
  • Église du XIIe siècle restaurée au XXe siècle[9]. La nef de l'église de Saint-Saturnin est un exemple de l'héritage roman. Elle comporte notamment de larges passages berrichons, ces ouvertures latérales reliant la nef aux côtés du transept et permettent aux fidèles d'accédér aux chapelles latérales sans passer par la croisée du transept[10]. Plusieurs chapiteaux d'origine romanes subsistent dans le chœur et dans la chapelle du sud.
  • Nostre Dame des Aydes. Le mobilier subsistant de l'église comporte la statue Nostre Dame des Aydes, conservée sur l'autel de la chapelle du sud. Découverte par Émile Chénon en 1912, cachée dans le clocher de l'église[11]. Cette statue, haute d'un mètre, représente une Vierge à l'Enfant assise, dont les vêtements étaient peint en rouge pour la Vierge et en bleu pour l'enfant, est en partie mutilée. Ce pourrait être une copie d'une statue du XIVe siècle.
Sur le devant, un écu représente les armes de la famille de Forges. Bernardin de Forges, seigneur de Gué-Poisson (actuellement le Gué-Poisson est un lieu-dit de la commune de Vicq-Exemplet) et abbé commendataire de l'abbaye des Pierres (dont ne subsistent que des vestiges), située près de Sidiailles de 1546 à 1580, a pu faire réaliser cette statue pour l'abbaye.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par deux sentiers de grande randonnée de pays :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte archéologique de la Gaule, p. 36.
  2. Carte archéologique de la Gaule, p. 201.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Saturnin », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 9 décembre 2012)
  4. Elles ont été créées par M. Claude Pélerin, receveur régional honoraire des Douanes, et adoptées en décembre 1990.
  5. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. Buhot de Kersers 1875, p. 247.
  9. Guide du patrimoine religieux 2012, p. 129.
  10. Deshoulières 1932, p. 237-238.
  11. Cette découverte, ainsi que la statuette, sont décrites dans l'articleÉmile Chénon, « Notre-Dame des Aydes, statue du XVIe siècle », Mémoires de la Société des Antiquaires du Centre, vol. 36,‎ 1913, p. 39-45 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Chevrot, Jacques Troadec et Michel Provost (directeur collection), Carte archéologique de la Gaule : Le Cher, t. 18, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,‎ 1992 (ISBN 2-87754-016-2)
  • Alphonse Buhot de Kersers, « Canton de Châteaumeillant : Commune de Saint-Saturnin », dans Histoire et statistique monumentale du Cher, t. III,‎ 1875, p. 247
    Livre réédité en 1996 dans la collection « Monographies des villes et villages de France », Office d'édition du livre d'histoire. (ISBN 2-84178-097-X)
  • Nathalie de Buren, Xavier Laurent (dir.) et François Lauginie (photographies), Département du Cher : Guide du patrimoine religieux, Bourges, Direction des archives départementales et du patrimoine du Cher,‎ 2012, 189 p. (ISBN 2-86018-025-7)
  • François Deshoulières, « Église Saint-Saturnin de Saint-Saturnin », dans Les Églises de France : Cher, Paris, Librairie Letouzey et Ané,‎ 1932, p. 237-238

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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