Saint-Santin-de-Maurs

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Saint-Santin-de-Maurs
Vue de la place des deux Saint-Santin (Cantal et Aveyron) avec leurs deux églises
Vue de la place des deux Saint-Santin (Cantal et Aveyron) avec leurs deux églises
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement d'Aurillac
Canton Canton de Maurs
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Maurs
Maire
Mandat
Jean-Luc Broussal
2014-2020
Code postal 15600
Code commune 15212
Démographie
Population
municipale
377 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 06″ N 2° 13′ 01″ E / 44.6517, 2.2169 ()44° 39′ 06″ Nord 2° 13′ 01″ Est / 44.6517, 2.2169 ()  
Altitude Min. 233 m – Max. 487 m
Superficie 14,52 km2
Localisation

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Saint-Santin-de-Maurs

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Saint-Santin-de-Maurs

Saint-Santin-de-Maurs est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de la commune de Saint-Santin-de-Maurs présente la particularité d'être juxtaposé au bourg éponyme de Saint-Santin, situé dans le département voisin de l'Aveyron. Le village est ainsi administrativement coupé en deux. La division est ancienne, les deux communes sont issues de deux provinces : Auvergne et Rouergue. La carte de Cassini (XVIIIe siècle) montre déjà deux communes dont Saint-Santin de Montmurat, en Rouergue, aujourd'hui département de l'Aveyron, et Saint-Santin des Morts dans le Cantal. Il est probable qu'elles étaient séparées par un isoglosse séparant deux variantes de la langue d'oc, d'un côté l'auvergnat, de l'autre le languedocien.[réf. nécessaire] Chaque commune a son église, à 20 mètres l'une de l'autre, l'une romane (Cantal), l'autre du XIXe (Aveyron), deux mairies bien sûr, deux écoles, mais toutefois un seul monument aux morts, édifié sur la limite départementale, qui comporte une face pour les Cantalous et l'autre pour les Aveyronnais, morts pour la même patrie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Henri Ruat    
mars 2008 réélu mars 2014 Jean-Luc Broussal[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 377 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 600 574 554 681 755 753 714 785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
762 767 761 758 718 721 721 709 640
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
668 621 609 504 522 524 518 502 450
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
426 382 401 407 397 340 337 377 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hormis les deux églises, qui caractérisent le bourg de Saint-Santin, on remarque la colline de La Garenne. Cette excroissance calcaire qui domine le village est d'une origine mal connue. Elle fait partie d'un ensemble de quatre émergences d'importance comparable, qui dessinent grosso modo une ligne orientée du nord vers le sud si l'on considère la Garenne de Saint-Santin, la colline du four à Chaux, Montmurat, et Montredon (Lot). Il s'agit de massifs karstiques qui préfigurent le Quercy tout proche, coincés entre le bassin houiller de Decazeville, le socle hercynien général et les sols volcaniques du Cantal au nord.

La Garenne, avec sa forme particulière et sa couronne boisée, ne passe pas inaperçue sur Google Earth, et constitue un belvédère et un lieu de promenade apprécié, pour les jonquilles en février, les noisettes un peu plus tard, et le coup d'œil panoramique en toute saison.

En contrebas de La Garenne, au lieu-dit Gratacap, fut installé, avant d'être récemment démonté, un sondeur ionosphérique, gigantesque antenne qui, avec son équivalente installée à Nançay en Sologne, était chargée d'écouter l'univers, faisant ainsi de Saint-Santin-de-Maurs l'un des deux seuls sites français d'écoute des signaux extra-terrestres. Le site a été distingué par Natura 2000 pour la richesse de sa flore (35 espèces d'orchidées) et de sa faune (insectes). cf Site Natura 2000. les coteaux calcaires de Saint-Santin-de-Maurs et de Montmurat : vallées et coteaux thermophiles de la région de Maurs.- Aurillac : CPIE de Haute-Auvergne, s.d.(vers 2000).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'écrivain Jean Anglade s'est inspiré de la situation particulière du village et de l'émulation (la rivalité ?) ancestrale entre Cantaliens et Aveyronnais pour écrire son roman Un souper de neige paru en 2000 aux Presses de la cité. La photo de couverture du livre présente le bourg de Saint-Santin avec ses deux églises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 10 août 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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