Saint-Romain-d'Ay

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Saint-Romain-d'Ay
A Notre Dame d'Ay un célèbre site civil et religieux.
A Notre Dame d'Ay un célèbre site civil et religieux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Satillieu
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Ay
Maire
Mandat
Gérard Buche
2014-2020
Code postal 07290
Code commune 07292
Démographie
Population
municipale
1 047 hab. (2011)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 03″ N 4° 39′ 58″ E / 45.1675, 4.666145° 10′ 03″ Nord 4° 39′ 58″ Est / 45.1675, 4.6661  
Altitude Min. 315 m – Max. 586 m
Superficie 9,36 km2
Localisation

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Saint-Romain-d'Ay est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes. Elle fait partie du canton de Satillieu et de la Communauté de communes du Val d'Ay.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village ancien, autour de son église.

La commune est située sur le piémont nord-ardéchois, proche de la vallée du Rhône. Ses 9 km² sont relativement plats, sur ce plateau vallonné de 315 m à 586 m. La rivière d'Ay constitue la limite sud de la commune. A l'ouest, St-Romain est bordé par la commune de Satillieu, et s'étend, à l'est, jusqu'aux hameaux de Brénieux et de Munas.

Le village s'est formé d'abord autour de son église, puis s'est ensuite développé plutôt à Prapérier, autour de la départementale. C'est juste au sud de cette agglomération que se trouve le site de Notre Dame d'Ay qui domine la rivière d'Ay.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Romain-d'Ay est limitrophe de 7 communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Saint-Alban-d'Ay Quintenas Ardoix Rose des vents
N Eclassan
O    Saint-Romain-d'Ay    E
S
Satillieu Préaux Saint-Jeure-d'Ay

Histoire[modifier | modifier le code]

Notre Dame d'Ay: un site fortifié et un sanctuaire.

Le promontoire escarpé de Notre Dame d'Ay a été site sacré dès l'époque mégalithique. Les Celtes puis les Romains y ont célébré une déesse de la fécondité. A partir du 4e siècle, les chrétiens y ont substitué une chapelle dédiée à Marie, puis un monastère. En parallèle les premières fortifications romaines ont été améliorées, à partir du 12e siècle, pour devenir un château fortifié avec trois donjons et une enceinte. C'est aussi vers cette époque qu'a été amenée, sans doute des croisades, une statue de Vierge noire qui a développé les pèlerinages. Ces derniers continuent d'attirer une certaine affluence.

La commune compte aussi trois châteaux privés, le Griottier, les Gauds, et Brénieux.

L'activité agricole a permis à la commune de compter au 19e siècle autour de 700 habitants, avec des fermes importantes par exemple à Munas et à Brénieux.

La population a diminué ensuite jusqu'à 440 habitants en 1954. Elle s'est très fortement relevée depuis les années 70 et 80, avec la construction de maisons individuelles autour du village et des divers hameaux. Elle comptait 1045 habitants en 2011. Pour la plupart, ces nouveaux habitants travaillent à Annonay ou dans la Vallée. Certains vont travailler jusqu'à Lyon. Mais la commune héberge aussi plusieurs entreprises artisanales, notamment une dizaine dans le bâtiment, et de plus en plus de commerces et de services. Les associations sont assez nombreuses et actives. Les animations du Comité des fêtes sont très appréciées dans la région.

Economie[modifier | modifier le code]

L'agriculture se maintient bien, avec trois agriculteurs sur la commune, les autres terrains étant cultivés par des exploitants des communes voisines.

Parmi les entreprises artisanales locales, on en dénombre une dizaine dans le secteur du bâtiment. Deux employeurs sont plus importants, l'entreprise Ducoin en travaux publics et l'entreprise "Mets Délices" en restauration.

Une entreprise importante de travaux publics.

L'entreprise de travaux publics Ducoin s'est installé au lieu-dit Murol, près de Brénieux, à partir de 1993. Jean-Louis Ducoin avait commencé à Quintenas dans les années 80 par des travaux agricoles mécanisés, et avait peu à peu complété par des services de travaux publics. Aujourd'hui, l'entreprise possède une quinzaine de camions bennes et 25 engins de chantier de tailles diverses. Elle assure des travaux de démolition, concassage, terrassement, assainissement et installation de réseaux, avec 35 salariés, pour des particuliers, des entreprises ou des collectivités.

L'entreprise de restauration "Mets Délices" s'est installée à Prapérier en 2011, peu après sa création à Ardoix par trois associés. Aujourd'hui elle assure ses services de traiteur bien au-delà de la région, avec 8 salariés permanents et jusqu'à 20 employés en trois équipes les gros weekends. Elle fabrique et vend aussi localement des plats préparés typiques.

Services[modifier | modifier le code]

Le village ancien accueille encore l'école publique, sa cantine, son terrain d'activités et la Bibliothèque.

Mais c'est surtout à Prapérier que qu'ont été développés les services aux habitants. La mairie y a été installée et agrandie. La salle polyvalente y a aussi été agrandie et joliment rénovée. Un grand terrain permet d'accueillir les loisirs, les animations collectives et les camping-cars de passage. Il dispose d'une aire de jeux pour enfants et de coins pique-nique. On trouve aussi à Praperier un restaurant et des services: épicerie/bar, coiffure, photographe, aide à la personne. Des infirmiers ont pu s'y installer dans un local municipal.

Animations[modifier | modifier le code]

Le Comité des Fêtes parvient à susciter de grands rassemblements.

La commune possède une douzaine d'associations bien actives. Entre autres, un club de jeunes et un "Club Culturel et Sportif" qui propose diverses activités de détente: gym, karaté, marche, danse, aquagym, lecture, sorties…

Le Comité des Fêtes rassemble des délégués de chaque association et parvient à rassembler de grandes foules lors de ses animations: fougot avec soupe aux choux, matinée boudin, une fête de l'été avec feu d'artifice qui a rassemblé jusqu'à 450 convives en 2014, un vide greniers, un marché de Noël qui rassemble une cinquantaine d'exposants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le site de Notre Dame d'Ay[modifier | modifier le code]

Un ancien menhir semble avoir été intégré dans un mur du château.

Le site présente des caractéristiques magnétiques particulières, qui sont notamment sensibles dans et autour de la chapelle. Il semble que la plateforme possédait autrefois trois dolmens, qui sont encore plus ou moins visibles, dans les soubassements du mur du donjon, de la chapelle et des remparts. Les Romains y ont ensuite célébré une déesse de la fécondité.

Pour la partie château, le donjon restauré pourrait dater du 12e siècle. Des expositions y sont régulièrement proposées par Les Amis de Notre Dame d'Ay. Les deux autres bâtiments semblent dater du 14e et du 16e. Outre la visite de la chapelle et de la plate-forme, plusieurs chemins permettent de descendre à la rivière et de faire le tour du site. 

La chapelle et sa Vierge noire[modifier | modifier le code]

La statue du 11e siècle a été remplacée par une deuxième sculpture au 16e siècle.

La première chapelle du sanctuaire, bâtie au XIe siècle, correspond à la partie aujourd'hui dédiée à St-Joseph. Son agrandissement en orientation ouest-est date des années 1790. Ses derniers embellissements ont été réalisés dans les années 1830. Le clocher renferme un carillon de dix cloches: le bourdon porte les effigies des Vierges de Fourvière, du Puy et d'Ay.

La première statue de la Vierge noire semble avoir été rapportée par les Croisés en 1192. Une nouvelle sculpture l'a remplacée à la fin du 16e siècle. Elle a été cachée pendant la Révolution et restaurée en 1835. Les mystérieuses vierges noires sont apparues à partir du 11e siècle dans le bassin méditerranéen et notamment dans le sud de la France où on en recense 180. Par exemple au Puy, à Fourvière…, en Ardèche à Borée, à Cornas, à Andance (chapelle de St-Bosc), à Pont de Labeaume, à Sablières… Les vierges noires pourraient être une imitation de Ste Sara, ou de la déesse païenne Isis, représentée souvent noire avec un enfant sur les genoux. La couleur peut aussi avoir comme origine le noircissement des pigments utilisés pour le visage et les mains. Et les statues auraient été ensuite volontairement repeintes en noir. Ces origines mystérieuses concourent peut-être à leur célébrité.

Article détaillé : Vierge noire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Gérard Buche[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 047 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
666 640 688 487 544 694 579 741 770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
738 770 783 707 733 682 703 661 647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
644 622 572 526 538 521 538 469 440
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
475 483 520 574 660 775 941 1 047 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'activité agricole a permis à la commune de compter au 19e siècle autour de 700 habitants, avec des fermes importantes par exemple à Munas et à Brénieux.

La population a diminué ensuite jusqu'à 440 habitants en 1954. Elle s'est très fortement relevée depuis les années 70 et 80, avec la construction de maisons individuelles autour du village et des divers hameaux. Elle comptait 1045 habitants en 2011.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

  • Michel Faure, "Notre Dame d'Ay, hier et aujourd'hui" (1996)
  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay (1901)
  • Guide de l'Union Touristique Ardèche Verte (1991)
  • Office de Tourisme du Val d'Ay
  • archives municipales
  • articles du Dauphiné Libéré, et notamment reportages de l'été 2014 de François Bassaget.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), « Communes - Géoportail », sur http://www.geoportail.gouv.fr,‎ 2014 (consulté le 31 juillet 2014)
  2. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011