Saint-Rambert-l'Île-Barbe

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L'île Barbe

Saint-Rambert-l'Île-Barbe est une ancienne commune du département du Rhône, annexée à Lyon par le décret du 1er août 1963. Elle constitue aujourd'hui un quartier du 9e arrondissement de Lyon.

C'est un des derniers quartiers-villages de Lyon, qui abrite encore des agriculteurs, artisans, etc. On trouve également plusieurs lieux de détente aménagés sur les bords de la Saône.

Le quartier englobe l'île Barbe, située au milieu de la Saône, et à laquelle on accède par le Pont de l'Île Barbe.

Sommaire

Histoire [modifier]

Jusqu'aux années 1960 : une localité demeurée indépendante en périphérie de Lyon [modifier]

La commune, qui prend en 1793 le nom de Beauvais-l'Isle-Barbe[1], absorbe l'ancienne commune de l'île Barbe avant 1806.

En 1832, les quartiers de Rochecardon, la Dargoire, Vacques et la Sauvagère sont détachés de la commune de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or pour être rattachés à celle de Saint-Rambert-l'île Barbe.

La réforme de 1852 qui rattache Vaise, la Guillotière et la Croix-Rousse à la commune de Lyon épargne Saint-Rambert-l'île Barbe, commune essentiellement rurale.

En 1909, Lyon souhaite annexer le quartier de l'Industrie, qui regroupe alors l'essentiel des activités industrielles de la commune et donc ses principales sources de revenus. Le 3 juin 1909, le conseil municipal rejette à l'unanimité ce projet[2].

Vers l'intégration à la commune de Lyon en 1963 [modifier]

Au début des années 1960, la commune, de taille réduite (209 hectares) et confrontée à l'augmentation de sa population, se trouve dans une situation financière précaire, et une délégation composée du Maire M. Chambion et de plusieurs conseillers municipaux rencontre le 19 décembre 1962 Louis Pradel, alors maire de Lyon, afin d'évoquer son rattachement à sa puissante voisine. Ce projet suscite quelques oppositions au sein de la commune, où un comité de défense des intérêts communaux se met en place.

Le 30 janvier 1963 le conseil municipal de Saint-Rambert-l'Ile Barbe se prononce favorablement à ce rattachement par 45 voix contre 13 (groupe communiste) et 2 abstentions (groupe socialiste).

Le 2 mai 1963, c'est cette fois le Conseil Général du département du Rhône qui manifeste son opposition au projet.

La commune, dépendant jusqu'alors du canton de Limonest, est rattachée à celle de Lyon (fusion simple) par décret du 1er août 1963[3].

L'ancienne commune intègre le 5e arrondissement de Lyon ; ce dernier est scindé par le décret du 12 août 1964 pour créer le 9e arrondissement, duquel dépend depuis lors l'ancienne commune[4].

Démographie [modifier]

En 1962, la commune comptait 7 211 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
418 337 459 440 691 935 748 620 626
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 022 1 523 1 265 1 173 1 698 1 968 2 242 2 238 2 283
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 588 2 538 2 452 2 854 3 285 3 884 3 439 3 356 4 073
1962 - - - - - - - -
7 211 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968.)

Histogramme de l'évolution démographique


Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. source : site http://fr.geneawiki.com/index.php/69_-_Saint-Rambert-l%27%C3%8Ele-Barbe
  3. source depuis le début du paragraphe : journal Le Progrès de Lyon - numéro du 7 août 1963
  4. source : http://fr.geneawiki.com/index.php/69_-_Saint-Rambert-l%27%C3%8Ele-Barbe