Dancourt (Seine-Maritime)

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Dancourt
Dancourt (Seine-Maritime)
La mairie-école, le monument aux morts et la rue de l'église.
Blason de Dancourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Intercommunalité Communauté de communes interrégionale Aumale - Blangy-sur-Bresle
Maire
Mandat
Jean-Luc Morel
2020-2026
Code postal 76340
Code commune 76211
Démographie
Gentilé Dancourtois, Dancourtoises
Population
municipale
233 hab. (2021 en augmentation de 2,19 % par rapport à 2015)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 38″ nord, 1° 32′ 47″ est
Altitude Min. 74 m
Max. 209 m
Superficie 18,3 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Eu
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Dancourt
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Dancourt
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Dancourt

Dancourt est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Le village est situé à l'intersection des axes Grandcourt - Fallencourt et Rieux - Preuseville, à une dizaine de kilomètres, par la route, au sud-ouest de Blangy-sur-Bresle.

Aisément accessible par l'autoroute A28 et l'ex-route nationale 28 (actuelle RD 928), Danville est situé à 23 km au sud-est du Tréport et de la Manche, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Rouen et à 55 km à l'ouest d'Amiens.

Le nord du territoire communal se trouve dans la Forêt d'Eu.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Yères à Dancourt

Le village est drainé par l'Yères, un fleuve côtier de 40 km de longueur qui se jette dans la Manche.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[2]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat contrasté des collines », correspondant au Pays de Bray, bien arrosé et frais[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 929 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Oisemont à 17 km à vol d'oiseau[4], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 801,4 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Dancourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. La commune est en outre hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47 %), forêts (28,6 %), prairies (20 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3 %), zones urbanisées (1,4 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Apud Sanctum Albinum de Daencourt en 1137; Ecclesie Sancti Albini de Daencort en 1175; Daencort entre 1225, 1263[14]; Ecclesia de Deencort vers 1240; Dencuria (variante Deincuria) en 1337 ; Dencourt, 1433, 1495, xvie. siècle, 1564 ; In parrochia de Ancourt en 1446; Daencourt en 1453 (Longnon) ; Hospitalarius de Dencort en 1545 ; Dancourt en 1683; Saint Aubin de Dancourt en 1716[15]; En la paroisse de Dancourt en 1503; Dancourt en 1715 (Frémont) et en 1757 (Cassini)[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des tuiles gallo-romaines ont été retrouvées dans la plaine située en face de l'église, à l'opposé de la forêt d'Eu. En 1862, lors de la construction du nouveau portail de l'église, on retrouva un cercueil en pierre de Vergelé orienté est et ouest et plus étroit aux pieds qu'à la tête, probablement mérovingien[17].

Le monument aux prisonniers soviétiques tués dans l'explosion de 1944

Les vestiges d'une motte castrale ont été retrouvés au lieu-dit Le Bolard, où, au Moyen Âge, la haute justice de Dancourt était rendue[17].

En 1826, la commune de Dancourt, instituée par la Révolution française, absorbe celle de Saint-Rémy-en-Rivière[18].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en , treize soldats soviétiques prisonniers de guerre et quatre inconnus, occupés à la construction de la rampe de V1 située en Haute forêt d'Eu au Poteau du Val de l'Eau, route des Sept Acres au nord de Dancourt, sont tués par l'explosion accidentelle d'un V1 tombé en rase campagne, côte d'Infer, entre Dancourt et Rieux[19],[20],[21],[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1912   Eugène Langlois    
1931 1960 Oscar Le Coq[21],[22]
(1874-1960)
  Président de la caisse locale de Crédit Agricole
Chevalier de la Légion d'honneur
Officier du Mérite Agricole
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1972[22] 2008 Daniel Toussaint    
mars 2008[23] En cours
(au 10 août 2020)
Jean-Luc Morel EXG Réélu pour le mandat 2020-2026[24]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2021, la commune comptait 233 habitants[Note 2], en augmentation de 2,19 % par rapport à 2015 (Seine-Maritime : −0,14 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
204312229337648623643681672
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
668624623614567502473445399
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
378374363348324349363331343
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
330307276307266264238232228
2021 - - - - - - - -
233--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire locale compte 21 élèves à la rentrée scolaire 2017[28].

Jusqu'aux vacances scolaires de , la commune est associée avec celle de Grandcourt au sein d'un regroupement pédagogique.

En matière d'enseignement primaire, les communes de Fallencourt, Foucarmont et Villers-sous-Foucarmont sont associées au sein d'un regroupement pédagogique. À la rentrée scolaire 2018, la commune de Dancourt est réunie aux trois communes, par décision de l'inspection académique de la Seine-Maritime[29].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Aubin, du XIe siècle au XVIIIe siècle. La nef a été reconstruite en 1713 et en1862. Le chœur date de 1850[17]. L'église contient des Fonts baptismaux classés[30].
  • Croix de pierre du XVe siècle, dans le cimetière.
  • Chapelle Notre-Dame à Béthencourt.
  • Monument commémoratif aux soldats soviétiques victimes de l'explosion du V1 au cimetière, sur le côté gauche de l'église.
    Édifié en 1995, il est constitué de blocs de granit provenant de la péninsule de Kola offerts par la Russie formant quatre 4 stèles, l'une portant l'étoile rouge soviétique, une autre portant l'inscription « Combattants russes morts pour la patrie 1941-1945 », une troisième avec les noms de 13 russes et 4 inconnus. Des cérémonies commémoratives y sont régulièrement organisées[31],[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Achille Delboulle, né à Dancourt en 1834 et mort à Grandcourt en 1905. Philologue et lexicographe, historien de la langue française. - Professeur au lycée du Havre [32]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Dancourt

Les armes de la commune de Dancourt se blasonnent ainsi :

d'azur à la bande d'argent chargée de trois tourteaux de gueules, accompagnée de deux croissants aussi d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  4. « Orthodromie entre Dancourt et Oisemont », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Oisemont_sapc » (commune d'Oisemont) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Oisemont_sapc » (commune d'Oisemont) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  8. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. Archives départementales de la Seine-Maritime, 8 H.
  15. Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3268, 1534, 4, 850, 3939, fds. Chambre du Clergé, 1537, 740.
  16. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Seine-Maritime, page 306.
  17. a b et c Abbé Cochet, Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure : rédigé sous les auspices de l'Académique des sciences, belles-lettres et art de Rouen, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Répertoire archéologique de la France », , 652 p. (lire en ligne), p. 178-179, lire en ligne sur Gallica.
  18. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Norbert Dufour et Christian Doré (préf. Daniel Pégisse), L'Enfer des V1 en Seine-Maritime durant la Seconde Guerre mondiale, Luneray, Bertout, , 295 p. (ISBN 978-2-86743-179-1 et 2-86743-179-4), p. 151.
  20. « Hommage aux quatre russes tués par une bombe V1 », Courrier picard, édition Picardie maritime,‎ , p. 12.
  21. a et b « Un début d'hommage Franco-Russe » (Un hommage a été rendu ce samedi aux treize soviétiques décédés sur une base de lancement de V1 en 1944), Courrier picard, édition Picardie maritime,‎ , p. 13.
  22. a b c et d « Dans le cimetière de Dancourt se cache l'histoire de ces prisonniers russes affectés à la construction des V1. Ils sont enterrés là, à la demande d'Oscar Lecoq, le maire du village. Lionel Gaudefroy revient sur l'histoire de son arrière-grand-père : Pourquoi des soldats russes sont enterrés au cimetière de Dancourt », Le Réveil, édition Bresle Oise Somme, no 3682,‎ , p. 9.
  23. Hebdomadaire Le réveil du 27 mars 2008.
  24. « Liste des maires »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime, (consulté le ).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  28. L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  29. Courrier picard, édition Picardie maritime, p. 15, .
  30. Oswald Macqueron, « Aquarelle : A) Fonts baptismaux de l'église de Dancourt d'après nature, 22 août 1883 B) Église de Dancourt d'après nature, 23 septembre 1867 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le ).
  31. Isabelle Desbordes, « Un début d’hommage franco-russe à Dancourt : Un hommage a été rendu ce samedi 11 mai aux 13 soviétiques décédés en participant à la construction de bases de lancement pendant la Seconde Guerre mondiale », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  32. Accès à la Bnf