Saint-Priest-la-Prugne

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Saint-Priest-la-Prugne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Saint-Just-en-Chevalet
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Urfé
Maire
Mandat
Huguette Burelier
2014-2020
Code postal 42830
Code commune 42276
Démographie
Population
municipale
453 hab. (2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 42″ N 3° 45′ 02″ E / 45.9616666667, 3.75055555556 ()45° 57′ 42″ Nord 3° 45′ 02″ Est / 45.9616666667, 3.75055555556 ()  
Altitude Min. 610 m – Max. 1 287 m
Superficie 36,68 km2
Localisation

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Saint-Priest-la-Prugne

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Saint-Priest-la-Prugne

Saint-Priest-la-Prugne est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Priest-la-Prugne est la commune la plus à l'Ouest de l'arrondissement de Roanne mais aussi le plus à l'ouest de la région Rhône-Alpes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Priest-la-Prugne (Loire).svg

Les armoiries de Saint-Priest-la-Prugne se blasonnent ainsi :

D’or à la burelle ondée de sinople surmontée de trois sapins coupés de sable mal ordonnés, soutenue de trois pointes de gueules appointées vers le cœur; au comble dentelé de gueules.
Adopté en conseil municipal le 7 mai 2004

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Huguette Burelier   Conseillére Générale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 453 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 170 1 023 1 137 1 097 1 091 1 170 1 200 1 165 1 192
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 147 1 144 1 110 1 156 1 080 1 053 1 017 1 016 1 035
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 087 1 054 1 149 957 891 794 724 646 631
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
916 880 717 514 505 442 462 468 453
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Torbernite "Les-bois-noirs"

La commune possède sur son territoire une mine d'uranium.

Le gisement a été découvert en 1951. Le gisement du Limouzat, situé à 3 km environ à l'Ouest du village de Saint-Priest-la-Prugne sur 1,5 km de longueur se situe dans une structure faillée. Il s’agit d’un filon siliceux situé en bordure nord du massif granitique des Bois-Noirs. Le minerai contenu dans ce filon se trouve sous forme de pechblende[3].

Ce gisement a été reconnu en 1953, et est exploité depuis 1960[3]. La Division du Forez/Grury comprend deux centres d'extraction : la mine des Bois-Noirs à Saint-Priest-la-Prugne (Loire) et celle de Grury (Saône-et-Loire). Le site des Bois-Noirs comprenait une usine de traitement de l'uranium, qui a été active de 1960 à 1980[4]. En 20 ans, de 1960 à juillet 1980, l'usine de Saint-Priest a traité 2 584 000 tonnes de minerai contenant 6 718 tonnes d'uranium[3].

Le traitement de l'uranium consiste à extraire le metal (sous forme d'oxyde) en broyant les roches extraites, puis en leur faisant subir un traitement chimique pour en extraire l'uranium. Seuls les isotopes de l’uranium sont ainsi extraits ; la presque totalité des descendants de l’uranium se retrouvent par contre dans les résidus, et l’activité massique de ces derniers représente environ 70% de celle des minerais[5], soit environ  105⋅Bq⋅kg-1 : ce niveau représente dix à cent fois la radioactivité naturelle moyenne du granite, ce qui en fait des déchets de très faible activité[6]. Les résidus de traitement sont stockés à proximité de leur lieu de production[5].

L'exploitation est arrêtée à l’épuisement du gisement des Bois Noirs en 1981[7]. La mine à ciel ouvert et ses galeries ont été recouvertes par un lac artificiel profond de deux mètres ; cette étendue d'eau sert de protection contre les émanations radioactives des déchets d’exploitation[4]. Selon le magazine Capital, l'ancienne mine conserverait 1,3 millions de tonnes de résidus faiblement radioactifs en son sein[8].

L’association Collectif Bois Noirs se bat depuis près de vingt-cinq ans pour obtenir que tous les sites contaminés fassent l’objet d’un traitement systématique pour retrouver les niveaux de radioactivité naturelle qu’elle connaissait auparavant. En juin 1998, suite aux demandes de la mairie de Saint-Priest-la-Prugne et du collectif Bois-Noirs, deux études parallèles ont été réalisées par la CRIIRAD et le laboratoire Subatech, afin de préciser la situation radioécologique du site et de son environnement proche[9]. Les expertises concluent en particulier : à la bonne cohérence des résultats de mesures obtenus par les deux laboratoires et des résultats transmis par COGEMA dans le cadre de la surveillance réglementaire ; à l'existence d'un marquage radioactif de l'environnement en aval du site, faible mais mesurable ; à l'existence de taches radioactives associées à la réutilisation de stériles miniers comme matériaux de remblai ou de terrassement. Selon la Criirad[10], cette exploitation "a généré des millions de tonnes de déchets radioactifs" dont les confinements n'ont pas été garantis[4]. Areva projette de réaménager l'ancienne mine des Bois Noirs en mettant en place un réaménagement plus pérenne et remplaçant la couverture d'eau par "une couverture solide"[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. a, b et c La mine d'uranium à Saint Priest la Prugne, Journal télévisé du 17 décembre 1964, INA.
  4. a, b, c et d Un maire de l'Allier marche contre un projet d'Areva à Saint-Priest-la-Prugne, Fr3 Rhône-Alpes, 17/02/2014.
  5. a et b La gestion des anciens sites miniers d’uranium, Ministère de l'écologie, décembre 2013.
  6. Déchets TFA : des déchets de très faible activité, la radioactivité.com.
  7. Quand la Loire produisait de l'uranium ; petite histoire de l'industrie minière de l'uranium en Forez, par Pierre-Christian Guiollard
  8. Capital no 235 d'avril 2011, page 22
  9. Remblais radioactifs de la mine d'uranium de Saint-Priest-la-Prugne, question écrite de Marcel Vidal, JO Sénat du 19/02/2004 - page 393.
  10. Site des Boirs Noirs Limouzat, commune de Saint-Priest-la-Prugne Criirad, 2008


Liens externes[modifier | modifier le code]

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