Saint-Pierre-d'Irube

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Saint-Pierre-d'Irube
La benoîterie du XVIIe siècle
La benoîterie du XVIIe siècle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Pierre-d'Irube
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Nive-Adour
Maire
Mandat
Alain Iriart
2014-2020
Code postal 64990
Code commune 64496
Démographie
Gentilé Saint-Pierrot
Population
municipale
4 517 hab. (2011)
Densité 588 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 38″ N 1° 27′ 28″ O / 43.4772, -1.45777777778 ()43° 28′ 38″ Nord 1° 27′ 28″ Ouest / 43.4772, -1.45777777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 146 m
Superficie 7,68 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintpierredirube.fr

Saint-Pierre-d'Irube est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine, à la périphérie est de Bayonne.

Le gentilé est Saint-Pierrot[1] (ou Hiriburutar[2] en basque).

L'église Saint-Pierre

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la province basque du Labourd et est située immédiatement à l'est de Bayonne.

Accès[modifier | modifier le code]

L'autoroute A64, qui relie Toulouse à Briscous via Tarbes et Pau, puis vers Bayonne de par le prolongement de l'autoroute par la route départementale 1, possède une sortie sur le territoire de la localité.
La route nationale 636, qui dessert Saint-Pierre-d'Irube, était une route nationale française reliant Bayonne à Juillan. À la suite de la réforme de 1972, elle a été déclassée en RD 936. La commune est également desservie par les routes départementales 22 (dite « route des Cimes ») et 635.
La ligne C du réseau de bus Chronoplus, géré par Transdev agglomération de Bayonne, dessert Saint-Pierre-d'Irube en la reliant aux autres communes de l'agglomération : Anglet, Bayonne, Biarritz, Bidart, Boucau et Tarnos[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l’Adour, Saint-Pierre-d'Irube est traversée[4] par le ruisseau de Hillans, affluent de la Nive, également alimenté sur la commune par l’Eiheratoko erreka[5], et le ruisseau de Portu, tributaire de l'Adour. Géoportail signale également le Sallenaveko erreka et le Larregaineko erreka[5].

Le Hillans a été utilisé comme voie de navigation, pour permettre l’acheminement de personnes et de marchandises, telles les grains et farines, à partir des quais de Bayonne (Galuperie, Bertaco ou Suzeye), jusqu’au port de Berrou (également nommé Irube ou de Lissague) de Saint-Pierre-d’Irube, sur des embarcations légères à fond plat (chambardons, couraus et chalands[6].
En 1524, les registres gascons font état d’un inventaire de succession mentionnant « … une vigne située hors la porte de Mousserolles, confrontant la vigne de Johan Detcheverry dit du Limpou, par l’autre côté la ruelle et chemin public, qui va au port d’Irube et par devant, le chemin royal qui va à Saint-Pierre d’Irube … »[7]. Et encore en 1809, on trouve un délibération du conseil municipal du 12 novembre indiquant « … le chemin de temps immémorial public servait de communication pour arriver au port dit de Lissague ou autrement de Berrou, de là à la rivière de la Nive, communication utile à la commune pour le transport des matériaux qui arrivent par eau … ».

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Sur le cadastre napoléonien de 1831, la commune est divisée, outre les abords de l’église, en quatre quartiers ruraux :

Ametzondo 
Le toponyme provient du basque et signifie « endroit des chênes tauzins ». Le tanin de ces chênes blancs était sans doute utilisé par les tanneries ou les nombreux ouvriers cordonniers installés dans la commune (21 en 1872). On recensait 21 maisons en 1754[7] dans ce quartier, situé sur la chemin menant de Bayonne à Mouguerre et Bidache, au nord de l’étang d’Escoutpluye.
Garrika 
Orthographiée également Karrika, l’étymologie basque donne en français « chemin, rue ». Le quartier s’étendait en bordure du chemin conduisant de Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port, empruntant l’actuelle route des cimes, autrefois voie romaine.
Mizpirabakoitz 
Le toponyme provient de mizpira, « nèfle » et bakoitz ou bakotx, « unique ». C’est le quartier le plus éloigné de l’église, ne comptant que quelques fermes, sur les hauteurs de la localité
Barratxiri 
Le nom du quartier est originellement Baratahegi, soit « endroit des barthes », reflétant la présence de deux marécages, aujourd’hui asséchés, alimentés par l’Eiherattoko erreka, qui se prolonge dans le ruisseau de Hillans. Ces retenues d’eau permettaient le fonctionnement du moulin de Poyloa, inondant la plaine où est actuellement située la route départementale 137 qui mène vers Villefranque par Larraldia.

À ces cinq quartiers, il faudrait rajouter celui de Mousserolles, à l’origine de bien des contestations entre Bayonne et Saint-Pierre-d’Irube, durant les XVIe[Note 1], XVIIe, XVIIIe[Note 2] et XIXe siècles. Ce quartier relevait de la juridiction de Bayonne pour le temporel, et de celle de Saint-Pierre-d’Irube pour le spirituel. Étant le plus dense et le plus riche de la localité, il justifia des litiges, procès et autres contestations jusqu’à 40 ans après la Révolution, et son rattachement officiel à la ville de Bayonne. La construction de l’église Saint-André de Bayonne en 1856 sonna définitivement le glas des espérances du clergé saint-pierrot, nombre de paroissiens de Mousserolles ayant choisi la nouvelle église. En 1924, Mgr Gieure, évêque de Bayonne, constatant cet état de fait prit l’ordonnance « détachant de la paroisse de Saint-Pierre-d’Irube une portion de ses habitants pour les rattacher à la paroisse de Saint-André de Bayonne »[7].

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

  • Alminoritz[5],[8],[7], quartier Ametzondo
  • Arthague[5],[7], quartier Mizpirabakoitz
  • Basté (le)[5],[7], quartier Ametzondo
  • Duret[5],[7], quartier Ametzondo
  • Errekartea[5],[7], quartier Baratahegi
  • Errepiraluze[5],[7]
  • Etcherouty[5],[7], quartier Garrika
  • Etcheto[7], quartier Garrika
  • Galharret[5],[7], quartier Mizpirabakoitz
  • Gaztemendia[5]
  • Gélos[5]
  • Harretche[5],[7], quartier Garrika
  • Harrichuria[5]
  • Harrichury[5],[7], quartier Baratahegi
  • Heyder[5]
  • Hiriberry[5],[7], quartier Garrika
  • Hitce[5],[7], quartier Ametzondo
  • Horlopo[5],[7], quartier Mizpirabakoitz
  • Kurutz[5]
  • Lakuluzia[5]
  • Larrebure[5],[7], quartier Mizpirabakoitz
  • Larregain[5]
  • Lekueder[5]
  • Lissague[7], quartier Ametzondo
  • Losté[5],[7], quartier Mizpirabakoitz
  • Mastouloucia[5]
  • Mendixta[5]
  • Minaudière (la)[5]
  • Oiharzabal[5],[7], quartier Ametzondo
  • Othomono[5],[7], quartier Mizpirabakoitz
  • Ourouspoure[5],[7], quartier Ametzondo
  • Pichtoa[5]
  • Pinaquy[5],[7], quartier Mizpirabakoitz
  • Quiéta[5]
  • Sallenave[5],[7], quartier Mizpirabakoitz
  • Silhouague[5],[7], quartier Baratahegi

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Pierre-d'Irube apparaît sous les formes Yruber (1150[7] et 1170[9]), Yruber, Hyruber, Iruber et Hiruber (respectivement 1186[8], 1249[8], 1256[8] et XIIIe siècle[8], cartulaire de Bayonne[10]), Sent-Pé d’Yrube (1482[7], rôles gascons), Sent-Pée-d'Irube (1509[8], titres de l'abbaye Sainte-Claire de Bayonne[11]), Sent-Per d’Irube (1524[7], rôles gascons), Saint-Pé-d'Iruby (1585[8], titres des Jacobins de Bayonne[12]), Sainct-Pierre d’Irube (1619[7], archives de Bayonne), Hiriboro (1650[7], archives de Bayonne), Hirouboure (1698[7], archives de Bayonne), Saint-Pierre d’Irube, Saint Pierre Dirube, Tricolore, Saint-Pierre d’Irube et Pierre-d'Irube (respectivement 1709[7], 1793[13], 1794-1795[7], 1795-1796[7] et 1796-1797[7], archives de Saint-Pierre-d’Irube) et Pierre-d’Irube (1793[8]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

  • En 1990 Jean-Baptiste Orpustan[9] indique qu'Irube provient de iruberri, « domaine nouveau ». On trouve d’autres interprétations à l’origine de ce toponyme.
  • Eugène Goyheneche, sur les traces de Luchaire en 1875, ou de Louis Dassance, pense qu’Iruber est une déformation d'Iriberri, « ville, bourg neuf », et donc demeure assez proche, finalement, de l’interprétation d’Orpustan.
  • Pour J. Vinson[7], Iruber provient de Iribehere, signifiant alors « postérieur à la ville » ou « ce que l’on trouve en sortant de la ville ». L’analyse s’articule alors sur iri (« bourg, village, ville »), ber, de behere (« le bas, en bas »).
  • En 1860, M. Cenac-Montaut[7] proposait « village du gué », s’appuyant sur ir, réduction de iri, et sur ube ou ubi, « gué ».
  • Selon Isaac Lopez-Mendizabal[7], il faudrait considérer iru, du basque iratze, « fougère », et ber, provenant de behere, pour obtenir un équivalent de « fougeraie ».
  • Gilbert Desport[7] mentionne également la forme réduite d'Hiriburu (« trois têtes »), sans y croire vraiment, appuyée qu’elle est sur la légende du dragon de Lissague.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Alminoritz, ancienne ferme de la commune, est mentionnée sous les formes Albinoridz (1256[8], cartulaire de Bayonne[10]) et Arminorits (1689[8], collations du diocèse de Bayonne[14]). Paul Raymond[8] signale l'existence d'une prébende du même nom fondée dans la chapelle Saint-Léon, à proximité de Bayonne. Cette demeure rebâtie au XVIIIe siècle daterait des XIIe ou XIIIe siècles. Elle a appartenu à Jacques d’Albinortiz, échevin et trésorier municipal à Bayonne au XVIIIe siècle.
Le Basté est une ancienne maison citée en 1634[7] par les archives de Bayonne, comme mention lors d’un héritage. En 1700, elle appartient à Léon Dulivier, député de Bayonne à Paris. Elle est successivement la propriété de Cyprien Daguerre-Mongabure (1850), de la baronne d’Étigny, puis en 1904, du docteur Paul Lasserre. Elle est le principal lieu des découvertes archéologiques de MM. Proisy et Chauchat.
Arthague est une maison mentionnée dans les registres d’état civil de la commune entre 1664 et 1700[7]. La demeure apparaît également sous les vocables Villeneuve ou Etchart. Elle semble avoir été une maison noble au XVIIIe siècle, appartenant à la famille de Valérian, puis en 1778 à l’avocat bayonnais Pierre Duhalde.
Les archives de Bayonne font état de la maison Duret lors de l’enregistrement d’un héritage en 1598[7].
Errekartea, maison du quartier Baratahegi, est citée dans les registres d’état civil de la fin du XVIIe siècle, sous la graphie Errecart[7].
Errepiraluze, du basque Errepira luze (« la grande plaine, près du ruisseau ») désigne une maison située près du moulin de Poyloa, citée en 1670[7]. Le toponyme, déformé, a été un temps Errepialouch[7].
La maison Etcherouty est présente dès 1619[7] dans les archives de Bayonne.
Etcheto est une maison citée dans les registres d’état civil de la commune entre 1664 et 1700[7], tout comme la demeure Harretche.
La maison Galharret fait l’objet d’une mention dans les registres de baptêmes, mariages et sépultures de la commune entre 1664 et 1700[7] sous la forme Galharet.
La maison Harretche est en partie ruinée (récoltes et mobilier) pendant les combats de 1813[15].
Harrichury, du quartier Baratahegi, apparaît sous la graphie Harrichouri entre 1664 et 1700[7].
Hitce est une ancienne maison, qui apparaît sous la forme Histea en 1249[7] (archives de Bayonne). Le Grand-Lissague était un hameau de la localité. Il est issu de la scission en 1719 du domaine de l’ancienne maison noble des seigneurs de Iruber, citée en 1235[7] par le Livre d’Or de Bayonne[10] sous la graphie Lisague, en Grand et Petit-Lissague. Il conserva son nom jusqu’en 1878, pour devenir à cette date une propriété nommée Villa Quieta, lors de son acquisition par le marquis de Guadalcazar, Grand d’Espagne. À cet emplacement fut construit en 1969, le lotissement éponyme[7].
Le Grand-Lissague fut la résidence d’été de plusieurs évêques bayonnais, tels Mgr Druilhet, de 1719 à 1727, Mgr de La Vieuxville de 1732 à 1734 et Mgr d’Arche de 1762 à 1774.
La maison noble originelle entretint des liens étroits avec la famille de Belzunce, puisque vers 1380, Garcie Arnaud de Belzunce épousa l’héritière de Lissague. Durant les XVIIIe et XIXe siècles, la demeure appartient à une famille qui fournit de 1611 à 1792, le lieutenant général civil et criminel du Sénéchal des Lannes à Bayonne, les de Lespes des Hureaux. De 1713 à 1717, Marie-Anne de Neubourg, seconde femme du roi Charles II d’Espagne, y séjourne durant l’été, invitée par Salvat de Lespès de Hureaux.
À la suite de la scission de 1719, le château de Lissague fit partie du Petit-Lissague. À l’origine plus maison forte que château, dont les vestiges demeurent encore dans la partie ouest de la demeure actuelle, il fut transformé aux XVIIe et XVIIIe siècles par l’adjonction de deux tours carrées et d'un étage. Horlopo, maison du quartier Mizpirabakoitz, apparaît également sous la graphie Elorri lepo (du basque, signifiant « col des épines ») dans les données d’état civil de la paroisse entre 1664 et 1700[7]. Horlopo est un nom porté par « Elorri lepo détruite en grande partie par les ravages de la dernière guerre, où il n’y reste que les murs et trois vieilles poutres »[15]. Située à la cote 142, c’est-à-dire à l’endroit le plus élevé de la commune, la maison a servi de poste de commandement au général anglais Rowland Hill, avant d’être détruite, lors des affrontements des Guerres napoléoniennes.
Les demeures Larrebure et Losté sont mentionnées entre 1664 et 1700[7].
La maison Oiharzabal est citée dans les registres d’état civil de la commune entre 1664 et 1700[7] sous la graphie Oyharçabal.
Othomono fait l’objet d’une mention dans les registres d’état civil de la paroisse entre 1664 et 1700[7].
Ourouspoure, ou en basque Urrizburu, est mentionnée en 1477[7] (ourrouspoure, archives de Bayonne). « Maison tombée en ruine par les effets de la guerre », elle est reconstruite en 1828[15].
Pinaquy (Pinaqui) et Sallenave sont mentionnés dans les registres d’état civil de la paroisse à la fin du XVIIe siècle[7].
La maison Silhouague fait l’objet d’une mention entre 1664 et 1700[7] sous la graphie Siloague (registres d’état cvil de Saint-Pierre-d’Irube).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Hiriburu[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

En 1866, Arnaud Detroyat decouvre un abri sous roche du Magdalénien dans la propriété Belle-Fontaine de Mousserolles[7] sur une terrasse dominant la Nive, mettant au jour des nucléus, grattoirs et autres perçoirs. Ces spécimens furent exposés en 1867 à l’exposition universelle de 1867, puis transférés au musée de Saint-Germain-en-Laye[7].
En 1872, c’est M. Proisy qui signale les traces d'un autre peuplement préhistorique sur le plateau du Basté, qu’Arnaud Detroyat décrit alors : « sur ce plateau, non loin de l’église de Saint-Pierre-d’Irube, en face du beau panorama qu’offre la vallée de la Nive dominée par les montagnes de Cambo et de Sare, les silex taillés abondent… La charrue les ramène à la surface… Cette station est de l’époque magdalénienne… Elle m’a livré plusieurs grattoirs très retaillés sur une face, une hachette remarquable, une dent de cheval percée, une coquille de cardium percée, de beaux nucléus, et une quantité considérable d’éclats plus ou moins travaillés »[7].
La station du Basté, située sur un plateau sur lequel s’étend aujourd’hui le lotissement éponyme, fit l’objet de fouilles successives. Émile Daguin, professeur au lycée de Bayonne, y trouva 59 objets en 1900.

En 1966, des fouilles systématiques furent entreprises par le professeur Chauchat de la faculté de Bordeaux[7]. Elles mirent en évidence la présence de peuplements du Paléolithique moyen et du Paléolithique supérieur, c’est-à-dire de 100 000 à 9 000 ans avant notre ère[7].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1122, Guillaume IX de Poitiers accorde à l’évêque de Bayonne, Raymond de Martres, secondé par Bertrand, vicomte du Labourd, le droit de fonder des établissements agricoles dans la province du Labourd. Le peuplement d'Iruber semble dater de cette période. Les archives de Navarres en mentionnent la paroisse en 1249[7] sous la graphie parroqui de Iruber.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1724, à la suite des révoltes de Saint-Jean-le-Vieux (1685), Mouguerre et Saint-Pierre-d'Irube (1696), la population d'Ainhoa se révolta contre la gabelle, révolte d'opposition aux nouvelles taxes, annonciatrice de celles qui soulevèrent presque tout le Labourd en 1726 (contre l'impôt dit du 50e), Bayonne et Saint-Jean-Pied-de-Port en 1748[16].

Le 14 ventôse an II (4 mars 1794), un décret des représentants du peuple, Pinet et Cavaignac, réunit Saint-Pierre-d’Irube à Villefranque sous le nom de Tricolore, souvent orthographié Tricolor. Cette appellation ne dura que jusqu’au 2 mars 1795 (12 ventôse an III).

Le 13 décembre 1813, les coteaux de Saint-Pierre-d'Irube, de Villefranque et de Mouguerre, furent le théâtre de combats acharnés entre le maréchal Soult et Wellington[17]. À Saint-pierre-d’Irube, la bataille se déroula essentiellement des quartiers Karrika et Mizpirabakoitz. L’affrontement de cinq jours vit la mort de 11 200 hommes, dont 5 900 chez les Français et 5 300 chez les Alliés.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or au chevron d'azur chargé de trois coquilles de limaçons du champ, accompagné en pointe d'une hydre de sinople à quatre têtes lampassées de gueules dont l'une est en partie tranchée et ensanglantée de gueules, et en chef de deux canons adossés de sable[18].
Variante 

Selon Gilbert Desport[7], les armoiries adoptées par le conseil municipal du 27 mars 1987 se blasonnent comme suit : « D'or, au chevron d'azur chargé de trois coquilles d'escargots d'or, accompagné en pointe d'une hydre de sinople dont l'une des trois têtes est en partie tranchée, en chef de deux canons adossés de sable.
L’écu est timbré de la couronne vicomtale, elle-même soutenue par des tiges d’épis de maïs, assemblés à leur base par un ruban rouge »
.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1567 à 1790[modifier | modifier le code]

Auzapeza est le mot basque qui désigne littéralement l’« abbé des voisins », ou comme l’histoire nous l’a restitué en français, le « maire-abbé », sans que le terme abbé, qui était le diminutif souvent adopté, n’ait de connotation religieuse.
Avant 1790, le maire-abbé et quatre conseillés, nommés « jurats » étaient désignés chaque année le 31 décembre par le maire-abbé et les jurats sortants, et par quatre députés représentant les maîtres de maison. Ils avaient pour tâche l’administration de la communauté, les jurats et députés représentant chacun des quatre quartiers déjà nommés, Ametzondo, Baratahegi, Karrika et Mizpirabakoitz.
1567 est la première restitution écrite qui nous est parvenue. Le 8 octobre de cette année-là « Petry d’Urquiet, abbé et jurat de la paroisse de Sainct-Pé d’Irube… » assistait au biltzar d’Ustaritz.

Dans les tableaux suivants, « sieur » ou « maître » désigne le chef de famille et « sieur jeune » désigne le fils aîné de la maison.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Pierre Jauretche (élu)    
1791 1800 Salvat Dassance (élu)   cordonnier, sieur de Marichouri
1800 1804 Jean Jarry (nommé par le préfet)   forgeron
1804 1807 Pierre Durcudoy (nommé par le préfet)   agriculteur
1807 1812 Léonard Dutilh (nommé par le préfet)   rentier
1812 1813 Jean Jarry (nommé par le préfet)   forgeron
1813 1817 Jean Lacaussade (nommé par le préfet)   arpenteur
1817 1824 Jean Jarry (nommé par le préfet)   forgeron
1824 1825 Jean-Bernard Gréciet (nommé par le préfet)   forgeron, laboureur et marchand
1825 1827 Jean-Eugène Mailhy (nommé par le préfet)   propriétaire, puis Garde à cheval des forêts
1827 1834 Jean Darmendrail (nommé par le préfet)   sieur de Curutchet
1834 1876 Bernard d’Arcangues (nommé par le préfet parmi les conseillés élus)    
1876 1888 Joseph-Paul Novion (élu)   négociant
1888 1908 Jean-Édouard Ducournau (élu)   commis représentant
1908 1924 Joseph Dutournier   négociant
1924 1928 Paul Dutournier   banquier, président du tribunal de commerce de Pau
1928 1930 Adolphe Soulard   quincailler
1930 1944 André Batsale   capitaine de vaisseau
1944 1959 Édouard Duron   médecin
1959 1965 Charles Cazauran   boulanger
1965 1971 Maurice Duron   directeur d’un centre de rééducation fonctionnelle
1971 2001 Pierre Mendiboure    
2001 2014 Alain Iriart Abertzaleen Batasuna  
2014 en cours Alain Iriart DIV  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-d'Irube fait partie de sept structures intercommunales[19] :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • la communauté de communes Nive-Adour ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat des transports de l’agglomération Côte basque - Adour (STACBA) ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte du bassin versant de la Nive.

Saint-Pierre-d'Irube accueille le siège du syndicat mixte d'aménagement de la zone Ametzondo.

La commune fait en outre partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le premier recensement connu de la commune date de 1718, précisé dans un mémoire de Salvat de Lespès de Huraux, lieutenant civil et criminel des Lannes, à Bayonne[7]. Il indique une population de 480 habitants ou 80 maisons.

En 2011, la commune comptait 4 517 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480 475 507 494 522 691 750 775 861
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
856 864 962 837 878 874 874 767 792
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
829 788 787 786 834 906 936 939 963
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 056 1 469 2 608 3 164 3 676 3 873 4 380 4 504 4 390
2011 - - - - - - - -
4 517 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

En 1872, on recensait à Saint-Pierre-d’irube, à côté de trois auberges et pour une population de 837 habitants, les emplois suivants[7] :

  • employés agricoles : 160
  • cordonniers : 21
  • charpentiers : 9
  • menuisiers : 6
  • charrons : 4
  • boulangers : 7
  • couturières : 10

Les emplois agricoles deviennent 139 en 1954, 25 en 1976, près de 15 en 1985, moins de 5 en 1992[7].

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

C'est à Saint-Pierre-d'Irube que le groupe Aggressive Agricultor donne, en 1987, son premier concert de punk rock.

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Saint-Pierre est le bas-navarrais oriental.

Festivités

Les fêtes patronales se déroulent du 24 au 26 juin.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'ancienne benoîterie[21] est classée aux monuments historiques. Elle fait partie des maisons (Elizaldia, Elizabelar, Ibarbide, Bidart et Martino) qui entourent l'église Saint-Pierre. Le cimetière qui encercle celle-ci contient un tombeau[22] qui fait l’objet d’une inscription auprès du ministère de la Culture.

L’église et les chapelles
La présence d’une église à Saint-Pierre-d’Irube est attestée dès 1482, comme le montre la délibération du Corps de ville de Bayonne du 2 octobre de cette année-là : « requête de Peyrot de Lane … qui possède une terre et un bois près de l’église de Saint Pé d’Yrube… »[7]. Les archives y font régulièrement référence à partir du XVIIe siècle (1630, 1664) et XVIIIe siècle (travaux importants)[7].
Il ne reste aujourd’hui que deux des quatre chapelles privées, existantes encore au XIXe siècle, les chapelles de la Villa Quieta et Saint-Joseph. Celles des propriétés Glain et Les Lauriers ont été détruites.
La chapelle de la Villa Quieta est située dans le lotissement éponyme. Elle fut sans doute construite par Mgr André Druilhet, évêque de Bayonne, vers 1720. Elle fut durant le XVIIIe siècle le lieux de cérémonies religieuses choisi par les familles bourgeoises du hameau. Elle fut reconstruite en 1860 sous l’impulsion de Bernard d’Arcangues, propriétaire du lieu et maire de la commune.
La chapelle Saint-Joseph, de style néogothique, tout comme celle du quartier Quieta, relève de la paroisse de Saint-Pierre-d’Irube, malgré sa situation à quelques dizaines de mètre près, dans la commune de Bayonne. Elle fut construite vers 1860 par Cyprien Broussain, dans sa propriété de Xuhur, ou Chouhoure, aujourd’hui foyer Saint-Joseph. Elle fut rénovée en 1979[7].
La benoîterie
Article détaillé : Benoîte.
Construite vers 1650, elle est située aujourd'hui entre l’église, le vieux cimetière et la route départementale 936. Elle accueille de nos jours un musée d’écologie et de spéléologie.
Son utilisation a varié au cours des siècles. De 1650 à 1794, elle est donnée en logement à la benoîte de l’église. Puis, la commune éprouvant des difficultés financières, elle est vendue, et sert de logement à divers artisans et autres instituteurs jusqu’en 1820. À partir de cette date, et jusqu’en 1919, elle retrouve sa vocation première.
À la mort de la dernière benoîte de la localité, sa famille occupera encore la maison jusqu’en 1931. La benoîterie commence alors une nouvelle vie, et jusqu’en 1972, elle accueille les services de la mairie. En 1972, est devient le siège d’associations locales (Eskual Izarra, Uhaina, Xiloko Gizonak), avant de se transformer en musée.
Durant toute son histoire, et jusqu’au début du XXe siècle, une pièce du rez-de-chaussée fut utilisée comme morgue ou chapelle ardente pour les défunts extérieurs à la paroisse[7].
Le maire-abbé rappelait le 18 juillet 1713 quelques unes des prérogatives de la benoîte, en l’occurrence Gratiane Duhalde : « … La dite benoite aura le lieu ou place pour s’agenouiller dans ladite église du cotté du midy auprès des balustres qui séparent le sanctuaire avec le parterre d’icelle et près le marchepied qui est pour aller dans ledit sanctuaire, et qu’elle ira à l’offrande immédiatement après la dame de Hureaux seigneur de la maison noble de ladite paroisse et avant toute autre femme roturière, comme rendant service dans ladite église, et de plus les mêmes sieurs abbé, jurats et habitants ont arrêté que les dits abbé et jurais marcheront à l’offrande et aux processions après le seigneur de Hureaux, seigneur de la maison noble de Lissague… »[7].
Outre ses fonctions communes à celles des autres églises basques, la benoîte de l’église Saint-Pierre était « …tenue de balayer l’église, de la tenir de tous temps dans un état de décence et de propreté irréprochables, d’étendre les carreaux ou draps mortuaires aux dames des maisons de la paroisse qui s’en servent et d’allumer leurs bougies au commencement de l’office et des services divins conformément aux usages établis, dans ladite église ; de blanchir empeser raccommoder les aubes, surplis et tous linges servant aux services des ’hotels’ et à l’exercice du culte divin ; d’avoir le même soin pour les ornements sacerdotaux, pour la décoration et pour l’embellissement de l’intérieur du sanctuaire. Elle devra enfin remplir à toutes ces obligations sous les ordres et la direction de M. le curé ou desservant de ladite église… »[7].
De 1650 à 1919, douze benoîtes se sont succédé.
  • vers 1640 - 1668 : Marie de Salenave
  • 1668 - 1712 : Marie Dibarrart
  • 1712 - 1717 : Gratiane Duhalde
  • 1717 - 1761 : Marie d’Etcheverry
  • 1761 - 1773 : Marion d’Esquile
  • 1773 - 1775 : Gratiane Belsussarry
  • 1775 - 1785 : Marie Lalanne
  • 1785 - 1817 : Marie Dornaletche
  • 1817 - 1847 : Catherine Hirigoyen
  • 1847 - 1852 : Dominique Dolhagaray
  • 1852 - 1891 : Étiennette Doyharçabal
  • 1891 - 1919 : Marguerite Baladé
En dépit des règles établies, Marguerite Baladé était mariée, avec Jean Barrère, et le couple occupa la benoîterie[7] jusqu’au décès de la benoîte.
Les cimetières
Outre le vieux cimetière qui enserre l’église, la commune fit l’acquisition d'un terrain destiné aux inhumations en 1886, puis d’un autre en 1924 (au Basté).
Le cimetière originel recèle quelques stèles discoïdes recensées par l’association Lauburu.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La localité partage avec Mouguerre à l’est, le lac d’Escorte-Pluye[5].
La source d’Arthague se situe au lieu-dit éponyme, au sud-est du territoire, à proximité du sentier de découverte[5], tout comme la source de Paris au sud de la commune.

Citations[modifier | modifier le code]

7 août 1753 
Visite du marquis de Paulmy : « Le Greffier, secrétaire de la Ville, paiera à Dirieux sur le présent billet sans autre reçu, douze livres pour la gratification donnée aux cochers de Mgr l’Évêque et M. d’Amour qui ont mené Messieurs les Députés à Lissague vers M. de Paulmy »[7] (Lissague est un hameau de Saint-Pierre-d’Irube).
29 juin 1766 
Francisco Mendez, religieux de Saint-Augustin, en voyage de Madrid à Bayonne : « 27, 28, 29 juin, de Mendionde à Bayonne, cinq lieues. À une courte demi-lieue de cette dernière ville, on rencontre une église appelée Saint-Pierre, entourée d’un cimetière. C’est comme un village continuel par la quantité des maisons, des champs et des jardins qui bordent constamment la route »[7].
6 mai 1808 
Visite de Joséphine de Beauharnais : « Le 6 mai, vers les trois heures, l’Impératrice sortit en voiture avec Mesdames de Montmorency et Maret et alla se promener sur les hauteurs de Saint-Pierre »[7].

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

Saint-Pierre-d'Irube dispose de deux écoles primaires publiques (Ourouspoure et Quiéta) et d'une école primaire privée (Saint-Pierre).

L'ikastola Ametza ouverte en 2003 avec 7 enfants compte, en 2009, une quarantaine d'élèves scolarisés de la toute petite section au CM1.

Le collège Aturri a ouvert ses portes en septembre 2009.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Née au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Nicolas François Xavier d'Arcangues[23], baptisé à Arcangues le 24 septembre 1753 et décédé à Saint-Pierre-d'Irube le 7 juillet 1826, est le troisième marquis d'Iranda et vicomte d'Ascubea. Il est le père de Bernard d’Arcangues (né en 1793 à Arcangues et mort en 1876 au hameau saint-pierrot du Grand-Lissague), qui fut élu, sans discontinuer, maire de Saint-Pierre-d’Irube de 1834 à 1876. On doit à ce dernier l’aménagement de la première école de garçons de la localité en 1863[7].
  • Jean-Baptiste Bailac, sous intendant militaire mort à Mousserolles en 1840, est un historien bayonnais. Il est enterré à Saint-Pierre-d’Irube.
  • François Ducasse, mort en 1836, maréchal de camp du Premier Empire, et devenu baron en 1820. Il est inhumé dans le vieux cimetière.

Nées au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Charles Duclerc, né à Bagnères-de-Bigorre en 1812 et mort à Paris en 1888, est un homme politique, ministre des Finances en 1848, député des Basses-Pyrénées en 1871 et ministre des Affaires étrangères en 1882. Il est inhumé à Saint-Pierre-d’Irube.
  • Alexis d'Arcangues[23], né à Bayonne le 14 juillet 1821 et décédé à Saint-Pierre-d'Irube le 22 août 1877, est le cinquième marquis d'Iranda, vicomte d'Ascubea. Homme politique, il est successivement maire de Villefranque puis d'Arcangues, et conseiller général des Basses-Pyrénées.
  • Georges Cogordan, né en 1849 et mort en 1904, gendre de Charles Duclerc, fut ministre plénipotentiaire au Caire, puis conseiller d’État. Il repose à Saint-Pierre-d’Irube.
  • Jules Moulier, né en 1888 à Bidarray et mort en 1958 à Bayonne, est un prêtre, bertsolari, poète, écrivain et académicien basque français de langue basque. En 1912, il est nommé vicaire de Saint-Pierre-d'Irube.

Née au XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Robert Détroyat, capitaine de corvette et Compagnon de la Libération, mort près de Damas (Syrie) le 21 juin 1944, est inhumé à Saint-Pierre-d’Irube en 1950. Un navire aviso, le Détroyat, a été nommé en son honneur, et parrainé par la ville de Bayonne lors d’une escale en 1979.
  • Arnaud Détroyat, frère du précédent, également inhumé à Saint-Pierre-d’Irube en 1950, et un capitaine de cuirassiers, mort près de Strasbourg en 1944.
  • Michel Détroyat, né à Paris en 1905 et mort à Neuilly-sur-Seine en 1956, cousin germain de Robert et Arnaud Détroyat, est un pilote d'essai, virtuose de voltige aérienne, champion de courses de vitesse. Il occupa un rôle important dans l’aviation française de l'entre-deux-guerres. Il est, lui aussi, inhumé dans le cimetière de Saint-Pierre-d'Irube.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1585, le curé de Villefanque et de Saint-Pierre-d’Irube interpelait en justice l’évêque et les chanoines de Bayonne, parlant de « l’usurpation qu’il prétendait luy estre faicte des fruictz décimaux des terres basses et nouvelles de sa paroisse, près la porte Mouserole ».
  2. Deux procès opposèrent en 1759 et 1768, le curé de Saint-Pierre-d’Irube, Jean Gellos, à l’évêque de Bayonne, dénonçant les vicaires empiétant sur sa paroisse « soit pour la perception des dixmes, soit pour l’administration des sacrements lors des enterrements en faisant porter la croix au-delà des limites de la paroisse de Bayonne ».
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Plan du réseau Chronoplus à partir du 31 janvier 2010, consulté le 14 février 2010.
  4. Notice du Sandre sur Saint-Pierre-d'Irube
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak et al Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 8 septembre 2013)
  6. Les bateaux de l’Adour, Bulletin du Musée Basque, 1970
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd et ce Gilbert Desport, Saint-Pierre-d'Irube, Ekaina,‎ 1992
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  9. a et b Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  10. a, b et c Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Titres de l'abbaye Sainte-Claire de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Titres des Jacobins de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Manuscrits du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  15. a, b et c Maison détruite lors de la bataille de décembre 1813, citée par Gilbert Desport
  16. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 179.
  17. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 192.
  18. Guy Ascarat
  19. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  21. « La benoîterie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Le tombeau, situé dans le cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. a et b Arcangues - Sous la direction de H. Lamant-Duhart - Ekaina 1986

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Bailac, Nouvelle chronique de la ville de Bayonne par un Bayonnais, Imprimerie Duhart-Fauvet,‎ 1827
  • Claude Chauchat et Claude Thibaud, La station de plein air du Basté à Saint-Pierre-d’Irube - Géologie - Étude préliminaire, Imprimerie Laboureur et Cie, Issoudun,‎ 1968
  • Joseph Daguerre, La sanglante bataille de Saint-Pierre-d’Irube, les 12 et 13 décembre 1813, Imprimerie Lamaignère, Bayonne,‎ 1894
  • Gilbert Desport, Le domaine de Lissague à Saint-Pierre-d’Irube, Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne,‎ 1983
  • Gilbert Desport, Un historien bayonnais jean-Baptiste Bailac, Ekaina, n° 10, Bidart,‎ 1984
  • Gilbert Desport, Un maître chirurgien à Saint-Pierre-d’Irube, Ekaina, n° 14,‎ 1985
  • Gilbert Desport, Maisons Barbera à Saint-Pierre-d’Irube, Ekaina, n° 18,‎ 1986
  • Gilbert Desport, Benoîterie et benoîtes de Saint-Pierre-d’Irube, Ekaina, n° 37,‎ 1991
  • Gilbert Desport, Pages d’histoire de Saint-pierre-d’Irube,‎ 1986
  • Gilbert Desport, Saint-Pierre-d'Irube, Ekaina,‎ 1992
  • Édouard Ducéré, Les environs de Bayonne, Imprimerie Lamaignère, Bayonne,‎ 1895
  • Francis Gaudeul, La bataille de Saint-Pierre-d’Irube, Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne n° 135,‎ 1979

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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