Saint-Pierre-d'Irube

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Saint-Pierre-d'Irube
La benoîterie du XVIIe siècle
La benoîterie du XVIIe siècle
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Pierre-d'Irube
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Nive-Adour
Maire
Mandat
Alain Iriart
2008-2014
Code postal 64990
Code commune 64496
Démographie
Gentilé Saint-Pierrot
Population
municipale
4 390 hab. (2010)
Densité 572 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 38″ N 1° 27′ 28″ W / 43.4772, -1.4577777777843° 28′ 38″ Nord
       1° 27′ 28″ Ouest
/ 43.4772, -1.45777777778
  
Altitude Min. 0 m — Max. 146 m
Superficie 7,68 km2
Localisation

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Saint-Pierre-d'Irube

Saint-Pierre-d'Irube est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine, à la périphérie est de Bayonne.

Le gentilé est Saint-Pierrot[1] (ou Hiriburutar en basque).

L'église Saint-Pierre

Sommaire

Géographie [modifier]

Situation [modifier]

Commune de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine elle fait partie de la province basque du Labourd et est située immédiatement à l'est de Bayonne.

Accès [modifier]

La route nationale 636, qui dessert Saint-Pierre-d'Irube, était une route nationale française reliant Bayonne à Juillan. Suite à la réforme de 1972, elle a été déclassée en RD 936.

Hydrographie [modifier]

Saint-Pierre-d'Irube est traversée[2] par le ruisseau de Hillans, affluent de la Nive, et le ruisseau de Portu, tributaire de l'Adour.

Lieux-dits et hameaux [modifier]

Sur le cadastre napoléonien de 1831, la commune est divisée en cinq sections :

  • Ametzondo
  • Garrika
  • Mizpirakoitz
  • Barratxiri
  • Église

Communes limitrophes [modifier]

Toponymie [modifier]

Le toponyme Saint-Pierre-d'Irube apparaît sous les formes Yruber (1170[3]), Yruber, Hyruber, Iruber et Hiruber (respectivement[4] 1186, 1249, 1256 et XIIIe siècle, cartulaire de Bayonne[5]), Sent-Pée-d'Irube (1509[4], titres de l'abbaye Sainte-Claire de Bayonne[6]), Saint-Pé-d'Iruby (1585[4], titres des Jacobins de Bayonne[7]) et Pierre-d'Irube (1793[4]).

Jean-Baptiste Orpustan[3] indique qu'Irube provient de iruberri, 'ville neuve'.

Son nom basque est Hiriburu.

Alminorits, ancienne ferme de la commune, est mentionné sous les formes Albinoridz (1256[4], cartulaire de Bayonne[5]) et Arminorits (1689[4], collations du diocèse de Bayonne[8]). Paul Raymond[4] signale l'existence d'une prébende du même nom fondée dans la chapelle Saint-Léon, à proximité de Bayonne.

Histoire [modifier]

En 1724, à la suite des révoltes de Saint-Jean-le-Vieux (1685), Mouguerre et Saint-Pierre-d'Irube (1696), la population d'Ainhoa se révolta contre la gabelle, révolte d'opposition aux nouvelles taxes, annonciatrice de celles qui soulevèrent presque tout le Labourd en 1726 (contre l'impôt dit du 50e), Bayonne et Saint-Jean-Pied-de-Port en 1748[9].

Le 13 décembre 1813, les coteaux de Saint-Pierre-d'Irube furent le théâtre de combats acharnés entre le maréchal Soult et Wellington[10].

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
D'or au chevron d'azur chargé de trois coquilles de limaçons du champ, accompagné en pointe d'une hydre de sinople à quatre têtes lampassées de gueules dont l'une est en partie tranchée et ensanglantée de gueules, et en chef de deux canons adossés de sable[11].

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Pierre Mendiboure    
2001 2008 Alain Iriart    
2008 2014 Alain Iriart    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Intercommunalité [modifier]

Saint-Pierre-d'Irube fait partie de dix structures intercommunales :

  • communauté de communes Nive-Adour
  • agence publique de gestion locale
  • syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak
  • syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération de Bayonne
  • syndicat mixte du bassin versant de la Nive
  • syndicat pour le soutien à la culture basque
  • syndicat intercommunal d'assainissement autonome Ur Garbitze
  • syndicat mixte d'alimentation en eau potable Ura
  • syndicat mixte d'assainissement Ura
  • syndicat départemental d'électrification.

La commune fait en outre partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 4 390 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480 475 507 494 522 691 750 775 861
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
856 864 962 837 878 874 874 767 792
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
829 788 787 786 834 906 936 939 963
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 056 1 469 2 608 3 164 3 676 3 873 4 504 4 483 4 452
2009 2010 - - - - - - -
4 421 4 390 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[12] puis Insee à partir de 1968[13].)

Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie [modifier]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine [modifier]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Saint-Pierre est le bas-navarrais oriental.

Festivités

Les fêtes patronales se déroulent du 24 au 26 juin.

Patrimoine civil [modifier]

Patrimoine religieux [modifier]

  • l'ancienne benoîterie est classée aux monuments historiques ;
  • l'église Saint-Pierre[14] tire ses origines du XVe siècle. Le cimetière qui l'entoure possède un tombeau[15] classé par le ministère de la Culture.
Vitrail de l'église Saint-Pierre
Ibidem
Ibidem
Saint-Pierre-d'Irube Stèle.JPG

Patrimoine environnemental [modifier]

Équipements [modifier]

Enseignement

Saint-Pierre-d'Irube dispose de deux écoles primaires publiques (Ourouspoure et Quiéta) et d'une école primaire privée (Saint-Pierre).

L'ikastola Ametza ouverte en 2003 avec 7 enfants compte, en 2009, une quarantaine d'élèves scolarisés de la toute petite section au CM1.

Le collège Aturri a ouvert ses portes en septembre 2009.

Transports urbains

La ligne C du réseau de bus Chronoplus, géré par Veolia Transport agglomération de Bayonne, dessert Saint-Pierre-d'Irube en la reliant aux autres communes de l'agglomération : Anglet, Bayonne, Biarritz, Bidart, Boucau et Tarnos[16].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Née au XVIIIe siècle
Née au XIXe siècle
  • Alexis d'Arcangues[17], né à Bayonne le 14 juillet 1821 et décédé à Saint-Pierre-d'Irube le 22 août 1877, est le cinquième marquis d'Iranda, vicomte d'Ascubea. Homme politique, il est successivement maire de Villefranque puis d'Arcangues, et conseiller général des Basses-Pyrénées.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Saint-Pierre-d'Irube
  3. a et b Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4) 
  4. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. a et b Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Titres de l'abbaye Sainte-Claire de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Titres des Jacobins de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrits du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6) , page 179.
  10. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6) , page 192.
  11. Guy Ascarat
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Pierre
  15. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le tombeau, situé dans le cimetière
  16. Plan du réseau Chronoplus à partir du 31 janvier 2010, consulté le 14 février 2010.
  17. a et b Arcangues - Sous la direction de H. Lamant-Duhart - Ekaina 1986

Pour approfondir [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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