Saint-Pierre-d'Autils

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Saint-Pierre-d'Autils
L'Église de la commune
L'Église de la commune
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement d'Évreux
Canton Canton de Vernon-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Portes de l'Eure
Maire
Mandat
Jean-Michel Maureille
2014-2020
Code postal 27950
Code commune 27588
Démographie
Gentilé Pétrusiens
Population
municipale
1 002 hab. (2011)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 07″ N 1° 26′ 18″ E / 49.1186111111, 1.43833333333 ()49° 07′ 07″ Nord 1° 26′ 18″ Est / 49.1186111111, 1.43833333333 ()  
Altitude Min. 12 m – Max. 139 m
Superficie 7,09 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintpierredautils.fr

Saint-Pierre-d'Autils est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Ses habitants sont les Pétrusiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

À la fin du XIe siècle, la localité est mentionnée sous la forme Altilz, et dans la première moitié du XIIIe siècle, sous la forme latinisée de Sanctus Petrus de Autix[1].

Autil est peut-être une forme ancienne alternative du terme autel, au pluriel autils. La forme normanno-picarde, également au pluriel, est représentée dans l'Eure par les Authieux et les Authieux-sous-Barquet[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-d'Autils, faisait partie du domaine de Longueville au Xe siècle, fut incendié en 1153 par Louis le Gros.

Le prieuré de ce bourg, fondé en 1012, se trouvait près de l'église, dont la haute tour est du XIIe siècle. Sur l'emplacement de ce prieuré, dont il ne restait que peu de vestiges, avait été installée la première maison d'école (1870). Il dépendait de l'Abbaye de Bourgueil, puis de celle de Jumièges.

Le domaine, situé sur la paroisse de Saint-Pierre-d'Autils avait été donné en douaire à Lectrade de Vermandois, épouse de Guillaume Ier de Normandie. Il passa à sa fille Emma, comtesse de Poitou, qui en fit don à l'Abbaye de Bourgueil. Ce monastère établit à Saint-Pierre-d'Autils un prieuré nommé Saint-Pierre-de-Longueville, mais, trop éloigné de l'abbaye mère, il fut échangé contre le prieuré de Tourtenay, appartenant à l'Abbaye de Jumièges.

À la suite de la suppression de ce prieuré, ses biens furent réunis en 1667 à ceux de Jumièges. Les bâtiments et la chapelle furent vendus en 1779 au duc de Penthièvre, seigneur de Vernon. Quelques pierres subsistent, encore visibles dans les bases des murs de l'école[3].

Au village du Goulet, près de Saint-Pierre, Philippe Auguste fit édifier un fort qu'il nomma Boute-Arrière, en opposition à celui érigé par Richard Cœur de Lion, dans l'île aux Bœufs, dont le nom était Boute-Avant.

Le roi de France et le roi d'Angleterre se rencontrèrent entre ces deux forts en 1199. Celui de Boute-Arrière a été démoli en 1571, et ses pierres servirent à la construction de la chartreuse de Gaillon[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Pierre-d'Autils

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

d'azur, aux deux clefs d'argent passées en sautoir, cantonnées de deux fleurs de lys, une en chef et une en pointe, et de deux grappes de raisins du même aux flancs, le tout d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jean-Michel Maureille    
1971 mars 2001 Louis BELLOIS    
1789   Pierre DUCOSTÉ   Syndic communal
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 002 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
844 892 631 886 852 881 853 838 801
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
748 746 737 704 703 660 602 589 563
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
545 529 528 530 562 612 610 783 806
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
775 793 905 899 939 1 036 1 024 988 989
2011 - - - - - - - -
1 002 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église est en partie de la fin du XIIe siècle, constituée d'une nef et d'un chœur rectangulaire.

La nef est éclairée par des lancettes et une fenêtre à meneaux. Elle renferme des vitraux du XVIe siècle : vierge à l'enfant, saint Nicolas, Annonciation, ainsi qu'une tapisserie du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 978-2-7084-0067-2, OCLC 9675154), p. 56
  2. François de Beaurepaire, Op. cité.
  3. Amis des monuments et sites de l'Eure - N° 48 - pages 16-17 - article de J.L. de Renaucourt
  4. Histoire et géographie du département de l'Eure - Paul Rateau - 1870 - Editions du Bastion - Réédition 1988
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. Dossier conservé aux archives départementales de l'Eure et dossier individuel conservé aux archives militaires de Vincennes

Liens externes[modifier | modifier le code]

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