Saint-Paul-en-Chablais

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Saint-Paul-en-Chablais
Vue générale du chef-lieu devant le lac Léman, la région lausannoise et l'ouest du Lavaux
Vue générale du chef-lieu devant le lac Léman, la région lausannoise et l'ouest du Lavaux
Blason de Saint-Paul-en-Chablais
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Évian-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Évian
Maire
Mandat
Bruno Gillet
2014-2020
Code postal 74500
Code commune 74249
Démographie
Gentilé San Poulans ou Saint-Paulains
Population
municipale
2 202 hab. (2011)
Densité 152 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 46″ N 6° 37′ 51″ E / 46.3794444444, 6.6308333333346° 22′ 46″ Nord 6° 37′ 51″ Est / 46.3794444444, 6.63083333333  
Altitude Min. 698 m – Max. 1 268 m
Superficie 14,45 km2
Localisation

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Liens
Site web Saintpaulenchablais.fr

Saint-Paul-en-Chablais est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Saint-Paul se situe approximativement au centre du « pays Gavot[Note 1] », plateau dominant la rive sud du lac Léman, dont il est également la commune la plus peuplée. Après un long déclin démographique amorcé au milieu du XIXe siècle, la tendance s'est inversée à partir des années 1960, notamment grâce au développement du tourisme et à la prospérité de la région lémanique. Au début du XXIe siècle Saint-Paul reste un village rural, mais est également devenu une commune périurbaine, proche des villes d'Évian-les-Bains et de Thonon-les-Bains. La croissance démographique est forte, et la plus grande partie de la population active travaille en dehors de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Dent d'Oche, au sud-est de Saint-Paul, domine le paysage.

La commune se situe dans le département de la Haute-Savoie, au nord des Alpes françaises. Le village est situé à 3,4 kilomètres au sud-est d'Évian-les-Bains à vol d'oiseau, surplombant le lac Léman de 450 m à la mairie[Note 2] et offrant un panorama dégagé sur la rive suisse, aussi appelée « Riviera suisse » ou « Riviera vaudoise », distante d'une quinzaine de kilomètres. Le plateau Gavot dont Saint-Paul occupe approximativement le centre est un pays d'élevage laitier. Les paysages, de type semi-bocager, se composent de prairies, de haies, d'étendues boisées et de zones humides.

Thonon-les-Bains est à 11 km à l'ouest à vol d'oiseau, Annecy, préfecture du département, à 65 km au sud-ouest, et Genève à 42 km environ à l'ouest[Note 3].

Communes limitrophes de Saint-Paul-en-Chablais
Neuvecelle Maxilly-sur-Léman Lugrin
Larringes Saint-Paul-en-Chablais Bernex
Vinzier Bernex Bernex

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le pays Gavot, entaillé par l'Ugine. Le chef-lieu de Saint-Paul, sur le rebord du plateau, n'est pas visible.

Saint-Paul-en-Chablais est situé dans le massif du Chablais, qui fait partie des Préalpes du Nord.

Le plateau Gavot, sur lequel s'étend la totalité du territoire de Saint-Paul, est un dépôt morainique constitué d'argiles, de sables et de graviers, abandonné par le glacier du Rhône au fil de ses retraits et avancées successifs[Note 4]. Cette couche épaisse de 300 mètres environ, constituée de matériaux différents, agit comme un filtre sur les eaux d'infiltration. L'eau y circule pendant une quinzaine d'années avant d'apparaître au niveau d'Évian où elle est exploitée par la Société des eaux minérales d'Évian. La commune de Saint-Paul-en-Chablais est ainsi située sur l'impluvium des eaux d'Évian. La couche supérieure imperméable protège l'aquifère et le maintient sous pression. La présence sur le plateau de nombreuses zones humides[1] résulte également de l'activité du glacier du Rhône, et particulièrement de la fonte tardive de gros blocs de glace emprisonnés dans les dépôts morainiques qui ont formé le plateau Gavot[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Ugine entre Bernex et Saint-Paul

Saint-Paul-en-Chablais est situé dans le bassin versant du lac Léman, qui appartient lui-même au bassin du Rhône.

La commune est délimitée au sud par le cours de l'Ugine, torrent de montagne descendu du massif de la Dent d'Oche. L'Ugine se jette dans la Dranse d'Abondance, laquelle rejoint la Dranse de Morzine qui finit dans la Dranse[Note 5] pour alimenter le lac Léman. Dans la partie sud du territoire communal les eaux de ruissellement coulent vers l'Ugine, et dans la partie nord vers le lac Léman : quelques ruisseaux, comme le ruisseau de Montigny et le ruisseau de Coppy, qui ont leur source sur le territoire de la commune, descendent le plateau en direction du nord pour se jeter directement dans le lac.

Le territoire de la commune comprend en outre de nombreuses zones humides, marais, étangs, prairies tourbeuses et tourbières classés en zone Natura 2000 et Convention de Ramsar[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Couche de stratus sur le Léman, février 2004

Le climat du Chablais est de type continental, avec des différences locales qui peuvent être très marquées en fonction de l'altitude, de l'exposition au soleil et aux vents d'ouest, et de l'influence thermique du Lac Léman. Alors que le haut Chablais connaît un climat de type montagnard, le climat du bas Chablais est relativement plus doux. Saint-Paul et le pays Gavot ont des hivers le plus souvent enneigés du fait de l'altitude (700 à 1 000 m) et des étés chauds sans excès. Le printemps est frais, l'automne marqué par des brouillards[1].

La pluviosité augmente avec l'altitude, elle est de 1 077 mm/an à Larringes, commune voisine de Saint-Paul. L'ensoleillement sur le plateau Gavot s'établit à environ 1 815 heures par an, avec un maximum en juillet et en août[1]. L'influence thermique du lac Léman se fait sentir surtout jusqu'à une altitude de 500 m environ, et ne concerne donc que marginalement la commune de Saint-Paul.

Deux phénomènes locaux affectent le climat de Saint-Paul : en hiver la bise augmente parfois sensiblement la sensation de froid, d'autant que la commune est située sur le versant sud du lac Léman, donc exposée au nord. En automne surtout, les stratus s'installent pour de longues semaines au-dessus du lac entre 650 et 850 m d'altitude, maintenant une grande partie de la commune dans le brouillard pendant que les massifs montagneux de l'arrière-pays peuvent être ensoleillés[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Saint-Paul est relié aux réseaux nationaux français et suisse par des routes départementales : vers l'ouest la route départementale 21 qui aboutit à Neuvecelle mène à Évian-les-Bains et Thonon-les-Bains ; vers le sud elle mène à Vinzier et au-delà à Abondance et Châtel. La route départementale 52 relie Saint-Paul à Larringes et Bernex.

Le réseau routier suisse est accessible via les postes frontière de Saint-Gingolph et du Pas de Morgins près de Châtel.

Transports[modifier | modifier le code]

Saint-Paul est assez médiocrement desservi par trois lignes d'autobus du réseau des Lignes Interurbaines de Haute-Savoie (LIHSA) géré par le département :

  • la ligne 121 Thonon-les-Bains - Abondance - Châtel dessert le hameau de Chez Bochet dans le sud de la commune à raison d'une fréquence par jour ;
  • la ligne 122 Thonon-les-Bains - Thollon-les-Mémises dessert quatre arrêts à Saint-Paul à raison d'une fréquence par jour ;
  • la ligne 124 Thonon-les-Bains - Bernex dessert cinq ou six arrêts à Saint-Paul à raison de deux ou trois fréquences par jour[4].

La gare SNCF la plus proche est celle d'Évian-les-Bains. À la gare lacustre d'Évian la Compagnie générale de navigation sur le lac Léman assure des liaisons par bateau avec Ouchy (Lausanne).

Les aéroports les plus proches sont ceux de Genève-Cointrin et de Lyon-Saint-Exupéry.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Roseires, un des hameaux de Saint-Paul

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune occupe une superficie totale de 1 445 ha, dont 200,4 ha pour l'enveloppe urbanisée en 2004[5]. Saint-Paul est composé d'un bourg principal et de nombreux hameaux et fermes isolées. Les hameaux les plus importants sont ceux de Praubert, La Beunaz - La Gottetaz, Les Faverges et Place - Chez Bochet.

Les objectifs du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) présenté en 2009 cherchent à concilier croissance démographique et préservation des espaces naturels et des paysages de la commune. À cette fin le projet urbain prévoit de densifier le chef-lieu et les quartiers qui l'entourent (vers le Four, Dufrenay, Coppy, Poëse, la Cheneau) et de « conforter » les quatre hameaux principaux, en contenant strictement l'urbanisation dans les autres zones habitées[5].

Logement[modifier | modifier le code]

Habitat rural traditionnel

En 2007, la commune comptait 1 102 logements, soit 148 de plus qu'au précédent recensement de 1999. Le nombre de résidences principales a augmenté dans cette période de 624 à 772, soit près de 25 %, tandis que celui des résidences secondaires diminuait, passant de 282 à 256. Les résidences principales représentaient 70 % de l'ensemble des logements en 2007, comme dans le reste du département. 58,4 % des résidences principales ont été construites après 1974.

En 2007, 76,8 % des résidences principales avaient quatre pièces ou plus, contre 59,4 % dans le département. 97,6 % disposaient d'une salle de bain avec baignoire ou douche, pourcentage similaire à celui du département[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il existe une soixantaine de communes en France dont le nom commence par « Saint-Paul[7] ». Le village était autrefois connu sous le nom de Ciriel, il est mentionné comme Prior Sancti Pauli vers 1344, et aussi comme Saint-Paul de Ciriel, Saint-Paul de Ciries et Saint-Paul du lac Léman puis simplement Saint-Paul jusqu'en 1935[8]. À cette date le nom officiel devient Saint-Paul-en-Chablais[9].

Comme ailleurs en Savoie, le nom de plusieurs des hameaux de la commune commence en « Chez » : « Chez Bochet », « Chez Bouchex », « Chez Les Laurent », « Chez Thiollay », « Chez Burquier » etc. Ce mot vient de l'ancien français chiés, « dans la maison de », déformation du latin casis, ablatif pluriel du mot casa, «[provenant] des maisons ». Ces toponymes datent surtout de la fin du XIVe siècle et du début du XVe siècle[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la Savoie.

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le site de l'ancien château, dont il ne reste que quelques soubassements, est occupé par une ferme. La tour de château-fort est une construction récente qui sert de pigeonnier

Avant la conquête romaine le pays auquel appartient Saint-Paul est peuplé par les Allobroges, confédération de peuples gaulois qui sont définitivement soumis par Rome en -62 avant J.-C.[10]. La région appartient à la province de Narbonnaise, avec Vienne pour capitale. En 443 le général romain Aetius installe les Burgondes autour du Léman pour résister aux incursions des Alamans. Le royaume fondé par les Burgondes passe ensuite, dès 543, sous la domination des Francs. Durant les siècles suivants la région est soumise aux Mérovingiens puis aux Carolingiens, enfin au royaume de Bourgogne transjurane et de Provence. La découverte en 1875, au lieu-dit Vers le Four, de sépultures datées des VIIe et VIIIe siècles, semble indiquer un peuplement à l'époque mérovingienne[11]. Au partage de l'empire de Charlemagne à Verdun en 843, les pays du Léman sont inclus dans la Lotharingie. À la mort de Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne, en 1032, ses possessions passent aux mains de l'empereur germanique Conrad II avec l'aide de son « lieutenant » Humbert aux Blanches Mains qui sera le fondateur de la Maison de Savoie[12]. Dès lors le sort du Chablais sera lié au comté de Savoie jusqu'au rattachement à la France en 1860.

Entre les XIe et XIIIe siècles, les rendements agricoles et la population augmentent. Les défrichements reprennent[13]. À une date inconnue, mais avant 1107, des moines bénédictins viennent bâtir un prieuré. Le village, qui s'appelait « Ciriel » ou « Cirie », prend le nom de « Saint-Paul sur le lac Léman[14] ».

Pendant tout le Moyen Âge la famille de Blonay, originaire de la région de Vevey, posséda des fiefs autour du haut lac Léman, sur une partie du Pays Gavot et de l'actuelle Suisse romande[15]. En 1246, Aymon de Blonay obtient de son suzerain, Aymon de Faucigny, l'autorisation de construire à Saint-Paul un château et d'y fonder une ville neuve avec un marché, favorisant la venue de population[14]. Toutefois le village ne semble pas avoir pris une grande extension puisque, à la fin du Moyen Âge, il ne comptait que 70 feux[14]. En 1267, les Blonay cèdent les revenus du marché de Saint-Paul au comte Pierre II de Savoie en échange de l'avouerie de Vevey[15]. Les possessions des Blonay sont dans la mouvance de la Maison de Savoie.

Au XIIIe siècle, une rivalité oppose le comte Amédée V de Savoie à la « Grande Dauphine » Béatrice de Faucigny pour la possession du Faucigny. En 1289, Pierre II de Blonay ayant pris le parti de cette dernière, le bailli de Chillon fait préparer et transporter jusqu'à Saint-Paul des boulets de pierre et du matériel de siège. Le château des Blonay, défendu par quatorze hommes, est assiégé par le bailli et quarante hommes. Il se rend au bout de quatorze jours, très endommagé[16].

Au XVe siècle, le Chablais est mêlé à la guerre qui oppose le duc de Bourgogne Charles le Téméraire auquel est alliée la Savoie, au roi de France Louis XI qui emploie des Valaisans comme mercenaires. En 1476, ceux-ci incendient le château de Saint-Paul[17].

Époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts

Au début du XVIe siècle, la Réforme progresse à Genève et à Berne. Elle est officiellement adoptée à Genève le 21 mai 1536. Les Bernois, venant au secours des huguenots de Genève menacés par le comte de Savoie, ont occupé le pays de Vaud et de Gex, l'Ouest du Chablais jusqu'à Thonon, et sont entrés dans Genève le 2 février[18]. Incapables de résister à l'armée bernoise, les communes de la région d'Évian se placent l'une après l'autre sous la protection des Valaisans, restés catholiques. Saint-Paul, avec Marin et Bernex, demande cette protection le 12 février 1536[19]. Après les traités du Cateau-Cambrésis de 1559 et le traité de Lausanne de 1564 le Chablais est rendu à la Savoie. Vers la fin du siècle, François de Sales, évêque de Genève résidant à Annecy, est envoyé en mission en Chablais pour reconvertir les huguenots au catholicisme. Il visite Saint-Paul en 1602 et y revient à plusieurs reprises[20].

Le 15 janvier 1628, la commune de Saint-Paul est érigée en paroisse par le nouvel évêque de Genève, Jean-François de Sales[Note 6], à la demande des syndics et conseillers de la commune et du prieur qui était alors Jean-François de Blonay. Jusque-là l'église de Saint-Paul était desservie par le curé de Bernex. Le prieur abandonne les revenus dont il jouissait à Saint-Paul (prés, alpages, dîme) pour l'entretien du nouveau curé[21].

En septembre 1792, toute la Savoie est conquise en quelques jours par le général français de Montesquiou-Fézensac. Le 27 novembre, elle est officiellement rattachée à la France[22]. La Savoie devient le département du Mont-Blanc, Saint-Paul est incorporé au district de Thonon. En 1794 le zèle anti-religieux de la Convention montagnarde pourchasse partout les signes du « fanatisme » : Saint-Paul est renommé « Bellevue », en référence évidente aux nombreux points de vue, tant sur le Lac Léman et la côte suisse que sur les montagnes des Préalpes. La commune redeviendra Saint-Paul en 1801. En 1798, Bellevue fait partie du nouveau département du Léman, dont la préfecture est Genève récemment annexée par la France. Après la chute de l'Empire le second Traité de Paris, signé en 1815, rend la Savoie au royaume de Sardaigne. S'ouvre alors la période de la « restauration sarde », tentative de retour à l'absolutisme et à l'ordre social pré-révolutionnaire[23]. Cette période est marquée aussi par un vif regain de la pratique religieuse, encouragée par l'alliance des élites religieuses catholiques et de l'autorité monarchique. Des croix de mission sont érigées dans tous les villages, de nombreuses églises, comme celle de Saint-Paul, sont restaurées et agrandies[24]. Les Frères des Écoles chrétiennes et les Sœurs de la Charité s'installent à Saint-Paul à cette époque[25].

En 1860, la Savoie devient française. Saint-Paul se trouve désormais dans l'arrondissement de Thonon et le département de la Haute-Savoie.

Saint-Paul, comme la plupart des communes de France, souffre de la Première Guerre mondiale. Ce sont 4 % de la population de la Haute-Savoie qui disparaissent dans les tranchées ; mais à Saint-Paul 92 hommes, soit 7,5 % de la population masculine, ne reviennent pas[26].

Pendant la Seconde Guerre mondiale l'occupation allemande succède, en 1943, à l'occupation italienne. Le 20 mai 1944 les hommes de Saint-Paul sont rassemblés pour un contrôle d'identité par l'armée allemande. Trois résistants sont abattus dans le bois du Fayet[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie, installée dans l'ancien presbytère

La population de la commune étant comprise entre 1 500 et 2 499 habitants, le nombre de conseillers municipaux est de 19. Depuis les élections municipales de 2008, 6 femmes en sont membres[28].

Saint-Paul-en-Chablais est située dans le canton d'Évian-les-Bains qui comprend 15 communes et 29 158 habitants en 2007[29].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Georges Michoud Sans étiquette ...
1995 2001 Georges Michoud Sans étiquette ...
2001 2008 Joseph Deflon Sans étiquette ...
2008 en cours Bruno Gillet Sans étiquette ...
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Paul est membre de plusieurs structures intercommunales[30] :

  • la Communauté de communes du Pays d'Évian avec quinze autres communes ;
  • le « SIVOM du Pays de Gavot », avec les six autres communes du Pays Gavot ;
  • l'APIEME, Association pour la Protection de l'Impluvium des Eaux Minérales d'Évian, qui regroupe également les sept communes du Pays Gavot.

Représentation et tendances politiques[modifier | modifier le code]

La commune appartient à la cinquième circonscription de la Haute-Savoie dont le député pour la XIIIe législature est M. Marc Francina (UMP).

Saint-Paul est une commune qui vote majoritairement à droite ainsi que le confirment les dernières élections :

Pour l'élection présidentielle de 2007[31], le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 36,32 % soit 487 voix, suivi de François Bayrou avec 19,24 % soit 258 voix, puis de Ségolène Royal avec 15,66 % soit 210 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 13,94 % soit 187 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %, avec un taux de participation de 87,29 %. Au deuxième tour 66,54 % des électeurs saint-paulains ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP), et 33,46 % pour Ségolène Royal (PS), avec un taux de participation de 86,59 %.

Au second tour des élections législatives de 2007[32], 62,70 % des électeurs de Saint-Paul ont voté pour Marc Francina (UMP) (63,59 % dans la 5e circonscription de la Haute-Savoie), 37,30 % pour Clotilde Verguet (PS) (36,41 % dans la circonscription), avec un taux de participation de 50,71 % à Saint-Paul et de 50,66 % dans la circonscription.

Aux élections européennes de 2009[33], les deux meilleurs scores à Saint-Paul étaient ceux de la liste de la majorité présidentielle conduite par Françoise Grossetête, qui a obtenu 196 suffrages soit 32,08 % des suffrages exprimés et de la liste d'Europe Écologie conduite par Michèle Rivasi, qui a obtenu 127 suffrages soit 20,79 % des suffrages exprimés, pour un taux de participation de 40,07 %.

Au deuxième tour des élections régionales de 2010[34] 44,52 % des suffrages exprimés sont allés à la liste conduite par Jean-Jack Queyranne (PS), 41,64 % à celle de Françoise Grossetête (UMP), et 13,83 % à la liste FN de Bruno Gollnisch, pour un taux de participation de 44,90 %.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Paul-en-Chablais est dans le ressort de la cour d'appel de Chambéry. La commune est dans le ressort des tribunaux de grande instance et d'instance ainsi que du tribunal de commerce, après sa création par la réforme de la carte judiciaire de 2007, de Thonon-les-Bains. Le conseil de prud'hommes est à Annemasse[35].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Le marais de Praubert
Le marais du Maravant, aménagé pour la promenade pédagogique

Le plateau Gavot comprend un ensemble de 80 zones humides, constituées de marais et de tourbières pour 85 %, dont l’étendue varie de 0,5 à 24 hectares et qui représentent 10 % du territoire. Une grande partie se trouve sur la commune de Saint-Paul. La tourbière qui s'étend entre les hameaux de Praubert et Roseires est considérée comme la plus belle du département et les zones humides du plateau représentent le plus bel ensemble dans le département de la Haute-Savoie[2]. Ces tourbières ce sont formées dans les dépressions séparant les cordons morainiques laissés par le glacier du Rhône lors de son retrait progressif du plateau de Gavot. Ces zones offrent une grande richesse d'habitats et d'espèces (9 espèces nationalement protégées et 14 régionalement) : on y trouve le crapaud Sonneur à ventre jaune, la libellule Agrion de Mercure, les papillons Nacré de la canneberge et Fadet des tourbières, l'écrevisse à pattes blanches et parmi les plantes l'orchidée Liparis de Loesel[2],[36]. Ces zones humides ont été classées « zone spéciale de conservation » (ZSC) par le réseau Natura 2000 en octobre 2008[37], l'impluvium d'Évian ayant été pour sa part classé par la convention de Ramsar le 15 septembre 2008, pour 3 275 ha[36].

Leur classification en zones Natura 2000 et Ramsar fait que la commune s'attache à la protection de ses zones naturelles. Les objectifs du réseau européen Natura 2000 sont de préserver la diversité biologique et valoriser le patrimoine naturel des territoires européens. La convention de Ramsar a pour objectif « la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources » dans les pays signataires.

La communauté de communes du Pays d'Évian, à laquelle appartient Saint-Paul, est responsable de la politique de l'environnement. Le traitement des eaux usées est fait dans trois stations : Bernex, qui a une capacité de traitement de 4 000 équivalents habitants, Féterne, 5 200 équivalents habitants, et Saint-Paul, 1 500[38]. Le tri sélectif des déchets est effectif depuis 2006. La protection de l'impluvium des eaux d'Évian est confiée à l’Association pour la Protection de l’Impluvium de l’Eau Minérale d’Évian (APIEME), financée pour les deux tiers par la Société Anonyme des Eaux d'Évian et un tiers par les communes d'Évian, Maxilly, Neuvecelle et Publier, dites « d'émergence[Note 7] ». L'action de cette association vise à protéger et améliorer l'environnement, par exemple par la création de stations de traitement des eaux usées et l'extension des réseaux d'assainissement, ainsi qu'en favorisant des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement[39].

Les marais étaient autrefois fauchés à la main. La « bâche », produit de ce fauchage, servait de litière aux animaux. Avec l'apparition des tracteurs et de la paille le fauchage fut abandonné et les marais risquaient l'asphyxie. La préservation de ces zones humides passe donc par le débroussaillage et le fauchage à l'aide de tracteurs à pneus larges, et par moitié afin de préserver les populations d’insectes. Les communes se portent acquéreurs des marais. À Saint-Paul des sentiers sur caillebotis ont été aménagés sur les marais du Maravant et autour du lac Noir[40].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Saint-Paul-en-Chablais appartient à l'aire urbaine de Thonon-les-Bains, qui comptait 27 communes et environ 70 000 habitants en 1999.

D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Paul compte 2 060 habitants (soit une augmentation de 21 % par rapport à 1999). La commune occupe le 4 833e rang au niveau national, alors qu'elle était au 5 369e rang en 1999. Entre ces deux recensements la croissance annuelle moyenne de la population a été de 2,4 %, dont 0,6 % dus au solde naturel et 1,8 % au solde migratoire. En 2007, 8,1 % des habitants de la commune habitaient une autre région cinq ans auparavant[41].

Cette vitalité démographique, observée depuis les années 1970 et qui suit un déclin tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, s'explique par l'attractivité nouvelle de la région, due à sa qualité de vie et à son dynamisme économique renforcé par la proximité du marché de l'emploi suisse. Entre 1999 et 2007 la population de la Haute-Savoie a augmenté de 1,4 % par an[42]. L'augmentation est particulièrement forte dans les zones proches de Genève, autour d'Annecy et de Bonneville ainsi qu'au bord du Léman et ce sont les communes périurbaines qui ont connu la plus forte progression[42].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 202 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 8],[Note 9].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
748 784 797 1 050 1 256 1 348 1 295 1 206 1 285
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 339 1 322 1 350 1 371 1 357 1 372 1 288 1 209 1 191
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 035 1 074 999 941 974 893 837 848 875
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
992 1 400 1 703 2 027 2 202 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2004[44].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (18,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,1 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 24,5 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 14,9 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 23 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 25,8 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 17 %).
Pyramide des âges à Saint-Paul-en-Chablais en 2007 en pourcentage[45]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
3,4 
75 à 89 ans
4,8 
11,4 
60 à 74 ans
11,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,8 
24,5 
30 à 44 ans
25,8 
13,9 
15 à 29 ans
13,4 
25,1 
0 à 14 ans
23,0 
Pyramide des âges du département de la Haute-Savoie en 2007 en pourcentage[46]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,9 
4,6 
75 à 89 ans
7,3 
11,8 
60 à 74 ans
12,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,3 
23,5 
30 à 44 ans
22,9 
18,9 
15 à 29 ans
17,0 
20,5 
0 à 14 ans
19,0 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège du Gavot

Saint-Paul est rattachée à la circonscription d'Évian-les-Bains de l'inspection académique d'Annecy, dans l'académie de Grenoble[47].

La commune de Saint-Paul gère une école primaire qui va de la maternelle au CM2, installée au chef-lieu dans l'ancien bâtiment de la mairie, qui est la plus grosse de la circonscription, ainsi qu'une école élémentaire à classe unique au hameau des Faverges[48].

Les collégiens de la commune se rendent pour la plupart au « collège du pays Gavot » situé sur le territoire communal de Saint-Paul[49] ou au collège des « Rives du Léman » situé à Évian, tous deux gérés par le département de la Haute-Savoie. Le lycée le plus proche est le lycée Anna de Noailles à Évian, géré par la région Rhône-Alpes.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Foire de printemps a lieu le 3e samedi du mois de mai.

Un marché estival se tient au chef-lieu le dimanche matin de juin à septembre. On y trouve notamment des produits du terroir et artisanaux.

La Fête de la pomme a lieu le 2e samedi du mois d'octobre.

Sports[modifier | modifier le code]

Signalisation de sentiers pédestres et VTT

Les clubs de VTT et de football (FC Saint-Paul) sont deux des principales structures sportives.

Les équipements sportifs de la commune incluent l'« Agorespace », un terrain multisports ouvert aux écoles et aux autres utilisateurs, un court de tennis géré par la mairie, un terrain de football géré par le FC Saint-Paul, et un parcours VTT, espace destiné à l'entraînement et à l'apprentissage de ce sport.

La commune a approuvé en décembre 2009 le projet, piloté par le SIVOM du Pays Gavot, de construction d'un terrain de football synthétique intercommunal[50].

Le territoire de la commune, riche en espaces naturels et en forêts, permet la pratique du VTT sur les circuits balisés qui couvrent l'ensemble du pays Gavot. De nombreux sentiers pédestres reliant les communes et les hameaux du plateau sont également balisés. La plage de la Beunaz[Note 10], aménagée sur un lac naturel et dont la gestion est concédée par la commune à la société « Indiana Ventures », permet la pratique d'activités de plage et de loisirs en été[51].

En hiver, si l’enneigement est suffisant, la municipalité trace des pistes de ski de fond. La pratique de la raquette est également possible sur les chemins forestiers.

Santé[modifier | modifier le code]

Un médecin généraliste est installé à Saint-Paul-en-Chablais, ainsi qu'un cabinet dentaire, un cabinet de soins infirmiers et quelques médecins spécialistes. La commune dispose également d'une pharmacie. L'ADMR du pays Gavot est installée à Saint-Paul[52].

Médias[modifier | modifier le code]

La chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. L'émission « La Place du village » traite de la vie locale.

En plus des stations de radio nationales, Saint-Paul est couvert par de nombreuses antennes locales dont France Bleu Pays de Savoie, Radio 74, Radio Plus, etc. De plus, grâce à la proximité de la frontière, il est aussi possible d'y capter de nombreuses radios suisses, dont les stations de la RSR (Radio Suisse Romande), comme La Première, Espace 2 ou Couleur 3.

Le presse régionale est présente avec le quotidien Le Dauphiné libéré et l'hebdomadaire Le Messager. La mairie édite un bulletin d'informations municipales, « Saint-Paul Infos », distribué gratuitement à la population[53].

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est assuré à Saint-Paul à l'église dédiée à la conversion de Paul, rattachée à la paroisse « Saint André en Gavot-Léman » d'Évian-les-Bains, qui dépend elle-même du doyenné du Chablais dans le diocèse d'Annecy[54].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 665 €, ce qui plaçait Saint-Paul-en-Chablais au 3 352e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[55].

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2008 à 1 365 personnes (1 098 en 1999), parmi lesquelles on comptait 75,9 % d'actifs dont 71,9 % ayant un emploi et 4,0 % de chômeurs[56]. En 2008, 19,5 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Saint-Paul, 64,0 % dans une autre commune du département de la Haute-Savoie (principalement dans la région d'Évian-les-Bains et Thonon-les-Bains) et 15,5 % à l'étranger, c'est-à-dire en Suisse[57].

Le taux d'activité en 2008 est de 45,8 % pour la tranche d'âge 15 - 24 ans (France métropolitaine : 42,9 %), 91,8 % pour la tranche d'âge 25 - 54 ans (France métropolitaine : 89,4 %), et 35,3 % pour la tranche d'âge 55 - 64 ans (France métropolitaine : 41,2 %)[56].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Saint-Paul[Note 11] fait apparaître une sous-représentation des « cadres et professions intellectuelles » et une sur-représentation des « artisans et commerçants » et des « ouvriers », et dans une moindre mesure des « professions intermédiaires », par rapport à la moyenne de la France métropolitaine.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2008)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Saint-Paul-en-Chablais 2,14 % 9,40 % 8,07 % 25,97 % 24,74 % 29,34 %
Moyenne nationale 1,71 % 5,57 % 14,84 % 24,02 % 29,02 % 23,86 %
Sources des données : INSEE[56]

Emploi[modifier | modifier le code]

La zone artisanale de la Creto

En 2007 on comptait 376 emplois dans la commune, contre 252 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 966, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 12] n'est que de 38,9 %, ce qui signifie que la commune offre approximativement un peu plus d'un emploi pour trois San Poulans actifs. Cet indicateur était de 32,6 % en 1999[56].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à Saint-Paul fait apparaître le poids de l'agriculture, ce qui ne surprend pas dans une commune rurale, mais aussi l'importance des secteurs de la construction et des services, et la relative faiblesse du secteur commercial. L'emploi tertiaire (commerce et services) représente 67 % du total à Saint-Paul, contre plus de 75 % en France métropolitaine.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2007)

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Saint-Paul-en-Chablais 8,2 % 14,2 % 10,7 % 31,2 % 35,8 %
Moyenne nationale 3,1 % 14,8 % 6,8 % 45,1 % 30,3 %
Sources des données : INSEE[56]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Le secteur de la construction et du bâtiment est bien représenté à Saint-Paul avec plusieurs cabinets d'architecte, des artisans du bâtiment (maçonnerie, menuiserie, électricité, couverture-zinguerie, ravalement, etc.), des entrepreneurs paysagistes et deux entreprises de construction de chalets.

La zone d'activités de la Creto héberge plusieurs de ces entreprises, ainsi qu'une entreprise de transports routiers, une serre d'horticulture, une entreprise de vente de matériels agricoles. Son extension est à l'étude.

Dans le secteur du transport des personnes existent également deux sociétés de taxi[58].

Commerce, agriculture et tourisme[modifier | modifier le code]

Vaches d'Abondance
Commerce

Malgré sa position centrale sur le plateau du pays Gavot, sa population supérieure à 2 000 habitants et sa croissance démographique vigoureuse, Saint-Paul dispose d'un équipement commercial limité pour l'essentiel à quelques commerces de proximité au chef-lieu. La commune dispose également d'une agence postale et d'une agence bancaire.

Les petits commerces qui existaient dans certains hameaux de la commune (épiceries, cafés, marchands de graines, etc.) ont tous disparu au cours du XXe siècle.

Agriculture

À Saint-Paul on pratiquait autrefois la polyculture : orge, blé, pomme de terre, betterave. Ces cultures ont disparu dans les années 1980, remplacées par l'élevage bovin pour la fabrication de fromage[59]. L'agriculture ne représente aujourd'hui que 8,2 % des emplois de la commune, mais outre qu'elle est l'activité traditionnelle du village, elle y joue encore un rôle important à côté du tourisme, de l'artisanat et des services. Les dix-sept exploitations agricoles de Saint-Paul[5] participent aussi par leur activité à l'entretien des paysages, au maintien de la qualité de vie et à l'attrait touristique de la commune.

Tourisme

Le tourisme commence à se développer à Saint-Paul dans les années 1950, à partir de la plage de la Beunaz, ouverte en 1951, et aussi de la station de ski de la commune voisine de Bernex, créée en 1950. La présence de colonies de vacances à Saint-Paul a aussi favorisé l'activité locale[60]. Le tourisme s'appuie aujourd'hui sur la qualité des paysages, qui allient prairies, forêts et zones humides, entre la Dent d'Oche (2 222 m) au sud-est et le Léman au nord. Le territoire communal est propice à la pratique de la randonnée pédestre ou équestre et du VTT. À proximité immédiate de Saint-Paul se trouvent les deux stations de ski de Bernex et Thollon-les-Mémises ; le domaine des Portes du Soleil est distant de 30 à 45 minutes. Les villes d'eau de Thonon-les-Bains et Évian-les-Bains sont proches, tandis que Genève, Montreux et Vevey, Chamonix-Mont-Blanc, ne sont pas éloignés de plus d'une heure ou deux. Saint-Paul compte trois hôtels, un camping « quatre épis » et quelques gîtes et chambres d'hôtes[61].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

L'école au chef-lieu, dans le bâtiment de l'ancienne mairie-école

Le château de Saint-Paul à Château-Vieux, dont il ne reste pratiquement rien aujourd'hui, appartenait à la famille de Blonay qui possédait des terres autour du Léman[62]. Il fut construit vers le milieu du XIIIe siècle par Aymon de Blonay. Le château était bâti sur un plan carré de 30 mètres de côté environ et entouré de fossés large de 15 mètres. Détruit au XVe siècle par les Valaisans, il semble avoir été abandonné à partir de cette époque[63]. Le site est aujourd'hui occupé par une ferme.

À partir du XVe siècle la famille occupa une maison forte, dite « château de Blonay », qui existe encore. Vendue par le baron de Blonay en 1876 à la famille Fleury, cette bâtisse connut ensuite diverses occupations avant de devenir la salle des fêtes après restauration en 1985. Saint François de Sales y séjourna en 1606. Le bâtiment, dont l'aspect extérieur est peu remarquable, comporte un escalier en pas de vis et une porte ogivale[64].

Le bâtiment qui est aujourd'hui affecté à l'école du chef-lieu a été inauguré en 1909. Il abritait alors l'école laïque, la mairie et la poste. En 2000 et 2001 l'ancien presbytère, construit avant 1628 et inoccupé depuis 1987, a été restauré et la mairie et la poste y ont été installées, libérant de l'espace pour l'école. Du presbytère reconverti n'ont été conservés que les murs et la charpente[65].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Paul avant la reconstruction du clocher à bulbe
Construction de la charpente devant l'église et la mairie, août 2012

Avant 1107 un prieuré de moines bénédictins est installé à Saint-Paul. En 1628, Saint-Paul est érigé en paroisse.

La « maison des sœurs », ou maison « Jeanne-Antide », voisine de l'église, abritait à l'origine le prieuré bénédictin. Le bâtiment fut fortement remanié aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Il servit de cure de 1628 jusqu'à la construction du presbytère, puis abrita une école de filles des « Sœurs de la Charité de Besançon » à partir de 1821. Jeanne-Antide Thouret, fondatrice de l'ordre, y vécut au début du XIXe siècle. Le bâtiment est propriété de la commune depuis 1991 mais les religieuses y sont toujours présentes[66].

Une église dédiée à l'apôtre Paul est mentionnée au XIIIe siècle (Église de Saint-Paul-en-Chablais)[67]. Elle se composait d'une nef de trois travées et d'un chœur en hémicycle de style gothique. Le clocher s'élevait probablement sur le côté nord-est de l'église. Au XVIIIe siècle, l'église est agrandie de nefs latérales et le clocher est reconstruit près du chœur, là où il est encore aujourd'hui. La porte principale, ainsi que les retables du chœur et les chapelles latérales datent de la restauration sarde, soit d'après 1816. En 1906 le clocher à bulbe disparut dans un incendie causé par la foudre. L'église fut restaurée en 1979[68].

La reconstruction « à l'identique » du clocher à bulbe fait partie des projets soutenus par la municipalité élue en 2008[69]. Les travaux ont débuté en août 2012 et se sont terminés en novembre. Le financement du projet, dont le coût s'élève à 210 000 euros, est assuré par des subventions à hauteur de 80 000 euros, et pour le reste par des legs ou dons privés[70].

Une sculpture en bois représentant un Christ en croix, non datée mais venant peut-être du Moyen Âge, a été retrouvée dans les années 1950 dans le clocher de l'église. Placée dans le chœur, elle est classée depuis le 20 mai 1959[71].

Il existe trois chapelles sur le territoire communal : celle de Notre-Dame des Sept Douleurs à La Beunaz date de 1840 et est accompagnée de quatorze oratoires identiques qui représentent les stations du chemin de croix. Sa restauration date de 1970. La chapelle des Faverges, construite par les habitants du hameau en 1846, a été restaurée entre 1984 et 1986. Enfin la chapelle de Lyonnet, érigée à la suite du vœu d'une habitante du hameau, date de 1860. Tombée en ruines, elle a été restaurée à partir de 1993[72].

Saint-Paul compte aussi une douzaine d'oratoires érigés pour la plupart au XIXe siècle, mais dont le plus récent date de 1990, ainsi qu'une quinzaine de croix, érigées aux carrefours à l'occasion des missions décennales[73].

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Saint-Paul est situé depuis 1991 dans la zone de production AOC du fromage d'Abondance[74]. Il existe deux producteurs sur le territoire de la commune[75].

Le « Saint-Paul » est un autre fromage local. Apparenté au gruyère, il est produit uniquement par la ferme des Chalets d'Oche à Saint-Paul.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Paul-en-Chablais

Les armes de Saint-Paul-en-Chablais se blasonnent ainsi : Palé d'or et de gueules à une épée d'argent brochant en bande sur le tout. On sait très peu de chose sur ce blason.

Logotype de Saint-Paul-en-Chablais

Le logotype de Saint-Paul-en-Chablais symbolise les éléments principaux du paysage de la commune : la Dent d'Oche qui culmine à 2 222 m (figurée par une ligne bleue) et le mont Bénand (figuré par une ligne verte), le chef-lieu du village autour de son église, et le lac Léman.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard Plaut, Élisabeth Sirot-Chalmin, Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Châteaux et maisons fortes savoyards, t. 1, Roanne, Le Coteau, 589 p. (ISBN 2717103945) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Paul Guichonnet (dir.), Histoire de la Savoie, éd. Privat,‎ 1973 (réimpr. 1988), 484 p. (ISBN 2708916378) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Louis Girod, Évian et le Chablais : Au fil de l'histoire, Yens sur Morges, Cabédita,‎ 1993, 249 p. (ISBN 2882950918) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Paul Guichonnet, Le guide du Léman, Lyon, la manufacture,‎ 1988, 346 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Yves Mariotte et Henri Baud, Histoire des Communes Savoyardes : Le Chablais, Genève, Slatkine Reprints,‎ janvier 1995, 428 p. (ISBN 205101339X) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Georges Chapier, Les Châteaux Savoyards : Faucigny & Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie Propre, Genevois, La Découvrance, coll. « L'amateur Averti »,‎ 29 juin 2005, 410 p. (ISBN 2842653262) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Patrimoine remarquable de la commune de Saint-Paul-en-Chablais, Perrignier, Association de Développement Touristique du Pays du Léman,‎ octobre 2005, 96 p. (ISBN 2952261679) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Improprement appelé parfois « pays de Gavot ». Le gavot (de même racine que le gave des Pyrénées) désigne dans les Alpes du sud, en Languedoc, dans les Pyrénées, le montagnard, le rustre, celui qui vient d'en haut et des gorges.
  2. Altitude du lac : 372 m, altitude de la mairie de Saint-Paul : 822 m.
  3. Distances orthodromiques en France (site lion196) et distances approximatives sur Google Earth pour les villes suisses
  4. 30 000 à 27 000 ans avant le présent pour ce qui concerne le plateau.
  5. La Dranse est formée de la réunion de la Dranse d'Abondance, de la Dranse de Morzine et du Brevon, aussi appelé Dranse de Bellevaux.
  6. Le frère de François de Sales, à qui il avait succédé sur le trône épiscopal de Genève
  7. C'est-à-dire où les sources émergent.
  8. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  9. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  10. Prononcer « la beune »
  11. Y compris les actifs sans emploi
  12. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'INSEE

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Schéma de Cohérence Territoriale du Chablais : présentation générale du Chablais », sur site du Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Chablais (consulté le 20 septembre 2010) [PDF]
  2. a, b et c « PLATEAU GAVOT », sur site du réseau Natura 2000 (consulté le 3 octobre 2010)
  3. « Schéma de Cohérence Territoriale du Chablais : Porter à connaissance », sur site du Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Chablais,‎ mai 2004 (consulté le 20 septembre 2010) p. 9-13 [PDF]
  4. « Fiches horaires des lignes interurbaines de Haute-Savoie », sur site du Conseil général de la Haute-Savoie (consulté le 19 octobre 2010)
  5. a, b et c « Présentation de la réunion publique du 13 mai 2009 (révision du PLU) », sur site de la mairie de Saint-Paul-en-Chablais,‎ 13 mai 2009 (consulté le 7 octobre 2010) [ppt]
  6. « Résultats du recensement de la population - 2007 », sur site de l'INSEE (consulté le 24 septembre 2010)
  7. « Code Officiel Géographique », sur site de l'INSEE (consulté le 25 septembre 2010)
  8. a et b « Saint-Paul », sur Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs (consulté le 25 septembre 2010)
  9. « Saint-Paul-en-Chablais Notice Communale », sur site Cassini EHESS (consulté le 25 septembre 2010)
  10. Guichonnet 1973, p. 61
  11. Patrimoine remarquable de la commune de Saint-Paul-en-Chablais 2005 p. 6
  12. Guichonnet 1988, p. 106-108
  13. Guichonnet 1988, p. 110
  14. a, b et c Mariotte et Baud 1995, p. 399
  15. a et b Mariotte et Baud 1995, p. 354
  16. Girod 1993, p. 77
  17. Patrimoine remarquable de la commune de Saint-Paul-en-Chablais, 2005, p. 7
  18. Guichonnet 1988, p. 232
  19. Girod 1993, p. 232
  20. Patrimoine remarquable de la commune de Saint-Paul-en-Chablais 2005 p. 9
  21. « Le carnet de François Blanc, syndic de la commune de Saint-Paul pour les rois Charles Albert, puis Victor Emmanuel II, rois de Sardaigne de Chypre et de Jérusalem », sur site de la mairie de Saint-Paul-en-Chablais (consulté le 11 octobre 2010)
  22. Guichonnet 1988, p. 337
  23. Guichonnet 1988, p. 367
  24. Guichonnet 1988, p. 374
  25. Patrimoine remarquable de la commune de Saint-Paul-en-Chablais 2005 p. 10
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  28. « Le Maire et les Conseillers », sur site de la mairie de Saint-Paul-en-Chablais (consulté le 26 septembre 2010)
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  30. « Intercommunalité », sur site de la mairie de Saint-Paul-en-Chablais (consulté le 13 octobre 2010)
  31. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 7 octobre 2010.
  32. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 7 octobre 2010.
  33. Résultats de l’élection européenne de 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 7 octobre 2010.
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  35. « La réforme de la carte judiciaire: cour d'appel de Chambéry », sur site du Ministère de la Justice,‎ 1er décembre 2009 (consulté le 21 septembre 2010)
  36. a et b « The Annotated Ramsar List: France », sur site de la convention de Ramsar,‎ 12 janvier 2010 (consulté le 4 octobre 2010)
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  39. « L'impluvium des eaux d'Evian », sur site de la communauté de communes du pays d'Evian (consulté le 3 octobre 2010)
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