Saint-Pardoux (Deux-Sèvres)

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Saint-Pardoux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Arrondissement de Parthenay
Canton Canton de Mazières-en-Gâtine
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Sud-Gâtine
Maire
Mandat
Benoît Piron
2014-2020
Code postal 79310
Code commune 79285
Démographie
Gentilé Saint-Pardousiens, Saint-Pardousiennes

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Population
municipale
1 589 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 21″ N 0° 18′ 17″ O / 46.5725, -0.30472222222246° 34′ 21″ Nord 0° 18′ 17″ Ouest / 46.5725, -0.304722222222  
Altitude Min. 150 m – Max. 232 m
Superficie 34,24 km2
Localisation

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Saint-Pardoux

Saint-Pardoux est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Pardoux se situe au cœur de la Gâtine, dans le canton de Mazières-en-Gâtine.

Rose des vents Azay-sur-Thouet Le Tallud Rose des vents
Allonne N Soutiers
O    Saint-Pardoux    E
S
La Boissière-en-Gâtine Mazières-en-Gâtine Verruyes

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Bélisaire Ledain[1], la commune de Saint-Pardoux se nomme successivement Sanclus Bardulphus, 1208 (archives V. H. 3, 869); Sanctus Pardulphus, 1239 (cartulaire de Saint Julien de Tours); Saint-Bardoux, 1360 (archives château de la Chapelle-Bertrand); Saint-Pardoux, 1387 (archives V.) Saint-Pardoulx, 1562 (archives de la Barre, tome II). Le Prieuré de Saint-Pardoul a pour patron l'abbé de Bourgueil (Pouillé 1648).

Mythologie locale[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Pardoux possède une mythologie locale, que l'on retrouve dans les gâtines deux-sévriennes et rapportée par Léo Desaivre [2]

La Chasse Gallery : Une fois, un tapage nocturne surprend au milieu de son chemin un soldat attardé qui retourne du service. Le militaire trace avec son épée un grand cercle sur la poussière, le marque du signe de la croix, y plante le glaive et se met en prières. Une âme vient s'appuyer sur le pommeau pendant que les démons courent autour du cercle sans pouvoir le franchir. Ils finissent par s'évanouir et l'âme délivrée s'envole au ciel où elle promet au soldat de lui garder une place à côté d'elle

La Galipote : Un domestique de ferme, allant à la veillée, trouve une galipote qui lui saute sur le dos. Une lutte s'engage. Le gars était solide, la galipote fut battue et emportée par lui jusqu'à la maison où il se rendait. « A son arrivée, la maîtresse travaillait avec ses servantes et ne fit mine de rien. Un grand feu brûlait dans la cheminée, il y jeta la bête pour l’obliger à se faire connaître.« Pendant tout ce temps, la fermière se démenait sur sa chaise et semblait fort gênée. Elle fut bien obligée à la fin d’avouer que c'était elle qui venait de courir la galipote.

Léo Desaivre indique n'avoir retrouvé ce récit nulle part, et observe que ce qu'il offre de curieux, c'est le dédoublement de la personne de la fermière qui court la galipote et n'en est pas moins présente à la veillée où à un moment donné elle apparaît simultanément sous ses deux formes.

Les fadets : Il faut rapprocher des fadets, les lutins qui brillent pendant la nuit sous la forme de feux-follets, et semblent inviter par leurs gambades le voyageur à les suivre dans les fondrières et les mauvais chemins. Si on les poursuit, ils fuient, cherche-t-on à les éviter, ils courent après vous. On les voit autour des marécages et des cimetières et là surtout où il y a eu des villages ou des maisons disparus depuis longtemps.

Le lièvre sorcier : Il se raconte en Gâtine qu'un chasseur au guet vit arriver un lièvre aux allures si singulières qu'il ne voulut pas le tirer pour mieux l'observer. La bête alla se cacher dans une "cracotte" d'arbre. Elle fut suivie par un second lièvre qui prit le même chemin, et celui-ci d'un troisième qui disparut aussi dans l'arbre creux. À ces manigances, le paysan vit bien qu'il avait affaire a des sorciers, il s'approcha et entendit que l'on causait. Les trois lièvres se donnaient rendez-vous au cabaret pour le lendemain. Le chasseur s'y rendit aussi et reconnut trois voisins dont il ne se serait jamais défié.

Le diable : Il se dit à Saint-Pardoux que le diable est au centre des tourbillons qui soulèvent le foin dans les prairies, et qu’il ne disparait qu’après avoir déraciné un ou plusieurs arbres

Jésus-Christ: A Saint-Pardoux, Jésus-Christ fut poursuivi par des juifs. Il se sauva sur un âne et pour récompenser la pauvre bête, il traça une croix sur son dos. Depuis cette distinction honorable, le baudet la transmet ensuite à ses descendants à l'exclusion des autres ânes.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Selon, Georges Germond[3], au lieudit le Bois, un atelier néolithique aurait fourni quelques silex taillés. Il note également la présence de plusieurs noms de lieux pouvant évoquer un mégalithisme disparu, notamment La Pierre-qui-vire ou Pierre-Vire, le Champs de la Pierre, le Pré de la Pierre, La Pierre blanche du Haut et la Pierre Blanche du Bas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon une tradition orale le hameau de Château Bourdin serait une ancienne "ville" gallo-romaine [4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 2014 Roger Perrin    
mars 2014   Benoit Piron[5] DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 589 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 449 1 493 1 481 1 791 2 094 1 762 1 720 1 906 1 877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 901 1 855 1 803 1 841 1 898 2 253 2 166 2 196 2 128
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 127 2 072 2 041 1 815 1 754 1 710 1 714 1 593 1 502
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 483 1 378 1 183 1 184 1 202 1 291 1 419 1 444 1 578
2011 - - - - - - - -
1 589 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Chêne de Robert le Chouan ou Chêne du Hibou est un chêne de plus de mille ans situé sur la route de Château Bourdin, près du lieu-dit la Cigogne. Haut de plus de 22 mètres, sa ramure couvre 379 m2, le périmètre de son tronc au sol est de 11 m 40. Son tronc creux permit en 1832, au célèbre François Robert dit Robert le Chouan de s'y réfugier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Robert le Chouan a vécu entre Saint-Pardoux et Azay-sur-Thouet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ledain B. (1902), Dictionnaire topographique du département des Deux-Sèvres, comprenant les noms de lieux anciens et modernes, publié par Alfred Dupond, Société française d'imprimerie et de librairie (Poitiers), p. 255-256
  2. Desaivre L. (1882), Étude de mythologie locale, Bulletins de la Société de statistique sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, Impr. L. Favre, Niort, n°1-3 janvier-mars
  3. Germond G. (2001), Les Deux-Sèvres préhistoriques, Geste édition, p. 206
  4. Marié D.M.(1959) Lettre de M. Dupuis du 27 mars 1959, Archives départementales de la Vienne, Correspondance 1929-1960, J 937
  5. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011