Saint-Père (Ille-et-Vilaine)

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Saint-Père
L'église Saint-Pierre de Saint-Père.
L'église Saint-Pierre de Saint-Père.
Blason de Saint-Père
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine
Intercommunalité Saint-Malo agglomération
Maire
Mandat
Jean-Francis Richeux
2014-2020
Code postal 35430
Code commune 35306
Démographie
Gentilé Péréen, Péréenne
Population
municipale
2 281 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Population
aire urbaine
81 962 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 19″ N 1° 55′ 22″ O / 48.5886111111, -1.9227777777848° 35′ 19″ Nord 1° 55′ 22″ Ouest / 48.5886111111, -1.92277777778  
Altitude 50 m (min. : 1 m) (max. : 56 m)
Superficie 19,74 km2
Localisation

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Liens
Site web site de la commune

Saint-Père[1], parfois encore appelée sous son ancien nom de Saint-Père-Marc-en-Poulet qui est resté en usage jusqu'à la Révolution française[2], est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Père[3]
Saint-Jouan-des-Guérets La Gouesnière
Saint-Suliac Saint-Père[3] La Fresnais
Saint-Suliac Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine Saint-Guinoux
Lillemer

Géologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Père-Marc-en-Poulet est l'une des plus anciennes paroisses du Clos-Poulet. La fondation de ce petit village se trouvant dans le Canton de Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine remonterait au VIe ou VIIe. La première partie de son nom est en réalité une déformation de Saint Pierre, la seconde partie provient d'un ancien monastère appelé La Mare. Une autre explication indique qu'au Moyen Âge, Saint-Père se situait à la frontière de la paroisse du Poulet et de l'évêché de Saint-Malo. Au XVe siècle, le bourg est un domaine de haute-justice car il détient à la fois la prison, l'auditoire et les ceps de vigne de la Seigneurie de Saint-Père. C'est pendant la Révolution que la paroisse prend le nom de Père-en-Poulet[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Jean-Francis Richeux[5] UDI-AC Commerçant - Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 281 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 461 1 402 1 591 1 806 1 886 1 958 1 968 1 980 2 003
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 931 1 838 1 817 1 811 1 835 1 739 1 720 1 715 1 622
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 567 1 514 1 508 1 347 1 281 1 247 1 189 1 174 1 250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 145 1 055 1 080 1 247 1 516 1 750 2 126 2 229 2 281
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments civils[modifier | modifier le code]

Malouinière Le Bois Martin[modifier | modifier le code]

Le corps principal de cette malouinière date des années 1725-1730 et bâtiment a été construit à l'emplacement de l'ancienne chapelle dans les années 1970. À propos de la chapelle, Théodore Chalmel écrivait: "La chapelle domestique du Bois-Martin, construite par N. H. écuyer Jean Martin, sieur de la Chapelle, est contemporaine du château du même nom. C'est un édifice quadrilatéral, situé à l'ouest et à environ dix mètres du château. L'entrée unique se trouve au sud, l'abside au nord, fenêtres à droite et à gauche, prenant toute la hauteur, du sol au plafond. Ce sanctuaire était dédié à la Sainte Vierge, sous l'invocation de "Notre-Dame du Bois-Martin". L'intérieur est voûté. Quatre nervures se croisent au sommet. Sur l'autel, encore en place, on remarque un crucifix, deux chandeliers en cuivre ciselé, de valeur artistique. La pierre sacrée, les vases précieux, les ornements sacerdotaux ont été donnés à l'église de Saint-Père par Madame la Comtesse de Cheffontaines. Aujourd'hui, la chapelle est désaffectée."

À l'est de la demeure existante, un bâtiment a été remanié aussi vers 1970. Sur les cadastres de 1809 et 1848 un colombier, surmonté d'un campanile, est représenté au fond du jardin. Sont également figurées des douves entourant partiellement la cour. Au nord-est, se trouvent la métairie et le parc composé d'allées et de ronds-points, déjà mentionnés au cadastre de 1809. Pour Théodore Chalmel, le parc est "Le plus important forme dépendance du Bois-Martin. Il contient 22  ha divisés en parcelles que limitent allées et ronds-points savamment tracés. Ici, les taillis sont les survivants d'arbres futaies. Les essences y sont le chêne et le châtaignier."

Théodore Chalmel nous apprend également que la propriété était, jadis, appelée le Bois-Bouvier et qu'elle relevait de Bonaban. Il précise que le domaine appartenait à écuyer René Martin et Modeste Cécile Gris (1700-1737), à écuyer Jean-Baptiste Le Gobien et Marie-Modeste Martin (1724-1768).

D'après la tradition orale, il aurait été occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Depuis août 1987, Le Bois Martin accueille l'école Sainte-Marie.

Fort de Saint-Père[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fort de Saint-Père.

C'est à la suite de la guerre de 7 ans, sous Louis XVI que ce fort fut construit. Il était destiné à protéger Saint-Malo d'une attaque anglaise par les terres et est aujourd'hui en tant que site du festival la Route du Rock.

La Chapelle St Roch[modifier | modifier le code]

C'est en 1626 que fut édifiée cette chapelle. Elle était destinée à l'origine à faire face à une épidémie de peste qui perdurait depuis la fin du XVIe siècle. Elle prit le nom de Saint Roch, saint invoqué par les fidèles contre ce genre de maladie. La chapelle fut détruite à la Révolution, puis reconstruite à partir de 1897.

Le moulin du Beauchet[modifier | modifier le code]

Le moulin à marée du Beauchet est en fait une reconstruction de 1880, il se situe au bas de la côte du Lyonnais. Composé de pierre et de schiste, il a été construit à l'emplacement d'anciens moulins qui, jusqu'en 1789, servaient aux habitants du canton de Chateauneuf pour moudre leur blé. C'est en 1957 que l'énergie électrique remplace la force des marées pour son fonctionnement. Aujourd’hui ce moulin est une propriété privée, que l’on peut voir dominant l’étang du même nom, l'étang du Beauchet.

Lieux et monuments religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Nandrin (Province de Liège, Belgique)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dénomination officielle selon le Code officiel géographique 2007
  2. Source : "Histoire" sur le site de la commune
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. "Le patrimoine d'Ille-et-Vilaine, Éditions Le Flohic, Paris, 2000.
  5. « Les maires élu du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ 16 mars 2008, p. 10-11 (ISSN 1285-7688)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. A.D. de la Loire-Inférieurs, B.841, liasse, 15 pièces, parchemin.