Saint-Ouen-l'Aumône

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Saint-Ouen-l'Aumône
La mairie
La mairie
Blason de Saint-Ouen-l'Aumône
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Saint-Ouen-l'Aumône (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise
Maire
Mandat
Alain Richard
2014-2020
Code postal 95310
Code commune 95572
Démographie
Gentilé Saint-Ouennais
Population
municipale
23 731 hab. (2011)
Densité 1 944 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 00″ N 2° 07′ 00″ E / 49.05, 2.1167 ()49° 03′ 00″ Nord 2° 07′ 00″ Est / 49.05, 2.1167 ()  
Altitude 25 m (min. : 22 m) (max. : 58 m)
Superficie 12,21 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-saintouenlaumone.fr

Saint-Ouen-l'Aumône est une commune du Val-d'Oise, faisant partie de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise et située au bord de l'Oise.

Ses habitant(e)s sont les Saint-Ouennais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Située sur la rive gauche de l'Oise, en face de Pontoise, elle fut à l'origine un faubourg agricole puis (après 1860) ouvrier de celle-ci. Aujourd'hui, elle fait partie de l'agglomération de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. Saint-Ouen-l'Aumône abrite depuis le milieu des années 1980 l'une des plus importantes zones d'activités d'Europe qui finance en partie la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise via la taxe professionnelle. La ville est également située au cœur de plusieurs réseaux ferroviaires (vers Creil au Nord, Argenteuil et Paris au Sud) avec plusieurs gares.

Communes limitrophes de Saint-Ouen-l'Aumône[1]
Auvers-sur-Oise
Pontoise Saint-Ouen-l'Aumône[1] Méry-sur-Oise
Éragny Herblay Pierrelaye

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La rue du général Leclerc, située dans le prolongement du pont de Pontoise, est la rue commerçante traditionnelle et l'artère la plus animée de la ville.
En-dehors du centre-ville, qui s'est développé sur l'emplacement de l'ancien faubourg de la Basse Aumône, aux portes du châtelet du pont de Pontoise puis de son octroi (place Carnot), existent les quartiers suivants :

  • Le quartier de la Prairie s'est constitué autour de la nouvelle mairie : il comporte les principaux services (poste, médiathèque, cinéma, deux gares adjacentes, marché du mercredi et du dimanche matin) ;
  • Le quartier de l'Église, au sud du parc dessiné par Le Nôtre, entoure l'emplacement du village médiéval de St Ouen.
    Il a accueilli les premiers immeubles de la cité Emmaüs, construit dans le milieu des années 1950 et en cours de réhablitation ;
  • Le quartier de Chennevières, construit au milieu des années 1970, a été complètement réhabilité et a vu sa qualité de vie en partie s'améliorer (terrain multisport, parc urbain, centre commercial de proximité et résidentialisation des logements) ;
  • Le quartier d'Epluches, au nord, essentiellement résidentiel, jouxte la zone d'activités, s'est développé autour de l'ancien village médiéval d'Epluches, du hameau de Courcelles et de la gare d'Epluches;
  • Le quartier de Maubuisson, au nord du centre-ville, où l'on trouve l'ancienne Abbaye et son parc, ainsi que la fondation Rotschild ;
  • Les quais de halage, le long de la rive gauche de l'Oise, au Nord et au Sud du pont qui relie la ville à celle de Pontoise ;
  • Le quartier de Clamart, à l'Est du centre ville, s'est développé autour du nouveau Lycée Edmond Rostand, le long de l'ancienne route nationale RN14, en direction de Paris ;
  • Le quartier du Val de Liesse, encore plus à l'Est, se développe autour de la gare de Saint-Ouen-l'Aumône-Liesse et du vallon du rû de Liesse et sa coulée verte, depuis 2002.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes H et J, ainsi que par le RER C.
La ville possède cinq gares ferroviaires (ordre depuis Pontoise) :

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Bus STIVO 34s, 56, 57, 58, 59, 95-20

Vélo[modifier | modifier le code]

VélO2 est un système de vélo en libre service mis en service le 21 mars 2009. Ce système est effectif dans toute l'agglomération.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La ville est traversée principalement par l'ancienne Route nationale 14 (RN14) Paris-Rouen, d'est en ouest, devenue la RD14.
Cette route est supplantée par l'autoroute A15, traversant le territoire de la commune en limite sud, sur le même axe et dans la même direction que la route nationale.

Dans l'axe Nord-sud, la ville est traversée par l'ancienne RN184, devenue la RD922, contournant la grande banlieue de Paris par l'ouest entre L'Isle-Adam et St Germain en Laye.
Elle a été supplanté par la Francilienne Nord et Ouest, permettant de rejoindre Roissy-en-Franceet l'aéroport internationale de Paris situé sur cette commune à l'agglomération de Versailles sans traverser la Capitale, et relier l'Autoroute A1 à la A16, la A15, la A13 et la A12.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la ville provient de Saint Ouen de Rouen, évêque de Rouen et conseiller de Dagobert Ier, dont la dépouille a reposé en ce lieu durant une nuit en 684 ; et de l'Aumône, quartier de la maladrerie Saint-Lazare au XIIe siècle.

Vers 1170 on trouve Odo de Eleemosyna, l'Aumone est désigné comme un nom de terre ou de fief sans qu'on puisse dire d'où vient cette dénomination[2]. On trouve également dans la même période Villa S. Audoeni, villa (propriété agricole au sens large en langue latine : maison de maitre, ferme et dépendances), donc "Village de St Ouen". Au XVe siècle dans un Pouillé épiscopale, on trouve ce terme Curatus S. Audoeni juxta Pontisaram, "St Ouen près de Pontoise" ; en 1486 Capellanus S. Hilarii infra metas Parochiae S. Audoeni juxta Pontisaram; "Chapelle St Hilaire de la paroisse St Ouen près de Pontoise", et au XVIe siècle Cura seu Capella S. Hilarii juxta Pontisaram (Église St Ouen près de Pontoise.
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de L'Aumône-la-Montagne et de Montagne-sur-Oise[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le village à l'origine de la ville fut fondée au point de rencontre entre le cours de l'Oise, le seul gué dans la région permettant de traverser à pieds cette rivière, et la Chaussée Julien César, voie romaine de Lutèce à Rotomagus (Rouen) et Lillebonne (près du Havre) via Saint-Denis, construite vers 360 ap. J-C.

L'origine du nom de la ville provient de Saint Ouen de Rouen, évêque de Rouen et conseiller de Dagobert Ier, dont la dépouille a reposé en ce lieu durant une nuit en 683[4] ; et de l'Aumône, quartier de la maladrerie Saint-Lazare au XIIe siècle, située sous l'actuelle Clinique Sainte Marie, en face de l'actuel Clos du Roy, ancien bâtiment de villégiature des Rois, en particulier Louis IX dit St Louis et Henri IV, lors de leurs visites à l'abbaye, aujourd'hui disparu. Toutefois, à partir de cette date et jusqu'au XVIIIe siècle, c'est du nom de Maubuisson qu'on désigne ce territoire. Mais dans les faits le village, dépendant politiquement et militairement de Pontoise, vit de l'activité économique et médicale que déploient les religieuses autour de l'abbaye royale Notre-Dame-la-Royale, fondée par Blanche de Castille, construite sur le lieu-dit Maubuisson.

La commune est le regroupement de plusieurs lieux :
- Le village de St Ouen au sud-ouest, situé autour de l’église du même nom et du manoir ;
- Le village de la Haute-Aumône au centre, à la limite du plateau du Parisii sur la route de Paris ;
- Le village d'Epluches et le hameaux de Courcelles au nord-est ;
- Le hameaux de Liesses au sud-est dans le vallon du ru de Maubuisson ;
- Les fermes de Maubuisson près de l'abbaye, avec son moulin, et de St Prix sur le chemin de Bessancourt à l'est ;
- Le faubourg de la Basse-Aumône, au débouché de la route surélevée, sur pilotis puis sur petites arches en pierre menant au châtelet puis, plus tard à l'octroi du pont de Pontoise, aux limites de la prairie inondable que traverse la chaussée Maubuisson et la partie basse de la route de Paris.


Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le bourg bénéficie de l'exode rural, mais surtout de la Révolution industrielle et, autour d'usines de menuiserie, de mécanique, de construction ferroviaire, de fabrication d'encre, de la féculerie et de la distillerie, voit sa population atteindre les 3000 habitants peu avant la Première Guerre mondiale.
La ville a également bénéficié du développement précoce du chemin de fer avec la création de la ligne Paris vers Lille et Bruxelles, dès juin 1846, grâce à la Compagnie des chemins de fer du Nord et la construction près du hameau de Courcelles de la gare de St Ouen lès Pontoise devenue la Gare d'Épluches, puis de la création d'une seconde liaison ferroviaire vers Pontoise, Gisors et Dieppe à partir de 1863 avec la construction de la ligne d’Argenteuil à Pontoise puis sa prolongation jusqu'à Gisors en 1868 et Dieppe, et enfin la liaison directe entre Dieppe et Paris-St Lazare via Pontoise grâce à la création de la Ligne d'Achères à Pontoise en 1877.
Ceci a permis aussi le développement important du maraîchage pour approvisionner les Halles de Paris et nourrir la capitale. D'où l'achat par le Baron Haussmann préfet de Paris, sous le Second Empire de Napoleon III, de 2000 hectares de terre à l'est de la commune sur le plateau de La Bonneville, à la limite entre les territoires de Méry-sur-Oise et la commune, pour, d'abord créer un gigantesque cimetière (projet abandonné sous la IIIe république), et, finalement, créer la Ferme modèle de la Haute-Borne au-dessus de la rive nord du ru du Fond de Vaux, établissement précurseur à l'origine de la création de l'INRA, l'Institut national de la recherche agronomique dont le siège est maintenant entre Rocquencourt et Bailly près de Versailles et des terres de l'Arborétum du Château royal.


Avant la Seconde Guerre mondiale, la ville était partie intégrante de la Ligne Chauvineau, dernières défenses de la Grande Banlieue de Paris, construites en 1939 et en partie finalisées en mai 1940.
Plusieurs ouvrages défensifs (casemates) protégeait les ponts contre des franchissements et des traversées trop facile de l'Oise.
Il y avait au moins 4 blocs sur le territoire de la commune :
- un près du pont du chemin de fer, actuellement encore visible sous le PC de régate de la SNO ;
- un deuxième le long du hallage à l'arrière du parc des sports ;
- un autre le long de l'Oise, visant le pont routier, face à l'île du Pothuis et le long du stade de ruggby Roger Couderc, aujourd'hui détruit ;
- un 4e visant le pont du chemin de fer entre Chaponval et Epluches, construit dans le coteau des Gros Chevaux, quasiment disparu.
Cette ligne de défense a été utile, voire partiellement efficace, et a subi une attaque extrêmement meurtrière au droit du barrage sur l'Oise situé à L'Isle-Adam et au niveau des îles situées entre cette commune et la ville de Parmain.

Pendant le conflit, la commune a subi :
- la destruction, le 11 juin 1940, des ponts routier et ferroviaire par le Génie de l'armée française pour ralentir la progression allemande et protéger l'Ouest de Paris.
- de gros bombardements anglo-américains, surtout en printemps 1944, d'où la destruction de nombreuses habitations autour du pont routier entre la ville et Pontoise, sans détruire le nouveau pont ferroviaire, reconstruit dès l'été 1940 sous la contrainte des allemands.


Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs barres d'immeubles ont été construites pour faire face à la crise du logement, et ce mouvement s'est encore amplifié depuis les années 1970 avec la décision de créer une ville nouvelle à Cergy. Si cette initiative d'aménagement du territoire, destinée à désamorcer la croissance de Paris, a eu des effets bénéfiques sur le plan économique pour la ville, elle l'a en revanche durablement déséquilibrée sur le plan de la structure des quartiers, et Saint-Ouen-l'Aumône se cherche toujours un véritable centre-ville, malgré diverses tentatives depuis le début des années 1980, suite à la destruction de la mairie construite au début du XXe siècle et le quartier de la Basse Aumône durant les années 1970.

Située à proximité de Paris, très confortablement desservie par plusieurs modes de transport, Saint-Ouen-l'Aumône verra probablement sa population continuer à s'accroître et dépasser les 25.000 habitants.

Dans le quartier d'Epluches se dresse un château qui vient d'être restauré dont la construction originale remonte à la deuxième moité du XVIIe siècle.
Il était constitué à l'origine d'un grand corps de logis orienté vers la vallée de l'Oise et le plateau du Vexin et flanqué de deux ailes, et était entouré d'un petit parc débouchant sur une grande prairie.
Seul a été restauré l'aile sud, le reste ayant été détruit par un incendie durant la 1re guerre mondiale alors qu'il servait d'hôpital de convalescence pour les Armées alliées.
Le premier propriétaire connu était René Jacob qui après s'être enrichi avec l'affermage des greniers à sel fit l'acquisition de la seigneurie d'Epluches.
Le dernier seigneur d'Epluches était à la révolution, Antoine André Michel Savarin de Marestan, capitaine de cavalerie, ancien mousquetaire du roi. Malgré son passé d'ancien seigneur d'Epluches et de cavalier dans la maison du roi, il deviendra commandant de la garde nationale de Saint-Ouen l'aumône pendant la Révolution et reniera ses titres de noblesse.
Ce dernier, qui avait ensuite accompagné le roi Louis XVIII pendant son exil à Gand durant les cent jours du retour de Napoléon 1er à Paris, reçut en retour du monarque l'autorisation de relever le titre de Baron de Marestan.
Il cédera son château d'Epluches à Jean Baptiste Louis Desavenelle de Grand-Maison qui sera élu maire de Saint-Ouen l'Aumône ultérieurement.

Les autres lieux historiques de St Ouen l'Aumône, agréables à visiter, se situe dans le Parc entourant les ruines très bien conservées de l'Abbaye royale de Maubuisson et autour de l'Église St Ouen entourée d'un parc qui, à l'origine, avait été réalisé d'après des dessins de Le Nôtre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 oct. 1947 Pierre Boudet    
oct. 1947 mai 1953 Gustave Leclerc CNi  
mai 1953 mars 1959 Armant Lecomte CNi  
mars 1959 mars 1965 Armant Lecomte CNi  
mars 1965 mars 1971 Armant Lecomte FN Républicains indépendants (FNRi) Conseiller général de 1967 à 1979
mars 1971 mars 1977 Armant Lecomte Républicains indépendants (Ri) Conseiller général de 1967 à 1979, décédé en 1979
mars 1977 mars 1983 Alain Richard PS Député (1978-1993), sénateur (1995-1997)
mars 1983 mars 1989 Alain Richard PS Député (1978-1993), sénateur (1995-1997)
mars 1989 juin 1995 Alain Richard PS Député (1978-1993), sénateur (1995-1997)
juin 1995 juillet 1997 Alain Richard PS Député (1978-1993), sénateur (sept.1995-juillet 1997)
juillet 1997 mars 2001 † Jean-Louis Linquette[5] PS ancien 1er adjoint au maire décédé en mai 2001
mars 2001 décembre 2002 Andrée Salgues PS Conseillère générale depuis mai 2004
décembre 2002[6] mars 2008 Alain Richard PS Député (1978-1993), sénateur (1995-1997)
mars 2008 mars 2014 Alain Richard PS Député (1978-1993), sénateur (1995-1997) et depuis septembre 2008
mars 2014 en cours Alain Richard PS Député (1978-1993), sénateur (1995-1997) et depuis septembre 2008
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Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Alain Richard, maire PS sortant, ancien ministre de la Défense (de juin 1997 à mai 2002), ancien vice-président de l'Assemblée nationale (de 1987 à 1988), ancien président de l'agglomération et ancien maître des requêtes au Conseil d’État (1971 à 1979), est réélu, pour un sixième mandat, dès le premier tour des élections municipales de mars 2008.
Il ne sera réélu, pour son septième mandat, qu'au second tour des élections municipales de mars 2014, après un premier tour tendu.

Élections municipales françaises de 2008 :

Résultats
Liste Nombre de voix Résultats Sièges
Mme Nawal Ben Zemouri liste "Nouveaux horizons" (LAUT - P.des Travailleurs) 526 9,03 % 1
Alain Richard Progresser ensemble pour SOA (PS - Union de la gauche) 3 509 60,26 % 29
Véronique PELISSIER (LMC) Ensemble, réussir notre ville (UMP - Indépendants et union de la droite, du Centre et d'écologistes) 1 788 30,71 % 5


Alain Richard totalise un peu plus de 60 % des suffrages exprimés, mais avec seulement 3509 voix sur 11826 électeurs inscrits, soit une représentativité relative de moins de 30%. L’abstention a été de 49% et représente 5798 électeurs, sur un total de 23100 habitants environ, soit une représentativité effective à peine supérieur à 15%.

Élections municipales françaises de 2014 :

Résultats
Liste Nombre de voix Résultats Sièges
Massoud HADI liste "Nouveaux horizons" (Div. extrème gauche & P.de Gauche) 977 16,18 % 0
Alain Richard Une ville avance (PS - Union de la gauche) 2829 46,85 % 0
Véronique PELISSIER (LMC) Pour VOUS, proche de VOUS (union UMP-UDI,d'indépendants et d'écologistes SE) 2232 36,96 % 0


Liste Nombre de voix Résultats Sièges
(mr) Massoud HADI liste "Nouveaux horizons" (Div. extrème gauche & P.de Gauche) 968 15,27 % 2
Alain Richard Une ville avance (PS - Union de la gauche) 2 914 45,98 % 26
Véronique PELISSIER Pour VOUS, proche de VOUS (union UMP-UDI,d'indépendants et d'écologistes SE) 2 456 38,75 % 7


Alain Richard totalise un peu moins de 46 % des suffrages exprimés, mais avec seulement 2914 voix sur 12455 électeurs inscrits, soit une représentativité relative de 23,40%. L’abstention a été de 52,33% et représente 6518 électeurs, sur un total de 23600 habitants environ, soit une représentativité effective à peine supérieur à 12%.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Saint-Ouen-l’Aumône est une ville jeune : 75 % de sa population a moins de 45 ans[7].

En 2011, la commune comptait 23 731 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 414 1 388 1 404 1 388 1 500 1 585 1 607 1 675 1 777
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 848 2 022 2 057 2 056 2 142 2 139 2 292 2 256 2 535
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 706 3 031 3 109 3 268 3 601 4 318 4 610 4 801 5 346
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
6 985 9 957 15 948 17 098 18 673 19 660 22 681 23 731 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

La plupart des sports de la ville sont regroupés dans l'Association Sportive de Saint-Ouen-l'Aumône (ASSOA) :

  • Handball : l'équipe masculine évolue en 2013-2014 en Championnat de France de Nationale 1. Terrain : Gymnase Arnaud Lecomte, Rue du Mail.
  • Football : ce club est en CFA2, son équipe réserve en Promotion d'Honneur. Le club s'est démarqué en 2009-2010 en atteignant les 32es de Finales de la Coupe de France face au CS Sedan-Ardennes (défaite 3-0 au Parc des Sports de Saint-Leu-la-Forêt). Cette même année, l'équipe termine première de la DH sportivement mais n'est finalement pas promue en CFA 2 à la suite de l'usurpation d'identité d'un joueur des « Verts », Adilson Tavares Gomes. [1] Terrain : Le Parc des Sports, Boulevard Ducher.
  • Volley-Ball : plusieurs équipes féminines et masculines. Terrain : Gymnase du Collège Marcel Pagnol.
  • Basket-Ball : une équipe féminine et une équipe masculine

D'autres clubs sportifs de Saint-Ouen-l'Aumône ne font pas partie de l'ASSOA parmi lesquels les Cougars de Saint-Ouen-l'Aumône qui évolue en 1re Division française de Football Américain. Les Cougars sortent d'une saison 2009-2010 inédite, puisqu'ils participaient pour la première fois aux championnats européens de Football Américain. Terrain : Stade Escutary.

Le club de rugby de l'AS Saint-Ouen-l'Aumône a fusionné il y a plusieurs saisons avec celui du RC Pontoise-Cergy pour former aujourd'hui le Racing club de l'agglomération de Cergy-Pontoise (RCACP), qui évolue en 2011-2012 en Honneur Île-de-France.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est dotée du plus grand regroupement de PME-PMI d'Europe, avec un ensemble de quatre parcs d'activités[9] des Béthunes, des Bellevues, d'Épluches et du Vert-Galant comptant 700 entreprises et couvrant près de 40 % du territoire de la commune. L'activité portuaire (trafic de céréales) bénéficie plutôt à Saint-Ouen-l'Aumône qu'aux autres communes de l'agglomération de Cergy-Pontoise.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Saint-Ouen-l'Aumône compte cinq monuments historiques sur son territoire, dont trois sont classés au même titre que l'abbaye de Maubuisson : la grange dîmière et le ponceau.

Article détaillé : Abbaye de Maubuisson.
  • Abbaye de Maubuisson, avenue Richard-de-Tour (classée monument historique par liste de 1862 puis déclassée en 1887 ; inscrite puis classée définitivement par arrêté du 26 décembre 1947[10]) : De cette abbaye cistercienne du XIIIe siècle, subsistent le bâtiment des moines avec dortoir et salle capitulaire, ainsi que le dortoir et les latrines. De nombreux aménagements hydrauliques sont en outre encore en place sur le domaine de l'abbaye : un pont couvert, un canal collecteur, une digue et un grand bassin[b 1]. L'abbaye accueille le centre d'art contemporain du Conseil général du Val-d'Oise, qui organise régulièrement des expositions temporaires[11]/.
  • Grange aux dîmes, avenue Richard-de-Tour (classée monument historique avec l'abbaye par arrêté du 26 décembre 1947[10]) : Elle constitue un annexe de l'abbaye et a été construite en 1240. La charpente d'origine en bois de chêne est toujours en place, mais le plancher du grenier a disparu. Se composant initialement de trois vaisseaux, la grange a perdu le bas-côté sud au XIXe siècle. Des grandes portes charretières ont été percées dans le mur à la même époque[b 2].
  • Ponceau sur la chaussée de Maubuisson (classé monument historique avec l'abbaye par arrêté du 26 décembre 1947[10]) : Ce pont couvert avec un arc plein cintre permettait au moines de rejoindre leur enclos du Clos-du-Roi, séparé du domaine de l'abbaye depuis la construction de la chaussée, sans être vus par les passants[b 3].
  • Église Saint-Ouen, avenue de Verdun (ex RD 984) (inscrite monument historique par arrêté du 16 juin 1926[12]) : L'édifice de plan cruciforme remplace une première chapelle détruite en 886 et a été construit à partir du XIe siècle. Sa nef est ainsi contemporaine de l'abbaye de Maubuisson et conserve des éléments d'origine, dont notamment le remarquable portail occidental avec quatre chapiteaux différents, et probablement la base du clocher en bâtière qui s'élève au-dessus de la croisée du transept. Des extensions ont lieu au XIIIe siècle. Les endommagements occasionnés par les Anglais en 1435, lors de la Guerre de Cent Ans, rendent nécessaires des remaniements. Après la Révolution, l'église tombe pratiquement en ruines. Une reconstruction n'est pas entammée tout de suite, du fait que les habitants préfèrent utiliser l'église abbatiale comme lieu de culte. Ce n'est qu'après un refus définitif de la préfecture de Seine-et-Oise que l'église Saint-Ouen est enfin restaurée en 1837. Une tour et le baptistère ne sont plus remis en état et démolis. La façade occidentale se singularise par deux chapelles latérales perpendiculaires à cette dernière, s'alignant sur la rue[b 4].
    Cette église contient la photo de l'ancienne Vierge à l'enfant en bois massif creusé, dorée à l'or fin, ouvrante et doublement couronnée (ces dernières avait été volées pendant la 2e guerre mondiale), offert par la reine Blanche de Castille et volée entre 1970 et 1980. Elle était aussi utilisée occasionnellement pour faire une procession vers N-D de Pontoise.
  • Colombier, avenue de Verdun (RD 984) (inscrit monument historique par arrêté du 26 juillet 1947[13]) : Il est de forme cylindrique et date de la première moitié du XVIIe siècle. Un clocheton couronne le toit en poivrière. L'intérieur contient environ 1 800 boulins pour autant de couples de pigeons[b 5].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Musée de l'Éducation.
Gare d'Épluches.
  • Musée de l'Éducation du Val-d'Oise, 2 rue des Écoles : Ancienne école des filles, c'est un bâtiment caractéristique des constructions scolaires de la Troisième République. Les classes étaient prévues pour accueillir 50 à 60 élèves chacune, voire davantage. Une partie de l'école abrite aujourd'hui le musée de l'Éducation, alors qu'une autre partie du bâtiment a gardé sa vocation initiale. L'exposition permanente rassemble des meubles, accessoires et matériels éducatifs de la période de 1870 à 1960 environ. La reconstitution d'une salle de classe ancienne permet aux visiteurs de se plonger dans l'ambiance d'une école communale de la première moitié du XXe siècle.
    Le musée est géré par l'académie de Versailles. À la suite de la suppression des 70 % des subventions par le Conseil général fin 2012, le musée a dû licencier ses trois salariés et n'ouvre plus que sur réservation préalable, uniquement en période scolaire[b 6],[14].
  • Chapelle Sainte-Thérèse, rue Guy-Sourcis : Elle a été construite entre 1909 et 1913 dans le quartier de la Basse-Aumône, en tant que l'un des premiers bâtiments dans ce nouveau quartier autour de la gare de Saint-Ouen-l'Aumône ouverte en 1863, aujourd'hui remplacée par un ensemble immobilier moderne.
    L'implantation de la mairie-école dans ce quartier, appelé à devenir le nouveau centre-ville, est motivée par la proximité de la gare et de la chapelle[b 7].
    Puis une nouvelle mairie fut construite sur la place du marché, juste en face de l'ancienne mairie-école.
    Toutes deux sont aujourd'hui disparues pour laisser place à l'actuelle Place Mendès-France d'un côté, où s'implante le marché 2 fois par semaine, et l'ensemble immobilier récent de la place Pierre Godet.
  • Monument aux morts : Érigé en 1920 grâce à une souscription publique, il rend hommage aux soldats morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale. La face arrière est gravée des noms des victimes de la Seconde Guerre mondiale, dont Waldemar Dombrowski, descendant du général Dombrowski, ancien officier de l'armée russe et général dans l'armée des fédérés pendant la Commune[b 7].
  • Château de Maubuisson, sur le domaine de l'abbaye de Maubuisson : Ce bâtiment du XVIIe siècle est l'ancienne maison des hôtes de l'abbaye. Comportant à l'origine un seul étage, il a été rehaussé en 1880, et présente depuis une silhouette irrégulière avec des mansardes de deux formes différentes et une section à trois étage. Demeure du chocolatier Guérin-Boutron au début du XXe siècle, le château est aujourd'hui occupé par la fondation Rothschild[b 8].
  • Bâtiment-voyageurs de la gare d'Épluches, rue de la Gare : Il date de 1846, année d'inauguration de la ligne de Paris-Nord à Lille par Persan-Beaumont et Creil : il a gardé son aspect d'origine.
    Jusqu'en 1863, Épluches servait de gare à Pontoise sous le nom de St Ouen lès Pontoise, cette dernière ne bénéficiant pas encore d'accès ferroviaire direct[b 9].
    Nombre de gares, dans la commune et autour, n'ont été ouvertes que postérieurement, et la plupart des bâtiments-voyageurs d'origine ont été remplacés depuis, si bien que la gare d'Épluches, avec le corps principal de celle de Pontoise, constitue aujourd'hui un rare exemple d'architecture ferroviaire du nord parisien et typiquement représentative de la Compagnie des chemins de fer du Nord.
  • « Musée » Fontaine : Série de bas-reliefs sculptés dans le calcaire par un habitant de la commune vers 1848, issu d'une famille de vignerons[b 9].
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste d'Épluches, rue de la Chapelle : Édifice de plan rectangulaire d'une grande simplicité architecturale, exception faite du portail occidental comportant des éléments sculptés dans le style classique. La chapelle remonte au XVIe siècle et est peut-être bâtie en contexte avec le château d'Épluches, qui lui est contemporain. Elle a été restaurée en 1879[b 8].

Culture[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Situé Place Mendès-France, le cinéma indépendant Utopia propose des films classés Art et Essai
  • la ville accueille le musée Départemental de l'Éducation
  • Les théâtres UVOL (maison de quartier de Chennevières) et l'Imprévu (23 rue du Général Leclerc) proposent de nombreux spectacles aux habitants de Saint-Ouen-l'Aumône

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason Saint-Ouen-l'Aumône
  • Les armes de Saint-Ouen-l'Aumône se blasonnent ainsi :

Parti : au premier de gueules au château donjonné de trois tourelles d'or, au second d'azur semé de fleurs de lys d'or ; à la crosse du même brochant sur la partition.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Adam, M. Murschler, M. Remondet et Mme Saghaar-Bessière, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Saint-Ouen-l'Aumône », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 787-803 (ISBN 2-84234-056-6)
  • Louis Régnier, Excursions archéologiques dans le Vexin français, première série : Saint Ouen-l'Aumône, suivi de : Abbaye de Maubuisson, Évreux, Imprimerie de l'Eure,‎ 1922, 278 p. (lire en ligne), p. 112-133

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. p. 790-795.
  2. p. 795.
  3. p. 792.
  4. p. 788.
  5. p. 797.
  6. p. 800.
  7. a et b p. 803.
  8. a et b p. 796.
  9. a et b p. 798.