Saint-Nicolas-d'Aliermont

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Saint-Nicolas-d'Aliermont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Envermeu
Intercommunalité Communauté de communes des Monts et Vallées
Maire
Mandat
Blandine Lefebvre
2014-2020
Code postal 76510
Code commune 76624
Démographie
Gentilé Aliermontais
Population
municipale
3 680 hab. (2011)
Densité 237 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 48″ N 1° 13′ 16″ E / 49.88, 1.221149° 52′ 48″ Nord 1° 13′ 16″ Est / 49.88, 1.2211  
Altitude Min. 40 m – Max. 164 m
Superficie 15,53 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-nicolas-aliermont.fr/

Saint-Nicolas-d'Aliermont est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Les habitants sont les Nicolaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé dans le nord-est du département de la Seine-Maritime. Il se trouve à l’ouest du plateau de l'Aliermont, entre les vallées de la Béthune et de l’Eaulne.

La commune est traditionnellement placée dans le petit Caux, nom de la région littorale du pays de Caux située entre Dieppe et le Tréport. Le pays de Bray normand commence à quelques kilomètres au sud.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'Abbé Décorde propose plusieurs origine du nom Aliermont qu'on retrouve orthographié Haliermont ou Alhiermont dans des textes médiévaux. Il pourrait venir du gaulois Al-ker-mont, habitation de la montagne, ou du latin Alacris Mons, mont d’Alacre ou d’Alègre. L’étymologie Halieromonte, mont d’Hélier existe dès la fin du XIe siècle. Hélier est un moine envoyé à Jersey au VIe siècle qui aurait traversé la région à la recherche de Saint-Maclou.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le 18 octobre 1197 suite au traité des Andelys signé entre Gautier de Coutances, archevêque de Rouen et Richard Cœur de Lion, duc de Normandie et roi d'Angleterre, le bois d’Aliermont, entre autres possessions, devient la propriété de l'archevêché de Rouen.

Les archevêques lancent alors le défrichement de la forêt et exploitent le territoire. La paroisse de Saint-Nicolas est créée entre 1208 et 1222 [1] et l'église est édifiée à partir de 1249. Le manoir des archevêques est construit entre 1197 et 1248, il nous est essentiellement connu par les témoignages de l’archevêque Eudes Rigaud qui laisse de nombreuses archives sur ces multiples séjours dans la ville[2].

L'agriculture se développe et la forêt d'Arques la Bataille fournit le combustible indispensable pour le développement d'activités liées au travail du métal. Les registres paroissiaux mentionnent la présence d'étameurs dès 1550 puis de fondeurs et mouleurs de cuivre et de laiton et au XVIIIe siècle de serruriers, taillandiers et chaudronniers.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Attiré par ce savoir faire particulier, le premier horloger, Charles-Antoine Croutte s'installe à Saint-Nicolas en 1725 et forme de nombreux artisans.

En 1789, une vingtaine d'ateliers d'horlogers sont installés dans la ville, ils fabriquent les mécanismes pour les horloges de Saint-Nicolas. Dès 1807, grâce à l'horloger Honoré Pons, la ville s'industrialise et se spécialise dans la fabrication d'ébauches de mécanismes de pendules de cheminée. De nombreuses manufactures sont alors créées parmi lesquelles on peut citer les fabricants de chronomètres de marine Aimé Jacob, Victor Gannery (de) ou Onésime Dumas, le fabricant de pendulettes Armand Couaillet ou les horlogers Villon, Duverdrey et Bloquel, futurs fondateurs des Réveils Bayard.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Horloge Saint-Nicolas
Ancienne pointeuse fabriqué à Saint-Nicolas-d'Aliermont (début XXe).

La Première Guerre mondiale est un tournant majeur dans l'histoire industrielle de la ville. En effet, l’industrie horlogère devient stratégique en temps de guerre car, grâce à son outillage, elle peut facilement se convertir à la mécanique de précision adaptée à l’armement. Des fusées d'obus, munitions et appareils de communication (télégraphes) sont produits en nombre à Saint-Nicolas d'Aliermont entre 1914 et 1918. La guerre terminée, les usines horlogères continuent leur diversification et les industriels de Saint-Nicolas d'Aliermont se spécialisent dans la mécanique (téléphone, machine à écrire), la micro-mécanique de précision, le décolletage et le découpage.

Cette activité particulière marque encore l'architecture de la commune : usines, cités-ouvrières (dont une construite par Le Corbusier), maisons patronales etc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune de Saint-Nicolas-d'Aliermont se blasonnent ainsi :
De gueules, à la crosse d’argent, accostée à dextre d’un sablier d’or et à senestre d’une roue dentée du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945   Jacques de Thévray    
1960 mars 1989 Paul Caron   Industriel, sénateur
juin 1995 mars 2001 Jean Leconte    
mars 2001 en cours Blandine Lefebvre[3] UDF puis UDI Cadre territorial

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 680 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 404 1 341 1 564 1 637 1 795 1 893 1 956 1 946 1 961
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 957 1 950 2 075 2 169 2 315 2 340 2 292 2 363 2 208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 274 2 376 2 475 2 505 2 323 2 373 2 275 2 366 2 512
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 635 3 216 3 614 3 964 4 055 3 862 3 736 3 699 3 680
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Musée de l'horlogerie. Le musée installé depuis 2007 en centre ville dans une ancienne ferme normande est labellisé Musée de France. Il retrace l'histoire horlogère et industrielle de la ville à travers une collections d'horloges, pendules, réveils, chronomètres, archives et photographies.
  • La maison de la cité-ouvrière construite par le Corbusier. En juin 1917, Le Corbusier signe un contrat avec Robert Duverdrey, dirigeant de la Société des Réveils Bayard, pour la construction d'une cité ouvrière de 25 logements de trois types différents (A, B, et C) rue Raphaël-Hennion à Saint-Nicolas d'Aliermont[6]. À titre expérimental, une maison jumelle de type C est construite en 1918 mais suite à des problèmes d'approvisionnement et de désaccord entre les deux parties, le projet est définitivement abandonné en 1919[7]. Le projet de Saint-Nicolas d’Aliermont est une étape importante dans les recherches menées par Le Corbusier autour des cité-ouvrières et des cité-jardins dont il se servira pour réaliser les groupements de logements sociaux de Lège et de Pessac.[8]
  • Église. Construite au XIII°siècle, elle a été beaucoup modifiée au fil du temps. La nef, de style ogival, a probablement été couverte d'une voûte en pierre mais est dorénavant surmontée d'un berceau en bois (réalisé en 1901). Le clocher et le porche nord sont de style roman. Le Calvaire date de 1525. Le Chœur a été construit au XIII°siècle (fenêtres à lancettes) mais la voûte a été refaite au XVI°siècle[9]. Quatorze inscriptions funéraires (obit) sont insérées dans les murs de la nef, elles sont inscrites depuis 1913 au titre des monuments historiques[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J.-E. Decorde: Histoire des cinq communes de l'Aliermont, 1877, 354 p.
  2. Marie Casset, Les évêques aux champs. Châteaux et manoirs des évêques normands au Moyen Âge, Presses universitaires de Caen, 2008, 543 p. ISBN 978-2841333-04-2
  3. réélue en mars 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Georges Benoit Levy, A French Garden Hamlet, The Town Planning Review, vol 7, n°3/4, 1918, p. 251-252
  7. Le projet de la cité-ouvrière est visible au Musée de l'horlogerie. http://www.musee-horlogerie-aliermont.fr/msmedias/Architecture-industrielle/Le-Corbusier-a-Saint-Nicolas-d-Aliermont-maison-ouvriere.pdf
  8. Giloles Ragot et Mathilde Dion, Le Corbusier en France, projets et réalisations, collection architextes, édition du moniteur, 1992
  9. L'Aliermont et ses 5 églises, Imprimerie Bertout, Luneray, 1996
  10. Base Palissy : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Saint-Nicolas-d%27Aliermont&DOM=Tous&REL_SPECIFIC=3
  11. http://www.infos-dieppoises.fr/Archives2009/RetourEmmanuelPetit.htm <brhttp://www.linformateur.com/actualite/Emmanuel-Petit,-un-grand-monsieur-du-football--2215.html>
  12. http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/99679/__Une_osmose_payante__

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La mécanique du geste : Trois siècles de tradition horlogère à Saint-Nicolas-d'Aliermont, Rouen, PTC,‎ 2011, 21 x 25 cm, 160 p. (ISBN 978-2-84811-142-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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