Saint-Michel-de-Lapujade

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Saint-Michel-de-Lapujade
La mairie (fév. 2010)
La mairie (fév. 2010)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement de Langon
Canton de La Réole
Intercommunalité Communauté de communes du Réolais en Sud-Gironde
Maire
Mandat
Philippe Boissonneau
2008-2014
Code postal 33190
Code commune 33453
Démographie
Gentilé Lapujadais
Population
municipale
191 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 57″ N 0° 04′ 17″ E / 44.5825, 0.0713888888889 ()44° 34′ 57″ Nord 0° 04′ 17″ Est / 44.5825, 0.0713888888889 ()  
Altitude Min. 24 m – Max. 122 m
Superficie 7,47 km2
Localisation

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Liens
Site web stmicheldelapujade.free.fr

Saint-Michel-de-Lapujade (Sent Miquèu de la Pojada en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Lapujadais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans l'extrême est de l'Entre-deux-Mers en limite du département de Lot-et-Garonne, la commune se trouve à 72 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 29 km à l'est de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 10 km à l'est de La Réole, chef-lieu de canton[2].

La commune est aujourd'hui composée de deux villages (St Michel et Lorette) distants de deux kilomètres, ayant chacun son église son cimetière et autrefois son école.

Les communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Michel-de-Lapujade
Sainte-Gemme Saint-Vivien-de-Monségur
Fossès-et-Baleyssac Saint-Michel-de-Lapujade


Lagupie
''(Lot-et-Garonne)
Saint-Martin-Petit
Mongauzy Lamothe-Landerron

La commune est traversée, en dehors du bourg proprement dit, par la route départementale D230 qui relie Mongauzy au sud-ouest à Saint-Vivien-de-Monségur au nord-est.
L'autoroute la plus proche est l'autoroute A62 dont l'accès sortie 4 La Réole est distant de 22 km vers le sud-ouest.
L'accès sortie Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 35 km vers le sud-ouest.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 9,5 km vers l'ouest, de La Réole sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie : le nom de la commune vient de l'archange éponyme et de pujada : puy, colline ; la pujade ou le puch évoquent la hauteur du relief caractérisant cette partie de la commune, à l'extrémité est.

À la Révolution, la paroisse annexe Saint-Michel-Lapujade (de Saint-Jean de Mongauzy) est démembrée pour former les communes de Lapujade et de Saint-Michel. Le 15 juin 1812, la commune de Lapujade est rattachée à celle de Saint-Michel. Le 27 janvier 1956, la commune de Saint-Michel devient Saint-Michel-de-Lapujade[3],[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1871 Jean Amblard    
1871 1890 Charles Casrtenet    
1890 1892 Antoine Pépin    
1892 1900 Jean Amblard    
1900 1909 Jean Paillou    
1909 1912 Antoine Pépin    
1912 1919 Jean Paillou    
1919 1925 Laurent Laffargue    
1925 1950 François Veyssières    
1950 1977 Daniel Lufflade    
1977 2008 Luc Gaudenèche    
2008 en cours Philippe Boissonneau[5]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 191 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
496 362 368 442 500 447 461 442 433
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
411 436 368 430 424 381 339 337 360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
353 284 273 243 248 233 260 268 260
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
222 217 209 221 222 221 203 204 193
2011 - - - - - - - -
191 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : Entre-deux-mers (AOC)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le chœur comporte une travée droite avec voûte en berceau, puis un sanctuaire voûté en cul-de-four. Des fenêtres éclairent cette partie de l'édifice, dont l'un des chapiteaux est sculpté d'une sirène à deux queues largement écartées. Cette représentation de la séduction, du mal et de la luxure est encadrée de têtes monstrueuses.
La façade occidentale est surmontée d'un clocher mur percé de deux baies en plein cintre.
La cloche datée de 1556 est l'une des plus anciennes du secteur.
  • L'église Notre-Dame de Lorette se situe dans un écart appelé Lorette, sur cette route départementale D230, écart situé à cheval sur les territoires communaux de Saint-Michel-de-Lapujade et de Saint-Martin-Petit en Lot-et-Garonne. Cette église a été bâtie sur l'emplacement d'une chapelle que fit construire Aliénor d'Aquitaine, après le XIIIe siècle, en commémoration d'une apparition de la Vierge survenue en 1150 à deux jeunes bergers[9],[10].
Pendant la Révolution, elle est vendue comme bien national. En 1830, alors que la fréquentation diminue, l'abbé Dupuch entreprend la restauration de l'édifice. En 1864, la nouvelle église est bâtie sous l'impulsion du cardinal Donnet et du Comte O'Kelly, propriétaire du château de Lamothe.
  • Sur la route départementale D230 (Mongauzy-Saint-Vivien-de-Monségur), un monument aux morts a été dressé en souvenir de l'attaque[11] subie le 9 juin 1944 par le maquis de Lorette fondé par Daniel Faux et son épouse en août 1943[12].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 24 juin 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 58,5 km pour Bordeaux, 25,5 km pour Langon et 8,3 km pour La Réole. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 24 juin 2011.
  3. Historique des communes, p. 56, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 6 avril 2013.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Commune de Saint-Michel-de-Lapujade sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 24 juin 2011.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Classement de l'église Saint-Michel », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 29 juillet 2010.
  8. « Images de l'église Saint-Michel », base Mémoire, ministère français de la Culture, consulté le 29 juillet 2010.
  9. L'église Notre-Dame de Lorette sur Comité régional du tourisme Aquitaine, consulté le 29 juillet 2010.
  10. Charles Denis William O'Kelly Farrell, « La fontaine d'Esther : notice sur l'antique chapelle de Notre-Dame de Lorette de la Pujade, ou de la Colline, de fondation royale, arrondissement de La Réole (Gironde) », sur Google books, Impr. Th. Henrion,‎ 1858 (consulté le 15 avril 2013)
  11. Dominique Lormier, Bordeaux brûle-t-il ? ou La Libération de la Gironde, 1940-1945, 1998, 72 p., p. 97, consulté le 29 juillet 2010.
  12. Dominique Lormier, Bordeaux brûle-t-il ? ou La Libération de la Gironde, 1940-1945, 1998, 72 p., p. 95, consulté le 29 juillet 2010.