Saint-Mesmin (Aube)

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Saint-Mesmin
Image illustrative de l'article Saint-Mesmin (Aube)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Aube
Arrondissement Arrondissement de Nogent-sur-Seine
Canton Canton de Méry-sur-Seine
Intercommunalité Seine Fontaine Beauregard
Maire
Mandat
Jean-Michel Clercy
2014-2020
Code postal 10280
Code commune 10353
Démographie
Population
municipale
898 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 41″ N 3° 55′ 35″ E / 48.4447, 3.926448° 26′ 41″ Nord 3° 55′ 35″ Est / 48.4447, 3.9264  
Superficie 16,15 km2
Localisation

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Saint-Mesmin

Saint-Mesmin est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le hameau de Courlanges est rattaché à Saint Mesmin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement Broli ou Brolium (nom courant, qui signifie bois = breuil), le village devrait son nom au diacre Sanctus Memorius - également orthographié Nemorius - qui y serait mort martyr. D'après les Œuvres Inédites de Pierre Jean Grosley il existerait une succincte Vie de Saint Mémin, diacre qui aurait été envoyée par Loup de Troyes, évêque de Troyes, "revêtu des habits de son ordre, et portant le texte de l'évangile, accompagné de sept jeunes clercs, avec la croix à leur tête, au devant du détachement qu'envoyait Attila à son arrivée de Metz, pour soumettre la ville de Troyes à son obéissance et s'y assurer le passage de la Seine alors réunie en 1 seul lit" en septembre 451.

Groley rapporte dans le vol. 1 de ses Éphémérides une version de la mort de Memorius qui comporte la mort d'un général hun : "les rayons du soleil, qui donnaient sur les textes (évangiles), frappèrent, par réverbération, les yeux d'un cheval, monté par un des Généraux de l'armée, parent d'Attila : ce cheval s'emporta et renversa son maître qui fut tué. Attila, furieux de cet accident, s'écria que ces gens-là étaient des magiciens, et il ordonna leur mort : on les arrêta, et ils furent égorgés sur le bord du grand chemin".

"At il le extracto gladio amputavit caput ejus (Memorii)" dit un manuscrit latin du président Bouhier à la bibliothèque de Dijon cité par Gustave Lapérouse, c'est-à-dire qu'il fut décapité.

Dans une série d'articles publiés dans l'Est Eclair dans les années 50, un historien local a accrédité l'existence d'un campement Huns à la limite de Vallant Saint Georges, lieu dit Fonds du Pilori et Le Tomini, où aurait été inhumé un personnage important, ("avec son épée d'or" d'après la tradition locale) même si l'hypothèse du passage d'Attila par Saint Mesmin ne correspond pas bien avec ses déplacements connus. Ce même camps aurait été selon d'autres celui du général romain Aetius.

Jean Charles Courtalon-Delaistre (Topographie historique de la ville et du diocèse de Troyes p. 68 et sq) donne la version la plus compliquée et détaillée de la mort de Mémorius, il y accompli notamment un miracle, et fait dire à Attila que Memorius était un vieillard lors des faits.

Il aurait été décapité à un lieu autrefois marqué par une chapelle, à l'est du village, entre la Seine et la route de Rilly-Sainte-Syre. Saint Mesmin serait un saint céphalophore : Après sa mort Memorius auraient ramassé sa tête et marché jusqu'à l'actuelle église du village où sont ses reliques. Sous les noms de Saint Memor jusqu'à la renaissance, ou Mémier, il existait une crypte où reposaient les reliques de Saint Mesmin et qui fut un lieu de pèlerinage, spécialement le 7 septembre, date à laquelle le Martyrologe romain fait mention du martyre de Memorius.

Gustave Lapérouse[1] donne une version différente :

« ...les reliques de Memorius et de ses compagnons, retirées, depuis, de la Seine où on les avait jetées, furent pieusement recueillies par les soins de saint Loup, dans des cercueils de pierre, et déposées dans une chapelle, sur le lieu même de leur martyre, qui est devenu le village de Saint-Mesmin.

L'emplacement de cet événement mémorable est encore marqué par les ruines de la Chapelatte, qui ne forment plus aujourd'hui qu'un tertre gazonné, surmonté d'une croix, au sud de Saint-Mesmin, à peu de distance de la Seine. Plus tard, sans que la tradition donne de ce déplacement une autre cause qu'une cause superstitieuse, et peut-être pour les mettre à l'abri de toute inondation, on a transféré les corps de ces saints martyrs dans une autre chapelle située à l'ouest du village, près de la station actuelle du chemin de fer ; cette chapelle a elle-même été détruite. Les tombes qui avaient renfermé les reliques de St Mesmin et de ses compagnons sont restées alors enfouies sous les décombres de la crypte où les pèlerins venaient les vénérer, et d'où il conviendrait de les dégager pour les rendre à la piété et à la reconnaissance publiques. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1949 1995 M. Hubert Clercy[2]    
mars 1995 2002 M. Pierre Bernard[2]    
janvier 2003 2014 M. Jack Normand[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 898 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
428 339 474 496 567 626 598 608 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
658 651 517 588 576 553 549 545 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
505 503 516 513 538 582 588 639 674
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
699 679 655 919 924 839 845 830 887
2011 - - - - - - - -
898 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'inventaire sommaire des archives départementales[5], par M. d'Arbois de Jubainville, donne quelques indications concernant :

- le XVIIe et XVIIIe siècles "Rôles de la taille de la communauté de Saint-Mesmin et Courlanges (Aube). - En 1677 ... nombre des contribuables, 58 ; En 1769, ..nombre des taillables, 103, dont 89 habitants..."

"'États statistiques, etc., des habitants de la communauté de Saint-Mesmin et Courlanges (Aube). - En 1787, 26 fabricants de bas possédant 30 métiers ; 30 femmes et filles occupées à la filature du coton ; 1.. - En 1788, 69 feux à Saint-Mesmin, 32 à Courlanges ; un petit château servant de ferme..."

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Étude sur le lieu de la défaite d'Attila dans les plaines de Champagne, Gustave Lapérouse, 1862, page 42 Google Books
  2. a, b et c Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. pour l'Aube

Liens externes[modifier | modifier le code]

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