Saint-Maurice-sur-Aveyron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Maurice.
Saint-Maurice-sur-Aveyron
L'église Saint-Mauricevue du haut de la rue Franche
L'église Saint-Maurice
vue du haut de la rue Franche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Châtillon-Coligny
Intercommunalité Communauté de communes de Châtillon-Coligny
Maire
Mandat
Michèle Merlin
2014-2020
Code postal 45230
Code commune 45292
Démographie
Gentilé Saint Mauriciens[1]
Population
municipale
861 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 08″ N 2° 55′ 37″ E / 47.8523, 2.927 ()47° 51′ 08″ Nord 2° 55′ 37″ Est / 47.8523, 2.927 ()  
Altitude Min. 126 m – Max. 199 m
Superficie 53,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte administrative du Loiret
City locator 14.svg
Saint-Maurice-sur-Aveyron

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte topographique du Loiret
City locator 14.svg
Saint-Maurice-sur-Aveyron

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Maurice-sur-Aveyron

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Maurice-sur-Aveyron

Saint-Maurice-sur-Aveyron est une commune française située dans le département du Loiret en Région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département de l'Yonne. Elle est très étendue pour sa population : c'est la plus grande commune en superficie parmi les 10 du canton de Châtillon, mais la neuvième en densité de population (et au niveau national 822e en superfice et 10 807e en population)[2].

Saint-Maurice-sur-Aveyron est desservi par la ligne 15 du réseau départemental d'autocars Ulys[3].

L'Aveyron, sous-affluent de la Seine par le Loing, les routes départementales 28, 56, 162 et 317 ainsi que le sentier de grande randonnée GR 13 reliant Fontainebleau (Seine-et-Marne) à Arcy-sur-Cure (Yonne) traversent le territoire de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Chapelle-sur-Aveyron Melleroy Fontenouilles Rose des vents
La Chapelle-sur-Aveyron N Chambeugle
Marchais-Beton
O    SAINT-MAURICE-SUR-AVEYRON    E
S
Châtillon-Coligny Aillant-sur-Milleron, Le Charme Marchais-Beton
Le Charme

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Fontainejean,
gué carrossable devant l'ancien café

Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée.

A

  • Les Aubins*, Route de Charny (D 56)
  • Les Petits Aubins, Route de Charny (D 56)

B

  • Les Baillis, Chemin des Fontaines (un des chemins vers Fontainejean)
  • Les Petits Baillis, Route de Bel-Air
  • La Grands Bardellière*, Route de Charny (D 127)
  • Les Bauchets*, Route de Charny (D 56)
  • Beauchêne, Route de Châtillon (D 56)
  • Les Beaubois, Chemin de Fontainejean par le moulin du Court
  • Bel-Air*, Route de Bel-Air (rte de Châtillon (D 56))
  • Bellefontaine*, Route de Château-Renard (D 150)
  • Bois Chamaux*, Route de Bel-Air
  • Les Boisseaux, Route du Charme (D 317)
  • Les Grands Boisseaux*, Route du Charme (D 317)
  • La Grande-Breuille, Route de Marchais-Béton (D256)
  • La Petite-Breuille*, Route de Charny (D 56)
  • Les Brûlés, Route d'Aillant (D 150)
  • Les Boudins*, Route de Charny (D 56)

C

  • Le Grand Carrouge[4], Route de Bel-Air
  • Le Petit Carrouge*, Route de Châtillon (D 56)
  • La Chabassolerie, Route de Fontainejean au Charme
  • Les Chanoines, Route de Charny (D 56)
  • Les Petits Chanoines, Route de Charny (D 56)
  • Les Charillons*, Route de Château-Renard (D 150)
  • Le Château des Lapins*, Route de Marchais-Béton (D256)
  • Chicamour, Route du Charme (D 317)
  • Les Clairs*, Route de Charny (D 56)
  • Le Colombier, Chemin des Yvonnets
  • La Cour aux Oiseaux*, Route de Château-Renard (D 150)
  • La Croix Lambert*, Route de Charny (D 56)

D

  • Les Desponts, Chemin de Fontainejean par le moulin du Court
  • Les Dorsoirs, Route de Fontainejean à Aillant
  • Les Dubois*, Route de La Chapelle (D 317)

E

F

  • Fontainejean*, Route de Charny (D 56)
  • Les Fontaines, Chemin des Fontaines (un des chemins vers Fontainejean)
  • La Forêt*, Route de Fontainejean au Charme
  • La Forge, Route de La Chapelle (D 317)
  • Les Fours*, Route du Charme (D 317)
  • Les Frébitons*, Route du Charme (D 748)

G

H

  • Les Hannebeaux, Chemin des Fontaines (un des chemins vers Fontainejean)
  • Les Hautes Justices, Chemin des Fontaines (un des chemins vers Fontainejean)
  • La Herbonnière, Route d'Aillant (D 150)

I

J

  • Les Jannots, Route de Bel-Air

L

  • Les Lardins, Route de Charny (D 56)
  • Les Lotteaux*, Route de Châtillon (D 56)
  • Loisy, Route de Fontainejean au Charme

M

  • Les Marchaisons, Chemin de Fontainejean par le moulin du Court
  • Maurepas*, Route de Charny (D 56)
  • Les Millerois*, Route de Charny (D 56)
  • La Motte*, Route de Châtillon (D 56)
  • Le Moulin Bondon, Route de La Chapelle (D 317)

P

  • La Pâture Neuve*, Route de Charny (D 56)
  • Le Perthuis (Grand et Petit), Route de Fontainejean au Charme
  • Les Pétriers*, Route d'Aillant (D 150)
  • La Pilaudière, Route des Plots
  • Le Plessé*, Route de Charny (D 56)
  • Les Plots, Chemin des Plots
  • Le Pont Rompu*, Route de Charny (D 56)

Q

R

T

  • La Petite Tuilerie, Route de Charny (D 56)

V

Y

  • Les Yvonnets, Chemin des Yvonnets

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Saint-Maurice-Lavron ou Avron au XIIIe siècle, Saint Maurice super Averionem en 1312[5], Maurice-sur-Laveron en 1793 (pluviôse an 2, en application du décret du 16 octobre 1793 = 25 vendémiaire an 2)[6],[7], Saint-Maurice-sur-Larron au XIXe siècle[8].

Le premier élément est l'hagionyme saint Maurice, patron de la paroisse. Le second élément se réfère à un hydronyme, l'Aveyron qui passe sur la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Infernat d'en haut

Le bourg existait déjà aux premiers siècles de notre ère, abritant alors une population considérable (voir le tableau d'évolution de la population).

Par la suite, la commune fut dotée de deux châteaux : celui d'en haut et celui d'en bas, appelés « les Infernats »[9], ou parfois « les Enfermas »[8].

L'Infernat d'en bas fut la demeure de Jacques Cœur après sa disgrâce. Il était situé près de la rivière[5]. Il a aujourd'hui disparu.

L'Infernat d'en haut[10] fut bâti par le chevalier Régnait de l'Enferma ; ce dernier fut inhumé dans l'église de Saint-Maurice où il est représenté par une statue de pierre, ceint d'une épée avec un chien à ses pieds. Ce château, dont les restes imposants sont toujours visibles aujourd'hui, aurait appartenu à Jacques de Bracque[11] et à la Maison de Montmorency-Luxembourg, seigneurs de Châtillon-sur-Loing[9].

L'abbaye de Fontainejean est fondée vers 1124[12]. Guillaume de Courtenay (1228-1280), fils de Robert Ier de Courtenay et seigneur de Champignelles, de Baillet, de Cloyes, de Nonancourt et de la Ferté-Loupière, y est enterré[13].

Au XIVe siècle, Jean de Melun († octobre 1336)[14] puis Philippe de Melun († 1345)[15] sont seigneurs de Saint-Maurice-sur-Aveyron[16]. Entre 1359 et 1373, Nicolas Braque acquiert la châtellenie de Saint-Maurice-Sur-Laveron de Louis de Melun, un des héritiers des comtes de Sancerre[8]. Il avait déjà acquis en 1359 la seigneurie de Châtillon-sur-Loing (Châtillon-Coligny) pour 7 700 deniers d'or à l'écu[17]. C'est durant cette période, en 1358, que Robert Knolles prend Saint-Maurice, qui sera délivré des anglais par le connétable de Richemont juste après la délivrance d'Orléans[18].
De 1411 à 1451, Jean IV Sans Terre de Courtenay est seigneur de Saint-Maurice-sur-Aveyron[19].

Ancien relais de poste
22 rue du Dr Charpentier

Au début du XXe siècle, Saint-Maurice comptait 97 hameaux, et nombre de commerces aujourd'hui disparus : un aubergiste, deux entreprises de battage, deux bouchers, deux boulangers, douze cafés (10 au bourg, 1 à Fontainejean, 1 à la Breuille), trois charrons, trois bourreliers, cinq marchands de chaussures, un chiffonnier, cinq cordonniers, trois couturières, un magasin de mode et de lingerie, trois magasins de Nouveautés, deux tailleurs d'habits, deux coiffeurs-perruquiers, trois couvreurs, quatre entrepreneurs de bâtiment, deux menuisiers, neuf épiciers, deux grainetiers, un marchand d'engrais, un meunier, un fumiste, un horloger, quatre maréchaux-ferrants, un tourneur sur bois, deux hôtels, cinq tonneliers, un marchand de vin en gros, un marchand de veaux. Tous les dimanches après-midi se déroulait un marché. Neuf fois par an on y trouvait une foire : le dernier lundi de février, le dernier lundi de mars, et les 23 avril, 8 juin, 8 juillet, 5 août, 23 septembre, 8 novembre et 23 décembre[20],[21]. Deux « louées aux domestiques » par an : dimanche précédant le 24 juin, et deuxième dimanche avant la Toussaint.[réf. nécessaire]

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[22], dont un à Saint-Maurice-sur-Aveyron[23]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[23]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[24].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

En plusieurs endroits de la commune et notamment autour de Fontainejean, se trouvent des restes de forges, disparues probablement après épuisement du minerai[25].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie

La commune appartient à l'arrondissement de Montargis, au canton de Châtillon-Coligny et la Communauté de communes de Châtillon-Coligny.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1941 1965 Maurice Charpentier Républicains indépendants Médecin
 ? en cours Michèle Merlin    
Les données manquantes sont à compléter.
Historique de la situation administrative

Dépendant selon les époques de la châtellenie de Saint-Fargeau[26], de Châtillon-sur-Loing ou de Château-Renard, c'est seulement depuis 1975 que Saint-Maurice-sur-Aveyron fait partie du canton de Châtillon-Coligny[6], puis de la Communauté de communes de Châtillon-Coligny[27] qui remplace l'ex Communauté de Communes des Quatre Rivières en étendant le périmètre de cette dernière[28] et comprend maintenant les 12 communes du canton de Châtillon-Coligny.

Dette

En 2011, la commune était endettée pour 715 000 €, soit 787 € par habitant (pour une moyenne française de 592 € par habitant en 2011)[29].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 861 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 340 1 375 1 333 1 350 1 408 1 467 1 554 1 606 1 759
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 752 1 800 1 858 1 753 1 701 1 655 1 660 1 680 1 611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 645 1 554 1 507 1 288 1 266 1 227 1 228 1 131 1 114
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 042 915 820 809 721 769 860 859 873
2011 - - - - - - - -
861 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2004[31].)
Histogramme de l'évolution démographique
Le château d'eau,
route de Charny

Économie et services[modifier | modifier le code]

Services[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint Maurice sur Aveyron est le siège du syndicat intercommunal local d'adduction d'eau potable (S.I.A.E.P.). Un forage a été réalisé en 2000 sur la nappe captive de l’Albien[32]. Cette nappe alimente la source exploitée par le S.I.A.E.P. et approvisionne plusieurs communes environnantes[33].

Les médecins et les pharmacies les plus proches se trouvent à Châtillon-Coligny et à Château-Renard. L'hôpital le plus proche est au nord de Montargis-Amilly.

L'épicerie a fermé en 2012 et le café-restaurant-tabac en 2013. La boulangerie-pâtisserie se maintient, avec trois boulangers successifs entre 2011 et 2013. Des marchands visitent le bourg avec leurs camions de vente quelques heures par semaine : un poissonnier, un boucher, un marchand de pizzas le mardi soir, un boulanger le lundi (jour de fermeture su boulanger local).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Les ruines de l'abbaye sur une gravure d'Ange-René Ravault (1820)
  • Des vestiges de l'époque gallo-romaine : à environ 1 km au sud du bourg, des fouilles effectuées dans les années 1950 ont révélé un aqueduc à l'air libre amenant l'eau à une installation antique près de la ferme de la Motte. Tout proche et à environ 40 mètres de la rive gauche de l'Aveyron, se trouvait un ensemble thermal d'une surface avoisinant un hectare, orienté sur les points cardinaux et comprenant une salle hypocauste, subséquemment comblée suivant la volonté de l'exploitant agricole. L'arrivée d'air chaud se faisait à travers le mur nord, par une entrée oblique d'environ 50 cm de largeur ; une déclivité de 5 cm entre le mur sud et le mur nord, obligeait la chaleur venant du foyer (le praefurnium) à descendre. L'évacuation de l'air chaud se faisait par des tuyaux de terre cuite posés le long des parois et dont des fragments avaient été conservés à l'époque des fouilles. La pièce était décorée de marbres et de moulures. Sur le même lieu on a aussi retrouvé des restes de céramique sigillée, un petit vase en bronze à parfum, des fragments de verrerie, un petit bronze de Tetricus II le jeune. En 1962, juste avant le remblaiement du site, une lame de type néolithique y a également été trouvée. Le tout est situé près d'un gué réputé pour être très ancien, au lieu-dit Les Desponts.
  • La ferme de la Chamauderie[34] voisine un site préhistorique important. La cave de la ferme a été fouillée à plusieurs reprises, livrant entre autres une fibule, des clous de coffre de bois, d'autres en bronze, quelques fragments de verrerie, des monnaies de bronze des Ier et IIe siècles ainsi qu'un Constantin V[35] (VIIIe siècle après J.-C.).
  • Les ruines de l'abbaye de Fontainejean, d'ordre cistercien, fondée en 1124, furent inscrites à l'inventaire des Monuments historiques le 6 octobre 1925[36]. Ses pierres ont été largement réutilisées dans les bâtiments et mobilier construits depuis.
  • L'église Saint-Maurice[37] possède un portail roman datant du XIIe siècle inscrit à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 12 juin 1926[38]. Sa porte en bois servant de petite entrée, et ses piliers, sont du XIe siècle ou plus vieux ; ces derniers sont trapus, ronds, à chapiteaux et tailloirs, avec des sculptures de figures grimaçantes burinées par le temps. Le chœur date du XIIIe siècle, la voûte du XIVe et le portail latéral du XXe. Un ancien sanctuaire désaffecté est composé à la fois de style roman et d'ogive avec clef de voûte blasonnée. Des transformations eurent lieu aux XVe et XVIe siècles et les restaurations se poursuivirent jusqu'au XXe siècle. Il ne reste rien des trois chapelles latérales ; déjà endommagées lors de la séparation de l'Église et de l'État en 1905, elles furent sacrifiées quand, faute de moyens financiers, la paroisse restaura l'église au moindre coût[6].
Vers 1850 l'église possédait deux anciennes bannières brodées aux effigies de saint Maurice et de saint Georges, et deux petites statuettes en pied, en cuivre jadis doré, représentant les mêmes saints armés dans le style du XVe siècle. Ces objets attestent de la vénération professée autrefois dans le pays pour ces deux personnages[9].
Une grande partie du village est incluse dans la zone de périmètre de protection de l'église comme monument historique.
La maison Corneille
15 rue des Juifs
XVIIe s.
Une partie des ruines de l'Infernat d'en haut
  • Parmi les maisons de la rue des Juifs qui passe devant l'église, on trouve l'ancienne maison de dame Corneille[39], belle-sœur de Pierre Corneille qui y composa quelques tragédies durant ses visites. Dame Corneille légua cette maison à la paroisse pour en faire une école de filles, à laquelle succéda une école de garçons. L'instituteur habitait le rez-de-chaussée et l'école se situait au premier étage[9]. L'ancien presbytère datant de 1774 est situé au numéro 8 de cette rue[40].
  • Les maisons de la rue du docteur Charpentier incluent une maison à pans de bois du XVIIe[41] et la maison Gudin[42] du XIXe.
  • Une maison à pan de bois du XVIIIe au 7 de la rue Franche[43].

Environnement[modifier | modifier le code]

Isopyre faux-pigamon

Depuis 2013 la commune héberge la ZNIEFF de la chênaie-charmaie de Bois Blanc, soit 8 ha de frênes, chênes et charmes traversés par le ru du Bois Blanc (affluent du ru du Dorlot). Ce classement est dû essentiellement à la présence de l'isopyre faux-pigamon (Isopyrum thalictroides), espèce protégée en région Centre et dont le bois Blanc abrite une population de rare envergure dans le Loiret, mélangée à la primevère des bois (Primula elatior).
On y trouve aussi la bécasse des bois (Scolopax rusticola), espèce déterminante selon les critères de Natura 2000, et le milan noir (Milvus migrans) y a été observé[50]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire

La commune est située dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Gien. Elle possède une école primaire publique[51].

Loisirs[modifier | modifier le code]

La commune offre 150 km de chemins dont 55 km goudronnés, permettant de grandes randonnées à pied ou à vélo[52],[53]. La section du sentier de grande randonnée GR 13 de Fontainebleau (Seine-et-Marne) à Arcy-sur-Cure (Yonne), passe par Saint-Maurice-sur-Aveyron[54],[55]. Plusieurs gîtes se trouvent sur la commune[56],[57],[58].

La piscine, sise dans l'enceinte de l'école et gérée par la communauté de communes, offre quatre séances guidées d'aquagym par semaine. Elle est ouverte au public hors les heures d'ouverture réservées aux scolaires.

Deux terrains de tennis sont situés dans l'enceinte de l'école.

L'Aveyron est une rivière de 1e catégorie[59].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 27 mars 2010)
  2. Mairie de Saint-Maurice-sur-Aveyron
  3. Horaires de la ligne 15 des autocars Ulys.
  4. Carrouge s'écrit également "Cas Rouge", au moins sur le panneau routier annonciateur du hameau.
  5. a et b Histoire de l'abbaye de Fontainejean de l'ordre de Citeaux (1124-1790) , ch. II. Annales de la Société Historique & Archéologique du Gâtinais, tome 9, 1890.
  6. a, b et c Communes du Loiret - Commune de Saint-Maurice-sur-Aveyron
  7. Antoine-Alexandre Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, 1822.
  8. a, b et c Souvenirs historiques - l'amiral Coligny, sa famille et sa seigneurie de Châtillon-sur-Loing; par Antoine Becquerel.
  9. a, b, c et d Excursion dans l'arrondissement de Montargis - Saint-Maurice. M. C. de Langalerie. Bulletin de la Société archéologique de l'Orléanais, n° 32, Séance du 14 janvier 1859, pp. 21-22.
  10. a et b « L'Infernat d'en haut », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Généalogie de Jacques de Braque
  12. « L'abbaye de cisterciens de Fontainejean », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. site GenN-Medieval-L.
  14. Jean de Melun († octobre 1336) est seigneur de Fontenelles (Val-d'Oise), de Saint-Maurice-sur-Aveyron, de Fontenouilles (Loiret), et d'Aillant-sur-Tholon (Yonne). Il épouse Isabelle ou Marguerite de Brimeu († 1438), dame d'Ailly-le-Haut-Clocher, de Boubers et de Fontaine-sur-Somme.
  15. Jean de Melun est aussi seigneur d'Aillant-sur-Milleron.
  16. Henri I de Sully sur geneanet.org.
  17. Raymond Cazelles, Société politique, noblesse et couronne sous Jean le Bon et Charles V, 1982. Ascencion sociale des Braque : pp. 75-77.
  18. Histoire de l'abbaye de Fontainejean de l'ordre de Citeaux (1124-1790), chapitre XIII. Annales de la Société Historique & Archéologique du Gâtinais, tome 10, séance du 15 mars 1891, p. 98.
  19. Jean IV Sans Terre de Courtenay est également seigneur de Champignelles, baron de Saint-Brisson, et autres seigneuries.
  20. Foires locales en 1855, Annuaire historique du departement de l'Yonne, Volume 19. 1855.
  21. Annuaire historique du Département de l'Yonne : ..., 1842. P. 38 : foires mobiles du Loiret.
  22. Jeanine Sodigné-Loustau, L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre, Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  23. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  24. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  25. Georges Touchard-Lafosse, La Loire historique, pittoresque et biographique. Tome III, p. 620.
  26. Bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l'Yonne, p. 74.
  27. La communauté de communes de Châtillon-Coligny
  28. Arrêté préfectoral du 24 novembre 2004.
  29. Dette de la Commune de Saint-Maurice-sur-Aveyron.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  32. Périmètre de protection des captages d'eau potable, Françoise Moraguez. Mémoire de l’École Nationale de la Santé Publique. 2004.
  33. Schéma départemental d’alimentation en eau potable du Loiret
  34. « ferme de la Chamauderie » : La carte d'état-major ne montre pas de ferme de ce nom. Un lieu-dit du même nom se trouve à l'ouest de la commune, entre la ferme de l'Épinoy (en bordure de la commune de Châtillon-Coligny) et celle des Guénichauds (sur la commune de la Chapelle-sur-Aveyron).
  35. Galia année 1963 volume 21 Issue 21-2. Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
  36. « Les ruines de l'abbaye de Fontainejean », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « L'église paroissiale Saint-Maurice », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Le portail de l'église Saint-Maurice », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « La maison du 15 de la rue des Juifs », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Le presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « La maison du 14 rue du Docteur Charpentier », base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « La maison Gudin au n° 35 de la rue du Docteur Charpentier », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « La maison du 7 de la rue Franche », base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. « La ferme des Irlets », base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. « La ferme de la Pilaudière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « La ferme de la Petite-Breuille », base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. « La ferme des Lardins », base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. « La ferme de Bellefontaine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. « La ferme des Bauchets », base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. Chênaie-charmaie de Bois-Blanc, fiche ZNIEFF.
  51. « liste des écoles de la circonscription de Gien », sur www.ac-orleans-tours.fr (consulté le 27 mars 2010)
  52. Saint-Maurice-sur-Aveyron à vélo
  53. Association de randonnées locales
  54. GR 13 de Fontainebleau à Saint-Maurice-sur-Aveyron, trajet sur la carte Googlemaps. Indique trois des hébergements possibles sur le parcours.
  55. GR 13 de Saint-Maurice-sur-Aveyron (Loiret) à Saint-Père (Yonne) - 129Km sur gr-infos.com.
  56. Gîte à Saint-Maurice.
  57. Gîte à Saint-Maurice.
  58. Gîte aux Charillons.
  59. Arrêté permanent relatif à l'exercice de la pêche en eau douce dans le département du Loiret. Préfecture du Loiret.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]