Saint-Maurice-la-Clouère

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Saint-Maurice-la-Clouère
L'église Saint-Maurice.
L'église Saint-Maurice.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Gençay
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Gencéen
Maire
Mandat
Michel Pain
2014-2020
Code postal 86160
Code commune 86235
Démographie
Population
municipale
1 214 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 47″ N 0° 24′ 46″ E / 46.3797222222, 0.412777777778 ()46° 22′ 47″ Nord 0° 24′ 46″ Est / 46.3797222222, 0.412777777778 ()  
Altitude Min. 105 m – Max. 139 m
Superficie 39,60 km2
Localisation

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Saint-Maurice-la-Clouère

Saint-Maurice-la-Clouère est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-la-Clouère accueille favorablement les idées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme le brûlement des titres féodaux le 24 novembre 1793[1], la levée en masse[2] ou encore la célébration de la prise de Lyon ou de la victoire après le siège de Toulon[3].

En 1848, avec la révolution de février 1848 et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté, et survit jusqu’en 1950[4]. Enfin, un arbre est planté en 1919, pour fêter la victoire de la République et du droit des peuples : cet ormeau meurt dans les années 1960[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Yves Girard    
mars 2008   Michel Pain[6]    


La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cours d’assise de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 214 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 086 936 935 760 1 079 1 238 1 213 1 276 1 319
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 310 1 226 1 225 1 158 1 173 1 168 1 233 1 225 1 165
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 220 1 233 1 192 1 153 1 108 1 075 1 083 1 014 1 028
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
907 910 852 825 952 1 058 1 076 1 110 1 188
2011 - - - - - - - -
1 214 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 29 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.


L'évolution des naissances et décès de 1968 à 2007 est la suivante (INSEE):

  • Entre 1999 et 2007 : 102 naissances et 69 décès.
  • Entre 1990 et 1999 : 101 naissances et 75 décès.
  • Entre 1982 et 1990 : 80 naissances et 71 décès.
  • Entre 1975 et 1982 : 63 naissances et 73 décès.
  • Entre 1968 et 1975 : 79 naissances et 80 décès.

L'évolution des naissances et décès de 1999 à 2008 est la suivante (INSEE):

  • en 2008 : 19 naissances et 2 décès.
  • en 2007 : 15 naissances et 10 décès.
  • en 2006 : 16 naissances et 14 décès.
  • en 2005 : 12 naissances et 8 décès.
  • en 2004 : 12 naissances et 12 décès.
  • en 2003 : 11 naissances et 4 décès.
  • en 2002 : 16 naissances et 6 décès.
  • en 2001 : 10 naissances et 13 décès.
  • en 2000 : 9 naissances et 5 décès.
  • en 1999 : 16 naissances et 7 décès.

La répartition de la population de la commune par âge en 2007 est la suivante selon l'INSEE:

  • de 0 à 14 ans : 232 habitants (217 en 1999).
  • de 15 à 29 ans : 166 habitants (195 en 1999).
  • de 30 à 44 ans : 243 habitants (243 en 1999).
  • de 45 à 59 ans : 245 habitants (156 en 1999).
  • de 60 à 74 ans : 135 habitants (172 en 1999).
  • de 75 ans ou plus : 115 habitants (76 en 1999).

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 37 exploitations agricoles en 2010 contre 39 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont un peu diminué et sont passées de2 953 hectares en 2000 à 2 946 hectares en 2010[10]. 42 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 18 % pour les oléagineux (colza et tournesol),moins de 1 % pour les protéagineux (pois essentiellement), 24 % pour le fourrage et 11 % reste en herbes. En 2000,4 hectares ( 2 hectares en 2010) étaient consacrés à la vigne[11].

8 exploitations en 2010 (contre 10 en 2000) abritent un élevage de bovins (750 têtes en 2010 contre 616 têtes en 2000). Les élevages de volailles ont disparu au cours de cette décennie (790 têtes réparties sur 13 fermes en 2000)[12].

21 exploitations en 2010 (contre 19 en 2000) abritent un élevage d'ovins (5 270 têtes en 2010 contre 4 341 têtes en 2000)[13]. C'est un des élevages importants du département de la Vienne qui, en 2011, comptait 214 300 têtes[14].

L'élevage de caprins a connu une baisse : 1 672 têtes en 2000 répartis sur 7 fermes contre 723 têtes en 2010 répartis sur 6 fermes[15]. C’est encore un des troupeaux non négligeables du département de la Vienne (74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[16]. Cette forte baisse est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou- Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50% des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution des structures de production caprine a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite et encouragé l’adaptation structurelle des élevages restant[17]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44 %[18]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « Chabichou du Poitou » et « Sainte Maure de Touraine » pour les fromages produits[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église[modifier | modifier le code]

L'Audonnière[modifier | modifier le code]

L'Audonnière

À cet endroit se trouvait déjà au XVe siècle un château féodal appartenant à une "Dame de L'Audonnière", il fut remplacé au XVIIIe siècle par ce château de plaisance Louis XV situé dans un parc et surplombant un canal alimenté par la Clouère. Le parc remodelé en partie dans le goût anglais au début du XIXe siècle, comporte quelques beaux arbres tels que cèdres, séquoias, tulipiers, pins d'Italie, platanes, cyprès chauve, ... La grille qui défend l'accès depuis la rue Principale, est installée à la Restauration.

Château de Galmoisin[modifier | modifier le code]

Un bois de chênes, un rebord de vallée et une courbe de la Clouère dessinent le cadre de ce domaine, construit au XVIIe siècle pour des notables poitevins. Une grille en fer forgée donne accès à une cour d'honneur.

Il est possible de visiter les extérieurs du château: la terrasse, les écuries, la sellerie, la buanderie, le four à pain, la chapelle et le pigeonnier. De même, les intérieurs sont accessibles: salon, salle à manger, salon oriental, billard et chambre d'apparat.

Le château est inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques depuis 1989 pour ses communs, le parc, la cour, la clôture, les piliers, élévation et logis, la toiture et la grille.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 107
  2. Robert Petit, op. cit., p. 94
  3. Robert Petit, op. cit., p. 100
  4. Robert Petit, op. cit., p. 217
  5. Robert Petit, op. cit., p. 226
  6. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  14. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  15. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  16. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  17. Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005
  18. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  19. Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005