Saint-Maurice-l'Exil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Maurice.
Saint-Maurice-l'Exil
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton Canton de Roussillon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Roussillonnais
Maire
Mandat
Francis Charvet
2008-2014
Code postal 38550
Code commune 38425
Démographie
Population
municipale
5 920 hab. (2011)
Densité 462 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 00″ N 4° 47′ 00″ E / 45.4, 4.783333 ()45° 24′ 00″ Nord 4° 47′ 00″ Est / 45.4, 4.783333 ()  
Altitude 120 m (min. : 139 m) (max. : 265 m)
Superficie 12,82 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative d'Isère
City locator 14.svg
Saint-Maurice-l'Exil

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique d'Isère
City locator 14.svg
Saint-Maurice-l'Exil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Maurice-l'Exil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Maurice-l'Exil

Saint-Maurice-l'Exil est une commune française, située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Maurice remonte aux premiers siècles de notre ère. Sur l'emplacement de la centrale nucléaire de Saint-Alban, des archéologues ont découvert des objets datant du Ier siècle av. J.-C. et d'autres objets datant du Ier siècle ap. J.-C.. On a aussi retrouvé une villa romaine la villa Severiaco (villa de Sévère) qui donna son nom à Sivert qui devint ensuite Givray.

Origine du nom Saint Maurice l'Exil[modifier | modifier le code]

Il est nécessaire de préciser que l'origine du nom de Saint-Maurice-l'Exil reste assez controversée. En effet de nombreux textes attestent qu'il a existé, depuis des siècles anciens, deux paroisses bien distinctes, celle d'abord de St-Genès-de-l'Exil, qui possédait sa propre église, et la paroisse de St-Maurice-de-l'Exil, qui devint par la suite St-Maurice-l'Exil. La disparition de St-Genès-de-l'Exil, semble être située vers le XIe siècle, car des références, telles que le cartulaire de St André le Bas, de Vienne, cite, en 1055, Ecclésia Sti Genesii de Exilio, alors que plus tard, un cartulaire de Bonnevaux, cite St Maurice de l'Exil.

L'origine elle-même du nom Saint-Maurice-de-l'Exil, reste assez controversée, car de nombreux historiens et écrivains déclinent chacun leurs hypothèses. Citons l'Abbé Granger, qui tend à croire, dans un premier temps, que "de l'exil" n'est qu'une corruption de celui de « l'eisili », qu'on retrouve dans une charte de l'Abbaye de Bonnevaux, datant de 1161, et il en déduit naturellement le nom "des îles", finira par apporter des preuves contradictoires, car il retrouvera par la suite, dans un cartulaire de St André le Bas, le nom de St Maurice de l'Exil, et celui-ci datait de 1055.

Une seconde hypothèse fut émise, par Mr Dugas, dans son livre sur la commune de St Maurice l'Exil, (en 1923 ), qui expliquait que l'origine pouvait venir du mot latin Exsilio aquarum (jaillissement des eaux), et fondait son hypothèse sur le fait, que dans la plaine située au nord est de St Maurice, on trouve le lieu-dit Sangenay. Cette origine, semblerait être liée au passage dans notre région des celtes, donc une origine assez ancienne.

La particule « de l'exil », a trouvé une troisième hypothèse, en la personne d'Ulysse Chevalier, qui explique que le lieu aurait pu être une terre d'exil, d'un personnage romain, mis en « exil » de la vie romaine et qui aurait fondé le territoire de cette commune. Il faut expliquer parallèlement, que la ville de Vienne fut la terre d'exil de nombreux personnages, mis en disgrâce de la vie romaine (Arthélaüs, fils d'Hérode le grand, entre 10 et 15 après J.-C., et de retour en grâce en 39, aurait pu être l'un des fondateurs des premières constructions dans notre territoire)

L'origine de « l'Exil » reste donc assez incertaine, mais la séparation entre les deux paroisses, demeure quant à elle bien distincte. D'abord, communes proches, Saint-Genès disparaîtra vers le XIe siècle, alors que Saint-Maurice existera toujours, d'abord sous le patronyme de « de l'Exil », puis « l'Exil »

Historique[modifier | modifier le code]

Dès le Ve siècle, le territoire de St Maurice est dépendant des seigneurs de Roussillon. En 1275, un testament de Guillaume de Roussillon (ville principale actuelle du canton de Roussillon) parle de St-Genès et de St-Maurice-l'Exil, ce qui prouve que ces deux communes avaient bel et bien existé. Ce Sire Guillaume de Roussillon mourut au cours de la huitième croisade ainsi que quelques Samaritains qui étaient parti avec lui. Dans les chartes des seigneurs de Roussillon est mentionné au XIe siècle le nom de « Givret » (château que des seigneurs firent élever en 1250) qui s'écrit actuellement Givray et qui est un quartier de St Maurice l'Exil.

Guillaume de Roussillon n'a absolument pas participé à la 8e croisade. Cette croisade a été close le 25 août 1270 avec la mort de saint Louis à Tunis. Par contre il était accompagné de son fils Philippe III le Hardi qui dès son retour en mars 1271 à Paris envisagera de confier une mission spécifique pour la Terre Sainte à un homme digne de confiance. Cet homme sera pour tout un tas de bonnes raisons Guillaume de Roussillon. Le Concile de Lyon de 1274 sous la présence du nouveau Pape, entérina cette petite expédition en Terre Sainte qui n'est en aucun cas une croisade, plus personne n'y croit. Guillaume de Roussillon dont la famille était une des plus puissantes dans le Lyonnais avec celle du Forez accepta bien qu'il fût l'aîné et qu'il ait charge de famille. Il va mettre un an pour ranger ses affaires, faire un testament et embarquer à Aigues-Mortes courant octobre 1275. Il arrive à Saint-Jean-d'Acre en décembre où il est accueilli par Guillaume de Beaujeu, Grand Maître des Templiers. Voilà la vraie histoire, il disparaît fin 1277...

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Francis Charvet DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 920 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
545 679 692 922 817 970 984 1 005 1 008
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 077 1 138 1 144 1 008 991 1 014 1 026 1 121 1 084
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
844 825 969 974 976 1 113 1 087 1 352 2 568
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
3 433 3 735 4 070 5 218 5 515 5 526 5 523 5 920 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Blaise, attenante au vieux cimetière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Pierre de Tarentaise (1102-1174), natif, archevêque de Tarentaise, fondateur de l'abbaye de Tamié.
  • François-Emmanuel Verguin, chimiste, découvre en 1859, dans son laboratoire de Saint-Maurice l'Exil, le colorant "Magenta" ou Fuchsine.
  • Maurice Laurent Rivière dit Rivière Bertrand, né à Saint-Maurice l'Exil et décédé en 1911 à Vienne, beau-père de Frédéric Mistral, industriel, poète et membre du Félibrige.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :