Saint-Maurice-d'Ételan

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Saint-Maurice-d'Ételan
Le château d'Ételan.
Le château d'Ételan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Canton de Lillebonne
Intercommunalité Caux-Vallée de Seine
Maire
Mandat
Franck de Belloy
2014-2020
Code postal 76330
Code commune 76622
Démographie
Gentilé Saint-Mauriçais
Population
municipale
321 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 36″ N 0° 36′ 47″ E / 49.46, 0.613 ()49° 27′ 36″ Nord 0° 36′ 47″ Est / 49.46, 0.613 ()  
Altitude Min. 3 m – Max. 121 m
Superficie 14,24 km2
Localisation

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Saint-Maurice-d'Ételan

Saint-Maurice-d'Ételan est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Maurice-d'Ételan est située entre Le Havre et Rouen sur la départementale D281, à proximité de la commune de Notre-Dame-de-Gravenchon.

Le village se niche au centre de la première boucle de la Seine et domine une vaste plaine alluvionnaire, le « Marais ».

La commune fait partie du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-d'Ételan est cité sous la forme Esteilant en 1050-66[1].

On y reconnaît l'élément germanique et norrois land, au sens de « terrain », attesté par ailleurs en Normandie et un autre élément qui pourrait être le vieil anglais stēġili « abrupte, escarpé ». Toponyme vieil anglais typique, contemporain à l'installation des fermiers anglo-scandinaves au Xe siècle en Normandie. Homonymie avec Etelan à Catz (Manche).

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Maurice-sur-Seine[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1895   René Berge    
1936   Victor Bettencourt    
1965 1989 André Bettencourt RI Administrateur de société
2001 2008 Claude Herambourg SE  
mars 2008 en cours Franck de Belloy SE Entrepreneur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 321 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
342 326 332 308 319 335 317 318 373
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
320 341 389 347 347 338 320 328 353
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
322 325 329 272 261 239 266 279 279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
241 255 243 230 211 239 305 326 315
2011 - - - - - - - -
321 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château du XVe siècle dans le style gothique flamboyant classé MH [4]
    • Le premier château d'Ételan, appartenant à Pierre Picart d'Etelan (mort à la bataille de l'Écluse en 1340), a été détruit pendant la guerre de Cent Ans. En 1494, Louis Picart d'Etelan reçoit 700 livres du duc d'Orléans pour réédifier sa maison. Le logis et la chapelle correspondent à cette campagne de construction. Le portail et la ferme ont été élevés au XVIIe siècle. Des bâtiments de la ferme ont été construits au XVIIIe siècle. En 1772, Joseph Belhomme surmonte la cage d'escalier d'un étage visible sur des gravures anciennes. En 1867, madame de Bois-Hébert fait restaurer le logis dont le côté sud-ouest était complètement ruiné, supprimer la construction de 1772 et restituer la couverture et les lucarnes. Avant 1893, Simon, architecte à Rouen, entreprend une grande campagne de restauration avec construction d'un ouvrage d'entrée pour madame Auguste Desgenetais. La partie centrale du logis, détruite par un incendie en 1940, a été restaurée en 1968, les autres parties et la chapelle depuis 1975.
Eglise Saint-Maurice
  • Eglise du XVe siècle classée. L'église actuelle a été construite à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle, en remplacement d'une première église située au lieu-dit le Bois Valois. En 1845, une baie a été percée par Semel, plâtrier à Lillebonne. La flèche a été reconstruite en 1899. Une restauration du bâtiment est prévue par la municipalité dans les années 2009

.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Félix Faure
  • Félix Faure (1841-1899), 7e Président de République, propriétaire d'une résidence secondaire dans la commune
  • André Bettencourt (1919-2007), ancien ministre, né dans la commune
  • Pierre Bettencourt (1917-2006), peintre, poète, voyageur et écrivain, né dans la commune
  • André Berge (1902-1995), petit-fils de Félix Faure, psycho-pédiatre, fondateur de la « Maison des parents », enterré dans le cimetière de la commune

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Picart d'Estelan et de Radeval : De gueules à trois fers de pique d'argent[5]
  • Picart d'Estelan: 1 de gueules à trois piques d'or, au chef crénelé d'or, armoiries des Picart d'Etelan ; 2 : mi parti en 1, fasce de gueules et d'azur, en 2, de gueules à 3 piques d'or, Picart d'Etelan[6]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Sigle VMF Patrimoine
  5. Euraldic.com
  6. « Notice no IM76002847 », base Palissy, ministère français de la Culture