Saint-Martin-sur-Oust

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Saint-Martin-sur-Oust
le château de Castellan.
le château de Castellan.
Blason de Saint-Martin-sur-Oust
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton La Gacilly
Intercommunalité Communauté de communes du pays de La Gacilly
Maire
Mandat
Jean-Luc Madouasse
2014-2020
Code postal 56200
Code commune 56229
Démographie
Gentilé Martinais, Martinaise
Population
municipale
1 292 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Population
aire urbaine
10 480 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 48″ N 2° 15′ 09″ O / 47.7466666667, -2.252547° 44′ 48″ Nord 2° 15′ 09″ Ouest / 47.7466666667, -2.2525  
Altitude 10 m (min. : 2 m) (max. : 103 m)
Superficie 28,24 km2
Localisation

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Saint-Martin-sur-Oust

Saint-Martin-sur-Oust [sɛ̃ maʁtɛ̃ syʁ ust], dénommée antérieurement Saint-Martin[1], est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Décrivant la localité aux alentours de 1980, Jean Rolin écrit : « Saint-Martin-sur-Oust, Morbihan, est par sa banalité même, sa banalité absolue, un endroit très remarquable, quelque chose comme la quintessence de la France profonde[2] . »

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Comme pour beaucoup de communes de Haute-Bretagne, la langue vernaculaire est en net recul au profit du français. Néanmoins, Saint-Martin compte encore de nombreuses personnes dont le gallo (brito-roman) est leur langue d'usage.

Saint-Martin-sur-Oust est référencé au point 32 de l'Atlas Linguistique et ethnographique de Bretagne Romane d'Anjou et du Maine. Travail de Jean-Paul Chauveau et de Gabriel Guillaume. Ce dernier, originaire de Saint-Martin a également écrit un glossaire du vocabulaire de sa commune natale ainsi que quelques poèmes.

En 2008, Chubri, une association pour l'étude du gallo, a réalisé une étude sur les noms de lieux et de famille en gallo de la commune[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Jean-Luc Madouasse SE Employé de banque
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 292 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 412 1 410 1 446 1 359 1 389 1 401 1 428 1 424 1 470
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 414 1 401 1 477 1 471 1 503 1 485 1 482 1 600 1 662
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 718 1 760 1 800 1 672 1 662 1 585 1 576 1 633 1 408
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 312 1 255 1 262 1 344 1 323 1 281 1 268 1 264 1 292
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

XVe - XIXe siècle.

Porte et bénitier de l'Église[modifier | modifier le code]

Vers XVe siècle.

Retable et tabernacle[modifier | modifier le code]

Sans doute du maître sculpteur François Ropert vers 1725. Le dit François Ropert se marie d'ailleurs à Saint-Martin-sur-Oust avec Mademoiselle Roulette Morin, alors qu'il y effectuait ces travaux.

Chapelle de Saint Mathurin[modifier | modifier le code]

Dite, en son temps, Saint Mathurin des Garais : Sur ses linteaux de portes on peut lire deux dates : 1602 et 1681. Ceci témoigne déjà de plusieurs aménagements. Les archives de l'état-civil y font état de mariages vers 1580... Son retable vient d'être restauré en 2007. Ce site de Saint-Mathurin, qui surplombe la vallée de l'Oust, est occupé depuis des temps très lointains. Aux alentours, la présence de tuiles romaines et autres vestiges anciens en témoigne.

Chapelle de Saint Léonard[modifier | modifier le code]

Son fronton arbore une date : 1651. L'existence d'une chapelle de Saint Léonard, en ce secteur, est avérée depuis 1155. Il s'agissait alors d'une petite colonie fondée par un monastère de femmes, l’abbaye Saint-Sulpice de Rennes. La maison principale, était sise en « la forêt du nid de merle » près de cette ville. Les moniales furent probablement envoyées à Saint-Martin par l’abbesse Marie de Blois. En 1151, le pape Eugène III cite comme seul bien de ladite abbaye, sur le diocèse de Vannes, le prieuré de Locmaria en Plumelec. En 1161, Alexandre III y ajoute l’église de Priziac en Molac et « l’église de Saint Léonard avec ses dépendances ». Le nord de la paroisse de Saint-Martin était alors une immense forêt. Longtemps, le village de Saint-Léonard s'est d'ailleurs nommé « Saint Léonard de la Vieille Forêt ». Cette forêt s'étendait de la Rouérie en Les Fougerêts, jusqu'à la « borne des trois Barons, lieu de jonction des terres des De Rieux, De Malestroit et De Couëtion, près de Beaumont en Saint-Laurent.

Château de Castellan[modifier | modifier le code]

Le château de Castellan vu de l'entrée principale

Une terre de ce nom existe depuis le XIVe siècle sur le territoire de la paroisse.

Croix événementielles ou de carrefour[modifier | modifier le code]

On en compte encore près d'une cinquantaine sur la commune. Leurs styles sont très variés. Certaines datent du XVIe. L'une d'entre elles est classée monument historique en 1921. Il s'agit de la Croix des Friches, proche de la chapelle Saint-Mathurin.

Barrage de La Née[modifier | modifier le code]

Sur le canal de Nantes à Brest (Oust canalisé).

Le Guélin[modifier | modifier le code]

En 1468, le Guélin, village situé sur les bords de la rivière d'Aoust (Oust) est signalé comme étant un passage fréquenté. Il est situé entre Saint-Martin et Saint-Gravé. De cet endroit, un chemin mène à Rochefort-en-Terre. En 1531, le site s'appelle, le Port du Gueslin. Il est dit qu'un grand chemin mène de ce port à Peillac. De toute évidence, un certain trafic a toujours existé dans ce secteur. Plus tard, vers 1740, les déclarations d'imposition du « Vingtième » (impôt sur les biens) démontrent, à cet endroit de la rivière « d'Aoust », l'existence d'un gué en période sèche. Prétextant un flot mal régulé au fil des saisons, Guillaume Breton, alors « passager de l'Oust » (autrement dit passeur en bateau de l'endroit) demande à l'administration fiscale une déduction sur cet impôt. Il argue du fait qu'il ne peut exercer régulièrement son métier que 4 mois de l'année, lors de deux périodes transitoires : printemps et automne. Il décrit par ailleurs un fort courant l'hiver et un passage guéable l'été.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maires de la commune
Maires de Saint-Martin-sur-Oust Début de mandat Fin de mandat

Louis Chevalier, du Bourg

du 1er janvier 1793

au 12 germinal an VI

Julien Martin, du Bourg, ayant le titre d'agent municipal jusqu'au 4 prairial an VIII - 1799

du 12 germinal an VI

au 8 juillet 1813

Mathurin Bouvier, du Val

du 8 juillet 1813

au 8 octobre 1825

Augustin Borel de Bottemont, du château de Castellan, chevalier de la légion d'honneur

du 8 octobre 1825

à 1832

Louis Chevalier, du Bourg, fils du 1er maire

de 1832

à 1837

Pierre Vendogre, du Guélin, originaire d'Ytrac Cantal. Chaudronnier migrant.

de 1837

à 1848

Louis Guy Chevalier, du Bourg, petit-fils du 1er maire

de 1848

à 1864

Jacques Marie Cheval, du Guélin

de 1864

à 1890, année de son décès. Gendre de Pierre Vendogre, ancien maire

Auguste De La Ruée, château de Castellan

du 14 septembre 1890

au 17 mai 1904

Louis De Boussineau, château de La Luardaye

de 1904

à juin 1936

Louis Guillaume, de Grossenée

de juin 1935

à 1941, démissionnaire pour cause santé

Jean Marie Provost, Bourg, Chevalier de la Légion d'honneur

du 15 juin 1941

à juillet 1960, démission

Emile Rollo, Les Gaudines de Bas

de juillet 1960

à mars 1965

Marcel Rubeaux, de La Croix Piguel

de mars 1965

mars 1983

Charles Possémé, du Bourg

de mars 1983

à mars 2001

Jean Luc Madouasse, du Guélin

de mars 2001

à ce jour; Réélu en 2008

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La commune a changé de nom par décret no 2008-1021 du 3 octobre 2008 portant changement de nom de communes, après délibération du conseil municipal de Saint-Martin du 1er février 2007 et du conseil général Morbihan du 30 juillet 2007.
  2. Dans Chemins d'eau, réédition Payot, 1996, (ISBN 2-228-89038-3), p. 43. Jean Rolin consacre trois pages à la description de la « banalité absolue » de Saint-Martin-sur-Oust, sur un ton souriant.
  3. http://www.chubri.org/index.php?page=publications&ssmenu=banimartin
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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