Saint-Martin-sur-Ocre (Yonne)

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Saint-Martin-sur-Ocre
La mairie située dans le hameau de Jeuilly.
La mairie située dans le hameau de Jeuilly.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Aillant-sur-Tholon
Intercommunalité Communauté de communes de l'Aillantais
Maire
Mandat
Micheline Veillard
2014-2020
Code postal 89110
Code commune 89356
Démographie
Population
municipale
62 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 29″ N 3° 19′ 29″ E / 47.8081, 3.324747° 48′ 29″ Nord 3° 19′ 29″ Est / 47.8081, 3.3247  
Altitude Min. 135 m – Max. 267 m
Superficie 4,58 km2
Localisation

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Saint-Martin-sur-Ocre

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Saint-Martin-sur-Ocre

Saint-Martin-sur-Ocre est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est la plus petite commune du canton, et la plus petite mairie de l'Yonne[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Aubin-Château-Neuf Saint-Aubin-Château-Neuf Saint-Maurice-le-Vieil Rose des vents
Saint-Aubin-Château-Neuf N Saint-Maurice-le-Vieil
Égleny
O    Saint-Martin-sur-Ocre    E
S
Merry-la-Vallée Merry-la-Vallée Égleny

Histoire[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Pitié :

Saint-Martin sur Ocre est une localité très ancienne dont le Chapitre d'Auxerre était seigneur dès le IX siècle. L'église romane du XIe siècle fuit ruinée et incendiée, ainsi que tout le village, par les huguenots. C'est à la suite du sac de cette localité en 1575, et du passage des partisans en 1591, que le culte envers la Vierge de Douleur se développa. Il devait être antérieur, mais là comme ailleurs, les conjonctures du temps le renforcèrent et lui donnèrent une grande envergure.
L'église paroissiale fut relevée de ses ruines et reconstruite dans le style de la Renaissance. De cette époque date la statue de Notre-Dame de Pitié qu'on y vénère toujours. C'est un groupe de pierre de 5 personnages, de très belle facture, polychrome, qui provient d'un travail en relief de l'autel primitif de Notre-Dame. Dès lors, dans l'église refaite, on peignit des fresques héraldiques en souvenir de la passion du Christ et de la compassion de sa mère. Il reste une fresque à l'ocre, dont une partie remonte aux années 1615 et une autre aux années 1655.
Le culte de Notre dame s'y maintint pour l'ensemble de la vallée du haut Tholon.

L'acte de vente, au titre de bien national, des biens provenant de la chapelle de Notre dame sur Ocre, en 1791, marque clairement que l'église était connue tout autant par son pèlerinage que par son titre paroissial. Le culte envers Notre-Dame de Pitié consiste en un double pèlerinage : le vendredi de la semaine de la Passion, et la fête du 15 septembre. Interrompu, le pèlerinage a repris en 1955[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
  2008 Guy Duthil    
mars 2008   Micheline Veillard[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 62 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
112 111 186 102 123 120 113 114 120
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
124 123 110 112 113 114 102 108 81
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
62 62 52 57 59 61 58 48 37
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
33 38 35 33 34 44 49 62 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune inclut une ZNIEFF :

  • ZNIEFF des étangs, prairies et forêts du Gâtinais sud oriental[6],[7]. L'habitat particulièrement visé par cette ZNIEFF est fait d'eaux douces stagnantes ; les autres habitats inclus dans la zone sont des eaux courantes, des prairies humides et mégaphorbiaies, et des bois.

Par ailleurs, il existe un arrêté de protection de biotope, d’habitat naturel ou de site d’intérêt géologique pour le ruisseau d'Ocre, regroupant 53 ha sur les communes de Saint-Aubin-Château-Neuf, Saint-Martin-sur-Ocre et Saint-Maurice-le-Vieil[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Monsieur Jacob, ingénieur civil, décédé à Savone (Italie). Chevalier de la Couronne d'Italie.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aillant-sur-Tholon et ses vallées, Office de tourisme d'Aillant.
  2. Extrait de l'ouvrage "Notre Dame de chez nous", de M. le Chanoine Paul Mégnien. 1958.
  3. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 2 janvier 2014.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. ZNIEFF 260014900 - Étangs, prairies et forêts du Gâtinais sud oriental sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  7. La ZNIEFF des étangs, prairies et forêts du Gâtinais sud oriental rassemble plusieurs sites de mêmes caractéristiques, et nombre de ces sites s'étendent sur des parties de plusieurs communes. Les communes concernées par cette ZNIEFF sont : Aillant-sur-Tholon, Béon, Charny, Chassy, Chevillon, Cudot, Dracy, La Ferté-Loupière, Grandchamp, Merry-la-Vallée, Les Ormes, Parly, Perreux, Précy-sur-Vrin, Prunoy, Saint-Aubin-Château-Neuf, Saint-Denis-sur-Ouanne, Saint-Martin-sur-Ocre, Saint-Romain-le-Preux, Senan, Sépeaux, Sommecaise, Toucy, Villefranche, Villiers-Saint-Benoît, Villiers-sur-Tholon et Volgré.
  8. ZNIEFF FR3800715 - Ruisseau d'Ocre sur le site de l’INPN.