Saint-Martin-du-Tertre (Val-d'Oise)

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Saint-Martin-du-Tertre
Mairie
Mairie
Blason de Saint-Martin-du-Tertre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Viarmes
Intercommunalité Communauté de communes Carnelle - Pays de France
Maire
Mandat
Jacques Féron
2014-2020
Code postal 95270
Code commune 95566
Démographie
Gentilé Saint-Martinois, Saint-Martinoises
Population
municipale
2 649 hab. (2011)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 00″ N 2° 21′ 00″ E / 49.1, 2.3549° 06′ 00″ Nord 2° 21′ 00″ Est / 49.1, 2.35  
Altitude Min. 56 m – Max. 210 m
Superficie 13,23 km2
Localisation

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Saint-Martin-du-Tertre

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Saint-Martin-du-Tertre
Liens
Site web http://www.mairie-saintmartin95.fr

Saint-Martin-du-Tertre est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à flanc de coteau, sur une butte-témoin portant la forêt de Carnelle, dominant la plaine de France, à environ trente kilomètres au nord de Paris. Sa situation géographique à environ 185 mètres d'altitude moyenne et culminant à 210 mètres en fait l'une des communes les plus élevées d'Île-de-France. Elle porte le surnom de « balcon de l'Île-de-France ».

Communes limitrophes de Saint-Martin-du-Tertre[1]
Noisy-sur-Oise Asnières-sur-Oise Viarmes
Presles Saint-Martin-du-Tertre[1] Belloy-en-France
Maffliers Villaines-sous-Bois

Saint-Martin-du-Tertre est desservie par la gare de Belloy - Saint-Martin (située sur la commune de Belloy-en-France), sur la ligne H du Transilien, branche Paris-NordLuzarches. La gare est desservie à raison d'un train omnibus par heure en heures creuses et par un train semi-direct à la demi-heure (direct de Sarcelles - Saint-Brice à Montsoult-Maffliers et omnibus ensuite) en pointe. Il faut de 36 à 38 minutes de trajet à partir de la gare du Nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative.

Saint-Martin fut un lieu de la résistance où le lieutenant Baude habita. Il fut arrêté par la Gestapo au 21 de la rue de la Forêt, rue qui porte désormais son nom. Il a été fusillé aux Quatre-Chênes de Domont, où un monument a été élevé à la mémoire des 14 hommes qui périrent sous les balles allemandes le même jour.

La tour du télégraphe Chappe a été construite en 1793, et le 12 juillet 1793 des essais eurent lieu entre Ménilmontant - Écouen et Saint-Martin-du-Tertre. Ceux-ci ayant été concluants, Claude Chappe put construire la première ligne télégraphique en prolongeant ce tronçon sur Lille. Il ne reste aucun vestige aujourd'hui à Saint-Martin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-du-Tertre fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[2]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[3],[4].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1790 Pierre Protais    
 ? 1792 Charles Hudde    
 ? 1792 Martin Lévêque    
 ? 1795 Louis Pierre Richer    
 ? 1797 François Nicolas Lecœur    
 ? 1798 Jean-Baptiste Joseph Hudde    
1800 1825 Baron Louis Aspais Amiot    
1825 1828 Baron Louis Jacques Amiot    
1828 1831 Alphonse Anthoine    
1831 1834 Jean-Baptiste Joseph Hudde    
1834 1839 André Nicolas Baldé    
1839 1840 Jean-Baptiste Joseph Hudde    
1840 1844 Pierre Frédéric Loreilhe de Lestaudière    
1844 1870 Louis Sulpice Varé    
1870 1875 Pierre Frédéric Loreilhe de Lestaudière    
1876 1878 Jean Jacques Heurtier    
1878 1881 Louis Sulpice Varé    
1881 1881 Duc André de Massa    
1881 1896 Ernest Nicolas Baldé    
1896 1898 Alexandre Gautier    
1898 1904 Ernest Nicolas Baldé SE  
1904 1919 Charles Noël SE  
1919 1921 Émile Batard SE  
1921 1921 Honoré Devienne   Administrateur de la commune.
1921 1925 Amédée Gonin SE  
1925 1926 Charles Lombard SE  
1926 1940 Émile Quesmoy SE  
1940 1944 Marius Puissant SE  
1944 1944 Marc Parenthoën SE Président du conseil municipal.
1944 mai 1945 Gaston Joseph Jacquet SE  
mai 1945 octobre 1947 Louis Désenclos PCF  
octobre 1947 mars 1959 René Garlot SE  
mars 1959 juin 1995 Louis Désenclos PCF  
juin 1995 en cours Roger Dufour Apparenté PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 649 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
760 728 797 703 784 737 803 783 726
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
734 738 724 700 833 796 774 709 676
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
641 651 633 725 726 1 117 1 415 1 483 1 722
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 318 1 286 1 414 2 436 2 359 2 346 2 414 2 395 2 586
2011 - - - - - - - -
2 649 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Selon le recensement de 2005, la population, qui atteint désormais 2414 personnes, a un taux de renouvellement important : 24,3 % des personnes n'habitaient pas la commune cinq ans auparavant.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Franconville.
La Pierre Turquaise.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-du-Tertre compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Château de Franconville, rue Corentin-Celton (inscrit par arrêté du 4 décembre 1987[7]) : De style néorenaissance avec recours à l'ordre dorique au premier étage et à l'ordre corinthien à l'attique, il se compose d'un corps de logis principal de sept travées avec corps central en légère saillie, et de deux pavillons latéraux aux extrémités. Ces derniers sont précédés de péristyles au rez-de-chaussée. Les trois éléments du château ont des toits indépendants avec de hauts combles à la française, flanqués de nombreuses cheminées monumentales. Les lucarnes prennent la forme d'oculi. Le toit est plus élevé sur le corps central, où la travée du milieu possède un étage supplémentaire, et couronné d'un clocheton. La façade est une réplique assez fidèle du château de Maisons-Laffitte. Appartenant au centre de soins installé sur le domaine du château, son mauvais état interdit toute utilisation depuis de nombreuses années. En 2009, même l'approche des façades est interdite pour des raisons de sécurité. Des fenêtres en trompe-l'œil couvrent les façades. Le domaine comporte plusieurs fabriques de jardin (dont un embarcadère, une fontaine monumentale et une colonnade), ainsi qu'une orangerie et un théâtre datant du Second Empire[8]. Une première étape de restauration est en cours.
  • La Pierre Turquaise, route de la Pierre-Turquaise en forêt de Carnelle, parcelle 63 (classée monument historique par liste de 1900[9]) : Propriété de l'État, cette allée couverte constitue le plus important monument mégalithique d'Île-de-France. Il s'agit d'une sépulture collective datant de l'époque entre 2500 et 1700 avant Jésus-Christ, de forme allongée, constituée de quatorze dalles en grès en état brut, provenant de la forêt. Selon une légende locale, le prince de Conti aurait utilisé le dolmen comme chenil pour ses chiens de chasse au XVIIIe siècle. Ce propos n'est que pure légende, lorsque l'on sait que le prince de Conti avec fait construire des chenils conséquents dans son château de L'Isle-Adam. En outre, les pierres ne joignant pas, les chiens auraient pu s'échapper. Au XIXe siècle, plusieurs monuments mégalithiques ont été détruits pour en faire des pavés, la Pierre Turquaise ayant été sauvée en 1842 grâce à l'intervention d'Alexandre Hahn, greffier de la juridiction de paix du canton de Luzarches. Le monument fut étrangement victime d'un attentat à l'explosif jamais revendiqué dans la nuit du 14 au 15 décembre 1985. C'est un des seuls attentats « anti-Néolithique » connus de l'histoire. Une nouvelle restauration a permis une remise en état partielle du monument, une dalle attend toujours d'être remise en place[8].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin, rue du Lieutenant-Baude : Elle a été construite sur la demande des habitants de la paroisse, d'après les plans dressés par l'architecte du roi. Comme le révèle le registre paroissial, les travaux ont été payés par Claude d'O de La Barre, qui ne souhaitait toutefois pas que cela se sache. La consécration a été célébrée le 30 avril 1746. De style classique, l'édifice se compose d'une nef se terminant par un chœur en hémicycle ; de deux bas-côtés ; ainsi que d'un clocher latéral s'élevant au-dessus de la première travée du bas-côté nord[8].
  • Obélisque de la méridienne de Paris, rue du Lieutenant-Baude : Le monument de la forme d'un obélisque érigé en 1885 remplace un obélisque précédent implanté sur ordre du roi et marque le méridien de Paris, qui passe par l'observatoire de Paris. Haut de près de 3 m, la stèle porte l'inscription « Station astronomique rattachée au réseau géodésique de la méridienne de France 1866-1883 »[10],[8].
  • Tour du guet, place de Verdun / rue du Lieutenant-Baude / rue Serret : Cette tour de style troubadour de 23 m de haut est construite en 1840 par André Jean Leroux, agent de change, pour sa fille Caroline Adélaïde Andréine Leroux. Lors de sa construction, la tour se situe sur le domaine du château de Franconville, en partie morcelé depuis. La tour est ouverte au public tous les dimanches matin et sur demande et offre un point de vue incontournable sur la région. Le syndicat d’initiative y est installé[8].
  • Lavoir du Vivray couvert, en lisière de forêt : Il est construit en 1816 à côté de la fontaine du Trou, du nom d'un ancien fief[8] le Vivray. C'est un petit édifice en charpente, avec un mur de deux côtés, couvert d'un toit à deux croupes recouvert de tuiles. L'intérieur comporte un bassin, dont les abords sont pavés.
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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Martin-du-Tertre (Val-d'Oise).svg

Les armes de Saint-Martin-du-Tertre se blasonnent ainsi :D'azur au lion d'or, mantelé du même, la pointe sommée d'un télégraphe de Chappe de sable accosté de deux quintefeuilles de sinople, au chef aussi d'azur chargé d'un clou de la Passion d'argent accosté de deux fleurs de lys d'or

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-du-Tertre au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Saint-Martin-du-Tertre (Val-d'Oise) sur Géoportail.
  2. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  3. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  4. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Château de Franconville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. a, b, c, d, e et f Pierre Autin, Daniel Baduel, Yves Breton et M. Johnson, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Saint-Martin-du-Tertre », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 964-971 (ISBN 2-84234-056-6).
  9. « Pierre Turquaise », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Dominique Foussard, « Saint-Martin-du-Tertre - Saint-Martin », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 310 (ISBN 9782953155402).
  11. [PDF] Comité du tourisme et des loisirs du Val-d'Oise, Val-d'Oise - terre de tournages, 120 p. (lire en ligne), p. 84-85.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Baduel, Chronologie des maires de Saint-Martin-du-Tertre - 1790 à 1995, dans : Bulletin de la J.P.G.F, Viliers-le-Bel, 2e trimestre 1998.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]