Saint-Marcel-d'Ardèche

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Saint-Marcel-d'Ardèche
L'église de Saint-Marcel-d'Ardèche
L'église de Saint-Marcel-d'Ardèche
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Bourg-Saint-Andéol
Intercommunalité Communauté de communes du Rhône aux Gorges de l'Ardèche
Maire
Mandat
André Pésenti
2008-2014
Code postal 07700
Code commune 07264
Démographie
Gentilé Saint-Marcellois, Saint-Marcelloises
Population
municipale
2 403 hab. (2010)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 42″ N 4° 37′ 04″ E / 44.3283333333, 4.6177777777844° 19′ 42″ Nord
       4° 37′ 04″ Est
/ 44.3283333333, 4.61777777778
  
Altitude Min. 49 m — Max. 345 m
Superficie 36,12 km2
Localisation

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Saint-Marcel-d'Ardèche

Saint-Marcel-d'Ardèche est une commune française, située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Saint-Marcellois et les Saint-Marcelloises[1].

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisée dans le Bas-Vivarais, la commune de Saint-Marcel-d'Ardèche est située dans le département de l'Ardèche. Elle s'étend sur 3 612 hectares. Sa limite sud est proche de la rivière Ardèche, qu'elle longe sur environ 200 mètres, tandis que le Rhône la sépare à l'est des départements de la Drôme et du Vaucluse. Le climat y est de type méditerranéen avec une végétation de chênes verts, genévriers et de garrigues sur quelque 1 600 hectares ; mais les collines et les plaines qui dominent les terrasses du Rhône comportent des zones très fertiles sur 1 700 hectares environ. Son paysage est alors composé d'une mosaïque de cultures (melons, asperges, arbres fruitiers, maïs, blé, tournesol, amandiers), mais la vigne domine, avec plus de 800 hectares au début des années 2000[2], une large part des surfaces étant en appellation d'origine contrôlée Côtes du Rhône et Côtes-du-rhône villages.

Lieux-dits, hameaux et écarts [modifier]

Trignan (chapelle médiévale Saint-Sulpice) - Malherte - Salivaud - Nigoulen - Granouillet

Communes limitrophes [modifier]

Saint-Marcel-d'Ardèche est entourée de sept communes[3], réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Bidon (Ardèche) Bourg-Saint-Andéol (Ardèche) Rose des vents
Aiguèze (Gard) N Pierrelatte (Drôme)
O    Saint-Marcel-d'Ardèche    E
S
Saint-Martin-d'Ardèche (Ardèche) Saint-Just-d'Ardèche (Ardèche) Lapalud (Vaucluse)

Géologie et relief [modifier]

Climat [modifier]

Voies de communication et transports [modifier]

Transports en commun [modifier]

Gare de St Just-St Marcel
Gare de St Just-St Marcel

Située sur la rive droite du Rhône ( ligne Givors-Nîmes), la gare de Saint-Marcel-d'Ardèche, dite de Saint-Just - Saint-Marcel, n'est plus desservie par le trafic voyageurs, comme d'ailleurs toutes les gares ardéchoises. Le bâtiment est aujourd'hui une habitation particulière.

Saint-Marcel-d'Ardèche est desservi par les bus du Conseil général de l'Ardèche.

Histoire [modifier]

Le peuplement du territoire constituant la commune de Saint-Marcel remonte aux temps les plus anciens, avec de nombreux signes d'implantation humaine dès la préhistoire. L'oppidum de Saint-Étienne de Dions a été habité durant la protohistoire et les premiers siècles de l'ère chrétienne.

Au Moyen Âge, le village se développe sur son emplacement actuel, s'entoure de remparts, et s'affirme comme un patrimoine épiscopal d'importance. Puis, et durant tout l'Ancien Régime, Administration et Justice ont pu relever de l'Église et des nombreux seigneurs (48 selon plusieurs sources) implantés dans une cité fortifiée. Une sentence arbitrale de l'évêque de Viviers rendue le 12 février 1242 a porté création d'un Consulat à Saint-Marcel.

Au XVIIIe siècle, la Famille de Pierre, dont est issu le Cardinal de Bernis, a joué un rôle important dans l'administration de la cité. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, l'exode rural, dû aux crises agricoles, puis la Guerre de 1914-1918, ont fortement affecté la démographie municipale : 1 046 habitants en 1954 contre 2 358 en 1856. Mais, après la Seconde Guerre mondiale, les barrages construits dans la vallée du Rhône puis, surtout, l'implantation, à proximité, des sites nucléaires du Tricastin ont, avec l'attrait de l'Ardèche méridionale pour les retraités et les citadins à la recherche de résidences secondaires, permis de retrouver au début du XXIe siècle un total de population supérieur à 2 000 habitants[4].

Le 9 avril 1962, dix tonnes de munitions entreposées dans la poudrerie Rey explosent. D'origine accidentelle, le drame tue 18 personnes et en blessent plusieurs dizaines. La déflagration est entendue à 30 kilomètres à la ronde et le site est ravagé dans un périmètre de 12 hectares.

Politique et administration [modifier]

Tendances politiques et résultats [modifier]

Administration municipale [modifier]

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1907 Pierre Robert   maire
1907 1919 Paul Saladin   maire
1919 1929 Hippolyte Dubois   maire
1929 1944 Albert Briand   maire
1945 1955 Jean Quelin   maire
1955 1971 Marcel Despeysse   maire
1971 1995 Pierre Sabatier   maire
1995 réélu mars 2008 André Pesenti[5] PS maire
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 2 403 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 780 1 700 1 857 1 977 2 088 2 217 2 198 2 237 2 344
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 358 2 216 2 148 2 153 1 950 1 861 1 824 1 657 1 640
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 468 1 452 1 405 1 280 1 195 1 120 1 066 1 039 1 046
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
1 059 1 089 1 140 1 465 1 781 2 150 2 342 2 376 2 403
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[6] puis Insee à partir de 1968[7].)

Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine [modifier]

Patrimoine religieux [modifier]

  • La chapelle Saint-Sulpice, classée Monument historique, proche du hameau de Trignan, à 5 kilomètres environ du village, a été construite à l'époque où s'établissaient, non loin de là, les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, sans doute vers le XIIIe siècle. Le bâtiment, de petites dimensions, très représentatif de l'art roman, comporte des éléments de remploi, avec pierres sculptées à motifs d'entrelacs, d'une construction plus ancienne pouvant remonter au IXe siècle. À l'intérieur, une courte nef comprend deux travées avec de rares ouvertures de taille modeste. La chapelle a connu des périodes d'abandon mais a été restaurée à plusieurs reprises[8].
  • La chapelle Saint-Julien-de-la-Renne est située à un peu moins de deux kilomètres au nord du village. Elle est ainsi nommée à cause des enfants pleureurs et grognons (li renaires en occitan) que l'on y portait jadis. Son architecture romane et la tradition s'accorderaient à en fixer la fondation au Xe siècle. Elle a été restaurée en 2006-2007 par un groupe de bénévoles, avec le soutien de particuliers et de la Société de Sauvegarde des Monuments Anciens de l'Ardèche.

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Les bassins de la grotte de Saint-Marcel
  • La grotte de Saint-Marcel, bien que situées sur le territoire de la commune de Bidon, appartiennent à celle de Saint-Marcel, suite à la donation de terrains qui a été faite en 1228 par Dame Vierne de Baladun, aux seigneurs de cette cité, à leurs chevaliers et à leurs hommes. Découvertes en 1838, leur entrée naturelle, en forme d'abri sous roche, à quelques dizaines de mètres de la rivière Ardèche, comprend des gisements préhistoriques très anciens. Cette cavité est classée depuis le 26 juin 1934 et se trouve dans la zone protégée au titre de "site inscrit" depuis le 15 janvier 1943.
    Dès 1870, la commune a organisé, après un équipement sommaire, des visites pour les touristes amateurs du monde souterrain mais, eu égard aux difficultés d'approche et au cheminement malaisé, le nombre de visiteurs est toujours resté limité.
    En revanche, les spéléologues de Saint-Marcel, de la région, de France et de l'étranger ont progressivement révélé, par leurs explorations du site dans ses divers réseaux, l'étendue et la complexité de cette grotte; elle compte en ce début du XXIe siècle plus de 50 kilomètres de galeries répertoriées et est en cela une des plus vastes de France.
    De très importants aménagements ont été réalisés en 1988, sur une partie du parcours, par la municipalité, avec un accès artificiel très proche de la Route touristique des Gorges de l'Ardèche (RTGA), à proximité immédiate du "Grand Belvédère". Le 27 mai 1989 la visite de la grotte a été rouverte au public; elle compte depuis, chaque année, plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, son succès tenant à l'immensité des salles, à l'importance et à la beauté des concrétions, à la vaste étendue de ses "gours" (bassins) festonnés de calcite, uniques en Europe, l'ensemble souligné par un son et lumière de qualité.

Personnalités liées à la commune [modifier]

La grotte la plus profonde d'ardeche : Le 23/24 juin 2012 le reseaux de saint marcel d'ardeche devient la cavité la plus profonde d'ardeche avec -257 m de profondeur et deux nouvelles entrées (ecluse/bateau)

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. http://www.habitants.fr/habitants_saint-marcel-dardeche_07264.html
  2. Source : Direction générale des impôts
  3. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, 2007. Consulté le 17/10/2011
  4. Source : monographie Saint-Marcel-d'Ardèche, Éditions P. Sabatier - 07700 Saint-Marcel-d'Ardèche, 2002, 286 p.
  5. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  8. Sources : P. Pontal, La chapelle de Saint-Sulpice dans la Revue du Vivarais, 1955, p. 119-128

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]