Saint-Mandé-sur-Brédoire
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| Saint-Mandé-sur-Brédoire | ||||||
L'église |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Poitou-Charentes | |||||
| Département | Charente-Maritime | |||||
| Arrondissement | Saint-Jean-d'Angély | |||||
| Canton | Aulnay | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du canton d'Aulnay-de-Saintonge | |||||
| Maire Mandat |
Annie Pérochon 2008-2014 |
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| Code postal | 17470 | |||||
| Code commune | 17358 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Saint-Mandéens | |||||
| Population municipale |
307 hab. (2010[1]) | |||||
| Densité | 13 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 65 m — Max. 167 m | |||||
| Superficie | 23,21 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | stmandesurbredoire.free.fr | |||||
| modifier |
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Saint-Mandé-sur-Brédoire est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Saint-Mandéens et les Saint-Mandéennes[2].
C'est dans cette commune rurale du canton d'Aulnay que se trouve le deuxième sommet de la Charente-Maritime avec le site du Croc qui est à 167 mètres de hauteur[3].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Le cadre géographique [modifier]
Située en limite du département des Deux-Sèvres, Saint-Mandé-sur-Brédoire partage une grande partie de son finage communal avec la forêt domaniale d'Aulnay qui y recouvre plus du tiers de la surface totale. Cette forêt essentiellement composée de feuillus dont une grande partie de chênes possédait une belle hêtraie avant que la tempête Martin ne la balaye pratiquement en entier dans la nuit du 27 au 28 décembre 1999.
Le point culminant de la commune se trouve au lieu-dit Le Croc à 167 mètres[4] et le point le plus bas se situe à 65 mètres à proximité de la Fontaine de Saint-Aubin qui est la source de la Brédoire.
Localisation et accès [modifier]
Saint-Mandé-sur-Brédoire se trouve à 3,5 km à l'est d'Aulnay-de-Saintonge, chef-lieu du canton le plus étendu de la Charente-Maritime et 24 km au nord-est de Saint-Jean-d'Angély, chef-lieu d'arrondissement et principale ville de la Saintonge du Nord.
La commune est étendue autour d'un axe principal : la route départementale 129 qui part d'Aulnay en direction de Chef-Boutonne.
Lieux-dits et hameaux [modifier]
La commune est composée de plusieurs villages dont le plus important est Saint-Mandé. À l'origine, il y avait deux bourgs Saint-Mandé et Saint-Brice, aujourd'hui il reste l'église de Saint-Brice et le patronyme de Saint-Mandé.
Les autres villages sont par ordre d'importance Saint-Léger un hameau très ancien situé au nord de Saint-Mandé, Gâtebourse situé sur la D 129 en bordure de la forêt, les Portes siège d'une seigneurie importante au Moyen Âge, Ferrières, Tirevieille, les Loges, Guetteport siège du Domaine du Grand Lopin, Curegousset et le Lizot qui fut transformé en camp de naturistes dans les années 1960 et 1970 avant de devenir actuellement un camping.
Les noms de villages comme Gâtebourse ou Curegousset laissent à penser que ces lieux présentaient l'occasion de délester les voyageurs de leurs biens à la sortie de la forêt.
Les hameaux disparus sont Charbonneau et la Tuilerie à proximité du Lizot, la Sivernie en amont des Portes, le Moulin entre Saint-Mandé et Tirevieille et Goize entre Saint-Léger et Saint-Mandé.
Communes limitrophes [modifier]
Hydrographie [modifier]
Le ruisseau de la Brédoire se jette dans la rivière Boutonne, affluent du fleuve Charente[5]. Malgré ses 14,3 km, la Brédoire a submergé le centre d'Aulnay-de-Saintonge lors des inondations de décembre 1982.
Le Palud, seul affluent de la Brédoire prend aussi sa source sur la commune[6].
Démographie [modifier]
| 1946 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 473 | 448 | 464 | 430 | 403 | 354 | 318 | 340 | 318 | 316 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Si la commune de Saint-Mandé-sur-Brédoire fait partie des communes les plus peuplées du canton d'Aulnay, elle a connu une dépopulation importante depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, toutefois dans des proportions beaucoup moins sévères que les petites communes rurales et forestières du nord-est de ce canton.
Cette commune agricole et forestière, comme beaucoup dans cette partie du nord-est de la Charente-Maritime, appartient à ces zones rurales en voie de désertification où le problème démographique est particulièrement préoccupant. Lors du recensement de 2007, Saint-Mandé-sur-Brédoire comptait 316 habitants, soit son chiffre de population le plus bas de toute son histoire démographique de la période contemporaine. A son apogée au début du XIXe siècle, pendant la Restauration, elle en comptait le triple, 870 habitants en 1821. Mais l'accélération de la dépopulation de la commune est observée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale où Saint-Mandé-sur-Brédoire a perdu près d'un tiers de sa population en moins d'un demi siècle seulement passant de 473 habitants en 1946 à 318 habitants en 1990.
Aujourd’hui la densité communale est tombée à 14 hab/km², elle est inférieure à celle de son canton qui se maintient à peine à 20 hab/km² en 2007. Saint-Mandé-sur-Brédoire fait partie des communes les moins densément peuplées de la Charente-Maritime.
Histoire [modifier]
Saint-Mandé pendant les Temps Modernes [modifier]
Lors des Guerres de Religion, Saint-Mandé est le théâtre d'un affrontement particulièrement sanglant entre les troupes protestantes chapeautées par Saint-Gelais et Daubigné et les ligueurs catholiques menés sous la houlette de Lamothe où ces derniers se sont cantonnés dans la paroisse. L'évènement a lieu en 1585, lors de la huitième guerre de religion, et a marqué durablement la contrée. En effet, 150 combattants périrent à la bataille de Saint-Mandé[8].
Cette paroisse est une dépendance de la province du Poitou où, pendant tout le XVIIIe siècle, elle relève de la Généralité de Poitiers, de l'Élection de Niort et de la commanderie d'Ensigné[8], commune actuellement située dans les deux-Sèvres. Lors de la création du département de la Charente-Inférieure en mars 1790, après les évènements tumultueux de la Révolution française, Saint-Mandé devient une commune mais est détachée du Poitou et intégrée au canton d'Aulnay.
En 1793, la commune fut débaptisée et fut appelée La Révolution pendant quelques années[9].
Saint-Mandé pendant le XIXe siècle [modifier]
Pendant la Monarchie de Juillet, la commune vivait de l'exploitation forestière et de la production de charbon de bois ainsi que de la culture des céréales grâce à l'excellence des terres de groies[10]. Malgré la diversité de ses activités agricoles, Saint-Mandé est précocement affecté par l'exode rural qui a commencé au début de la période de la Restauration où la commune avait atteint son chiffre record de population avec 870 habitants en 1821. À la fin de la Monarchie de Juillet, la commune a continué de perdre de la population et atteint 812 habitants en 1846.
À la fin du XIXe siècle, un trésor monétaire d'une grande valeur a été découvert dans la commune. Il comportait des écus d'or datés de 1384 à 1422[11].
Saint-Mandé-sur-Brédoire pendant le XXe siècle [modifier]
L'électrification des villages principaux a eu lieu en 1928.
La commune de Saint-Mandé a pris le nom de Saint-Mandé-sur-Brédoire en 1937.
L'adduction d'eau est mise en service en 1953.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D’or aux trois tourteaux de gueules[12].
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Administration [modifier]
Municipalité [modifier]
Canton [modifier]
La commune de Saint-Mandé-sur-Brédoire est l'une des 24 communes qui forment le canton d'Aulnay qui est l'un des moins peuplés de la Charente-Maritime mais le plus étendu de tout le département.
Intercommunalité [modifier]
La commune adhère à la Communauté de communes du canton d'Aulnay-de-Saintonge dont le siège administratif est situé à Aulnay-de-Saintonge[13].
Vie locale [modifier]
Le village possède une école de cirque, l'école Lézarts de Clownie.
Plusieurs circuits de randonnée à pied, à cheval ou à vélo sont organisés dans la commune.
Sport [modifier]
Durant du Tour de France 1997, Saint-Mandé-sur-Brédoire fut la première commune de Charente-Maritime traversée par les coureurs lors de la sixième étape entre Le Blanc et Marennes. Cette étape fut marquée par de nombreux incidents, dont la chute de Mario Cipollini entre Saint-Mandé-sur-Brédoire et Aulnay-de-Saintonge qui justifia son abandon le lendemain. L'arrivée à Marennes a vu aussi le déclassement du vainqueur Erik Zabel au profit de Jeroen Blijlevens devant Djamolidine Abdoujaparov qui fut exclu le jour même pour un contrôle anti-dopage positif subi quelques jours auparavant. Lors du même sprint, Tom Steels fut aussi exclu pour avoir jeté un bidon sur Frédéric Moncassin.
Lieux et monuments [modifier]
L'église Saint-Brice du XIIe siècle : succédant à un établissement religieux antérieur, l'église romane dédiée à Saint-Brice est d'inspiration poitevine. Constituée d'une nef unique, l'abside est voûtée en cul de four, son portail sud en plein cintre est orné de trois voussures aux nombreux sujets historiés. Elle est classée monument historique depuis le 22 octobre 1913[14],[15],[16].
D'autres illustrations sont disponibles sur les sites Vals de Saintonge, Romanes.com et Route Romane.
Le massif forestier d'Aulnay comprenait environ 4000 hectares dont près de 1000 hectares sur la commune. Cette forêt a été totalement dévastée lors de seconde tempête de décembre 1999, la tempête Martin. Ce massif est depuis en complète reconstruction et fait partie des sites Natura 2000 de Charente-Maritime.
Le Rond-Point est le centre de la forêt, ce lieu remarquable est la convergence de 8 routes dont deux marquent la limite entre la Charente-Maritime et les Deux-Sèvres. Une maison forestière y a été construite à la fin du XIXe siècle.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Henri Guérinaud, conseiller général du Canton d'Aulnay
- Denis Chapacou, ancien maire, passionné d'histoire locale, ancien président de l'Association pour l'archéologie et l'histoire d'Aulnay et de sa région (AAHAR) et auteur de plusieurs ouvrages sur Aulnay-de-Saintonge et son canton.
Notes et références [modifier]
- Populations légales 2010 de la commune : Saint-Mandé-sur-Brédoire sur le site de l'Insee
- Les gentilés de Charente-Maritime
- Donnée correspondant à la carte topographique, série bleue, "Aulnay" - n°1630 - O (source : Cartes IGN]
- Carte IGN sous Géoportail
- Le ruisseau de la Brédoire sur le site du SANDRE
- Le ruisseau du Palud sur le site du SANDRE
- Contré sur le site de l'Insee
- Jean-Luc Flohic, Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, 2002, tome 1, p.136
- Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 2002, p.277
- M.A. Gautier, Le dictionnaire des communes de la Charente-Maritime - Notices communales, (réédition de la Statistique du département de la Charente-Inférieure de 1839), éditions Les chemins de la Mémoire, Saintes. (Notice communale sur Saint-Mandé, p.136).
- Jean Combes et Jacques Daury (ouvrage collectif sous la direction de), Guides des départements - La Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985, p.200
- Gaso.fr
- Site officiel de la Communauté de communes du canton d'Aulnay
- L'église, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La cloche, base Palissy, ministère français de la Culture
- Les peintures murales, base Palissy, ministère français de la Culture
Annexes [modifier]
Orientation bibliographique [modifier]
- Jean Combes et Jacques Daury, Guides des départements - La Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985. (Monographie sur la commune de Saint-Mandé-sur-Brédoire, p. 200).
- Jean-Luc Flohic (ouvrage collectif sous la direction de), Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic - Collection Le Patrimoine des communes de France. (Monographie sur la commune de Saint-Mandé-sur-Brédoire, Tome 1, p. 136 à p. 138).
- M.A. Gautier, Le dictionnaire des communes de la Charente-Maritime - Notices communales (réédition de la Statistique du département de la Charente-Inférieure de 1839), éditions Les chemins de la Mémoire, Saintes. (Notice communale sur Saint-Mandé, p. 136).
- Michel de la Torre, Charente-Maritime - L'art et la nature de ses 472 communes, éditions Nathan, Paris, 1985. (Notice sur Saint-Mandé-sur-Brédoire).