Saint-Mandé-sur-Brédoire

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Saint-Mandé-sur-Brédoire
L'église.
L'église.
Blason de Saint-Mandé-sur-Brédoire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Aulnay
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Aulnay-de-Saintonge
Maire
Mandat
Annie Pérochon
2014-2020
Code postal 17470
Code commune 17358
Démographie
Gentilé Saint-Mandéens
Population
municipale
303 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 29″ N 0° 18′ 11″ O / 46.0247, -0.303146° 01′ 29″ Nord 0° 18′ 11″ Ouest / 46.0247, -0.3031  
Altitude Min. 65 m – Max. 167 m
Superficie 23,21 km2
Localisation

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Saint-Mandé-sur-Brédoire
Liens
Site web stmandesurbredoire.free.fr
Le rond-point au cœur de la forêt d'Aulnay.
La borne qui rappelle l'ancienne présence d'une chapelle à Saint-Léger.

Saint-Mandé-sur-Brédoire est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Saint-Mandéens et les Saint-Mandéennes[1].

C'est dans cette commune rurale du canton d'Aulnay que se trouve le deuxième sommet de la Charente-Maritime avec le site du Croc qui est à 167 mètres de hauteur[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le cadre géographique[modifier | modifier le code]

Située en limite du département des Deux-Sèvres, Saint-Mandé-sur-Brédoire partage une grande partie de son finage communal avec la forêt domaniale d'Aulnay qui y recouvre plus du tiers de la surface totale. Cette forêt essentiellement composée de feuillus dont une grande partie de chênes possédait une belle hêtraie avant que la tempête Martin ne la balaye pratiquement en entier dans la nuit du 27 au 28 décembre 1999.

Le point culminant de la commune se trouve au lieu-dit le Croc à 167 mètres[3] et le point le plus bas se situe à 65 mètres à proximité de la Fontaine de Saint-Aubin qui est la source de la Brédoire.

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Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Le plan de la commune

Saint-Mandé-sur-Brédoire se trouve à 3,5 km à l'est d'Aulnay-de-Saintonge, chef-lieu du canton le plus étendu de la Charente-Maritime et 24 km au nord-est de Saint-Jean-d'Angély, chef-lieu d'arrondissement et principale ville de la Saintonge du Nord.

La commune est étendue autour d'un axe principal : la route départementale 129 qui part d'Aulnay en direction de Chef-Boutonne.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune est composée de plusieurs villages dont le plus important est Saint-Mandé. À l'origine, il y avait deux bourgs Saint-Mandé et Saint-Brice, aujourd'hui il reste l'église de Saint-Brice et le patronyme de Saint-Mandé.

Les autres villages sont par ordre d'importance Saint-Léger un hameau très ancien situé au nord de Saint-Mandé, Gâtebourse situé sur la D 129 en bordure de la forêt, les Portes siège d'une seigneurie importante au Moyen Âge, Ferrières, Tirevieille, les Loges, Guetteport siège du domaine du Grand Lopin, Curegousset et le Lizot qui fut transformé en camp de naturistes dans les années 1960 et 1970 avant de devenir actuellement un camping.

Les noms de villages comme Gâtebourse ou Curegousset laissent à penser que ces lieux présentaient l'occasion de délester les voyageurs de leurs biens à la sortie de la forêt.

Les hameaux disparus sont Charbonneau et la Tuilerie à proximité du Lizot, la Sivernie en amont des Portes, le Moulin entre Saint-Mandé et Tirevieille et Goize entre Saint-Léger et Saint-Mandé.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Mandé-sur-Brédoire[3]
La Villedieu Ensigné
(Deux-Sèvres)
Asnières-en-Poitou
(Deux-Sèvres) sur 10 m
Aulnay Saint-Mandé-sur-Brédoire[3] Vinax
Contré

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de la Brédoire se jette dans la rivière Boutonne, affluent du fleuve Charente[4]. Malgré ses 14,3 km, la Brédoire a submergé le centre d'Aulnay-de-Saintonge lors des inondations de décembre 1982.

Le Palud, seul affluent de la Brédoire prend aussi sa source sur la commune[5].

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 303 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
672 689 700 870 809 782 821 812 780
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
747 759 737 654 712 653 613 587 559
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
526 508 522 532 483 503 482 473 448
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
464 430 403 354 318 340 301 318 314
2011 - - - - - - - -
303 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Si la commune de Saint-Mandé-sur-Brédoire fait partie des communes les plus peuplées du canton d'Aulnay, elle a connu une dépopulation importante depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, toutefois dans des proportions beaucoup moins sévères que les petites communes rurales et forestières du nord-est de ce canton.

Cette commune agricole et forestière, comme beaucoup dans cette partie du nord-est de la Charente-Maritime, appartient à ces zones rurales en voie de désertification où le problème démographique est particulièrement préoccupant. Lors du recensement de 2007, Saint-Mandé-sur-Brédoire comptait 316 habitants, soit son chiffre de population le plus bas de toute son histoire démographique de la période contemporaine. A son apogée au début du XIXe siècle, pendant la Restauration, elle en comptait le triple, 870 habitants en 1821. Mais l'accélération de la dépopulation de la commune est observée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale où Saint-Mandé-sur-Brédoire a perdu près d'un tiers de sa population en moins d'un demi siècle seulement passant de 473 habitants en 1946 à 318 habitants en 1990.

Aujourd’hui la densité communale est tombée à 14 hab/km², elle est inférieure à celle de son canton qui se maintient à peine à 20 hab/km² en 2007. Saint-Mandé-sur-Brédoire fait partie des communes les moins densément peuplées de la Charente-Maritime.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le violon de Saint-Mandé, fabriqué en 1936.

Saint-Mandé pendant les Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Lors des guerres de Religion, Saint-Mandé est le théâtre d'un affrontement particulièrement sanglant entre les troupes protestantes chapeautées par Saint-Gelais et Daubigné et les ligueurs catholiques menés sous la houlette de Lamothe où ces derniers se sont cantonnés dans la paroisse. L’événement a lieu en 1585, lors de la huitième guerre de religion, et a marqué durablement la contrée. En effet, 150 combattants périrent à la bataille de Saint-Mandé[8].

Cette paroisse est une dépendance de la province du Poitou où, pendant tout le XVIIIe siècle, elle relève de la Généralité de Poitiers, de l'Élection de Niort et de la commanderie d'Ensigné[8], commune actuellement située dans les deux-Sèvres. Lors de la création du département de la Charente-Inférieure en mars 1790, après les événements tumultueux de la Révolution française, Saint-Mandé devient une commune mais est détachée du Poitou et intégrée au canton d'Aulnay.

En 1793, la commune fut débaptisée et fut appelée La Révolution pendant quelques années[9].

Saint-Mandé pendant le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant la Monarchie de Juillet, la commune vivait de l'exploitation forestière et de la production de charbon de bois ainsi que de la culture des céréales grâce à l'excellence des terres de groies[10]. Malgré la diversité de ses activités agricoles, Saint-Mandé est précocement affecté par l'exode rural qui a commencé au début de la période de la Restauration où la commune avait atteint son chiffre record de population avec 870 habitants en 1821. À la fin de la Monarchie de Juillet, la commune a continué de perdre de la population et atteint 812 habitants en 1846.

À la fin du XIXe siècle, un trésor monétaire d'une grande valeur a été découvert dans la commune. Il comportait des écus d'or datés de 1384 à 1422[11].

Saint-Mandé-sur-Brédoire pendant le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

L'électrification des villages principaux a eu lieu en 1928.
La commune de Saint-Mandé a pris le nom de Saint-Mandé-sur-Brédoire en 1937.
L'adduction d'eau est mise en service en 1953.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’or aux trois tourteaux de gueules[12].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'entrée de la mairie.
Le monument en mémoire des morts en Afrique du Nord.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1946 Calixte Foucher    
1946 1965 Daniel Michaud    
1965 1971 Roger Bouchon    
1971 1988 Denis Chapacou    
1988 1997 Marcel Fajoux    
1997 2001 Pierre Connan    
2001 en cours
(au 25 avril 2014)
Annie Pérochon    
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Mandé-sur-Brédoire est l'une des 24 communes qui forment le canton d'Aulnay qui est l'un des moins peuplés de la Charente-Maritime mais le plus étendu de tout le département.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune adhère à la communauté de communes du canton d'Aulnay-de-Saintonge dont le siège administratif est situé à Aulnay-de-Saintonge[13].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le village possède une école de cirque, l'école Lézarts-de-Clownie.

Plusieurs circuits de randonnée à pied, à cheval ou à vélo sont organisés dans la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

Durant du Tour de France 1997, Saint-Mandé-sur-Brédoire fut la première commune de Charente-Maritime traversée par les coureurs lors de la sixième étape entre Le Blanc et Marennes. Cette étape fut marquée par de nombreux incidents, dont la chute de Mario Cipollini entre Saint-Mandé-sur-Brédoire et Aulnay-de-Saintonge qui justifia son abandon le lendemain. L'arrivée à Marennes a vu aussi le déclassement du vainqueur Erik Zabel au profit de Jeroen Blijlevens devant Djamolidine Abdoujaparov qui fut exclu le jour même pour un contrôle anti-dopage positif subi quelques jours auparavant. Lors du même sprint, Tom Steels fut aussi exclu pour avoir jeté un bidon sur Frédéric Moncassin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Brice du XIIe siècle : succédant à un établissement religieux antérieur, l'église romane dédiée à Saint-Brice est d'inspiration poitevine. Constituée d'une nef unique, l'abside est voûtée en cul de four, son portail sud en plein cintre est orné de trois voussures aux nombreux sujets historiés. Elle est classée monument historique depuis le 22 octobre 1913[14],[15],[16].

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D'autres illustrations sont disponibles sur les sites Vals de Saintonge, Romanes.com et Route Romane.

Le massif forestier d'Aulnay comprenait environ 4000 hectares dont près de 1000 hectares sur la commune. Cette forêt a été totalement dévastée lors de seconde tempête de décembre 1999, la tempête Martin. Ce massif est depuis en complète reconstruction et fait partie des sites Natura 2000 de Charente-Maritime.

Le Rond-Point est le centre de la forêt, ce lieu remarquable est la convergence de 8 routes dont deux marquent la limite entre la Charente-Maritime et les Deux-Sèvres. Une maison forestière y a été construite à la fin du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Guérinaud, conseiller général du canton d'Aulnay.
  • Denis Chapacou, ancien maire, passionné d'histoire locale, ancien président de l'Association pour l'archéologie et l'histoire d'Aulnay et de sa région (AAHAR) et auteur de plusieurs ouvrages sur Aulnay-de-Saintonge et son canton.

Annexes[modifier | modifier le code]

Orientation bibliographique[modifier | modifier le code]

  • Jean Combes et Jacques Daury, Guides des départements - La Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985. (Monographie sur la commune de Saint-Mandé-sur-Brédoire, p. 200).
  • Jean-Luc Flohic (ouvrage collectif sous la direction de), Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic - Collection Le Patrimoine des communes de France. (Monographie sur la commune de Saint-Mandé-sur-Brédoire, Tome 1, p. 136 à p. 138).
  • M.A. Gautier, Le dictionnaire des communes de la Charente-Maritime - Notices communales (réédition de la Statistique du département de la Charente-Inférieure de 1839), éditions Les chemins de la Mémoire, Saintes. (Notice communale sur Saint-Mandé, p. 136).
  • Michel de la Torre, Charente-Maritime - L'art et la nature de ses 472 communes, éditions Nathan, Paris, 1985. (Notice sur Saint-Mandé-sur-Brédoire).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Donnée correspondant à la carte topographique, série bleue, "Aulnay" - n°1630 - O (source : Cartes IGN]
  3. a et b Carte IGN sous Géoportail
  4. Le ruisseau de la Brédoire sur le site du SANDRE
  5. Le ruisseau du Palud sur le site du SANDRE
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. a et b Jean-Luc Flohic, Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, 2002, tome 1, p.136
  9. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 2002, p.277
  10. M.A. Gautier, Le dictionnaire des communes de la Charente-Maritime - Notices communales, (réédition de la Statistique du département de la Charente-Inférieure de 1839), éditions Les chemins de la Mémoire, Saintes. (Notice communale sur Saint-Mandé, p.136).
  11. Jean Combes et Jacques Daury (ouvrage collectif sous la direction de), Guides des départements - La Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985, p.200
  12. Gaso.fr
  13. Site officiel de la Communauté de communes du canton d'Aulnay
  14. « L'église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « La cloche », base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « Les peintures murales », base Palissy, ministère français de la Culture