Saint-Maixent-l'École
| Saint-Maixent-l'École | ||||||
Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Poitou-Charentes | |||||
| Département | Deux-Sèvres | |||||
| Arrondissement | Niort | |||||
| Canton | chef-lieu de 2 cantons : Saint-Maixent-l'École-1 Saint-Maixent-l'École-2 | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Arc-en-Sèvre | |||||
| Maire Mandat |
Léopold Moreau 2008-2014 |
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| Code postal | 79400 | |||||
| Code commune | 79270 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Saint-Maixentais, Saint-Maixentaises | |||||
| Population municipale |
7 483 hab. (2010[1]) | |||||
| Densité | 1 434 hab./km2 | |||||
| Population aire urbaine |
11 829 hab. (2010) | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 52 m — Max. 115 m | |||||
| Superficie | 5,22 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Saint-Maixent-l'École est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département des Deux-Sèvres (région Poitou-Charentes).
Ses habitants sont appelés les Saint-Maixentais et les Saint-Maixentaises.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La ville de Saint-Maixent-l’École est située sur la RN 11 à 23 km au nord-est de Niort et à 55 km au sud-ouest de Poitiers, elle est desservie par l'autoroute A10 et par le TGV vers Poitiers-Paris ou vers Poitiers-La Rochelle.
La ville est traversée par la Sèvre niortaise.
Économie [modifier]
Saint-Maixent-l’École est une ville de garnison depuis le XIXe siècle, et son économie en dépend entièrement.
Histoire [modifier]
La ville se développe autour du monastère fondé en 459 par le moine oratorien Agapit, rejoint en 480 par Adjutor qui prit alors le nom de Maixent. La ville porta d'abord le nom de Saint-Saturnin et prospéra aux VIe et VIIe siècles.
En septembre 1346, le comte de Derby échoue dans son assaut pour prendre la ville[2] (guerre de Cent Ans).
En février 1469, par ses lettres patentes, le roi Louis XI autorisa une création des foires et des marchés à Saint-Maixent, selon une demande du comte du Maine[3].
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
De 1880 à 1940, l'Ecole Militaire d'Infanterie (EMI, puis EMICC, avec les Chars de Combat) forme des milliers d'officiers issus du corps des sous-officiers
En juin 1940, ces élèves officiers de Saint-Maixent rejoignent les élèves de l’école de cavalerie de Saumur dans leur sacrifice pour défendre le passage de la Loire[4].
Après la guerre, l'Ecole Militaire d'Infanterie et des Chars de Combat rejoindra l'École militaire interarmes au camp de Saint-Cyr Coëtquidan.
En 1948, s'installe l'École nationale des sous-officiers d'active, toujours en place.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
De gueules à la couronne royale d’or, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lys aussi d’or [5].
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Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Saint-Maixent est la 6e ville des Deux-Sèvres par la population. C'est également la ville la plus densément peuplée du département, avec une densité de près de 1500 hab./km². Après un pic de près de 8 000 habitants en 1975, la ville a perdu des habitants jusqu'à la fin des années 90 (6 600 habitants en 1999). Il est difficile d'établir des comparaisons entre la population comptée au recensement de la population en 1999 et les chiffres des recensements postérieurs, en raison du changement de méthodologie de l'Insee. En effet, « avec la nouvelle méthode de recensement, les élèves majeurs vivant en internat ainsi que les militaires vivant en caserne sans leur famille font partie de la population des communautés. Ils ne sont plus rattachés au ménage de leur famille et ne font donc plus partie de la population des ménages comme lors des précédents recensements de la population. Les caractéristiques de la population vivant en communauté et de la population des ménages peuvent être affectées par ce changement, en particulier pour certains territoires. Ainsi, si l'internat ou la caserne n'est pas situé dans la même commune que la résidence de la famille, ces personnes sont comptées à un endroit différent de celui où elles auraient été comptées lors des recensements précédents. Elles sont désormais comptées au lieu où est situé l'internat ou la caserne alors qu'elles étaient comptées auparavant au lieu de leur résidence familiale. Pour certains territoires, notamment les communes sièges d'un établissement d'enseignement avec internat ou d'une structure militaire dont les effectifs sont importants au regard de la population de la commune, la qualité des comparaisons dans le temps peut être affectée de façon significative. »[8]
La présence de l'ENSOA sur la commune de Saint-Maixent-l'École pèse donc considérablement sur la différence de chiffres entre 1999 et 2006, créant une croissance fictive de population, ne correspondant probablement à aucune croissance réelle. Au contraire, le solde naturel (naissances-décès) n'a de cesse de diminuer à Saint-Maixent depuis 1968. La période 1999-2008 enregistre même un solde naturel annuel négatif, pour la première fois[9]. La tendance induite par les résultats de 2006 et 2009 (c'est-à-dire à méthodologie constante, quoique la comparaison formelle soit proscrite en raison des enquêtes de recensement 2007 et 2008, prises en compte à la fois dans le résultat officiel pour l'année 2006 et dans le résultat officiel pour l'année 2009) indiquerait également qu'il n'y a pas de reprise de la croissance démographique à Saint-Maixent.
À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Saint-Maixent-l'École, cela correspond à 2008, 2013, 2018[10], etc. Les autres dates de « recensements » (comme 2006, 2009, etc.) sont des estimations légales.
L'aire urbaine de Saint-Maixent-l'École est constituée selon l'INSEE de 4 communes et compte 11 829 habitants en 2010 (en évolution de +1,5%/an depuis 1999).

Lieux et monuments [modifier]
- Demeures médiévales
- Saint-Maixent est depuis 1963 le siège de l’École nationale des sous-officiers d'active, qui forme tous les sous-officiers de l'armée de terre française.
- Musée du sous-officier, au quartier Marchand, aménagé sur l'emplacement du château de Saint-Maixent. L'origine de cet établissement remonte à l'année 1926. Le général Pierre Michelin fonde alors le musée du souvenir pour retracer le passé militaire de Saint-Maixent et celui d'autres écoles de formation.
- L'abbatiale construite en 940 abrita les reliques de saint Maixent et saint Léger et fut détruite par un tremblement de terre. Reconstruite aux XIe et XIIe siècles (église romane), elle fut à nouveau détruite par les calvinistes en septembre 1568, et reconstruite (abbatiale) sur ses bases romanes dans un très beau style gothique.
- Les ruines de l'église Saint-Léger, à côté de l'abbatiale, sous laquelle se trouve la crypte Saint-Léger.
-
Maison à poivrière (place du marché)
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Michel Mathieu Lecointe-Puyraveau, révolutionnaire français
- François Villon finit ses jours à Saint-Maixent en 1489 si l'on en croit Rabelais. Mais aucune preuve solide n'a été apportée (cf. à ce sujet la biographie de Villon par Jean Favier).
- Pierre Philippe Denfert-Rochereau, défenseur de Belfort pendant la guerre de 1870.
- Pierre Goguet (1830-1886), homme politique français, maire de Saint-Maixent.
- Régis Loisel, dessinateur
- Yves Godard, officier parachutiste français.
- Jacques Fouchier (1913-1994), docteur-vétérinaire (E.R.), ancien député, secrétaire d'État auprès du ministre de l'agriculture en avril 1978, membre de la direction du CNIP de 1979 à 1980
- Christian (en religion Bruno) Lemarchand (1930-1996), l'un des sept moines de Tibhirine
- Ségolène Royal : députée PS de la 2e circonscription de Saint-Maixent-l'École de 1988 à 2007
- Le président du Congo Denis Sassou-N'Guesso est un ancien élève de l'école militaire de Saint-Maixent[16].
- Octave Gelin (1874-1932) architecte né à Saint-Maixent
- Stéphane Hessel (1917-2013) diplomate, grand résistant et écrivain est un ancien élève de l'école militaire de Saint-Maixent [17].
Jumelages [modifier]
Voir aussi [modifier]
Articles de Wikipédia [modifier]
- Anciennes communes des Deux-Sèvres
- Liste des communes des Deux-Sèvres
- Abbatiale de Saint-Maixent-l'École
- Chronique de Saint-Maixent
- École nationale des sous-officiers d'active
- Ainsi soient-ils, série télévisée tournée en partie au quartier Canclaux, situé dans l'abbatiale (1re saison en 2011, 2e saison en 2013)
Liens externes [modifier]
- Saint-Maixent-l'École sur le site de l'Institut géographique national
- Site de la ville de Saint-Maixent-l'École
- le blog des bibliotheques d'Arc-en-Sèvre
Lire [modifier]
- Jacques Fouchier, L'Abbaye Saint-Maixent et son destin, 2e éd., Poitiers : Projet éditions, 1987.
- Jacques Fouchier, Saint-Maixent-l'École : histoire du château fort et de l'école militaire, 1224-1989, Saint-Jean-d'Angély : Bordessoules, 1989.
- Jacques Fouchier, Hélène Guyonnet, Jean-Marie Guyonnet et al., Saint-Maixent au fil de ses rues, de ses monuments et de son histoire : petite encyclopédie illustrée, Saint-Maixent-l'École : Société historique et archéologique du Val de Sèvre, 1994.
- Jean Guyonnet, Histoire de la ville de Saint-Maixent des origines à nos jours, Poitiers : D. Brissaud, 1978.
- Meyrialle (capitaine), Saint-Maixent-l’École, esquisse géographique et historique sur le pays et sur la ville, Niort : Impr. Saint-Denis, 1929.
- Alfred Richard, « La mairie de Saint-Maixent procurait-elle la noblesse ? » dans Revue de l'Aunis, de la Saintonge et du Poitou, t. 7, 1er semestre 1868, p. 19-24.
- Alfred Richard, « Recherches sur l’organisation communale de la ville de Saint-Maixent jusqu’en 1790 » dans Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest, t. 34, 1869, p. 267-507.
- Alfred Richard, « Le château de Saint-Maixent » dans Bulletins de la Société des antiquaires de l’Ouest, 2e série, tome 2, 1880, p. 174-201.
Sources de l’article [modifier]
Notes [modifier]
- Populations légales 2010 de la commune : Saint-Maixent-l'École sur le site de l'Insee
- Robert Favreau (historien), in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand, 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6) [lire en ligne], p 196
- http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA190 Lettres patentes de Louis XI, Amboise, février 1469 (1468 avant Pâques)
- Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), p 10
- Gaso.fr
- Marie-Claude Pontier, « L’État des Archives communales antérieures à la Révolution antérieures à la Révolution - Liste des maires de Saint-Maixent », in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe et XVIIIe siècle) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 417-421
- Site de la préfecture des Deux-Sèvres, consulté le 10 mai 2008
- Insee : Évolution et structure de la population, documentation
- Insee : Évolution et structure de la population de Saint-Maixent-l'École, recensement 2008
- Calendrier de recensement, sur Insee. Consulté le 16 avril 2012.
- Notice communale de Saint-Maixent-l'École, sur Ldh/EHESS/Cassini. Consulté le 16 avril 2012.
- Évolution et structure de la population, sur Insee. Consulté le 16 avril 2012.
- Populations légales 2006 des communes du département, sur Insee. Consulté le 16 avril 2012.
- Populations légales 2008 des communes du département, sur Insee. Consulté le 16 avril 2012.
- Populations légales 2009 des communes du département, sur Insee. Consulté le 16 avril 2012.
- Biographie officielle, consultée le 13 mai 2009
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