Saint-Leu-d'Esserent

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Saint-Leu-d'Esserent
Vue de la mairie et de l'abbatiale
Vue de la mairie et de l'abbatiale
Blason de Saint-Leu-d'Esserent
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Senlis
Canton Canton de Montataire
Intercommunalité Communauté de communes Pierre - Sud - Oise
Maire
Mandat
Michel Euverte
2014-2020
Code postal 60340
Code commune 60584
Démographie
Gentilé Lupoviciens
Population
municipale
4 702 hab. (2011)
Densité 359 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 05″ N 2° 25′ 22″ E / 49.218, 2.422749° 13′ 05″ Nord 2° 25′ 22″ Est / 49.218, 2.4227  
Altitude Min. 25 m – Max. 137 m
Superficie 13,08 km2
Localisation

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Saint-Leu-d'Esserent

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Saint-Leu-d'Esserent

Saint-Leu-d'Esserent est une commune française de 4 702 habitants au dernier recensement de 2011, située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la rive droite de l'Oise, à 6 km au sud de Creil, à 3 km de Chantilly et 12 km environ à l'ouest de Senlis.

Communes limitrophes de Saint-Leu-d'Esserent
Maysel
Cramoisy
Thiverny Montataire
Villers-sous-Saint-Leu
Blaincourt-lès-Précy
Saint-Leu-d'Esserent Saint-Maximin
Précy-sur-Oise Gouvieux

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

La pierre de Saint-Leu, utilisée abondamment dans les monuments de Paris, tire son nom de cette commune où elle fut exploitée depuis le Moyen Âge.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Saint-Leu-d'Esserent.

Saint-Leu-d'Esserent se trouve sur la ligne SNCF Pontoise - Creil (gare avec billetterie automatique). La commune est au croisement entre la route D44 (axe Beauvais-Creil) et la D92 (axe Noailles-Vineuil). Un pont sur l'Oise relie la ville à Chantilly par la D44.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans le passé, la commune s'appelait : Saint Leu sur Oise et Côte de la Liberté sur Oise sous la Révolution.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site a été fréquenté pendant la préhistoire comme en témoignent des silex taillés de l'époque acheuléenne. Une cité gallo-romaine y fut construite dont on a pu retrouver des vestiges puis occupée aux époques mérovingienne et carolingienne. L'église renferme un sarcophage de l'époque mérovingienne contenant les bottes franques d'un paysan, découvert à Thiverny.

En 1081, Hugues, comte de Dammartin et seigneur du lieu donnera l'église de Hescerent, une chapelle romane du Xe siècle, aux bénédictins de l'Ordre de Cluny en remerciement de la rançon qu'ils avaient payée pour sa libération alors qu'il était prisonnier en Palestine. Les moines en firent un prieuré.

En 1358, une révolte éclate avec le meurtre de neuf gentilshommes à St-Leu. Cette révolte menée par Guillaume Carle (connu aussi sous le nom de Jacques Bonhomme) s'étendra dans une grande partie de l’actuelle Ile-de-France, en Champagne, dans l’Amiénois et dans une partie de la Normandie et sera connue sous le nom de « Grande Jacquerie ».

Pour se protéger des pillages durant la guerre de Cent Ans, les moines fortifièrent le monastère, une partie de ces fortifications est encore visible aujourd'hui. En 1419, 1430 et 1436, les Anglais pillèrent et incendièrent Saint Leu et son église.

Au XIVe siècle, Saint-Leu était la plus importante bourgade de la châtellenie de Creil.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les carrières de pierre souterraines environnantes furent occupées par les Allemands pour l'assemblage et le stockage de missiles V1. En conséquence, lors de l'opération Crossbow, l'aviation Alliée bombarda massivement le bourg et ses environs, détruisant Saint Leu à 85 %.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 avril 1991 Raymonde Carbon PCF  
avril 1991 mars 2001 Danièle Ducros-Partouche PCF  
mars 2001 mars 2008 Alain Blanchard PCF Conseiller général du Canton de Montataire depuis 1994
mars 2008 mars 2014 Frederic Besset SE[1]  
mars 2014 en cours Michel Euverte SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Lupoviciens.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 702 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 210 1 142 1 130 1 154 1 192 1 199 1 213 1 294 1 314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 299 1 310 1 578 1 502 1 462 1 554 1 559 1 608 1 571
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 503 1 445 1 459 1 459 1 460 1 658 1 617 1 290 1 794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 048 3 587 4 462 4 459 4 288 4 867 4 769 4 702 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 18,5 %).
Pyramide des âges à Saint-Leu-d'Esserent en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
3,3 
75 à 89 ans
5,9 
11,2 
60 à 74 ans
12,3 
23,6 
45 à 59 ans
21,4 
23,2 
30 à 44 ans
22,8 
19,4 
15 à 29 ans
17,1 
19,3 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voyage d'étude des élèves de l'École des chartes à Saint-Leu-d'Esserent (1903).
Croquis du triforium de l'église de Saint-Leu-d'Esserent
  • Les vestiges de l'abbaye de Saint-Leu comprennent église prieurale du XIIe et XIIIe siècles, remarquable par son triforium, un des premiers éclairés, classée monument historique en 1840, comme les autres vestiges de l'abbaye classés en 1862 dont une ancienne cave à vin (cave Banvin) et le prieuré. Le pigeonnier ou Tour du Diable a également été inscrit monument historique le 16 février 1965.
  • Le château de la Guesdière, château du XVIIe siècle où est installé l'hôtel de ville. Il abrite une peinture murale de l'époque et possède des jardins à la française. Le jardin d'agrément du château de Villers-sous-Saint-Leu est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Leu-d'Esserent

Les armes de Saint-Leu-d'Esserent se blasonnent ainsi :

Fascé d'argent et d'azur de six pieces, bordé de gueules

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville possède plusieurs établissements scolaires :

  • Groupe scolaire Raymonde Carbon
  • École maternelle Jean Macé
  • École maternelle Jean-Baptiste Clément
  • École primaire Jean-Baptiste Clément
  • Collège Jules Vallès

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

  • Stade Thierry Doret - Activité : football
  • Gymnase Jean Macé - Activités : gymnastique, gym détente, basket-ball, tennis, danse
  • Complexe Pascal Grousset - Activités : football, tennis, basket-ball, badminton, pétanque, athlétisme, tir à l'arc, futsal, judo, aïkido, tennis de table
  • Pas de tir à l'arc  : compagnie d'arc avec deux pas de tir et tir en salle

Activités culturelles et de loisirs[modifier | modifier le code]

  • École de musique - Batterie, violon, guitare, clarinette, saxophone, trompette, flûte, piano, musique assitée par ordinateur, chant ; orchestres et chorales
  • École de danse - classique et contemporaine
  • Ateliers de loisirs : encadrement, informatique, peinture, théâtre, dessin, yoga
  • Médiathèque Jean Moulin

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune possède une base nautique et de loisirs de 48 hectares offrant une plage ouverte à la baignade, un minigolf, des terrains multisports (bicross, parcours de santé, tir à l'arc,...) et une école de voile agréée « École française de voile » qui dispose d'un important matériel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Müller, « La Charité et l'hôpital de Saint-Leu-d'Esserent, de 1665 à la Révolution », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1899, Senlis, Imprimerie d'Eugène Dufresne,‎ 1900, p. 133-180 htt (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]