Saint-Laurent-de-Muret

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Saint-Laurent-de-Muret
Saint-Laurent-de-Muret et le pic de Mus
Saint-Laurent-de-Muret et le pic de Mus
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Lozère
Arrondissement Mende
Canton Marvejols
Intercommunalité Communauté de communes du Gévaudan
Maire
Mandat
Jean-François de Jabrun
2014-2020
Code postal 48100
Code commune 48165
Démographie
Gentilé Laurentais
Population
municipale
181 hab. (2011)
Densité 3,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 11″ N 3° 12′ 27″ E / 44.60306, 3.2075 ()44° 36′ 11″ Nord 3° 12′ 27″ Est / 44.60306, 3.2075 ()  
Altitude Min. 976 m – Max. 1 381 m
Superficie 46,04 km2
Localisation

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Saint-Laurent-de-Muret

Saint-Laurent-de-Muret est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Saint Laurentais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le truc de Muret (1 244 m)

La commune est située dans le Massif central sur la bordure est de l'Aubrac. Le granite prédomine sur la grande majorité du territoire communal mais on compte ici ou là plusieurs petits sommets intéressants d'origine volcanique : le pic de Mus (1 324 m), le truc de Muret (1 244 m) et la Tournelle (1 208 m). Plus à l'ouest, on trouve deux montagnes tabulaires (mesas), buttes témoins de basalte dégagées par l'érosion glaciaire : la montagne de Rabios (1 353 m) — caractérisée au sud par un imposant éboulis et par une grosse pierre (moure dé l'égo - museau de la jument) en bordure du vide — et la montagne « Plô du Faltre » (1 380 m), point culminant de la commune.

Plusieurs cours d'eau descendent de ces hauteurs et s'en vont rejoindre la Colagne : la Biourière au sud (belle vallée glaciaire), le Piou, le ruisseau de Saint-Laurent et le ruisseau de Sinières (par la Crueize), constituant de beaux parcours de pêche à la truite.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Laurent-de-Muret
Prinsuéjols Le Buisson
Marchastel Saint-Laurent-de-Muret Antrenas
Les Salces Chirac

Habitat[modifier | modifier le code]

Le Mas et le Recoux

L'habitat dans la commune est relativement dispersé et est composé de petits hameaux ou de fermes étagés à différentes altitudes.

Au sud, dans la vallée du Piou, se trouvent les hameaux les moins élevés : le Mas (1 100 m), constitué autour d'une ancienne ferme fortifiée, et Vergnecroze (1 130 m). Un peu plus vers l'ouest, un peu à l'écart, se trouvent la ferme du Sauvage (1 180 m) et celle de Bonalbert (1 200 m).

Plus à l'ouest, on trouve dans la vallée de la Biourière, au terminus de la route, le hameau très isolé de la Blatte (1 190 m). Quelques kilomètres au nord-est de la Blatte, se trouve Saint-Laurent (1 180 m), chef-lieu de la commune (église du XIXe siècle, mairie, salle des fêtes). Une petite route permet de rejoindre au sud-ouest Vergnecroze (par le col de Bourgnogue) et Muret (1 200 m) au pied de son rocher.

En traversant la D900 (qui va de Marvejols à Nasbinals), on peut rejoindre Chantegrenouille et le Chayla. En reprenant la D900 vers Nasbinals, on arrive dans la partie haute de la commune : une petite route qui part sur la gauche mène à Chaldecoste (1 250 m) et Taupinet (1 300 m, plus haut hameau de la commune). Un peu plus loin sur la D900, un peu à l'écart, se trouve Sinières (1 220 m, un des trois plus gros hameau de la commune avec Saint-Laurent et Le Mas).

Un peu plus loin, se trouve la ferme du Cornage. Enfin, après avoir passé un petit col sur la D900, on prend une petite route à gauche qui mène à la ferme du Faltre (1 280 m), connue dans la région pour l'extrême rudesse de son climat. Juste au-dessus, la montagne « Plô du Faltre » est d'ailleurs le point culminant de la commune (1 380 m) et son buron est l'un des plus hauts de la région (1 356 m). Taupinet et le Faltre sont parmi les lieux de vie du Massif central qui connaissent les conditions climatiques les plus rudes en raison du froid hivernal, des vents violents et de l'enneigement très important (d'autres villages dans la Margeride ou au mont Mézenc sont aussi hauts en altitude mais le climat y est plus sec et leur position plus abritée).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Saint-Laurent-de-Muret
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2008 Louis Brassac    
2008   Jean-François de Jabrun    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 181 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 252 463 480 513 650 645 676 590
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
615 634 601 659 671 702 671 600 597
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
616 575 544 502 521 563 603 571 332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
304 277 218 188 182 164 169 170 181
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie est entièrement tournée vers l'agriculture et en particulier l'élevage bovin pour la viande (production de broutards et de génisses). La race Aubrac est prédominante dans les exploitations. Celles-ci, beaucoup moins nombreuses qu'il y a 30 ans, sont par contre plus grandes qu'autrefois et se caractérisent par des bâtiments de stabulation imposants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Notre Dame de la Montagne au sommet du pic de Mus
  • Église du XIXe siècle.
  • Statue de Notre-Dame-de-la-Montagne sur le pic de Mus (lieu d'un ancien pèlerinage).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Au village du Mas, a vécu l'écrivain Jean Rustique. Originaire de Rouen, cet auteur s'est profondément attaché à ce coin de Lozère et a écrit de nombreuses pages sur les gens du pays, la nature, la pêche ou la chasse dans un style qui fait un peu penser à Jean Giono ou Marcel Pagnol. Bien que l'occitan ne soit pas sa langue maternelle, Jean Rustique écrit dans un français mâtiné de nombreuses expressions occitanes ou dérivées de l'occitan (comme dans cette phrase tirée d'un texte paru dans le Chasseur français en juin 1951 : « Espérez un peu, monsieur le Curé, que je pose cette bête sur la table ! »[3]). Ses œuvres les plus connues sont : De Garabit à Mur-de-Barrez... sans âne (1928), Pays d'Aubrac (1931), Marie-Hélène (1939), Le Fil d'Ariane (1968?).

En 1849 à Saint-Laurent-de-Muret, vécut le célèbre rebouteux Pierrounet où il travaillait en tant que cantalès. Il a sa statue à Nasbinals où il a exercé plus tard. L'histoire dit qu'il aurait appris à soigner en s'exerçant sur les veaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. Jean Rustique, « Confiteor », Le Chasseur français, no 652,‎ juin 1951, p. 332 (lire en ligne)